Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mauritanie, la corruption gangrène le développement

Mauritanie, la corruption gangrène le développementMondafrique – Dans un nouveau rapport, l’ONG de lutte contre les crimes économiques Sherpa épingle la corruption endémique en Mauritanie, facteur d’aggravation de la crise sociale et obstacle au développement du pays.

En mars 2013, Sherpa avait déjà adressé un rapport similaire aux bailleurs institutionnels de la Mauritanie, mais depuis la situation s’est nettement dégradée et Sherpa n’a d’autre option que de tirer à nouveau la sonnette d’alarme. Les spoliations en faveur du clan présidentiel continuent à un rythme soutenu alors que le pays traverse une période particulièrement difficile depuis la chute des prix des minerais de fer.

« Il y a aujourd’hui suffisamment de raisons de penser que les financements massifs des bailleurs institutionnels vers la Mauritanie alimentent un vaste système de corruption et de prédation et participent ainsi à un gigantesque gaspillage des ressources publiques », a déclaré William Bourdon, président de Sherpa.

Deuxième producteur du continent africain en minerais de fer, riche en gisements d’or, de cuivre et en réserves halieutiques, la Mauritanie s’apprête à commercialiser en 2021 les hydrocarbures. Malgré ce fort potentiel économique et une petite population de 4 millions d’habitants, la Mauritanie figure parmi les pays en développement dits les « moins avancés » et selon le FMI « occupe une place décevante sur les indices de corruption ».

« La Mauritanie, avec son fantastique potentiel en matières premières, est aujourd’hui le terreau parfait pour tous les receleurs et autres délinquants en col blanc qui peuvent y bénéficier en toute tranquillité d’une totale impunité en matière de crimes financiers », a ajouté William Bourdon.

Les scandales politico-financiers, la mal gouvernance et une mauvaise gestion des ressources plombent l’économie du pays. Le rapport de Sherpa dresse plusieurs exemples de passations douteuses de marchés publics comme la construction du nouvel aéroport confiée à une société sans expérience en construction et dirigée par des proches du chef de l’Etat, la construction de la centrale électrique de Nouakchott par le candidat le plus onéreux de l’appel d’offres, etc.

Sherpa rappelle en outre que des enquêtes ont été déclenchées aux Etats-Unis et au Canada concernant des allégations de corruption visant la mine d’or de Tasiast exploitée par la société canadienne Kinross Gold Corporation.

Des contrats conclus entre des entreprises étrangères et des sociétés mauritaniennes détenues par des personnes politiquement exposées sont également soupçonnés d’être entachés de faits de corruption par Sherpa.

C’est notamment le cas de contrats passés avec la société Maurilog, dirigée par Mohamed Abdellahi Ould Yaha, ancien secrétaire d’Etat à l’investissement et proche du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Inexistante en 2013, elle est depuis devenue la partenaire logistique privilégiée de Kinross, Total, Kosmos Energy, etc.

Sherpa questionne aussi les raisons qui ont poussé les autorités mauritaniennes à conclure un contrat léonin de pêche avec l’entreprise chinoise Poly Hondone, liée en réalité à Poly Technologies, une société connue pour vente illégale d’armes chinoises à l’étranger.

Les bailleurs ne peuvent plus être les témoins passifs de cette grave régression. Sherpa appelle les bailleurs institutionnels à obtenir des autorités mauritaniennes des engagements fermes pour mettre un terme à ces dérives sérieuses et pour que les enquêtes nécessaires soient diligentées.

Les bailleurs ont la responsabilité de s’assurer, avec leur force de persuasion et le conditionnement de leur aide, que leurs fonds ne sont pas utilisés pour alimenter ce gigantesque système d’évaporation.

Avant sa publication, le rapport a été envoyé aux bailleurs dont : le FMI, la Banque mondiale, le FADES, la BAD, l’AFD, la Commission européenne, l’USAID, etc.

Lire le rapport en français : https://www.asso-sherpa.org/corruption-mauritanie-gigantesque-systeme-devaporation-2

Read the report in English: https://www.asso-sherpa.org/corruption-in-mauritania-a-gigantic-evaporation-system

 

MONDEAFRIQUE

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Indicateur mondial de la qualité de l’enseignement supérieur : la Mauritanie à la dernière place

Indicateur mondial de la qualité de l’enseignement supérieur : la Mauritanie à la dernière placeLe rapport établi par le forum économique mondial pour 2017-2018 relatif à l’indicateur de l’enseignement supérieur et les stages classe la Mauritanie à la dernière place avec une moyenne de 1,9.

Ce rapport qui compte 137 pays prend en compte un certain nombre de critères dont la qualité du système de l’enseignement.

La première place de ce classement est allée à Singapour et la dernière à la Mauritanie, tandis que les Emirats arabes Unis occupent la première place parmi les pays arabes.

Le Yémen devance la Mauritanie avec 2,2 derrière le Mozambique et le Tchad avec 2,3.

La Sierra Léone et le Libéria totalisent 2,5, le Burundi et la Tanzanie 2,6, Haïti, le Malawi et le Congo démocratique obtiennent une moyenne de 2,6.

L’indicateur en question prend en compte un certain nombre de critères comme par exemple la quantité mesurée avec le taux d’accès à l’enseignement supérieur et secondaire, la qualité de l’enseignement mesuré lui à travers la qualité du système éducatif, la qualité de l’enseignement des mathématiques et des sciences, la qualité de l’administration des écoles et des établissements d’enseignement, la disponibilité de l’internet, en plus de l’organisation de stages pour la formation des compétences, mesurée elle par l’organisation localement de stages spécialisés et le volume des stages des fonctionnaires.

Chaque critère est noté de 1 à 7 points puis une moyenne est faite pour l’obtention de la note définitive qui détermine le rang du pays en question.

 

SAHARAMEDIAS

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Pour quelles raisons l’Etat vend nos écoles ?/ Par M’Baye Bocar, Directeur de l’Ecole “3” (Boghé)

Pour quelles raisons l'Etat vend nos écoles ?/ Par M'Baye Bocar, Directeur de l'Ecole M’Baye Bocar – J’ai scruté, observé et vu à Nouakchott d’anciennes écoles primaires exemplaires détruites. Tenez-vous bien, les terrains obtenus sont uniquement utilisés pour des boutiques. “L’école 1” ou “l’école Justice” située dans le quartier Médine 3 n’existe plus. Adieu l’école 6 !

Le drapeau national ne flottera plus dans la cour de l’école du Marché de la capitale. Les élèves du quartier de Médina “A” n’apprendront plus l’APC (approche par des compétences) à “l’Ecole 7” transformée en boutiques. Pire : le code de tous les établissements scolaires démolis est complètement effacé des ordinateurs du ministère de l’Education nationale. Ce qui constitue une aberration !

Alors une question s’impose : “Où sont les élèves nouakchottois qui fréquentaient jadis ces écoles détruites ?” Ils sont sans doute largués à 15 ou 25 km dans les quartiers périphériques de Nouakchott. Si mes calculs sont justes, 35% de ces élèves ont définitivement abandonné leurs études en raison des problèmes financiers, transport, … !

D’aucuns me diront, à voix basse, qu’on a raison d’effacer de la carte scolaire de Mauritanie ces anciennes écoles de Nouakchott. Qui on ? Et pourquoi ? A vrai dire, les établissements démolis sont restés plusieurs années sans recevoir de nouveaux élèves en 1ère AF (première année fondamentale). Reste à savoir si l’Ecole “1” de Boghé (Brakna) ne subira pas le même sort que les établissements transformés en boutiques. La balle est dans le camp du ministère de l’Education nationale.

Alors, quelle est la situation de l’éducation nationale ? Elle est actuellement déformée, désorientée, dénaturée, démoralisée. En un mot, elle est paralysée. Ainsi, je propose trois (3) plans pour faire sortir l’éducation nationale de la léthargie.

▶ PREMIER PLAN :

L’Etat doit éviter de recruter des enseignants cancres. Il doit offrir pour chaque enseignant en service (s) un salaire égal ou supérieur à 500 Mille ouguiyas par mois. Ainsi, si l’enseignant mauritanien perçoit ou reçoit cette somme, il n’ira plus s’occuper du commerce ou d’autres business.

▶ DEUXIÈME PLAN :

L’Etat doit éliminer les collèges et lycées appelés d’excellence.

-Excellence : nom commun de chose, féminin singulier, complément du nom collèges ou lycées. Les élèves “excellents” seront formés dans ces établissements.

-Excellents : adjectif qualificatif, épithète du nom élèves, masculin pluriel.

En effet, ce décorticage grammatical nous amène à souligner que les élèves des collèges et lycées appelés “excellence” sont plus épaulés, encadrés, privilégiés, motivés et considérés que les élèves des autres collèges et lycées “ordinaires” !

Pourquoi ce basculement ? Ne blâmons pas les professeurs qui travaillent inlassablement dans les collèges ou lycées d’excellence. Ils sont “logiquement” choisis par le ministère de l’Education nationale ! Ils doivent obligatoirement former des élèves “excellents” dans ces établissements qui constituent une élite. D’ailleurs, c’est cette élite qui gouvernera incontestablement la Mauritanie.

▶ TROISIÈME PLAN :

Il faut que les jeunes mauritaniens soient unis. Comme disait Moktar Ould Daddah : “La Mauritanie sera ce qu’en fera sa jeunesse” ! Cela veut dire que Samba, Sidi, Diabira et Doudou soient amis intimes à l’école, dans la rue, et plus tard dans l’administration. Il faut que ces jeunes aient les mêmes chances de réussite à l’école, dans l’administration, dans l’armée, … ! Enfin, ils doivent lutter ensemble contre les tares qui rongent notre pays : marginalisation, discriminations, népotisme, régionalisme, ethnocentrisme,… ! C’est dans ce sens que la Mauritanie sera unie, juste et prospère !

cridem

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Session parlementaire lundi : porte ouverte à la démission du gouvernement ?

Session parlementaire lundi : porte ouverte à la démission du gouvernement ?La session parlementaire de l’unique chambre parlementaire, l’assemblée nationale, convoquée lundi, revêt un caractère particulier, car au vu des résultats du dialogue politique de 2012, elle ouvre la porte à la démission du gouvernement de Yahya O. Hademine.

L’entrée en vigueur des nouvelles réformes politiques issues de ce dialogue, a été consacrée par la suppression du sénat, lors d’un récent referendum.

Les nouvelles réformes accordent désormais davantage de prérogatives au premier ministre qui « dirige désormais et coordonne l’action du gouvernement ».

La démission du gouvernement

Des informations obtenues par Sahara Media révèlent que l’entrée en vigueur des nouvelles réformes politiques issues du dialogue de 2012, imposent la démission du gouvernement actuel, et la nomination d’un nouveau premier ministre ou la reconduction de l’ancien premier ministre.

Une démission qui doit intervenir avant l’ouverture de la session parlementaire ou au cours de sa plénière afin que le premier ministre désigné puisse présenter le programme de son gouvernement au cours de la session.

Les députés doivent examiner ce programme et éventuellement l’approuver, alors que dans le cas contraire, il sera considéré une motion de censure à l’endroit du gouvernement.

Le gouvernement et le parlement

Les résultats de ce dialogue politique organisé en 2012 et boycotté par l’opposition dite radicale alors que d’autres partis se déclarant de l’opposition y ont participé, comme par exemple Al Wiam, l’APP et Sawab, portent sur certains points importants : l’unité nationale, la cohésion sociale, le renforcement de la démocratie, la réforme de la justice, les lois électorales, l’alternance pacifique, le rôle de l’armée, la bonne gouvernance et la neutralité et le professionnalisme de l’administration.

Les résultats du dialogue politique ont porté sur des réformes constitutionnelles approuvées par le gouvernement qui précisent dans certains de ses articles que « le gouvernement est responsable devant le parlement.

Le premier ministre présente son programme devant l’assemblée nationale, au plus tard un mois après sa nomination par le président de la république.

Après discussions de ce programme, il est soumis au vote des députés, et s’il n’obtient pas la majorité, ce serait alors un désaveu et le premier ministre récusé. »

Les réformes constitutionnelles ajoutent que « le premier ministre détermine, sous l’autorité du président de la république la politique du gouvernement et répartit les missions entre les ministres.

C’est lui qui dirige et coordonne l’action du gouvernement. » 
  

saharamedias

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Le Sénégal interdit une conférence de presse de IRA-Mauritanie

ALAKHBAR (Nouakchott) – Les autorités sénégalaises ont interdit la tenue ce samedi à Dakar d’une conférence de presse de la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), ONG anti-esclavagiste en Mauritanie et des organisations de défense des droits humains et des avocats mauritaniens, sénégalais, français et belges, selon un communiqué reçu à Alakhbar.

Le communiqué rappelle : “La rencontre avec la presse devait évoquer la grave crise politique et sociale en Mauritanie ainsi que les nombreux maux dont souffre ce pays : l’esclavage, le racisme, la corruption généralisée, la répression brutale de tous ceux qui osent dire non au chef de l’Etat mauritanien et sa volonté de modifier la Constitution pour se présenter à un troisième mandat présidentiel, bien que la Constitution le lui interdise formellement”.

Pour IRA- Mauritanie, l’évocation de tous ces maux n’est donc pas acceptable pour toutes ces autorités qui manœuvrent pour refuser la parole à ceux qui se lèvent pour dire non.

Pour preuve, note le communiqué, depuis le 5 août 2017, date à laquelle s’est tenu un référendum, boycotté par l’opposition, visant à modifier illégalement la Constitution, la répression s’est intensifiée. Un sénateur a été enlevé puis placé en détention, ainsi qu’un sous-officier. 14 autres sénateurs, 4 journalistes et 2 syndicalistes ont été placés sous contrôle judiciaire. Des mandats d’arrêt ont été déposés contre deux hommes d’affaires vivant à l’étranger et tous les sénateurs sont interdits de sortie du territoire.

Les organisations de défense de droits humains, réunies ce jour à Dakar pour apprécier cette situation, ont décidé de poursuivre ce combat sous des formes multiples et variées et qui seront portées en temps opportun à la connaissance de l’opinion. 

 

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