Category Archives: presse
Sénégal : Le maniement de l’injure publique comme activité génératrice de revenus(1).
Maîtriser l’injure est à la fois un art et une technique, relevant donc du don naturel et d’un apprentissage soutenu. Rares sont les petits garnements à avoir échappé à ce rituel de jeux de langage dans les places des villages et autres jardins publics des villes à s’asséner des vertes et pas mûres qui visent obstinément la vertu des mères et les performances des pères. Les adolescents s’y frottent tout en confortant et affinant la lexicologie et la stylistique des gros mots, des invectives, des jurons, des injures et des insultes. Et déjà tout petit, certains se bâtissent une redoutable réputation de champion des injures qu’ils conservent jusqu’à l’âge adulte. Ces « Ngaantoojé », en Pulaar, ou « Dirty dozen » des ghettos d’Amérique du Nord est un véritable savoir et un savoir-faire qui confère un statut, une certaine respectabilité aux adolescents qui savent les manier.
L’art de l’injure est de toutes les cultures et de toutes les époques, sur tous les continents. Toutefois, le maniement de l’insulte est admis comme un trait culturel de certains groupes sociaux, des gens de l’eau, comme les Soubalbés du Fouta, les Lébous du Cap-Vert. Érudits dans le langage épicé d’insanités et de gros mots, les Pêcheurs (pécheurs) poussent la pratique à un degré de finesse dans l’agencement des épithètes, des interjections, des objections, des représentations, à un tel point que du Beau et du Doux, peut s’illustrer dans la grammaire singulière et le maniement particulier de l’injure.
La quantité d’études menées sur la question et le nombre de spécialistes tentant de cerner le sujet démontrent l’intérêt que notre époque a pour l’injure et ses cousins germains (insultes, jurons, gros mots, invectives, imprécations, malédictions etc…). La littérature, l’histoire, la sociologie, la psychologie, la linguistique, sont entre autre des domaines qui se préoccupent particulièrement de l’injure. En effet, il est admis que « le premier homme à avoir lancé à son adversaire une injure à la place d’une pique en bois est le père de la civilisation humaine.”
De la Guerre de Troie à Chaka Zoulou, chaque armée a compté dans ses légions des gladiateurs de l’injure qui excellaient dans le maniement du « mot qui tue ». Cependant, la résurgence de l’injure publique dans nos villes modernes par des individus qui en font leur fonds de commerce est bien une singularité du « Sénégal sous Macky SALL ». Ces insulteurs et injurieuses publics offrent leurs services dans un marché urbain à forte demande où de nombreux lâches manipulateurs sont quotidiennement en quête de mercenaires pour solder leurs comptes sociaux et politiques.
Insulter de mère un Maire et sa sœur pour dénoncer une supposée-mauvaise gestion d’une commune n’est certainement pas la meilleure des manières de tenir un conseil municipal. On peut marquer son regret quant au choix du président de la République sans déverser des fadaises sur toutes les femmes peules du Sénégal………On insulte pour donner des coups et faire mal et la terminologie en dit long : de lancer des insultes comme des cailloux jusqu’à abreuver d’injures pour provoquer une indigestion ou noyer, la volonté de nuire est manifeste.
L’usage de l’insulte pour signifier sa liberté d’expression ou traduire et assumer sa délinquance, son refus de se conformer à la norme sociale est une chose. Mais se laisser prendre au jeu et vouloir en faire un gagne-pain en est une autre moins tolérable pour les autorités qui pourtant jouent au sourds et muets.
L’espace public urbain est devenu très propice pour le Héros-psychotique qui y jouit d’un public, de comparses, de complices, de bailleurs de fonds et de pourvoyeurs de documents sonores et écrits. Les héros et héroïnes déclament leurs performances injurieuses et triomphent de la loi et de ses représentants grâce à des arbitres férus de droit et de procédures juridiques.
Malheureusement, sans le savoir, ils deviennent alors agents de l’Etat, des pots d’échappement régulant en parfaite homéostasie le fonctionnement social. Leurs « Rots linguistiques » soulagent le peuple frustré par l’indifférence du pouvoir et empêche le passage à l’acte civique pour un véritable sursaut national.(à suivre)
seneweb
Sénégal : arrestation à Rosso d’un homme détenant des explosifs
Selon une radio locale sénégalaise de grande audience, les forces de sécurité sénégalaises ont arrêté un homme détenant des explosifs, dans la ville de Rosso, à la frontière avec la Mauritanie.
Selon la source, l’homme interpellé est accusé d’appartenir à un groupe islamiste armé et d’être impliqué dans des actions terroristes.
Il est actuellement entre les mains de la police sénégalaise.
Selon la radio, l’homme, de nationalité malienne, était recherché depuis quelques jours.
Il revenait de la Syrie où il a suivi des entraînements dans les rangs de l’organisation de l’état islamique, Daech.
Cette arrestation intervient un jour seulement après un avertissement de l’ambassade américaine au Sénégal à propos d’une opération terroriste prévue dans la capitale sénégalaise, Dakar.
SAHARAMEDIAS
L’Arabie Saoudite: relecture des Hadiths du prophète pour en vérifier l’authenticité
Le chemin de la modernité est encore très long devant les Saoudiens, mais les récentes positions du Roi Salman témoignent décidément d’un vif appétit à la modération et à la relecture de l’histoire religieuse du pays.
Après des décennies de non interprétation du texte coranique et de l’absence de critique du fait religieux, le procureur général saoudien, Saoud Ben Abdallah Al Moojab a fait savoir que l’initiative du Roi Salman concernant la création d’une institution chargée de la vérification de l’authenticité de certains Hadiths rapportés du prophète Mahomet et de repérer les faux concepts religieux répandus, servira toute la communauté musulmane.
Le Roi Salman a en effet ordonné la mise en place de ce corps formé par des scientifiques et des savants pour examiner les utilisations de certains Hadiths exploités par les extrémistes. Des textes qui justifient en quelque sorte les actes de violence, de terrorisme, et du meurtre. Le procureur précité a considéré cette décision comme étant une étape historique qui va élaguer la Sunna des textes falsifiés et de paroles mensongères. Cette institution siégera à Médine et ses membres seront nommés par le Roi Salman lui-même.
Source: RT arabic
Via : realites.com.tn
Adrar-info
L’Arabie Saoudite: relecture des Hadiths du prophète pour en vérifier l’authenticité
Le chemin de la modernité est encore très long devant les Saoudiens, mais les récentes positions du Roi Salman témoignent décidément d’un vif appétit à la modération et à la relecture de l’histoire religieuse du pays.
Après des décennies de non interprétation du texte coranique et de l’absence de critique du fait religieux, le procureur général saoudien, Saoud Ben Abdallah Al Moojab a fait savoir que l’initiative du Roi Salman concernant la création d’une institution chargée de la vérification de l’authenticité de certains Hadiths rapportés du prophète Mahomet et de repérer les faux concepts religieux répandus, servira toute la communauté musulmane.
Le Roi Salman a en effet ordonné la mise en place de ce corps formé par des scientifiques et des savants pour examiner les utilisations de certains Hadiths exploités par les extrémistes. Des textes qui justifient en quelque sorte les actes de violence, de terrorisme, et du meurtre. Le procureur précité a considéré cette décision comme étant une étape historique qui va élaguer la Sunna des textes falsifiés et de paroles mensongères. Cette institution siégera à Médine et ses membres seront nommés par le Roi Salman lui-même.
Source: RT arabic
Via : realites.com.tn
Adrar-info
La Mauritanie, le pays “le plus en retard” dans le déploiement du G5 Sahel
Les diplomates et ambassadeurs du Conseil de sécurité n’auront passé que quelques heures à Nouakchott, selon un rapport interne de l’ONU.
Le rapport indique que la Mauritanie est le seul pays a n’avoir pas identifié le bataillon requis pour rejoindre les quelques 5 000 hommes qui doivent composer la future force militaire. Elle ne dispose pas non plus d’officier de liaison à Mopti, au Mali, dans le centre de commandement du G5.
La Mauritanie se trouve donc dans la partie ouest et les travaux du quartier général de ce secteur, dans la localité de N’Beiket n’ont toujours pas commencé.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté en juin 2017 une résolution autorisant le déploiement d’une force africaine fournie par les pays du « G5 Sahel » pour lutter contre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes au Sahel.
La résolution a été adoptée après que la France est parvenue à un accord avec les Etats-Unis sur le statut de cette force. Washington s’était opposé à une résolution estimant qu’une simple déclaration du Conseil suffisait.
La mission de cette force africaine de 5000 hommes est de “ramener la paix et la sécurité dans la région du Sahel”. A noter qu’il a n’a pas été évoqué dans ladite résolution le chapitre 7 de la charte des Nations unies qui autorise l’utilisation de la force.
Le G5 a été mis en place le 16 février 2014 sur initiative du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, pour s’attaquer aux problèmes de sécurité et de développement économique dont les pays membres font face. Le groupe comprend la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad.
ALAKHBAR



