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Attention! Monsieur le président par Mohamed Hanefi
Mohamed Hanefi – « Attention » est , dans l’espoir d’attirer votre attention, monsieur le président. Je viens de lire, sur le Site Cridem un article, du manifeste harratine, sur le drame de Diawlé. Un court paragraphe d’une longue histoire que je récite par cœur.
Beaucoup d’amis, acteurs internationaux d’aide et de droit de l’Homme, pourront vous témoigner de ce que je vais vous dire. D’ailleurs, je n’aborderai que le sujet actuel. Je me présente: Mohamed Hanefi, fils des deux ailes de la Mauritanie, la noire et la blanche.
En 1984, j’avais visité feu ma mère aux abords de la Chamama. Et avec l’aide de quelques amis, j’avais entrepris, devant la misère absolue des villageois, une aide modeste pour ces localités. Dans l’une des partie, les plus démunies et les plus marginalisées de ce pays.
Les habitants de Diawlé, à 22 kilomètres de Bezoul 1, où je résidais, venaient à pieds ou à dos d’ânes, pour quelques menues aides que nous octroyons aux villageois : La fête annuelle de la circoncision collective des enfants en bas âge, quelques moustiquaires, quelques dons alimentaires, très négligeables, mais qui soulageaient.
La récitation du coran dans une mahadra, que nous avions installée dans une mosquée, que nous avions difficilement construite. Les services d’un infirmier d’état : Bouna Gueye, que j’avais pris pour un semblant de dispensaire de deux pièces que j’avais construit et qui ne fut jamais reconnu par les autorités de la santé. Bien que les premières personnes invitées étaient le chef d’arrondissement de Lexeiba 2 et son maire.
Je n’oublierai jamais monsieur le président les femmes qui venaient de si loin, sur des charrettes, tirée par un âne, pour accoucher. Vous avez été père, Dieu protège vos enfants et vous comprenez. Tout allait assez bien, dans le contentement et la satisfaction de la prescription de Dieu.
Quand cette course vers l’acquisition de « légalisation » des terres de pauvres a commencé. Un jour, que ma voiture 4×4, voulant braver la grande dune de « Elb-EJbey », qui surplombe Diawlé, a coulé ses bielles. Je fus contrains de rester quelques jour dans cette localité. Le temps de réparations.
C’est ainsi que j’ai connu le sieur Wahaja, qui se présentait comme étant « parent », blanc de ces âmes noircies par le dur labeur d’une terre chiche, et qui l’adoraient ou presque. Je connus aussi la nature d’un environnement ingrat, qui ne donnait ses fruits que par le bras de femmes, décharnées, demusclées, dénervées par des efforts, qui s’apparentent aux travaux forcés et qui sont très au dessus du labeur, qu’une femme pouvait accomplir.
Les jeunes étant partis à Nouakchott, Nouadhibou ou Zouerate, pour pouvoir envoyer les quelques kilos de poisson séché « Guedj », les quelques kilos de haricots, ou quelques habits pendant les fêtes, seuls quelque hommes agés etaient sur place.
Je me rappelle d’un homme du village, Ahmed Ramdane, qui m’avait presque obligé de céder ma pelle américaine pliable, et que j’avais rapportée du Koweït au frère du « parent » précieux. Une pelle que je chérissais. Ahmed Ramdane est mort et le « parent » a extorqué sa reconnaissance enfouie dans les tréfonds du cœur.
Jamais l’esprit d’une âme noble, n’aurait pensé à dépouiller cette misérable population. Les années suivantes, monsieur le président, j’ai assisté à ce qui ressemble au cauchemar: le sieur Wajaha, qui revendique la terre de ses « parents », et qui cherche par tous les appuis, de les en déposséder.
Cette fièvre, d’ailleurs était devenue collective. Beaucoup de « parents », usaient et abusaient de l’autorité tribale, locale et nationale, pour sortir des pauvres ( dont vous avez clamé être le président), du seul morceau de terre, qu’ils grattent depuis des centenaires, non seulement pour survivre, mais en plus, pour faire vivre, ces « parents », dont la présence s’est fait de plus en plus sentir, au point de menacer des centaines de foyers et alimenter le foyer de la division, qui lui-même, est saturé à outrance.
Monsieur le président. On ne commence pas l’édification d’un immeuble, commençant par les soixante douzième étages. Les harratins, ainsi que les negro-mauritaniens de Nouakchott, de la transaction politique, de la « diaspora » des votes sonores, des « soutiens » inconditionnels, des tajines à 10 heures, ne sont pas l’émancipation que vous croyez. Vous perdez le temps précieux, qui vous imparti, pour vous acquittez de votre devoir envers Celui qui vous a placé là.
Vous ne savez même pas en quel jour en quelle heure, ou en quel jour, Il va vous rappeler, pour rendre compte. Indépendamment du facteur économique, vous avez le pouvoir de régler ces griefs en un tournemain.
Je ne suis pas de ceux qui ne voient en vous que le mal. Mais si j’étais à votre place (et avec tout le respect que je vous dois, je ne le souhaite jamais), j’aurais réglé tous les conflits ethniques, féodaux, de l’injustice, de la tyrannie charlatanesque, de l’oppression de l’arrogance, en un jour.
Je le sais : Vous avez la force armée, la police, la politique, le renseignement et même la religion, et d’autres moyens encore que Dieu vous a confiés pour un temps et que vous pouviez utiliser pour qu’un mauritanien ou une mauritanienne, même faible ou méprisé, ne verse pas de larmes au milieu de la nuit, sous votre responsabilité.
D’après mes constats, très approximatifs, ces gens là semblent, ni sentir, ni profiter de vos efforts (certes louables). Ils ne sont même pas protégés, par l’autorité, que vous gaspillez à poursuivre les manifestants désœuvrés de Nouakchott.
Vous semblez tourné vers un progrès, certes nécessaire en son temps, mais qui représente une dose supérieure à la réalité du peuple, que vous voulez émanciper, monsieur le président. L’histoire vous le dira.
Ces pauvres ont Dieu. Il est là. Et j’ai personnellement plus peur, pour ceux qui Le défient avec une telle effronterie, que ceux qui en subissent les sévices. Désolé de vous le rappeler, encore une fois, tant que vous occupez le fauteuil présidentiel, vous êtes le premier responsable de toute exaction, toute injustice et tout tort, commis sur ce territoire. Vous avez décidé, œuvré et accepté cette responsabilité. Et vous en répondrez devant Allah.
Les habitants de Diawlé, peuvent être dépossédés de leurs terres. Ils viendront errer aux abords de grandes villes, ou grossir le cortège des mendiants de Nouakchott. La Mauritanie, par toute sa grandeur, la lourdeur de son arsenal étatique, tribal, féodal, aura écrasé, ceux qui étaient déjà écrasés par l’injustice de la vie. Elle n’aura écrasé que de la farine. Et là s’arrête le pronostic en notre portée. La frontière de notre calcul.
Puis s’ouvriront les rideaux de Dieu. De quel coté?, sur quelle scène?, par quel force?, avec quels soldats?
Lui, Seul le sait.
Car si l’attention du président des pauvres, peut se distraire par les fastes de la vie, L’œil du Tout puissant ne dort jamais. Je vous souhaite bonne année, bonne santé et beaucoup de fermeté dans la justice et la lumière de la sagesse.
Mohamed Hanefi. Koweït.
Cridem
six militants de la société civile devant la justice
En Mauritanie, six personnes seront jugées ce jeudi 21 décembre à Nouakchott pour « trouble à l’ordre public et rébellion contre l’autorité de l’Etat ». Il s’agit de jeunes militants d’organisations de la société civile comme Touche pas à ma Constitution ou Touche pas à ma nationalité. Ils ont été arrêtés samedi lors d’une manifestation de l’opposition alors qu’ils brandissaient l’ancien drapeau mauritanien. La bannière nationale et l’hymne ont été changés en août dernier.
Après avoir passé quatre jours en garde à vue, les six militants arrêtés ont finalement été déférés devant le parquet mardi matin. Après examen du dossier, le procureur a demandé un complément d’enquête. Et ce n’est que l’après-midi que le parquet a finalement prononcé les chefs d’accusation retenus à l’encontre des six prévenus : trouble à l’ordre public et rébellion contre l’autorité de l’Etat. Les militants auraient commis des violences à l’encontre des forces de l’ordre durant la manifestation.
Une requalification des faits purement politique selon Alassane Dia, président de Touche pas à ma nationalité. « Arborer l’ancien drapeau n’est pas un délit dans la loi mauritanienne, ils ont donc inventé des violences », a-t-il déclaré.
« Le fait de requalifier les choses montre que ce n’est pas les faits en eux-mêmes qu’on juge ; on juge simplement les gens pour leur appartenance à des mouvements de la société civile », estime-t-il.
L’audience des six militants doit avoir lieu ce jeudi. Une procédure express qui fait craindre à la société civile un jugement « pour l’exemple ». « On redoute des années de prison pour dissuader le reste de la société civile d’exprimer ce qu’elle pense », a ajouté Alassane Dia.
Joint par téléphone, le parquet n’a pas souhaité commenter. Une conférence de presse devrait être tenue sur cette affaire, mais aucune autre précision n’a été donnée.
Source : http://www.rfi.fr/afrique
URGENT – L’ambassadrice Mariem Mint Aouva démise de son poste dans des circonstances mystérieuses
L’ambassadrice Mariem Mint Aouva a été démise de ses fonctions d’ambassadrice de notre pays à Rome et convoquée de toute urgence à la capitale, Nouakchott, dans des circonstances mystérieuses.
Une source bien informée au ministère des Affaires étrangères a révélé que la raison du licenciement brusque de l’ambassadrice Mint Aouva est due à un profond désaccord entre elle et la Première dame Tekber Mint Ennour.
Le conflit entre les deux dames serait l’oeuvre de la « jeteuse de cauris « (Guezzana) Vala Mint Aheimed , qui a isolé l’ambassadrice Mint Aouva pour la remplacer par son frère Hamed Ould Aheimed, qui était chargé d’affaires à Rabat,
Il a été nommé aujourd’hui comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de notre pays à Rome, en remplacement de l’ambassadrice Mint Aouva, qui a perdu son poste, en raison de son insoumission à la première dame Mint Ennour.
Enfin, nous notons que le frère de la Guezzana du palais, Hamed Ould Aheimed, est analphabete . Il ne sait ni écrire ni lire.
Source :http://essabq.info/node/6295
Traduit par Adrar.Info
LE PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION MAURITANIENNE DE FOOTBALL INTERPELLE LA FAF: “Deux joueurs mauritaniens sont séquestrés à Biskra”
Décidément, les scandales s’enchaînent au niveau du football national. Voilà une autre affaire qui risque de ternir davantage l’image de la balle ronde nationale et de la Fédération algérienne de football. En effet, la FAF vient d’être saisie officiellement par son homologue mauritanienne pour dénoncer les agissements de l’US Biskra dont la direction a bloqué deux joueurs mauritaniens.
Dans sa lettre, le président de la Fédération mauritanienne de football, Ahmed Yahya, a dénoncé avec véhémence le comportement du club de Biskra qui a “séquestré” Babacar Baguili et Abdellahi Sy, alors que ces deux éléments n’ont perçu ni salaire ni prime, comme le mentionne le document transmis à la FAF le 12 décembre, dont Liberté détient en exclusivité une copie. Dans sa lettre, le président de la FMF ne ménage pas son homologue Zetchi. “Les joueurs internationaux mauritaniens Babacar Baguili et Abdellahi Sy vivent une situation des plus difficiles. En effet, depuis leur engagement, ces deux joueurs n’ont reçu aucun des droits leur revenant au terme des contrats signés avec le club, l’US Biskra, ni salaire ni primes de match et encore moins un avantage subsidiaire. Cette situation a conduit ces joueurs à opter pour l’ultime solution qui s’offre à eux, c’est-à-dire le retour en Mauritanie pour mettre fin à leurs souffrances”, dénonce d’emblée le patron du football mauritanien, avant de pointer un doigt accusateur vers le président de l’USB, Brahim Saou : “Pour les empêcher et perpétuer la situation desdits joueurs, le club s’est arrogé le droit de commettre la pire des injustices en confisquant leurs passeports, les laissant sans aucun moyen de rejoindre leur pays après tant de sévices subis. Leurs familles respectives, qui les considèrent séquestrés, s’en alarment et ont déjà saisi les autorités qui nous interpellent à leur sujet.”
Kerbadj : “Saou m’a promis de régler cette affaire au plus vite”
Ne s’arrêtant pas aux dénonciations, Ahmed Yahya menace de recourir aux instances compétentes pour faire valoir les droits de ses joueurs. “Vous conviendrez avec nous, monsieur le président, que pareille situation est inadmissible de la part d’un club relevant d’une fédération sœur avec laquelle nous entretenons que d’excellents rapports et qu’elle pourrait bien nous conduire à user des moyens légaux auprès des instances compétentes pour libérer nos joueurs détenus dans des conditions indécentes pour le simple motif d’avoir demandé à regagner leur pays après avoir épuisé vainement toutes les voies pour recouvrer le plus élémentaire de leurs droits”, écrit le premier responsable de la fédération, non sans omettre au passage de rappeler le calvaire vécu par ses compatriotes : “Face à cette situation, nous avons l’honneur d’en appeler à votre diligence pour que soit mis fin à ce calvaire de nos joueurs et que leurs passeports leur soient restitués pour regagner leur pays dans les 48 heures qui suivent, afin d’éviter un tollé de presse pouvant générer d’autres conséquences. Leur acheminement en Mauritanie étant à notre charge. Nous estimons que c’est la moindre des doléances qu’on puisse formuler et le moindre des droits dont ils puissent jouir.” Questionné sur cette affaire, le président de la LFP a affirmé dans une déclaration à Liberté qu’il s’est entretenu avec le président de l’USB, Saou, un député de surcroît, sur le cas des deux joueurs. “On ne peut pas rester insensible à cette situation. J’ai parlé avec le président de l’USB, qui m’a promis de régler cette affaire au plus vite”, nous dira Mahfoud Kerbadj. À travers cette grave affaire, c’est tout le football national qui en pâtit, d’autres joueurs subsahariens ont vécu la même situation au point où des supporters ont cotisé pour permettre aux joueurs africains de prendre leurs repas.
L’Algérie est-elle devenue un enfer pour les joueurs africains qui rêvent de l’eldorado algérien ?
RACHID ABBAD
https://www.liberte-algerie.com/sports/deux-joueurs-mauritaniens-sont-se…
Mauriweb
L’Edito du Calame : Littérature
Dans l’affaire dite « Bouamatou et consorts », la décision de la Cour suprême qu’on attendait depuis plus d’un mois est tombée. Sans surprise.
Le pourvoi en cassation, introduit par les avocats du sénateur Mohamed ould Ghadda, sur la base de l’article 50 de la Constitution qui stipule qu’aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou des votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions, a été rejeté.
Après l’avoir été par la Chambre d’accusation qui, elle, s’était déclarée « incompétente », pour invalider ou non les poursuites contre le sénateur. Du coup, la balle revient dans le camp du pool des juges qui a hérité de l’affaire. Qui peuvent prononcer des non-lieux, renvoyer les prévenus en procès ou continuer l’instruction.
Tout dépendra de la volonté du pouvoir de jouer ou non l’apaisement, puisqu’il est illusoire de croire, un seul instant, que les juges diront le droit. Comme avec tout le reste, depuis son arrivée au pouvoir, Ould Abdel Aziz a fait, de la justice, un de ses bras armés pour régler ses comptes personnels.
En 2009, il n’avait pas hésité à coffrer, dans le cadre des fameuses affaires d’Air Mauritanie et du riz avarié, une dizaine d’opposants qui avaient, aussi simplement que courageusement, rejeté son coup de force contre un président élu. Leur libération fit l’objet d’âpres négociations, avant la signature de l’Accord de Dakar.
Au plus fort de l’affaire, alors que l’instruction battait son plein, Ould Abdel Aziz s’empêtra dans ses contradictions, lors d’un meeting à Rosso, en déclarant qu’il n’intervenait pas dans le fonctionnement de la justice, avant de lancer, quelques minutes après, qu’il était prêt à libérer Ould El Waghf, « s’il acceptait de manger une petite quantité du riz avarié ». Tous les prévenus bénéficièrent d’une liberté provisoire. Tout comme Ould Debagh, vice-président du groupe BSA en 2013.
A ce jour, leurs dossiers dorment dans les méandres du palais de justice et, comme une épée de Damoclès pendue au-dessus d’eux, peuvent être réactivés à tout moment. Comment donc parler d’indépendance de la justice ?
Le dossier des sénateurs, des journalistes et des syndicalistes participe de cette logique. Placés sous contrôle judiciaire, privés de leur liberté de mouvement, depuis plus de trois mois, ils n’ont rien fait d’autre que croiser la route d’un généreux mécène, devenu dangereux et infréquentable, depuis qu’il a coupé les ponts avec le pouvoir actuel. Mais la médaille a son revers. Embrigader la justice, entraver les libertés, violer le secret des correspondances et maintenir en prison, au mépris des lois, ne sont plus acceptables dans un monde désormais petit village.
La réunion du parlement ACP/UE, qui s’achèvera le 20 courant en Haïti, s’apprête à adopter un certain nombre de résolutions, portées par des députés européens, condamnant la Mauritanie pour, entre autres, « les mesures répressives continues contre l’opposition, le recours à la torture par les forces de l’ordre, les arrestations arbitraires, la mise au secret de personnes placées en détention provisoire prolongée […], les violations de la liberté de presse, d’association et de conscience et toutes les formes d’esclavage, […] les violations de droits de l’homme subies par les opposants politiques et les différents groupes de militants, y compris ceux engagés dans la lutte contre l’esclavage »…
Les résolutions exhortent les autorités mauritaniennes à « respecter les droits de l’homme, y compris la liberté d’expression, d’association et de réunion et à éviter tout recours excessif à la force contre des manifestants pacifiques ». Que ces résolutions soient adoptées ou rejetées parce que la solidarité des dictateurs ACP aura joué en faveur d’Aziz, cela importe finalement peu.
Tout a été dit. Le reste n’est que littérature.
Ahmed ould Cheikh
le calame



