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Notre Apathie : « Ce qui tuait,ne fait plus honte » (Ely kane yektel Matle Ihachame)
Lehbib Ould Berdid – Soyons francs, n’ayons pas peurs des mots, appelons les choses par leurs noms. Il y va de notre salut commun. Jamais le pays n’avait connu de tels discours, de racistes de tous bords, incitants à la division des mauritaniens, à l’extrémisme et à la haine raciale.
Jamais le fossé de la discorde entre les différentes composantes de notre société n’avait été aussi exacerbé par les harangues de ces spécialistes de la désunion. Un pied de nez à nos dirigeants qui n’ont pas su mettre en place une politique de cohabitation nationale et engager la bonne stratégie pour réussir le défi de la tolérance et de la cohésion nationale.
Mais ne généralisons pas. Ces champions du mensonge et du chaos social, ne représentent pas, Dieu merci, nos populations, du moins dans leurs intégralités. Déjà tout récemment, encore, des voix, on ne peut plus patriotes, plus honnêtes et plus courageux se sont élevées pour arrêter cette course insensée vers l’abîme dans lequel veulent nous précipiter ces adeptes de la discorde nationale.
Cependant, ne nous cachons pas la réalité. Évitons la politique de l’Autruche qui cache sa tête sous son aile, pour ne pas voir le danger, jusqu’à ce qu’elle s’écroule sous la balle mortelle de son chasseur.
Cette spirale de l’intolérance et de la confrontation en perspective, que Dieu nous en préserve, suscitée et alimentée par les discours de la haine et du mensonge de ces semeurs de troubles, dans laquelle risquent de nous engouffrer nos responsables au plus haut niveau, par leur désastreuse politique de manque de vision, a creusé encore davantage le fossé entre les populations elles-mêmes d’une part, et entre les populations et la classe dirigeante d’autre part.
Pourtant nos populations, loin du cynisme corrupteur de notre société contemporaine ont vécu des siècles ensemble et ont tout en commun : d’abord des liens de sang, ensuite l’histoire, la géographie, le Saint Coran et notre belle culture islamique, la même langue et les mêmes valeurs culturelles pour certains, ainsi que le même destin pour tous.
Mais tout celui qui avait vu par le passé ces horreurs dans les pays des grands lacs, et encore maintenant en Afrique Centrale et dans la corne de l’Afrique (Somalie, Sud Soudan) et les effroyables destructions en Libye, en Syrie et dans d’autres pays, ne peut s’empêcher de se demander:
A quoi serviront ces infrastructures, quand on est incapable de contrer ces velléités extrémistes de tous bords, sachant que ces goudrons, aéroport, université …sont batis sur des rancoeurs et des incitations à des conflits sociaux ?
Par leur manque de maturité (gouverner c’est prévoir), nos dirigeants n’ont pas su prévoir, ni remédier à ces phénomènes qui nous présagent un sombre avenir. On dirait même que nos dirigeants portent le germe de leur propre destruction ainsi que celle de leur pays, comme l’apprenti sorcier qui déclenche des forces obscures qu’il n’arrive plus à maîtriser. Même à parier à qui ferait la plus mauvaise affaire pour son pays on ne trouverait pas mieux.
Certains diront peut être que j’exagère, que je divague même, soit, mais même si je ne dis que la 20ème partie probable c’est à faire frémir. Ces appréhensions nous interpellent sur le manque de prise de conscience dans l’opinion quant à l’avenir de la Mauritanie.
Et le comble, est que, ce n’est pas à partir de nos médias, qu’il faut attendre les impulsions décisives. Pourtant les moyens audiovisuels ne manquent pas pour y contribuer.
Cependant les débats à la télévision et à la radio sont creux. Le niveau en général et les questions des journalistes en particuliers ne sont vraiment pas formidables.
Je ne prétends pas avoir exploré tous les aspects du problème, loin de là, ni cerner les enjeux qui se posent à nous, heureusement d’ailleurs, car mon vœu est simplement d’apporter une contribution à la non violence dans notre pays.
En attendant l’hypocrisie bat son plein : Dans l’une des précédentes visites présidentielles à l’intérieur du pays, un chanteur crieur , comparant le Président Ould Abdel Aziz à un sauveur quasi-suprême s’écria :
« Ha grand visionnaire et batisseur inbattable, quel bon vent, si avantageux a bien pu donc t’amener chez nous ? » et dans un élan d’enthousiasme aux milieu des cris de joie, il ajouta que le départ éventuel de notre grand visionnaire et bien aimé guide éclairé serait une véritable catastrophe pour le pays, comparable au déluge de Noé.
Mais à mon humble avis, le génial crieur, malgré son côté idolâtre, a dû céder à un accès d’idéalisme naïf, à moins qu’il n’ait craint les barbouzes à l’entour car à force de faire les apprentis sorciers, Dieu sait où nous mineraient de pareils dirigeants et nous en avons mieux encore, en attente, qui se profilent à l’horizon.
En reconnaissance du chaos qu’ils veulent nous créer, on devrait leur décerner en plus de leurs trophées, des palmes en or, à la mémoire des générations futures. Mais le plus étrange dans tout ça est que les gens sont devenus tellement indifférents qu’ils ne s’étonnent plus de rien.
Et c’est là où notre apathie doit faire horreur et non les méfaits de tel extrémiste ou de tel ou tel homme politique. D’où vient donc que nous réagissons si faiblement devant de tels agissements qui sèment la haine et le mensonge dans les cœurs des mauritaniens ?
Serions nous comme des enfants effrayés qui courent, au passage de ces fantômes, se réfugier sur la poitrine réconfortante mais vaine de leur mère ? Où est –ce dû au scepticisme corrupteur de notre société si jeune encore mais déjà pervertie ?.
Ou encore à l’aveuglement de la taupe de nos apprentis sorciers obsédés par la mégalomanie du pouvoir au point de tout laisser faire, afin de perdurer sur le fauteuil présidentiel ?. Il ne leurs manquait qu’« après moi, le déluge » de Louis XIV, après avoir ruiné son pays par des fêtes somptueuses.
Je laisse en suspens toutes ces questions qui n’en sont pas moins terrifiantes et sollicitent l’attention de chacun d’entre nous.
De fait notre pays fait face à de nombreux défis, dont en particulier, celui de bâtir une nation unie, ayant pour ciment l’Islam qui nous rapproche les uns des autres.
Soyons de ceux qui trouvent ces défis plus exaltants qu’accablants comme nous venons de le voir chez des hommes de conviction, de chez nous, qui prêchent la tolérance.
Qu’Allah le Clément et Miséricordieux sauve la Mauritanie, comme il l’a déjà maintes fois sauvée de ces incitateurs de tous bords aux mobiles obscurs et porteurs de dangers.
Lehbib Ould Berdid
Chercheur et Analyste, diplômé d’Etudes Supérieures de l’ITB
Source : cridem
POST-SCRIPTUM : LA SOURNOISE ENTRAVE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION
La presse privée en Mauritanie se meurt. Une semaine sans journaux en Mauritanie! A part Chaab et Horizon les deux versions papier de la presse officielle, celle qui donne la priorité aux activités du Président de la République et de son gouvernement, les autres relevant de la presse privée en Mauritanie ne paraissent pas depuis plusieurs jours…
Imprimerie sans papier
L’imprimerie Nationale, officielle elle aussi qui donne la priorité au pouvoir, argue un manque de papier…Que fait-elle alors de la quote-part que lui verse, à titre de subvention aux frais d’impressions, la commission chargée du fonds d’aide à la presse privée en Mauritanie? Allons-savoir !
La presse privée en Mauritanie, déjà en léthargie parce qu’asphyxiée par un tarissement sournois de ses sources de financement, s’en trouve muselée par la force des choses…Par la force des choses parce que l’on ne parlera pas d’entrave à la liberté de presse ou d’expression….
silence, on s’occupe…
La presse privée en Mauritanie est tout simplement réduite au silence pour défaut de support (papier) ou de canal empirique pour s’exprimer…. Difficile d’en dire plus! Tout juste faut-il constater que les Télévisions Privées, tombées sous le poids de leur dette, ont du fermer portes et fenêtres. Elles ont même dû « la fermer », le temps que passe le dernier procès d’un certain Ould Mkhaitir, le temps de célébrer et le 57e anniversaire d’accession à l’indépendance du pays avec ses nouvelles parure et musique…Le temps de mystifier l’opinion avec des décisions comme réforme de la monnaie nationale d’un base à une autre…
circulez! il n’y a rien à raconter!
Histoire de préparer cette opinion à avaler doucement une pilule suicidaire : la « douce et sournoise » hausse des prix qui ne tardera pas d’achever le mauritanien habitué au couloir de la mort lente imposée par les dégringolades quotidiennes de son pouvoir d’achat…
Presse privée en Mauritanie sans papier pour s’exprimer, sans argent pour s’en sortir, Télévisions privées endettées jusqu’à la cécité médiatique, éloignées de tous les événements nationaux…Quoi de plus lourd pour les médias en Mauritanie ? La sournoise entrave à la liberté d’expression a encore de beaux jours devant elle. La Hapa qui abrite la commission chargée de la gestion et de la distribution s’aperçoit-elle pour autant de cet étranglement du 4e pouvoir dont la plupart des acteurs sont tombés dans une passivité on ne peut complice eu égard aux comportements complaisants observés ça et là, aux renonciations notoires par la force des choses….
Kissima-Tocka
Source : Initiatives News (Mauritanie)
Appel pour un nouveau dialogue national
La Mauritanie est dans l’expectative de trois échéances électorales prévues dans le cours de l’année à venir (2018). Ainsi, en avril prochain, un scrutin devrait être organisé pour la mise en place des Conseils régionaux pour le développement, qui remplaceront le Sénat, aboli par le référendum d’août dernier.
Il semblerait que le gouvernement va organiser les élections municipales dans la foulée de celle des Conseils régionaux de développement. Il se pourrait aussi qu’en octobre 2018, des élections soient organisées pour renouveler le Parlement, qui a été élargi conformément aux récents amendements constitutionnels qui ont augmenté le nombre de sièges à l’Assemblée nationale ; cela si le renouvellement du Parlement n’est pas reporté pour l’après-élection présidentielle de 2019.
Dans ce contexte, notre Parti, le Mouvement populaire mauritanien, appelle à un dialogue national impliquant tous les partis politiques, afin d’élaborer une stratégie garantissant la participation de tous à l’organisation équitable et transparente de ces différentes échéances électorales.
Nous espérons que ce dialogue aboutira à des ententes politiques qui protègent notre pays et sauvegardent sa sécurité, sa stabilité politique et son bien-être social.
Le dialogue national est aujourd’hui paralysé par les querelles des dirigeants politiques, qui jusqu’ici n’ont pas réussi à faire correspondre leurs propres objectifs avec l’intérêt supérieur de la Nation.
Le dialogue de sourds entre l’opposition et la majorité, qui a rendu impossible la définition des normes du dialogue et le consensus national autour d’elles, a fait de l’esprit partisan le critère unique des positions politiques.
C’est notre grand problème : nous ne nous entendons plus ! Chacun de nous a sa propre compréhension de l’État, du Président, de la Constitution, du Peuple, de l’Opposition, de la Majorité… Et du Dialogue.
La Mauritanie a besoin d’un dialogue national sincère, pas de manœuvres de dialogue. Ou faut-il attendre d’être crucifiés sur le mur des conflits africains et qu’on nous prenne la main pour nous conduire dans une capitale étrangère et nous dicter un accord que nous n’aurons pas choisi. La Mauritanie mérite-t-elle cela ?
Nos dirigeants politiques doivent savoir qu’ils seront responsables devant le peuple et devant l’histoire de l’échec de la concertation nationale et qu’ils ne seront plus crédibles devant leurs partisans et leurs alliés, qui leur tiendront rigueur s’ils échouent dans le processus du dialogue. L’échec du dialogue national sera celui des dirigeants politiques, ce sera aussi celui de la Mauritanie.
22/12/2017
La Présidente
Savia Mint Bardass
Tél. : 32313401- 36965631
Email: mouvementpopulairemauritanien@gmail.com
Facebook: https://www.facebook.com/partimpm.partimpm
LE CALAME
Le président mauritanien en voie d’annuler les mandats d’arrêt contre des opposants éminents de son régime / exclusifs
Une source proche du palais présidentiel mauritanien a declaré à « anbaa.Info » que des instructions déjà émises ou qui seront publiées dans les prochains jours, par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, ordonnant aux autorités compétentes de son pays ,d’ annuler les mandats d’arrêt émis contre des opposants éminents de son régime vivant en exil.
Selon la source, ces mandats d’arrêt ont été un embarras majeur pour la diplomatie mauritanienne et ont parfois entravé les efforts visant à approfondir les relations bilatérales de la Mauritanie avec certains pays qui ne tiennent pas compte de ces mandats d’arrtet car les considèrent « politisés » .
Des fuites émanant d’ un diplomate soignalaient qu’un grand nombre d’ambassadeurs résidant à Nouakchott , ont déclaré au ministère mauritanien des Affaires étrangères mauritanien, l’impossibilité de traiter ces mandats d’arrêt,surtout que ceux contre qui ont été émis ces mandats d’arret sont dans leur droit, la plupart d’entre eux sont des personnes morales ayant une deuxième nationalité et ne voyageant pas avec un passeport mauritanien.
En plus de cela , la plupart des opinions publiques mauritaniennes critiquent ces mandats d’arrêt, en particulier ceux qui ont été émis contre des personnalités politiques et des hommes d’affaires influents aux niveaux local et international et qui ont la compétence et l’expérience nécessaires pour aider leur pays dans au moment où il est absolument nécessaire de combiner tous les efforts et d’ éviter toute marginalisation ou exclusion de compétences nationales.
Source : https://www.anbaa.info/?p=37977
Traduit par Adrar.Info
L’exemple malien…
Le retour dimanche au Mali de l’ancien président Amadou Toumani Touré qui vivait en exil depuis 5 ans au Sénégal, a rappelé aux mauritaniens le sort de l’ancien président Maouiya O. Sid ‘Ahmed Taya, en exil depuis 2005 au Qatar après avoir été déposé par un coup d’état.
Certains mauritaniens, sur les réseaux sociaux, ont fait le parallèle entre la situation des deux anciens chefs d’état, soulignant la nécessité de permettre le retour rapide dans son pays de l’ancien chef de l’état, Maouiya O. Sid’Ahmed Taya.
Celui-ci avait dirigé le pays de 1984 à 2005 avant d’être déposé par un coup d’état militaire blanc, alors qu’il participait en Arabie Saoudite aux funérailles du défunt roi Fahd Ibn Abdel Aziz.
Le directeur du site électronique Tawary, Chenouf O. Maloukif, écrit sur sa page Facebook, qu’il est temps pour le retour d’Ould Taya.
O. Maloukif a écrit notamment : « l’ancien président malien Amadou Toumani Touré est rentré dimanche dans son pays avec tous les égards après un exil de 6 ans, accueilli officiellement par le président Ibrahim Boubacar Keita et le peuple malien ».
« Une occasion, ajoute le directeur du site, pour rappeler aux mauritaniens le sort d’un ancien chef d’état qui a beaucoup fait pour ce pays, et il est inconcevable qu’il continue de vivre en exil.
Sur cette terre mauritanienne qu’il a porté dans son cœur il y a suffisamment d’espace pour le porter ».
O. Maloukif conclu enfin : « il est temps que le président Maouiya o. Sid ‘Ahmed Taya revienne ».
Plusieurs réactions favorables à cette déclaration du directeur de Tawary, de la part des internautes, quand bien même certains d’entre eux se posent la question de savoir si l’intéressé lui-même en a la volonté eu égard à sa position par rapport au régime.
Le journaliste Eby O. Zeidane évoque cette question sous un autre angle.
S’adressant directement au président Mohamed O. Abdel Aziz O. Zeidane écrit : « monsieur le président de la république, pour l’intérêt de la Mauritanie et pour encrer la culture du pardon, l’amour et la fraternité, le président Maouiya o. Sid’Ahmed Taya doit revenir et recevoir un accueil populaire et officiel digne d’un président de la Mauritanie qui a dirigé ce pays pendant plus de 20 ans ».
Pour O. Zeidane ce retour doit avoir lieu, ne serait-ce que le temps d’un weekend, à l’issue duquel il décidera lui-même s’il veut rester ou aller vers un lieu de soin choix.
Le pouvoir du président O. Taya, le plus long dans l’histoire du pays, a le mérite d’avoir instauré la démocratie et le pluralisme politique, malgré les accusations portés contre lui par ses opposants de s’adonner à la fraude lors des élections.
SAHARAMEDIAS



