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Cheikh Ould Baya … projet d’un président et alter ego
Dans un long mais très documenté et détaillé article, le directeur de publication de « Zahraa.mr « , Sid’Ahmed Ould Baba évoque le cas de la surprenante et spectaculaire relation entre le président actuel Mohamed Ould Abdel Aziz et le maire de Zouerate Cheikh Ould Baya.
Après avoir passé en revue et au peigne fin , la vie du natif, vers la fin des années 50 du siècle dernier,dans la Wilaya du Tiris Zemmour , située aux confins nord de la Mauritanie, retraçant : scolarité, intégration de l’armée,responsabilité à la tête du contrôle maritime, négociateur des contrats de pèche avec les Européens et émergence sur la scène politique après son élection comme de Zouerate, l’auteur de l’article explique , avec pertinence, le cheminement du processus relationnel entre le président de tous les Mauritaniens Mohamed Ould Abdel Aziz et le maire des maires Cheikh Ould Baya.
A la fin de l’article , le journaliste Sid’Ahmed Ould Baba attire l’attention de ses lecteurs en écrivant :
Les relations entre le président Mohamed Ould Abdel Aziz et Cheikh Ould Baya n’étaient connues ,au cours du premier mandat présidentiel , que d’un nombre limité de hauts fonctionnaires et de décideurs dans le pays mais ces dernières années, elles sont portées au grand jour et largement commentées par tous, en vertu du choix de Ould Abdel Aziz de passer ses vacances annuelles dans la région du Tiris Zemmour et son annonce , lors d’une émission de télévision, de son amitié avec Cheikh Ould Baya tentant de faire la distinction entre un fonctionnaire de l’état et un ami personnel.
A cela s’ajoute la confiance absolue que le président confie à son ami ,en plusieurs domaines dont, entre autres, les questions liées à la pêche, la sécurité et le développement dans les villes du nord (Nouadhibou / Tiris Zemmour).
Certains observateurs des affaires politiques dans le pays et ceux qui s’intéressent au sort des présidents et aux candidats à la présidence,estiment que : La confiance absolue entre les deux hommes, la vision partagée de nombreuses questions à l’intérieur et à l’étranger ainsi que les intérêts communs entre eux, peut dépasser les limites de la relation entre le maire et le président ,en complicité pouvant assurer la poursuite du projet des deux hommes et leur permettre de continuer à détenir le pouvoir au-delà de 2019, date prédéterminée ,en vertu des dispositions de la Constitution, de la fin des mandats présidentiels de Ould Abdel Aziz et l’inévitabilité d’un changement de pouvoir dans le pays.
Source : http://zahraa.mr/node/15303
Traduit par Adrar.Info
Une mission de l’ONU donne à la Mauritanie 60 jours pour répondre à des informations concernant Ould Ghadda
Adrar-Info – La mission de l’ONU qui séjourne actuellement à Nouakchott , a donné aux autorités mauritaniennes 60 jours, pour répondre aux informations sur les circonstances et les raisons de l’arrestation du sénateur Mohamed Ould Ghadda.
Dans une lettre envoyée aux autorités mauritaniennes, le groupe de travail de l’ONU a décrit l’arrestation d’Ould Ghada d’arbitraire, ajoutant que :
« qu’il avait donné 60 jours au gouvernement Mauritanien, pour répondre à un certain nombre d’informations concernant l’arrestation du sénateur.
Ce délai pourrait être prolongé d’ un mois » si le gouvernement mauritanien en fait une demande justifiée. »

Source : http://alakhbar.info/?q=node/8728
Traduit par Adrar.Info
L’Assemblée nationale adopte un projet loi portant incrimination de la discrimination

L’Assemblée Nationale a adopté, au cours d’une séance plénière tenue jeudi sous la présidence de M. Mohamed Ould Boïlil, son président, un projet loi portant incrimination de la discrimination.
L’Assemblée nationale a également adopté les amendements mineurs apportés par le Commission Justice, Intérieur et Défense aux articles 10, 17 et 18 du projet de loi visant à clarifier davantage les dispositions de ces articles.
Le projet de loi en question est composé de 28 articles, répartis en quatre chapitres, dont le premier se rapporte à l’ensemble des dispositions générales contenant les définitions permettant de se dresser contre le phénomène de discrimination. Les deuxième et troisième chapitres prévoient des sanctions applicables aux crimes de racisme et de discrimination, alors que le chapitre quatre comporte des dispositions finales.
Dans sa présentation devant les députés, le ministre de la Justice, M. Moctar Mallal Dia, a indiqué que le projet de loi représente la partie juridique du plan d’action adopté par la Mauritanie pour prévenir et combattre la discrimination, qui comprend une série de mesures politiques, économiques et sociales.
Il a souligné que le projet de loi ne contredit pas le principe de la discrimination positive, qui vise à fournir une protection spéciale à certaines couches de la société, comme les femmes et les personnes handicapées.
Le projet de loi définit les concepts de discrimination, en particulier les discours de haine et de groupuscules identitaires spécifiques. Il vise également à aggraver les peines pour les crimes de racisme et de haine en les considérant comme des infractions imprescriptibles et en appliquant l’article 36 du Code pénal à ce type de crime.
Il a souligné que l’article 36 du Code pénal permet de priver la personne condamnée de tous ou partie de ses droits nationaux, civils et familiaux pour une période de cinq ans, notant que le projet se base sur l’exception prévue par les dispositions légales protégeant certains groupes tels que les journalistes qui ne peuvent être emprisonnés.
Les députés ont loué dans leurs interventions l’importance du projet de loi, considérant qu’il intervient après l’adoption d’un ensemble de lois visant dans leur globalité le renforcement et la protection des droits de l’Homme, de la vulgarisation de la culture de l’équité. Ils ont également demandé l’élaboration d’une stratégie efficace d’éveil des citoyens sur l’ensemble des projets de loi qui ont été adoptés dans ce cadre, en particulier le projet de loi relatif à criminalisation de la discrimination.
ANI
Situation politique : Qui sème le doute…
L’incertitude plane sur la Mauritanie qui s’apprête à vivre des élections capitales, en 2018 et 2019. Censées clarifier les rapports de forces, entre les différents camps politiques, ces consultations interviennent dans un contexte marqué par une tension politique qui perdure depuis bientôt une dizaine d’années. Dix années que les acteurs politiques du pouvoir et de l’opposition n’arrivent toujours pas à solder les comptes du coup d’Etat de 2008, appelé, par les soutiens du tombeur de Sidi ould Cheikh Abdallahi – premier président démocratiquement élu, en 2007, au terme d’une transition apaisée parce que consensuelle – « mouvement de la rectification » d’une démocratie qui « dérivait déjà ».
Majorité et opposition ne font que s’invectiver. La première cherche, par tous les moyens, à confisquer le pouvoir, en dénigrant les opposants, les traitant de tous les noms d’oiseaux, allant même jusqu’à leur dénier le droit à alterner au pouvoir. Les politiques de l’opposition ne sont pas prêts à oublier le discours de Néma où le président Mohamed ould Abdel Aziz n’était pas allé du dos de la cuillère, dans ses critiques. Une attitude qui frise le mépris, vraiment pas de nature à apaiser les tensions et à susciter les conditions d’un consensus politique, gage d’une démocratie apaisée.
C’est dans cette logique va-t’en guerre que le pouvoir s’apprête à conduire, unilatéralement semble-t-il, tout le processus électoral, s’appuyant sur les résolutions du dernier « dialogue » loin d’être inclusif. C’est dire que les nuages qui planaient déjà sur nos têtes vont continuer à grossir et à déverser leurs torrents, que Dieu nous en garde !
Une incertitude doublée d’un sérieux doute sur les intentions du président de la République qui n’a pas accepté de sévir contre ceux qui remettent en doute sa parole, l’invitent à violer la Constitution et à se dédire, donc à parjurer, comme le vieil Abdoulaye Wade au Sénégal, au terme de son premier mandat. On connaît la suite. Les Sénégalais se sont levés, comme un seul homme, pour lui barrer le passage. En Mauritanie, seuls les sénateurs ont osé opposer leur refus à la modification de la Constitution préconisée par l’accord du 20 Octobre 2016. Ici aussi on connaît, hélas, la suite. L’un d’eux, Mohamed Ould Ghadda, croupit en prison, depuis Août dernier, tandis que douze de ses collègues sont sous contrôle judiciaire, pour « corruption ». Une autre pierre dans le jardin du pouvoir accusé, par Human Rights Watch et autres organisations humanitaires, de violer les droits de l’homme.
Mohamed ould Abdel Aziz est aujourd’hui pointé du doigt pour entretenir le flou sur ses intentions. Nombre le soupçonnent de vouloir opérer un autre coup de force, pour conserver le pouvoir, quitte à violer l’article 26 de la Constitution qui limite le mandat président à deux. Les citoyens ordinaires interrogés dans les transports en commun, les marchés, les rues se disent persuadés qu’Ould Abdel Aziz n’est pas prêt de quitter le pouvoir en 2019. Par quel artifice ? Mystère !
….récolte l’incertitude
De son côté, l’opposition dite radicale tarde à offrir une alternative claire et crédible. Elle s’illustre, depuis trop longtemps, par ses hésitations, ses contradictions internes et ses mots d’ordre de boycott des élections et des dialogues organisés par le pouvoir, depuis le coup fourré de Dakar 2009. Certains de ses leaders reconnaissent, eux-mêmes, que l’opposition rassemblée, depuis Juillet dernier, au sein du G8, n’est pas parvenue à imposer au pouvoir, le moindre rapport de force en sa faveur. Ce n’est pas faute d’avoir tenté mais les démons de la division et des agendas différents ou divergents sont têtus.
Elle a réussi, tout de même, à maintenir la cohésion du FNDU et sauver, comme on dit, la face. En outre, le G8 réunit, pour la première fois, tous les courants, de l’extrémisme arabe à son homologue négro-africain, en passant par toutes les modérations possibles et imaginables. C’est une première qu’il faut saluer et encourager. Mais cela ne suffira pas. Il faut, comme le dit souvent Ould Bettah et Moussa Fall, deux leaders de cette opposition, réussir à faire descendre, dans la rue, plus d’un million de personnes et maintenir la pression, pour ramener le pouvoir à de meilleurs sentiments. Ce n’est pas aisé mais cela demeure un pari, aussi difficile soit-il à gagner, dans un pays où nombre de citoyens ne croient plus à rien. Ils n’entendent que par la gorge ou le ventre. Les conditions de vie devenues trop difficiles, les pratiques de débauchage et les intimidations du pouvoir aidant, le champ politique s’est rétréci. Les Mauritaniens sont-ils donc tous devenus des froussards ? Une grenade explose et c’est la débandade !
L’opposition doit changer de stratégie. Soit accepter le dialogue avec le pouvoir, pour obtenir des concessions, notamment dans la mise en place des organes de gestion électorale, ou bien aller aux élections en rangs divisés, faute d’une véritable alliance, pour que chacun puisse, à son niveau et comme Tawassoul en 2013, glaner quelques mairies et députés. Sinon, l’opposition, pourtant indispensable à la démocratie, finira par disparaître et, partant, ouvrir la voie, comme au Congo et au Rwanda, au maintien au pouvoir du président sortant mais certainement pas prêt de sortir. Wait and see ? Ne serait-il pas plutôt grand temps d’agir, fermement ?
DL
ke calame
Le G8 condamne la répression
Le G 8 (collectif de l’opposition mauritanienne composé d’une coalition de partis politiques, d’organisations de la société civile, de centrales syndicales et personnalités indépendantes) dénonce «des violences policières, des arrestations et détentions arbitraires », dans une déclaration publiée vendredi.
Les actes condamnés par la déclaration du G8 ont touché des manifestants affiliés à l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA-ONG antiesclavagiste) et des veuves et orphelins de militaires négro-africains victimes du passif humanitaire des années 1990/1991.
Au-delà des événements, enregistrés mardi dernier, le FNDU désapprouve «une tendance à la répression barbare de toute manifestation même pacifique, notée dans un contexte de remise en cause par le régime, des principaux droits et libertés démocratiques, notamment par le maintien en détention de prisonniers politiques et d’opinion ».
Le G8 « exige la libération immédiate de toutes les personnes encore détenues arbitrairement, notamment le sénateur Mohamed Ould Ghadda et les militants de l’IRA (détenus à Bir Moghrein-Nord) ».
le calame



