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Le 24 janvier, désormais journée mondiale de la culture africain
Aujourd’hui est célébrée la 1ere édition de la journée mondiale de la culture africaine. Né sous l’initiative du Franco-togolais John Ayité Dossavi, l’événement est l’occasion pour l’Afrique de faire la promotion de ses valeurs et richesses culturelles. Ainsi la journée est célébrée dans plusieurs pays européens, africains et dans les Caraïbes. Dans un entretien accordé au site allafrica.com, john A. Dossavi revient en détail sur l’événement.
L’événement, initié par John Ayité Dossavi, fondateur du Réseau africain des promoteurs d’événements culturels (Rapec), permet de montrer la richesse culturelle du continent africain. Selon John A. Dossavi, cette journée symbolique dans l’année est là pour célébrer la culture africaine dans son entièreté, célébrer ses us et coutumes, ses valeurs et traditions. Comme son nom l’indique, la journée mondiale de la culture africaine est célébrée dans plusieurs pays à travers le monde. Des villes françaises telles que Toulouse, Paris, Sevran et Bagneux participent à la célébration ; mais également la Norvège, les Antilles et la Martinique, explique John A. Dossavi.
Considérée comme un continent culturel par essence, l’Afrique a aujourd’hui l’occasion de faire prévaloir ses acquis afin de faire la promotion de sa culture, tout en permettant le rapprochement entre les peuples africains.
Pour cette 1ere édition le Mali, «accueille le Comité international pour la mobilisation en faveur de cet événement », renseigne le site allafrica.com. De plus, plusieurs pays tel que « le Bénin, le Burkina Faso, le Togo, la Tunisie. Et les chefs traditionnels de l’Afrique centrale vont se retrouver autour de la célébration de la culture africaine au Cameroun, à Yaoundé » précise Dossavi, avant d’ajouter que « des participants de la Guinée, du Congo-Brazzaville, du Congo-Kinshasa, du Tchad, de la République centrafricaine…Et il faut le souligner : c’est une initiative née dans la diaspora africaine en France ».
La journée mondiale de la culture africaine peut également être perçue comme un moyen de ressourcer la jeunesse africaine victime de l’influence culturelle occidentale. Sur ce, la raison d’être de cette initiative culturelle est de « permettre justement à cette jeunesse africaine qui est aujourd’hui en perdition, qui abandonne totalement ses valeurs culturelles, de prendre conscience. Le rôle de cette Journée mondiale est une prise de conscience », dit John A. Dossavi.
Ibrahima DIENG
seneweb
L’éditorial du calame: Calam(ités)
La Mauritanie traverse une période particulièrement difficile de son histoire. Mon propos ici n’est pas de parler ni de politique ni d’économie. Non pas que ces questions ne soient pas d’une très grande importance mais c’est qu’il y a plus urgent : les fondements essentiels de l’Etat sont entrain de s’effondrer, à cause des exacerbations sociales qui se manifestent de plus en plus dangereusement. L’heure est suffisamment grave pour oser dire la vérité, sans détours ni ambages. Les démons qui ont supervisé toutes les manœuvres sataniques, sur fond d’idéologies racistes et chauvinistes, se sont confortablement infiltrés à tous les niveaux de l’administration. Les satans de la discorde et de la malveillance de tous bords affûtent leurs armes, pour une réédition de leurs ignobles desseins. L’exemple de la dernière vidéo, largement partagée par les réseaux sociaux, où l’on voit un groupe de jeunes maures maltraiter, sans aucune humanité, un harratine accusé de vol, prouve cette déliquescence sociale. En une telle cette affaire, l’Etat n’a qu’une alternative : faiblesse ou complicité. Seule une des deux hypothèses peut justifier que des jeunes aient pu traverser toute la ville, en voiture, pour perpétrer de telles sauvageries sans être repérés par la moindre patrouille d’un quelconque corps constitué de la pompeuse Direction générale de la Sûreté nationale. Pire : dix jours après les faits, aucune réaction officielle ne s’est fait entendre. L’arrestation des auteurs de ce crime et leur déferrement sont restées des rumeurs qu’aucune autorité autorisée n’a ni confirmée ni infirmée. Pire encore : les réactions, par communauté interposée, à cet acte barbare, ne semblent émouvoir ni gouvernement ni services de sécurité. Or, normalement dans un pays où cohabitent plusieurs communautés, les autorités doivent rester extrêmement vigilantes sur tout ce qui peut, de loin ou de près, porter préjudice à la cohésion et à la concorde intercommunautaire. Cela va de l’intérêt de tout le monde : si guerre civile, dont tous les ingrédients sont nettement visibles, s’installe – qu’à Allah ne plaise ! – les services de renseignements et les forces du mal ne maîtriseront ni les conséquences ni les aboutissements du drame. Il ya quelques jours, les députés ont adopté une loi contre le racisme. En réaction, un soi-disant président de parti qui se présente comme le « défenseur de la culture beïdane » a déclaré, au vu et au su de tous, que « les Maures ne se laisseront pas intimider par ce texte ». Si cela n’est pas du racisme, ça y ressemble bigrement ! Pourquoi alors les autorités, qui viennent de faire passer cette loi, n’ont même pas trouvé le courage de demander, au moins, à cet énergumène, de s’expliquer. Peut-être, comme le prédisent déjà certains, que cette nouvelle loi servira juste d’épée de Damoclès, suspendue au-dessus de la tête de certaines personnes de certaines communautés, afin de les persuader de taire des revendications sociales de plus en plus assourdissantes. La lutte contre le racisme et la prévention des tensions intercommunautaires passe par la promotion d’une meilleure justice sociale, en concevant et mettant en œuvre de nouvelles politiques de redistribution des richesses nationales, tout en rééquilibrant la représentation des communautés dans les administrations civile et militaire. Il ne s’agit pas, comme ont tendance à le réclamer certains, de distribuer proportionnellement ou même équitablement les fonctions étatiques entre les communautés nationales. Mais il ne s’agit pas, non plus, qu’une seule d’entre elles s’accapare, à elle seule, la quasi-totalité des faveurs de tous ordres, au détriment des autres. Les exemples de ces dysfonctionnements ne manquent en aucun domaine. Dans le monde des affaires, toutes les fédérations sont présidées par des personnes issues d’une même communauté à laquelle appartiennent toutes les banques primaires nationales et auxquelles reviennent les adjudications de toutes les radios et télévisions privées. « Heureuse » coïncidence ou dangereuse manipulation ? J’entends déjà les clameurs malveillantes : « ça, ça ne se dit pas ». Moi, j’ai envie de leur répondre : « ça, ça ne se fait pas ». Or, il est connu que l’action est plus éloquente que le verbe. Les temps actuels nous imposent de faire et de dire, en sachant raison garder et en ayant le courage de faire la part des choses. Sans communautarisme. Sans extrémisme. Sans racisme. L’avenir du pays en dépend.
Ould Bettah critique la réalité de l’opposition et appelle à l’établissement d’une nouvelle alliance
Mahfoudh Ould Bettah, le président du Parti de Rassemblement Démocratique, a déclaré qu’il est en voie de créer un bloc de l’opposition , qu’il qualifie d ‘ »historique » , qui serait un cadre différent des précédents et actuels courants de l’opposition.
Ould Bettah a déclaré, lors de l’émission « Al-Mashhad » que présente la chaîne Al-Mourabitoun, que les cadres de l’opposition établis ces dernières années : « ne répondent pas aux objectifs, les activités y sont circonstancielles , ils sont ouverts à tous et les décisions y sont prises à l’ unanimité ».
Source : http://zahraa.mr/node/15329
Traduit par Adrar.Info
Exclusif- Mauritanie-Sénégal: Les dessous d’un entretien téléphonique Macky SALL- Ould Abdel Aziz
La froideur des câbles diplomatiques entre Nouakchott et Dakar est remise au turbo. Les échanges téléphoniques entre le Président Macky SALL et l’homme fort de Nouakchott d’une demi-heure ont permis de dissiper les petits nuages. De supposées écoutes téléphoniques captées par des pylônes de services secrets déployés dans la zone du Sahel entre le Chef de l’état Macky SALL et le lobbyiste mauritanien, ex conseiller de Blaise Compaoré avaient offusqué Mohamed Ould Abdel Aziz. Les deux chefs d’état se sont longuement entretenus sur les soubresauts géopolitiques du moment avant de se quitter sur des procédés de politesse de présentation de meilleurs vœux. Exclusif
Mohamed Ould Abdel Aziz et Macky SALL se sont parlé. Selon des informations autorisées parvenues à Confidentiel Afrique, cet entretien téléphonique entre les deux Chefs d’état voisins immédiats, d’une demi- heure, a permis de dissiper de petits nuages et de renouer le fil sur l’axe Dakar- Nouakchott. De source bien informée, c’est le Président Macky SALL qui a décidé de faire les premiers pas en câblant son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. Il l’a fait avec grandeur et respect pour un ainé et voisin stratégique.
Confidentiel Afrique a appris de sources autorisées, que la supposée affaire d’écoute téléphonique, jusque là non authentifiée par des sources diplomatiques, entre le mauritanien Moustapha Limam Chafi, un des proches du Président déchu Blaise Compaoré et le Chef de l’état Macky SALL et dans laquelle était évoquée la thèse d’un rapt planifié du mauritanien à Dakar, par les services secrets mauritaniens, avait beaucoup agacé et offusqué l’homme fort de Nouakchott.
D’ailleurs nos sources évoquent même que ce supposé enregistrement sonore entre Macky SALL et l’opposant Moustapha Chafi aurait atterri sur la table du Président Ould Abdel Aziz. Cette écoute téléphonique avait été captée par les pylônes des services secrets extérieurs qui surveillent la zone du Sahel.
Mais, certains conseillers du Chef de l’état mauritanien ont murmuré dans l’oreille d’Ould Abdel Aziz en indiquant que cet enregistrement sonore n’était qu’un pur montage pour le mettre en mal avec son homologue sénégalais Macky SALL. Dans une édition précédente, Confidentiel Afrique écrivait : Qui veut la tête de Moustapha Limam Chafi ?. Ce dernier avait soutenu octobre 2017, qu’il faisait l’objet d’acharnement et de filature de la part des services secrets de Nouakchott.
À priori, cet entretien téléphonique entre les deux voisins a beaucoup aplani le climat de froideur sur l’axe Dakar- Nouakchott. Une source autorisée nous a révélé que l’affaire Chafi n’a pas du tout été évoquée au cours de ce coup de fil. Les deux Présidents ont échangé sur les soubresauts géopolitiques du moment et se sont souhaités mutuellement les meilleurs vœux d’une rare civilité, une marque d’amitié et de confiance. Un entretien au bout du fil qui rétablit les ponts à seulement une semaine du prochain Sommet de l’Union africaine qui va se tenir à Addis- Abeba (République fédérale d’Éthiopie ).
http://confidentielafrique.com
le calame
L’Assemblée nationale adopte un projet loi portant incrimination de la discrimination

L’Assemblée Nationale a adopté, au cours d’une séance plénière tenue jeudi sous la présidence de M. Mohamed Ould Boïlil, son président, un projet loi portant incrimination de la discrimination.
L’Assemblée nationale a également adopté les amendements mineurs apportés par le Commission Justice, Intérieur et Défense aux articles 10, 17 et 18 du projet de loi visant à clarifier davantage les dispositions de ces articles.
Le projet de loi en question est composé de 28 articles, répartis en quatre chapitres, dont le premier se rapporte à l’ensemble des dispositions générales contenant les définitions permettant de se dresser contre le phénomène de discrimination. Les deuxième et troisième chapitres prévoient des sanctions applicables aux crimes de racisme et de discrimination, alors que le chapitre quatre comporte des dispositions finales.
Dans sa présentation devant les députés, le ministre de la Justice, M. Moctar Mallal Dia, a indiqué que le projet de loi représente la partie juridique du plan d’action adopté par la Mauritanie pour prévenir et combattre la discrimination, qui comprend une série de mesures politiques, économiques et sociales.
Il a souligné que le projet de loi ne contredit pas le principe de la discrimination positive, qui vise à fournir une protection spéciale à certaines couches de la société, comme les femmes et les personnes handicapées.
Le projet de loi définit les concepts de discrimination, en particulier les discours de haine et de groupuscules identitaires spécifiques. Il vise également à aggraver les peines pour les crimes de racisme et de haine en les considérant comme des infractions imprescriptibles et en appliquant l’article 36 du Code pénal à ce type de crime.
Il a souligné que l’article 36 du Code pénal permet de priver la personne condamnée de tous ou partie de ses droits nationaux, civils et familiaux pour une période de cinq ans, notant que le projet se base sur l’exception prévue par les dispositions légales protégeant certains groupes tels que les journalistes qui ne peuvent être emprisonnés.
Les députés ont loué dans leurs interventions l’importance du projet de loi, considérant qu’il intervient après l’adoption d’un ensemble de lois visant dans leur globalité le renforcement et la protection des droits de l’Homme, de la vulgarisation de la culture de l’équité. Ils ont également demandé l’élaboration d’une stratégie efficace d’éveil des citoyens sur l’ensemble des projets de loi qui ont été adoptés dans ce cadre, en particulier le projet de loi relatif à criminalisation de la discrimination.
AMI



