Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mauritanie : les prochaines élections “détermineront l’avenir du pays” (O. Mouloud)

Mauritanie : les prochaines élections “La question de participation ou de boycott ne se pose pas pour les prochaines élections. Il faut comprendre la nature des élections.

Les prochaines élections 2018-2019 détermineront l’avenir de la Mauritanie pour les prochaines cinq années”, a précisé Mohamed Ould Mouloud, le président en exercice du Front National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU), le plus grand rassemble de l’opposition mauritanienne.

« C’est une période particulièrement délicate. Nous avons un Etat en déliquescence et un président en fin de mandat. Il y a un risque considérable qu’en cas de crise électorale, le pays sombre dans une situation difficilement prévisible – qu’à Dieu ne plaise – comme il s’est passé dans d’autres pays », a dit Ould Mouloud, qui est aussi le chef du parti UFP, Union des Forces de Progrès. Il était interrogé ce samedi par Alakhbar en marge d’une rencontre d’échange entre blogueurs et leaders de l’opposition.

Mohamed Ould Mouloud de poursuivre : « Nous sommes dans une région, le Sahel, qui est déjà particulièrement instable donc. Si la Mauritanie s’y ajoute, ce sera quelque chose de très grave. Parc conséquent, les prochaines élections ont cette caractéristique d’être des élections déterminantes pour l’avenir du pays, déterminantes pour la stabilité du pays et pour la stabilité de la région ».

 

alakhbar

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Interview de Aïssata Kane : « J’aurai fait voté une loi instituant le quota » à l’éducation nationale au gouvernement et au parlement en faveur de la femme mauritanienne

Interview de Aïssata Kane : « J’aurai fait voté une loi instituant le quota » à l’éducation nationale au gouvernement et au parlement en faveur de la femme mauritanienneUne boutade qui résume parfaitement l’engagement féministe de cette ancienne ministre de la Protection de la Famille et des Affaires sociales sous le régime de Ould Daddah en 1975.Madame Aïssata Kane est aujourd’hui à la retraite,consultante internationale et présidente de l’Association Internationale des Femmes Francophones. Elle doit cette riche expérience d’abord à son militantisme politique dès les premières de l’indépendance en 1960 au premier parti de la Mauritanie le PPM( Parti du Peuple Mauritanien) où elle a occupé d’importantes responsabilités et dirigé même un magazine féminin « Mariémou ».Et ensuite pour ses actions féministes qui dépassent les frontières dans un pays islamique où la femme peine à recouvrer ses droits d’égalité avec l’homme. C’est sur ce double regard qu’elle s’est prêtée à nos questions en s’abstenant volontairement de répondre sur les évènements de 89, les événements récents de Kaédi et la situation politique actuelle dont elle n’a pas la réponse et surtout pour des raisons qui dépassent ses compétences.  

L’école française pour les filles de chef  

Je suis Aïssata Kane et je suis de Dar El Barka dans la région du Brakna en Mauritanie. Je suis née le 9 Moharam 1359 correspondant à l’année 1938 du calendrier grégorien. J’ai fait ma scolarité primaire et secondaire à Saint-Louis capitale du Sénégal de la Mauritanie à l’époque.  
Ensuite je suis allée à Bruxelles où mon mari Moctar Touré était fonctionnaire français au marché commun. Disons qu’à cette époque nous étions français de nationalité. Nous sommes rentrés à Nouakchott après la proclamation de l’indépendance en novembre 1960.J’ai été chargée de l’encadrement des premières filles du secondaire au cours complémentaire des jeunes filles de Nouakchott, ancêtre du lycée de jeunes filles.  

En quoi votre éducation de base a –t-elle influencé votre parcours?  

Mon éducation est l’éducation traditionnelle du Fouta. Fille de Mame ndiack Elimane Abou Kane chef de canton du Tooro Halaybé de 1923 à 1976, j’ai reçu une éducation traditionnaliste du Fouta. Au départ je n’étais pas destinée à être une femme lettrée tout comme les filles de mon époque. La bonne inspiration est venue de mon père de mettre ses filles à l’école malgré une forte opposition de son entourage ( parents,amis…).Mais c’est surtout la bonne qualité de mes notes qui a encouragé mon père à me laisser franchir l’étape du primaire vers le collège. J’ai été soutenu dans cette démarche par deux frères Feu Mame Ndiack Seck et Feu Elimane Mamadou Kane et ma sœur Aminata Kane .Je rend au passage un vibrant hommage à ces trois personnes qui m’ont été d’un soutien inestimable dans mon parcours. Aujourd’hui je suis mère de 5 enfants. Je suis actuellement à la retraite associative et membre de beaucoup d’associations féminines à travers le monde  


Première femme ministre  
Comment en êtes venue à la politique ?
 

Je suis entrée en politique au sein du parti du peuple mauritanien (PPM). D’abord comme membre du Conseil supérieur des Jeunes ensuite au Conseil supérieur des Femmes permanentes de l’institution puis présidente de ce même conseil de 1971 à 1978. A ce titre je siégeais au bureau politique national avec rang de ministre. J’ai été durant cette époque directrice de la revue « Mariemou » ( magazine de la femme mauritanienne).En 1975 je suis devenue membre du gouvernement comme Ministre de la protection de la famille et des affaires sociales. Quand il y a eu le coup d’Etat militaire en 1978 j’ai quitté la Mauritanie pour intégrer le Mouvement Associatif Féminin International de l’organisation panafricaine de la femme ( OPF)au centre de recherche pour la femme ( CEA Addis Abeba) en Etthiopie. Je fus choisie par plusieurs organismes comme consultante sur les problèmes de femme de société, de développement social, du droit humain en général et du droit de la femme en particulier.  
J’ai eu l’initiative de fonder avec d’autres, l’Association Internationale des Femmes Francophones dont j’ai l’honneur d’être la présidente. Cette association regroupe des femmes et des organisations de femmes de l’espace francophone et d’autres femmes qui ont adhéré à l’association et dont les pays ne sont pas de l’OIF comme par exemple le Kenya, l’Ethiopie , la Gambie, l’Algerie etc…  

C’est ainsi que vous avez occupé un poste ministériel sous le régime de Ould Daddah. Comment avez-vous vécu cette responsabilité aux premières heures de l’indépendance de la Mauritanie ?  

J’ai fini ma carrière ministre et je crois que j’ai rempli ma mission de ministre et c’est aux autres de me juger.  

Auriez-vous accepté ce poste en 78 après le premier coup d’Etat militaire qui a renversé le président Ould Daddah ?  

Je n’aurai pas accepté parce que je faisais partie des personnalités suspendues de la politique en Mauritanie par contre à l’extérieur j’ai accepté plusieurs postes de responsabilité. J’ai présidé l’Union Internationale des Organismes Familiaux puis l’Organisation panafricaine de la Famille etc Organisation panafricaine de la femme.  

La femme mauritanienne citoyenne à part entière  

En tant que consultante quelle est la place et le rôle de la femme mauritanienne aujourd’hui dans le développement du pays ?  

Faire prouver sa capacité de citoyenne à part entière de mère de famille de qualité et de travailleuse consciente et capable exigeant des autorités égalité de compétence et égalité de responsabilité.  

Est-ce qu’on peut dire que les femmes mauritaniennes sont suffisamment impliquées dans la vie politique et économique 53 ans après l’indépendance du pays ?
 

Elles sont impliquées mais très peu nombreuses à être nommées à des postes de hautes responsabilités.  


Si vous étiez ministre en 2013 quelles lois penseriez-vous que le parlement devrait voter pour les femmes ?
 

J’aurai fait voté une loi instituant un quota aux femmes sur tout le système des nominations, des élections et sur les concours et examens, un quota minimum pour les filles et les femmes.  

Baba Kane collaborateur de Cridem et journaliste à Rouen ( France)

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Le gaz: aubaine ou malédiction? Par Moussa Fall, Président du Mouvement pour le Changement Démocratique (M.C.D.)

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Etat des découvertes de gaz

Le bassin mauritano-sénégalais a révélé, ces toutes dernières années, l’existence d’un très grand potentiel en hydrocarbures liquides mais surtout gazeux.

Les principales découvertes sont essentiellement l’œuvre de Kosmos Energy qui a eu la main heureuse et qui s’est, par la suite ,associée au géant pétrolier British Petrolium (BP).

Kosmos Energy avait découvert en 2015 un important gisement de gaz au large de la Mauritanie. Ce gisement dénommé Marsoin est situé exclusivement en territoire mauritanien. Sa capacité est estimée à 6,5 TCF environ (1 TCF équivaut à 28 milliards de m3 soit environ 170 millions de barils de brut équivalent pétrole.)

Kosmos Energy a fait en 2016 une autre découverte située entièrement en territoire sénégalais portant le nom de Guembel et possédant un potentiel équivalent à celui de Marsoin en Mauritanie soit 6 à 7 TCF.

Le troisième champ gazier, le plus important, est celui qui se situe à cheval sur la frontière mauritano-sénégalaise. Il porte le nom de Tortue/Ahmeyim et il est considéré comme une immense découverte  avec des réserves estimées entre 16 et 25 TCF.

Tout dernièrement, en mai dernier, la société Kosmos Energy a trouvé un nouveau gisement de gaz dans le puits Yakar-1 en territoire exclusivement sénégalais avec une taille considérable, estimée à 15 TCF.

Les recherches sont toujours en cours en dépit des deux derniers forages secs de Kosmos Energy en Mauritanie, et ce potentiel peut augmenter avec de nouvelles découvertes. Kosmos Energy et BP poursuivent leurs recherches et de nouvelles compagnies sont à l’œuvre dans cette même zone : Total programme deux nouveaux forages dont l’un en Mauritanie et l’autre au Sénégal et Exxon- Mobil vient d’acquérir trois blocs en territoire mauritanien.

La découverte de tous ces réservoirs dans une courte période de moins de trois ans, sur une même aire géographique, et par le même consortium fait du bassin off-shore mauritano-sénégalais une zone gazière se classant à un rang international élevé.

Stratégies de maximalisation des retombées du gaz

L’expérience acquise dans la mise en valeur des richesses pétrolières et gazières a permis de concevoir de nouvelles stratégies visant à maximaliser les avantages que peuvent en tirer les économies des pays producteurs.

Certaines catégories de recettes sont clairement déterminées par le Contrat de Partage de Production signé entre l’Etat et les opérateurs. L‘optimisation de cette catégorie de recettes demande un suivi et un contrôle permanents des coûts pétroliers en relation avec l’exploitant. Le budget de l’Etat pourra, en outre, tirer profit de l’ITS sur les salariés et de l’impôt sur la sous-traitance.

Les rentrées budgétaires au titre du Contrat de Partage de Production sont à effet progressif, non immédiat. Faibles au départ, elles augmentent au fur et à mesure de la régression des coûts recouvrables.

En plus de ces ressources, acquises en aval, le défi majeur est, aujourd’hui, de mieux tirer profit, en amont, de l’activité productive pour maximaliser les effets pouvant impulser le développement économique du pays. 

L’industrie de l’extraction du gaz nécessite une logistique colossale et fait appel à d’innombrables services. L’Etat, en relation avec les opérateurs, devra encourager l’émergence de nombreuses entreprises nationales pour répondre, avec le savoir faire exigé, à cette nouvelle demande. L’Etat doit aussi mettre en œuvre une politique accélérée de formation pour satisfaire les besoins en personnel exprimés aussi bien par les exploitants que par leurs sous-traitants.

L’offre locale, outre son effet bénéfique sur l’économie dans son ensemble, permettra, en particulier, de réduire les coûts de l’opérateur et d’augmenter par la même occasion la part de la production partagée.

Les nombreux avantages induits en amont par l’industrie pétrolière sont aussi importants que les recettes budgétaires tirées directement du CPP. Toute stratégie d’ensemble doit, en conséquence, agir sur les deux leviers pour optimiser les effets de ces richesses dans l’intérêt des économies nationales et du bien-être des populations.

A cet effet, le Contrat de Partage de Production doit être associé à une « Stratégie de Contenu Local » comprenant des dispositions institutionnelles, législatives et fiscales permettant aux entreprises locales de répondre, autant que possible, aux besoins des grandes compagnies internationales et à ces dernières d’être satisfaites par les services rendus.

La stratégie de contenu local accorde, par ailleurs, une place de choix à la formation pour satisfaire la demande en ingénieurs et en techniciens spécialisés dans l’industrie pétrolière.

Sur ce front la Mauritanie, malgré l’expérience acquise dans l’exploitation de Chinguity, expérience qui n’a pas laissé beaucoup de traces, accuse un retard considérable par rapport au Sénégal.

Dans ce pays, les autorités ont pris les devants en créant un Comité d’Orientation Stratégique du pétrole et du gaz directement rattaché au président de la République qui est, lui même, un pétrolier. Ce comité d’orientation est chargé de mettre en œuvre une stratégie de contenu local pour « l’émergence de PME spécialisées, et favoriser un environnement des affaires propice à l’investissement privé dans les secteurs de l’industriel et des services».

Dans le domaine de la formation, le Sénégal a engagé une politique dans l’enseignement supérieur dédiée aux études spécialisées dans l’industrie pétrolière avec la création de masters pétroliers dans les universités et d’un Institut Supérieur Sénégalais du Pétrole.

Conjurer la malédiction

Avant la récente découverte du gisement de Yakkar au Sénégal, la stratégie du consortium accordait la priorité à la mise en valeur du réservoir transfrontalier de Tortue/Ahmeyim. Le plan de développement prévoyait la signature d’une convention entre les gouvernements mauritanien et sénégalais, la prise par le consortium de la décision finale d’investissement en 2018 et le commencement des travaux pour construire les installations. Les premières exportations devant être expédiées vers la fin de 2021.

La découverte de Yakkar est-elle de nature à réviser les priorités dans la mise en production des champs découverts ? La question mérite d’être posée car la proximité géographique de ces réservoirs et leur appartenance au même consortium donne à ce dernier une position déterminante dans la fixation des priorités. Et on sait, par ailleurs, que les critères de priorisation des opérateurs ne coïncident pas toujours avec ceux des Etats.

Suivant la logique de la stricte rentabilité financière, l’exploitation de Yakkar, dans un premier temps, pourrait s’avérer plus avantageuse. C’est un gisement à fort potentiel estimé, en attendant confirmation par de nouvelles explorations, à 15 TCF. Il se situe exclusivement en territoire sénégalais avec comme unique interlocuteur le gouvernement de ce pays, les gisements transfrontaliers étant toujours plus problématiques à exploiter surtout quand les relations entre les Etats impliqués ne sont pas fluides. La production du gaz exige une grande stabilité et une grande sérénité car il se commercialise sur la base de contrats fermes et à longs termes. Les coûts des installations et les coûts de production de Yakkar seront probablement inférieurs à ceux de Tortue/Ahmeyim car les installations pourraient être construites sur un site onshore librement choisi sur le territoire sénégalais alors que pour Tortue/Ahmeyim elles doivent impérativement être à cheval sur la frontière, à 8 kms au large et avec une digue de 1.6 kms de long pour un investissement de 800 millions de $ environ.

Une nonchalance perceptible dans le respect du calendrier du développement de Tortue/Ahmyim laisse craindre une telle inversion des priorités.

Jusqu’à ce jour, la convention entre la Mauritanie et le Sénégal pour le développement  de Tortue/Ahmeyin n’est pas signée. Cet accord détermine la clef de répartition des quantités produites entre les deux Etats. La  négociation des termes de cet accord, qui s’éternise,  n’a pas encore abouti. Et c’est un document fondamental qui conditionne la prise de la décision de mise en exploitation du gisement. A qui la faute ? On sait que les relations entre les deux gouvernements sont loin d’être chaleureuses. Mais peut-on hypothéquer les intérêts majeurs des deux pays pour des motifs subalternes ? En tout état de cause, l’exploitation du gaz ne peut démarrer que dans un environnement pacifié sur le long terme.

On parle souvent de la malédiction du pétrole. La manne pétrolière que recèle le bassin mauritano-sénégalais doit être un atout déterminant pour le développement, la concorde et le bien-être des populations des deux pays. Elle ne doit en aucun cas être une pomme de discorde et un facteur de déstabilisation et de conflits entre les deux pays et dans la région. C’est pour cette raison que les critères établis pour définir les priorités de développement des champs gaziers du bassin mauritano-sénégalais ne doivent pas être strictement financiers ou étroitement nationalistes. Ils doivent tenir compte de la géopolitique, de ses équilibres et de son harmonie.

Pour éviter un nouvel engrenage, il faut nécessairement développer une nouvelle politique de relations de coopération et de coordination forte entre les deux pays pour gérer dans l’entente, avec un esprit de responsabilité, leurs négociations avec leurs partenaires pétroliers pour le développement de ces nouvelles richesses.

Sera-t-il possible, abstraction faite des vœux pieux, que la Mauritanie et le Sénégal, saisissent l’opportunité de la découverte de ces immenses richesses, à cheval et de part et d’autre de leur frontière, pour ériger un modèle d’entente et de coopération que leur dictent les liens historiques, et les intérêts fondamentaux des populations et des Etats. Un modèle de coopération qui ne doit, naturellement pas, se limiter aux hydrocarbures. De nombreux autres domaines d’activités pourraient connaître un puissant essor dans le cadre d’une meilleure intégration des économies et d’une meilleure fluidité des relations bilatérales. De nombreuses entraves au développement des échanges entre les deux pays doivent être levées en priorité, en particulier la construction du pont de Rosso et de la route Nouakchott-Rosso.

C’est un pari difficile mais pas impossible. Une telle entente mettra les deux pays dans une bonne position de négociation et de défense de leurs intérêts. Et c’est à ces conditions que la manne gazière partagée sera une aubaine pour les deux peuples.

Nous devons comprendre que les politiques à courte vue, les querelles subjectives et les incompatibilités d’humeur risquent de plonger une région déjà fortement vulnérable dans une grave instabilité. Il appartient à présent aux intellectuels, aux sociétés civiles et aux responsables politiques des deux pays à tous les niveaux de conjuguer leurs efforts pour éviter que la malédiction du pétrole trouve toute son expression, une nouvelle fois, dans cette région du monde et pour que le Sénégal et la Mauritanie inaugurent enfin une ère de coopération et d’alliance conforme à la nature des liens humains, de sang et de proximité des deux peuples. 

le calame

 

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Affaire Ould Ghadda : Le porte-parole du Gouvernement répond au groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire

Affaire Ould Ghadda : Le porte-parole du Gouvernement répond au groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraireLe ministre de la culture et de l’artisanat, porte-parole officiel du gouvernement, Dr. Mohamed Lemine Ould Cheikh et celui de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdallah, ont commenté les résultats de la réunion du conseil des ministres.

Intervenant le premier, le porte-parole officiel du gouvernement, Dr Mohamed Lemine Ould Cheikh a indiqué que le Conseil a étudié et adopté, lors de sa réunion, un ensemble de projets de lois, décrets et communications, dont un ensemble de décrets concernant la création de nouvelles moughataas et arrondissements administratifs dans les wilayas du Guidimagha et de l’Inchiri.

Pour sa part, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdallah, a déclaré qu’il a eu l’honneur de présenter au Conseil des ministres, une série de décrets visant à créer de nouvelles moughataas et arrondissements administratifs dans les Moughataas du Guidimagha et de l’Inchiri.

Il a souligné que la création de ces nouvelles circonscriptions administratives vise à mieux contrôler la situation administrative et sécuritaire des zones concernées.

Il a ajouté qu’il s’agit de la création d’une moughataa dénommée Ghabou dans le sud de la wilaya du Guidimagha avec des vues sur la rive du fleuve et sur la zone du Karakoro couvrant quatre communes déjà existantes (Gouraye, Ghabou, Baidiam et Souf) et deux arrondissements administratifs (Tachott et Lehraj).

En Inchiri, le gouvernement a approuvé la mutation de l’arrondissement administratif de Bénichab en une moughataa couvrant le nord de la wilaya et gardant les anciennes frontières de l’arrondissement de Bénichab et la transformation de la zone de M’Heijratt a un arrondissement administratif relevant de cette même moughataa incluant le port de Tanit et d’autres centres vitaux existant dans cette zone compte tenu de l’importance de l’aspect sécuritaire dans la zone se trouvant entre Nouakchott et Chami comme cela avait présidé à la création par le passé des moughataa de Beiket Lawach et Chami.

Le ministre a dit que l’objectif de ses mesures est une meilleure et active gestion de la couverture administrative au niveau national et la dynamisation du rôle de l’administration et son rapprochement du citoyen où qu’il se trouve.

Dans ses réponses aux questions des journalistes, le ministre de l’intérieur et de la Décentralisation a indiqué que les justifications du choix pour la création de la nouvelle moughataa en Inchiri de Bennichab et non Al Asma ou Bourjeimatt relève du fait que cette ville était la capitale de l’arrondissement administratif et elle est considérée comme étant une zone vitale qui a vu la réalisation de plusieurs infrastructures publiques dans les domaines de l’eau, de l’électricité et des écoles, en plus d’une densité démographique considérable sur la base d’une planification moderne.

Il ajoute que la densité démographique due à des facteurs économiques ou à l’habitat anarchique pose de grandes difficultés à l’administration pour couvrir les besoins de la population et suivre de près les projets réalisés, notamment dans certaines zones stratégiques non couvertes, en raison de leur isolement par rapport aux départements administratifs auxquels elles sont rattachées.

Il a précisé que les nouvelles structures administratives ont été créées pour permettre une plus grande présence de l’Etat dans ces localités pour répondre aux besoins de la population, rapprocher l’administration des citoyens et assurer les services vitaux, notamment administratifs et sécuritaires.

En réponse à une question concernant la sécurité, le ministre a souligné qu’il existe des cas qui arrivent parfois aux hôpitaux et que les médecins peuvent parfois hésiter à les prendre en charge en attendant une réquisition de la part des autorités judiciaires en vue de les examiner et connaître les causes réelles des cas en question.

Il a déclaré que tous les hôpitaux sont dotés d’un poste de police chargé de la sécurité et d’informer les autorités en temps opportun de tels cas et de révéler les circonstances et leur nature afin d’empêcher la répétition du traitement apportés à des accidentés dans conditions suspectes.

Répondant aux questions des journalistes, le ministre de la Culture et de l’Artisanat, porte-parole officiel du gouvernement, a indiqué qu’en ce qui concerne une correspondance de la commission des Nations Unies aux Droits de l’Homme relative au détenu Ould Ghadda, que ce message contenait de fausses informations résultant naturellement du fait que cette commission obtient les informations de source malhonnête et partiale alors que l’on sait que pour recueillir les informations, on ne doit pas se fier au point de vue d’une seule partie.

Le ministre a ajouté que cette correspondance sera décortiquée et que la réponse l’anéantira car elle ne pourra pas résister à la vérité.

Il a souligné que parmi les mensonges contenus dans cette correspondance, figure le fait que le détenu aurait été arrêté à la suite de la formation d’une commission chargée d’enquêter sur les marchés gré à gré, alors que cette commission n’a été formée qu’après les amendements constitutionnels qui ont aboli le Sénat, et tout le monde sait que le parlement forme des commissions à tout moment et en toutes circonstances et cela n’a jamais été à l’origine de l’arrestation de qui que ce soit.

La lettre mentionne également le fait que le détenu est inculpé en raison de son opposition aux amendements constitutionnels, tout le monde sait que la plupart des sénateurs s’y sont opposés et que leur opposition n’a fait l’objet d’aucune arrestation.

Le ministre a souligné que tout le monde est au courant des enregistrements prouvant que les intéressés distribuaient des dessous de table non seulement à certains sénateurs pour les inciter à voter contre ces amendements, mais aussi à certains opposants afin de mener des activités destinées à déstabiliser la sécurité et en mobilisant des jeunes pour semer le désordre.

En réponse à une question concernant l’initiation d’un nouveau dialogue, le ministre a souligné que les résultats du dialogue passé entre la majorité et une grande partie de l’opposition ont abouti à des réformes constitutionnelles et autres relatives à l’organisation d’élections législatives et municipales, soulignant que celles-ci seront organisées à temps, et qu’elles seront ouvertes à tous. Il a également indiqué que les portes sont toujours ouvertes à l’opposition et que d’autres peuvent établir des contacts et des réunions, mais que le dialogue au sens large du terme est terminé et l’on ne s’attend pas à l’organisation prochaine d’un nouveau dialogue.

En ce qui concerne le nouveau comité chargé d’élaborer une nouvelle stratégie pour la redynamisation de l’Union pour la République, le ministre a expliqué que ce comité est chargé de superviser la nouvelle campagne d’adhésion au parti et de combler les lacunes si elles existent, rappelant que cela prouve le dynamisme du parti et sa capacité de désigner ceux qui peuvent identifier ses problèmes, même si ceux-là ne sont pas issus de la direction de parti.

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Des scientifiques chinois ont réussi à cloner des singes, ouvrant la voie au clonage humain ?

 

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Des chercheurs en Chine sont parvenus à faire naître pour la première fois des primates génétiquement identiques par la même technique de clonage utilisée il y a plus de vingt ans pour la célèbre brebis Dolly, premier mammifère cloné.

Les deux macaques crabiers, baptisés Zhong Zhong et Hua Hua, ont respectivement huit et six semaines et sont pour le moment en bonne santé après ce clonage somatique (par cellules non reproductrices), se sont félicités les scientifiques.

Dévoilée mercredi dans la revue scientifique Cell, cette réussite est prometteuse pour la recherche médicale car elle pourrait permettre aux laboratoires de travailler avec des populations de primates génétiquement uniformes, ont-ils souligné. Les primates sont les animaux les plus proches des humains.

“On peut maintenant produire des singes clonés génétiquement identiques, à l’exception des gènes que l’on souhaite manipuler”, a relevé Qiang Sun, directeur du centre de recherche en primatologie non-humaine à l’Académie chinoise des sciences.

“On peut maintenant produire des singes clonés génétiquement identiques, à l’exception des gènes que l’on souhaite manipuler”, a relevé Qiang Sun, directeur du centre de recherche en primatologie non-humaine à l’Académie chinoise des sciences.

De nombreux échecs

Zhong Zhong et Hua Hua ne sont pas les premiers primates clonés, titre qui revient au macaque rhésus Tetra né en 1999 par une méthode de clonage plus simple et plus limitée appelée division de l’embryon.

Les deux petits macaques résultent, eux, d’un transfert nucléaire de cellules somatiques (SCNT) qui consiste à prélever le noyau d’une cellule avec son ADN – dans le cas présent, dans du tissus foetal – pour l’implanter dans un ovocyte non fécondé dont le noyau a été retiré.

Une fois ce transfert effectué, l’ADN est reprogrammé à l’aide d’une impulsion électrique et commence à se diviser jusqu’à former un embryon.

Cette technique, utilisée sans problème depuis vingt ans sur plus de vingt espèces animales (chiens, chats, porcs,vaches, etc), s’est avérée beaucoup plus compliquée avec les primates. C’est le premier succès.

Après de nombreux échecs, les chercheurs chinois ont innové: ils ont utilisé un noyau du fibroblaste foetal (tissus conjonctif) et réalisé la délicate opération de transfert très rapidement.

“Nous avons essayé plusieurs approches différentes mais une seule a fonctionné”, a expliqué Muming Poo.

Inquiétudes éthiques

Selon lui, cloner des primates permettrait d’utiliser beaucoup moins d’animaux pour des expérimentations qui soulèvent de nombreuses questions éthiques. Les Etats-Unis importent à eux seuls de 30.000 à 40.000 singes chaque année pour la recherche médicale, a-t-il indiqué.

Les scientifiques chinois ont reconnu que leurs travaux allaient susciter de nouvelles craintes concernant le clonage humain.

“On peut, en principe, cloner des humains”, a lancé Muming Poo. “Je pense que personne ne veut cloner des êtres humains, la société ne le permettrait pas” mais “une fois qu’une nouvelle technique apparaît, le risque d’une mauvaise utilisation existe”.

Pour le professeur Darren Griffin de l’université britannique de Kent, “l’annonce du premier clonage d’un primate va sans aucun doute soulever des inquiétudes éthiques, les critiques évoquant l’argument du pas de plus nous rapprochant du clonage humain”.

Reste que, a-t-il souligné, “le clonage de primates sera très utile pour comprendre des maladies humaines, surtout génétiques, et découvrir des traitements”.

– Par Jean-Louis SANTINI, avec Etienne LAMY-SMITH à Pékin, de l’AFP.

Mauriweb

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