Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Birame met de l’arabe dans son zrig et trahit les activistes négro-mauritaniens

Birame met de l’arabe dans son zrig et trahit les activistes négro-mauritaniens3 quarts d’heure d’une pathétique tentative  de se blanchir n’auront pas suffi à changer les faits. Au cœur de la polémique, Birame a parlé mais il n’a rien dit qui puisse changer l’essentiel : après dix ans à exciter contre les maures les poignées de hratines qui l’écoutent, dix ans contre les nationalistes arabes en particulier, le voilà qui s’allie avec eux pour avoir le droit de se présenter à l’élection présidentielle en 2019 et avant ça, espérer entrer à l’assemblée lors des prochaines élections.

https://www.youtube.com/watch?v=9wSiOzHdRuY

Côté symbole : un retournement de tchiaya dans ce rayon comme seul un Messoud a su en profiter avant lui avec ensuite la carrière que l’on sait.  A l’heure où Messoud prend de l’âge, le remplacer comme hartani de service est peut-être le seul rêve accessible pour Birame car que peut-il bien espérer de plus, lui qui ne peut exister politiquement qu’en s’accrochant à l’UPR pour avoir des parrainages comme lors de la dernière élection présidentielle et maintenant en s’alliant au parti nationaliste arabe Sawab ?

Ce retournement de tchiaya a mis les activistes négro-mauritaniens dans tous leurs états. Adieu rêve de se servir de Birame et ses quelques hratines contre les arabo-berbères. Adieu le rêve d’un front noir qui étouffe dans la couleur les séquelles de l’esclavage en milieu négro-mauritanien. Séquelles qui n’ont rien à envier à ce qui se passe chez les maures sinon la liberté d’expression à ce sujet.  Une pensée aux intellectuels négro-mauritaniens « bien nés » qui osent écrire contre cette abominable omerta dans leur communauté.

Birame a donc compris qu’il vaut mieux ne pas être taxé de faire le jeu des négro-mauritaniens. Il coupe l’herbe sous les pieds d’un Dr Saad Louleid qui très tôt a su en tirer quelques bénéfices : on parle d’un contrat non négligeable pour ramasser les ordures (sic !) qui l’occupa loin des discours hartaniques.  On ne l’entend plus, c’est qu’il a encore quelques bénéfices.

Birame n’a fait que retourner son tchiaya comme tout le monde. Qui ne l’a pas fait avant lui ?  Messoud peut-il parler lui qui a planté l’opposition démocratique pour servir le candidat des militaires ? Tawassoul qui ont déjeuné à la table du président militairement élu avant d’en être chassés, peuvent-ils parler ? Ceux qui ont profité de Taya puis applaudi Aziz peuvent-il parler ? Ahmed Daddah lui-même qui a pris acte d’un coup d’état contre un président démocratiquement élu peut-il parler ?  Aziz lui-même peut-il parler ? Les oulémas pour le parjure peuvent-ils parler ? Ceux qui accablent mkheitir et qui ont signé une fatwa pour sauver un athée fils de marabout peuvent-il parler ? Le peuple mauritanien qui a élu sidioca puis son tombeur par coup d’état peut-il parler ?

Birame a fait ce que les mauritaniens savent faire : suivre ses intérêts du moment.  Le mauritanien est comme son milieu : les petites dunes tournent avec le sens du vent. Que pouvait-il faire n’ayant aucune troupe significative pour secouer la rue ? Il a fait assez de prison et n’a aucune envie d’y retourner. C’est l’heure du faire-valoir… Il le mérite. Il ne lui reste plus, comme les sachets de plastiques dans la rue, qu’à s’accrocher à tout ce qui lui tombe entre les mains pour exister médiatiquement en espérant toucher terre un jour et prendre racines…

Le petit parti Sawab, dont Birame lui-même vient de dire qu’ils n’ont aucune assise, pas d’argent, rien pour le corrompre, lui permet d’aller aux élections. Birame jouit sans doute du plaisir d’être le candidat des nationalistes arabes ! Quelle revanche ! vue d’en bas…

Il ne sait pas qu’il est désormais encore plus captif des arabes car  ce petit parti, que plus personne ne connaissait, a trouvé quelqu’un pour travailler pour eux alors que Birame n’a pas les clés de la boutique ! Une autre façon de leur faire du thé ! Sitôt à l’assemblée, Birame devra baisser le ton à propos des nationalistes arabes ou quitter le parti et le siège qui va avec car une loi a été votée pour éviter le nomadisme entre les partis après les élections.

Birame met de l’arabe dans son zrig et trahit les activistes négro-mauritaniens
Quant au pouvoir mauritanien d’extrême droite, le plus rusé de son temps : il rit ! car les projecteurs sur ce petit parti Sawab laissent croire que  c’est le parti des nationalistes arabes mauritaniens alors que leur parti c’est l’UPR car personne n’est plus nationaliste arabe qu’Aziz.  Les idées de ce parti nationaliste arabe ont été distillées depuis dix ans au cœur des populations par ce régime avec un succès populaire jamais atteint. Merci à la TVM, à la radio sans oublier les sorties iniques du porte-parole du gouvernement avec la bénédiction de son employeur sinon il l’aurait viré.

Qu’y a-t-il de plus nationaliste arabe que l’histoire coloniale révisée de travers ? La destruction de tous les symboles de ceux qui ont bâti ce pays contre vents et marées avec la coopération française ? Le pouvoir ingrat qui jouit des bénéfices de la pacification rit et son projet d’une Mauritanie encore plus divisée entre hratines et maures sera visible dans l’assemblée pour terroriser encore plus les maures et les pousser à soutenir le projet néo-féodal : retour à l’ordre ancien, chacun à sa place, les uns qui avancent dans la caravane, les autres immobiles à brailler…

Le parti Sawab ne fera que permettre à la division entre maures de s’installer à l’assemblée à moins que Birame ne devienne un autre Messoud auquel cas, les choses vont se calmer car les mauritaniens ont, grâce à Dieu, une miraculeuse et surhumaine capacité de résilience.

Birame met de l’arabe dans son zrig et trahit les activistes négro-mauritaniens Birame est désormais parti pour avoir sa grande revanche : être Messoud au nez des cadres hratines qui le regardaient de haut avant qu’il ne devienne plus connu à l’étranger qu’aucun mauritanien de son temps. Le petit greffier finira président de l’assemblée après une carrière riche en retournements de tchiaya comme Messoud. Ses partisans auront un jour droit aux postes réservés à la discrimination positive : DG de l’AMI et autre ministère délégué chargé des missions fantômes à maigre per diem mais jamais de puissants généraux ou ministères tant qu’Aziz sera au pouvoir. C’est la dépacification…
Quant aux hratines du petit peuple qui écoutaient Birame, bien que peu nombreux, ils ne sont pas à une désillusion près et ils avaleront cette trahison au milieu de tant d’autres de la classe politique mais au moins ils comprendront que tous ces cris contre leurs frères maures ce n’était qu’une façon pour Birame d’exister, de menacer pour remplacer le grand hartani de service.

La Mauritanie plurielle est partie pour une longue période à quatre pattes, tirée par ce que sa décadence a pu produire de plus médiocre : ramassis d’ignorants, de cuistres, d’assoiffés de pouvoir, complexés de tous bords noirs et blancs, du plus noble au plus casté, tous dans le bain du délire identitaire pendant que les plus brillants mauritaniens leur laissent la place par dégoût de cette scène politique. 


Voilà le bilan de ce régime d’extrême droite qui ne craint que la grève générale toutes races confondues pour en finir avec les salaires et les retraites de misère pendant qu’Aziz mène une vie de roi aux frais du contribuable à acheter des avions, construire des palais pour recevoir des tyrans et courir dans le monde se faire voir alors qu’il devrait se cacher le temps de s’occuper des malheurs de son pays et de son peuple pour qu’ils soient présentables.
 
Au lieu de ça, il construit une démocratie féodale sans un coup de feu avec des prisons presque vides ; preuve qu’il sait jouer avec les ressorts inconscients d’une élite qu’il connaît bien et d’un peuple dont il n’attend rien sinon qu’il se tienne tranquille et avale des salades.
 
Il ne manquait plus que toucher à la religion de chez nous pour nous servir un islam arrivage terrifiant et obscurantiste. Voilà chose faite et si la politique est le plus vieux métier du monde alors chez nous c’est un bordel en burqa.
 

Ce qui se passe en Mauritanie mérite un livre, les articles ne suffisent plus pour mettre en lumière cette impressionnante dynamique du mensonge gratuit, du mépris bon enfant face à tant de malheureux incapables de réagir car ils sont manipulés pour n’être prêts qu’à mordre la main de ceux qui viendraient leur parler pour qu’ils ouvrent les yeux.
 
Jamais l’expression «  n’avoir que le tyran qu’on mérite » n’a eu autant de justesse que chez nous.
 
Que faire ? Dénoncer si possible, se taire si nécessaire et reconnaître que s’opposer avec la rage de convaincre, c’est vouloir imposer à des chameaux et des boeufs un caractère de pur-sang arabe. N’est pas cheval qui veut et à chacun son Hi-han…
 
Simah
 
VLANE
 

https://www.chezvlane.com/Birame-met-de-l-arabe-dans-son-zrig-et-trahit-les-activistes-negro-mauritaniens_a8270.html

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DROIT DE REPONSE à l’article de M. Ciré Ba sur flamnet.info, le 2 juin 2018

DROIT DE REPONSE à l’article de M. Ciré Ba sur flamnet.info, le 2 juin 2018Rassurez-vous cher Monsieur, il n’y a pas de marchandages indignes et encore moins de dessous inavouables à l’alliance conclue entre le parti Sawab et M. Birame Dah Abeid.  Cet accord est officiel et publié dans son intégralité par toute la Presse.

Quant à la rengaine de la participation des leaders baathistes aux évènements de 1989-92, l’air est connu. Et il est entonné mal à propos comme toujours. Il ne donne plus la chair de poule à personne. C’est une pure invention de l’imagination de certaines gens, qui ont de tout temps préféré ignorer les faits, qui demeureront, malgré cela, têtus.

Il n’y a pas, il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais d’excuses à présenter pour cette pure fantaisie de l’esprit.

Vous vous interrogez, en outre, sur la volonté et la capacité de M. Birame Dah Abeid à émanciper les Haratines, qui sont une composante essentielle de notre peuple. Ce qui est fort étonnant !

En effet, l’opinion publique mauritanienne et vous-même en premier savez que M. Birame Dah Abeid a porté la cause Haratine au sommet des préoccupations de tous les mauritaniens.

Et il s’agit là d’un travail de titan en un laps de temps très court, comparé aux résultats dérisoires obtenus par d’autres sur des dizaines d’années. Et puis dites-nous ce que vous avez, vous autres, fait vous pour cette cause.

En cinquante ans d’existence, le Baath de Mauritanie a toujours cherché à aider à solutionner les problèmes de la société : la question culturelle, la guerre de Sahara et le problème Haratine.

Il y a, certes, d’autres problèmes dans notre pays et notamment ceux récurrents liés au respect des droits et à la promotion de la communauté négro-africaine, lesquels ne peuvent être discutés qu’avec des hommes honnêtes et crédibles.

Les Baathistes, pour leur part, n’ont jamais éludé la nécessité de trouver des solutions justes, équitables et pérennes à la question nationale, chaque fois qu’ils ont eu en face d’eux les hommes qu’il faut.

A cet égard, il importe de rappeler la période 1980-82, au cours de laquelleles Baathistes étaient très liés à Messieurs M’Bodj Samba Bédou et Ball Fadhel. Ce fut le long embastillement des Baathistes, qui mit fin à cette fructueuse collaboration.

La rencontre, quasi-miraculeuse, en prison en 1987, entre les Baathistes et le remarquable Feu Ly Djibril (Allah Yarhamou), premier président des FLAM, s’est terminée malgré eux trop tôt, lorsque ce grand leader a été pratiquement arraché de leurs mains pour être jeté dans le triste bagne de Oualata.

Il est inutile de déterrer davantage de faits, dont personne ne semble demandeur. Ils reposent dans le secret d’âmes ardentes et vigilantes. Et il est préférable qu’ils continuent ainsi !

Nouakchott, le 04 juin 2018

                     Devali O. CHEINE

Source :     Le calame

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Nouvel épisode dans la guerre contre Bouamatou

altComme si le fait d’impliquer Mohamed Ould Bouamatou dans le fameux dossier RP 04, au même titre que des sénateurs, des syndicalistes et des journalistes ne lui suffit pas, le pouvoir a engagé il ya quelques semaines une nouvelle procédure contre cet homme d’affaires et son adjoint Mohamed Ould Debagh pour ‘’évasion fiscale et blanchiment d’argent’’. Le juge d’instruction, chef du pôle des magistrats chargés de la lutte contre la corruption près le tribunal de Nouakchott ouest  a délivré dans le cadre de cette procédure engagée contre X (un X pas si inconnu que ça) une commission rogatoire (numéro 003/2018 du 2 mars 2018)  au commissaire de police chargé des crimes économiques qui n’en demandait pas plus. Muni de sa réquisition, il a déjà perquisitionné les domiciles de Bouamatou (en chantier), celui de Ould Debagh dont l’épouse sera arrêtée quelques heures pour avoir refusé d’assister à la fouille de la maison ainsi que la GBM. Aujourd’hui, c’est autour des Assurances Générales de Mauritanie (AGM) de recevoir la visite des limiers de la police économique. Son seul crime est d’appartenir à un Bouamatou.

Les policiers demandent aux responsables de la société de leur fournir ses statuts, les noms des propriétaires et actionnaires, les dirigeants, l’adresse, la boite postale, l’adresse électronique et les différents comptes bancaires. Un abus flagrant de pouvoir, au même titre que le maintien sous contrôle judicaire depuis plus de 10 mois de sénateurs, de journalistes et de syndicalistes pour des motifs fallacieux.

Avec cette commission rogatoire, la police peut agir à sa convenance, fouiller le domicile qu’elle veut, interroger et arrêter n’importe qui.

Une nouvelle manifestation de l’instrumentalisation de la justice qui devait elle-même diligenter l’enquête.

Le calame

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Mauritanie : des professeurs de l’enseignement supérieur brûlent leurs diplômes devant le parlement

Mauritanie : des professeurs de l’enseignement supérieur brûlent leurs diplômes devant le parlementDes professeurs de l’enseignement supérieur ont brûlé lundi leurs diplômes universitaires devant l’hémicycle de l’assemblée nationale pour protester contre le retard de leurs salaires et leurs émoluments.

Ces professeurs qui collaborent avec l’institut supérieur des études et de recherches islamiques ont déclaré que ce geste est intervenu après de multiples protestations et sit-in pour réclamer la levée de l’injustice à leur égard.

Les protestataires demandent leur recrutement à l’institut le paiement de leurs droits acculés depuis des années, relatifs aux cours dispensés, l’encadrement des étudiants dans la préparation de leurs mémoires et la surveillance des examens.

Ils réclament par ailleurs l’augmentation de l’âge pour le recrutement dans la fonction publique et l’établissement de contrats de travail avec l’institut.

Ces professeurs avaient organisé ces dernières semaines des sit-in devant la présidence de la république pour réclamer ces mêmes droits.

SAHARA MEDIAS

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Les dix stratégies de manipulation de masses

Les dix stratégies de manipulation de masses
 
Le philosophe nord-américain Noam Chomsky, activiste et penseur politique, professeur de linguistique au Massachusetts Institute of Technology où il a enseigné toute sa carrière, a fondé la linguistique générative. Il s’est fait connaître du grand public, à la fois dans son pays et à l’étranger, par son parcours d’intellectuel engagé. Il a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les médias. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

1/ LA STRATEGIE DE LA DISTRACTION
 
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l »économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
(Le foot, les jeux olympiques, Johnny, etc) [“Panem et circenses” “Donnez leur du pain et des jeux !”].

   2/ CREER DES PROBLEMES, PUIS OFFRIR DES SOLUTIONS
 
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté.
(Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.).
 

3/ LA STRATEGIE DE LA DEGRADATION
 
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
(Baisse des retraites et allongement de la durée du travail).
 
 
4/ LA STRATEGIE DU DIFFERE
 
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
(L’augmentation importante de la pression fiscale ne s’est pas faite avant les élections de 2012).
 
 
5/ S’ADRESSER AU PUBLIC COMME A DES ENFANTS EN BAS AGE
 
La plupart des publicités destinées au grand public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
(Les français sont trop gros, trop gros, trop gros. Les boissons sucrées sont surtaxées : nous les paierons plus cher).
 
 
6/ FAIRE APPEL A L’EMOTIONNEL PLUTOT QU’A LA REFLEXION
 
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements
(La Terre se réchauffe dangereusement du fait des seules activités humaines (sic), ce sera terrible pour nos enfants : les carburants sont encore plus taxés).

 
7/ MAINTENIR LE PUBLIC DANS L’IGNORANCE ET LA BETISE
 
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
(80 % des élèves des universités ou des grandes écoles sont issus des classes moyenne ou supérieure).
 
 
8/ ENCOURAGER LE PUBLIC A SE COMPLAIRE DANS LA MEDIOCRITE
 
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte
(Voir certaines émissions de TV particulièrement populaires).
 
 
9/ REMPLACER LA REVOLTE PAR LA CULPABILITE
 
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !
(Vous êtes au chômage par manque de formation : suivez un stage et tout ira mieux).
 
 
10/ CONNAITRE LES INDIVIDUS MIEUX QU’ILS NE SE CONNAISSENT EUX-MEMES
> Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes.
Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement.
Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
(Pourquoi croyez-vous que les grands politiques utilisent et payent largement des instituts importants des sciences humaines ou des grandes sociétés de publicité ce qui revient au même).

 
PEU IMPORTE LA COULEUR POLITIQUE, VOILA COMMENT NOS CHERS DIRIGEANTS NOUS MANIPULENT !

 Noam Chomsky

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