Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Lettre de Biram Dah Abeid aux dirigeants de l’opposition mauritanienne

altLouange à Dieu, prière et paix sur le Messager d’Allah.

Biram Dah Abeid à la coalition des partis d’opposition mauritaniens.

Tout d’abord, je vous félicite pour votre vaillante résistance face à la machine à fraude du régime tyrannique et votre fermeté face à la propagande malveillante du chef du régime en déclin.

Et je vous conjure à l’unité en vue de la bataille du deuxième tour à l’issue victorieuse.

Je porte à la connaissance des présidents que les paliers de la bataille que je mène en compagnie des gens libres, tant au niveau international qu’en Mauritanie, et particulièrement les masses déshéritées , soumises au joug de l’exploitation et de la privation, confrontées au dictateur Mohamed ould Abdel Aziz, bataille au cours de laquelle le régime a utilisé ses victimes comme espions, sous couvert du noble métier de journaliste, instrumentalisant pour ce faire la justice ; je vous informe, dis-je, que les paliers de cette bataille n’ont point changé, de sorte que cela nécessite de solidarité pour qui n’y voit une raison d’exprimer sa solidarité dès le début. Aussi, ma position en faveur de tout opposant à ce régime maléfique, de quelque obédience soit-il, est un devoir et particulièrement au second tour de ces élections.

C’est un devoir dicté par la conscience, c’est aussi une décision du parti et l’orientation de mon organisation et j’en appelle à votre grandeur et à mon humble personne d’œuvrer en ce sens, sans aucune autre considération  et loin de tous calculs.

Ma cause face au chef de la tyrannie Mohamed ould Abdelaziz et de sa horde n’a pas enregistré de nouveau rebondissement nécessitant la solidarité de ceux qui ne l’étaient auparavant, et ce pour l’heure ce n’est pas une priorité. La priorité est de gagner le pari et notre soulèvement comme un seul homme pour ce qui reste de cette compétition électorale.

Par ailleurs, je suis à même de mener la bataille de la prison et la remporter tôt ou tard, comme d’habitude, contre le régime lâche qui se sert de ses geôliers espérant que leur zèle pourrait à notre capitulation. Nous vaincrons.

Biram Dah Abeid

Prison civile de Nouakchott

Le 09/09/2018

le calame

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Mauritanie : 70 partis politiques à la corbeille!

Mauritanie : 70 partis politiques à la corbeille!Rimweb – Après une semaine d’attente et de tergiversations, la CENI a finalement rendu public les résultats du scrutin du 1er septembre mettant du coup fin a une guerre des nerfs qui en a éprouvé plus d’un.

Ainsi, les candidats et les partis politiques ont été enfin édifiés sur leur sort. Et ce sont par conséquent pas moins de 70 partis politiques, parmi les 98 qui étaient en compétition qui seront jetés à la poubelle car n’ayant pas obtenu les 1% de voix prévu par la loi.

En effet, la plupart de ces formations politiques appelées ici partis-cartables sont fondés sur des bases familiales, tribales, ethniques voire raciales. Ce sont généralement des partis de personnes où le président a droit de vie et de mort sur les militants.

Malheureusement, certains de ces partis vont échapper au couperet de la loi du fait que certains pontes du régime en rupture de banc avec le parti au pouvoir se sont présentés sous la bannière de ces partis leur offrant du coup un coup de fouet salvateur.

Et pour revenir aux résultats publiés par la CENI, notons qu’ils sont loin de faire l’unanimité et l’opposition n’a pas manqué de crier au scandale dénonçant une mascarade.

Malgré tout cette même opposition a su tirer son épingle du jeu avec une trentaine de députés au premier tour, une véritable aubaine pour des partis qui reviennent de très loin, avec une traversée du désert qui a duré près d’une décennie pour certains d’entre eux.

Cette opposition très divisé du reste et habituée à aller aux élections en rangs dispersés a pour une fois réussis à monter certaines alliances qui ont fait mouche, mettant du coup en échec le dessein avoué du président mauritanien qui tablait sur un raz-de-marée au parlement de la part des élus du parti au pouvoir, ce qui lui permettrait d’envisager une énième opération chirurgicale pour la constitution, ce qui lui ouvrirait le chemin d’une présidence à vie.

Notons que si la CENI a pu relever le défi d’organiser des élections en un laps de temps, elle n’a pas pu éviter les énormes embuches qui se sont dressés sur son chemin et qui ont entachés tout le processus.

Ce n’est donc pas un hasard si le nombre de bulletins nuls a atteint le chiffre faramineux de 529.296, un record qui aura sa place dans le Guiness. Et plus bizarre encore, les disparités qui ont été constatés au niveau d’un même bureau de vote pour les différents scrutins.

Autre équation paradoxale, il est arrivé que dans des localités où le taux d’éveil est plus important, on trouve plus de bulletins nuls que dans des zones rurales où la plupart des gens ont du mal à tenir un stylo dans la main.

Tous les couacs sont dus au manque de formation du personnel de la CENI, qui a été recruté sur des bases népotiques.

Par ailleurs la CENI n’a pas su respecter les B.A.BA des directives préconisées par la loi. Ainsi, les partis ont eu du mal à imposer leurs représentants dans les bureaux de vote, ce qui aurait pu contribuer à la transparence du scrutin et à une surveillance de proximité des opérations électorales. En principe chaque représentant de parti a le droit à une copie du PV au même titre que la CENI et le ministère de l’intérieur. Reste à savoir pourquoi la CENI n’a pas veillé à l’application de cette loi qui assure l’instauration d’un mécanisme de vérification indispensable.

Malheureusement beaucoup de candidats n’ont pas pu avoir accès directement aux résultats de certains bureaux, ce qui explique cette levée de bouclier contre une CENI qui a, sur ce plan, failli à sa mission.

Par Bakari Guèye 


http://rimweb.net/mauritanie-70-partis-politiques-a-la-corbeille/

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Alliance Electorale de l’Opposition Démocratique: Déclaration

altLe rideau est tombé sur le premier tour des élections municipales, régionales et législatives. Ces élections ont connu de graves entorses et de nombreuses violations de la loi, aussi bien au niveau de la préparation et de la campagne électorale, qu’au niveau du scrutin et du dépouillement des votes.

Au niveau de la préparation : L’échéance a été organisée dans des conditions telles qu’il est impossible de garantir un minimum de sérieux, d’organisation et de crédibilité. Ainsi, le pouvoir a tenu à organiser cinq scrutins concomitamment, dans l’improvisation et dans un laps de temps très court et non adapté. La gestion de l’opération, au départ très complexe, a été confiée à une commission dépourvue de légitimité, dont les membres ont été désignés sur des bases loin des critères de l’indépendance, du professionnalisme et de l’expertise. De même, les démembrements de cette commission ont été choisis suivant les mêmes considérations de parenté, d’appartenance partisane et de népotisme. Naturellement, on ne pouvait pas attendre, d’une élection organisée dans de telles conditions et par une telle commission, que l’anarchie générale qui a eu lieu, l’embarras des électeurs et les agissements irresponsables et inacceptables de la part de la Commission et de ses démembrements, ce qui a ouvert la voie toute grande à toute sorte de fraude, de manipulations et d’infractions. A cela s’est ajouté l’arrestation et l’incarcération de candidats à la veille du démarrage de la campagne.

 

Au niveau de la Campagne : Violant de manière flagrante la loi et les règles de la compétition démocratique, le pouvoir a jeté tout son poids dans la bataille au profit de son parti et le chef de l’Etat a assuré lui-même, sans vergogne, la direction de la campagne de ce parti, mobilisant l’Etat entier, ses ministres, son administration, ses moyens et son autorité et recourant à la menace et l’intimidation contre ceux qui ne votent pas pour son camp. Autre violation des lois organisant la campagne et sa déontologie, le chef du régime s’est lancé, de manière délibérée, dans des attaques contre des composantes respectables de l’opposition démocratique, tenant à leur sujet un discours plein de haine, de diffamation, d’invectives et d’accusations graves et sans fondement, sans que la Commission électorale ne manifeste la moindre objection, alors que c’est à elle que revient la responsabilité de contrôler la campagne pour s’assurer de la neutralité de l’administration et du respect de la loi et de la déontologie de la campagne.

 

Au niveau du scrutin et du dépouillement des voix : Tout le monde a pu constater ce qui s’est passé, en matière de complaisance avec le parti du pouvoir dans la désignation des présidents et des membres des bureaux de vote, les changements des représentants de la Commission des chefs de bureaux de vote à la demande des notables locaux, l’empêchement des représentants des partis de l’opposition d’être présents dans les bureaux de vote, les manipulations des bulletins de vote, l’usage répandu de bulletins préalablement marqués et le refus de remettre les procès-verbaux de vote aux représentants de l’opposition présents.

Nous avons plus d’une fois mis la commission électorale devant ses responsabilités, à chacune de ces étapes, et ce au cours de rencontres qui nous ont réunis avec elle et à travers des mémorandums écrits qui lui ont été remis. De même, nous l’avons sommée d’enquêter sur de nombreuses transgressions et infractions avérées et documentées, sans jamais recevoir de réaction positive de sa part. Elle s’est contentée de faire des promesses, se réfugiant dans le flou et fuyant ses responsabilités.  

La Coalition Electorale de l’Opposition Démocratique :

  • Condamne vigoureusement le comportement du pouvoir, en matière de mobilisation de l’Etat au service du son parti, ainsi que les accusations graves, arbitraires, diffamatoires et injurieuses, portées par le chef du régime contre des composantes importantes de l’opposition ; accusations qui constituent une menace contre la paix civile et la cohésion nationale.
  • Considère que ces élections constituent une usurpation de la volonté des électeurs, à cause de la fraude massive et des transgressions scandaleuses qui les ont marquées et des manipulations généralisées de leurs résultats.
  • Tient le pouvoir pour responsable de l’opportunité ratée, qui pouvait contribuer à résoudre la crise politique dont souffre le pays, en ce moment délicat de son histoire. Il le tient aussi pour responsable des conséquences qui pourraient découler de son obstination à poursuivre la prise en otage de l’Etat, en vue de l’exécution de son projet unilatéral ; projet destructeur qui constitue une aventure aux suites imprévisibles pour la stabilité et l’unité du pays. Nous ferons face, avec détermination, à ce projet tout comme d’ailleurs l’ensemble des mauritaniens soucieux de l’avenir de la Mauritanie et il ne passera jamais ! 
  • Appelle tous les partis, tous les acteurs politiques et tous les mauritaniens attachés au changement démocratique à la mobilisation, au vote massif en faveur des listes de l’opposition démocratique au deuxième tour, ainsi qu’en faveur de toutes les listes concurrentes du parti du pouvoir et à faire face, avec vigilance, force et détermination, aux tentatives de fraude et de malversation.
  • Condamne avec la dernière énergie la poursuite de l’emprisonnement arbitraire de Mr Biram Dah Abeid élu député à l’Assemblée Nationale et exige sa libération immédiate.

Nouakchott, 9 septembre 2018

L’Alliance Electorale de l’Opposition Démocratique

 

le calame

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Elections générales : les résultats annoncés par la CENI

La commission électorale nationale indépendante a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche les résultats des élections législatives, municipales et régionales, sans entrer dans les détails.

La CENI s’est limitée à donner un aperçu général sur le nombre de circonscriptions électorales tranchées à l’issue du premier et celles où devra se dérouler un second tour.

Election des députés à l’assemblée nationale

Ces élections ont été organisées dans 49 circonscriptions électorales avec la participation de 96 partis politiques et 16 coalitions de partis avec un total de 540 listes candidates pour 157 sièges de députés répartis comme suit :

Circonscriptions au niveau des moughata : 99 sièges

Circonscription unifiée pour Nouakchott : 18 sièges

La liste nationale : 18 sièges

Liste nationale des femmes : 20 sièges

Election des conseillers au sein des conseils régionaux

Le scrutin s’est déroulé dans les 13 wilayas sur l’ensemble du territoire national avec la participation de 52 partis politiques et 16 coalitions de partis avec 160 listes candidates pour 285 places.

Les élections municipales

Ce scrutin a été organisé dans 219 communes réparties sur l’ensemble du territoire national avec la participation de 84 partis politiques et 32 coalitions de partis avec la participation de 1552 listes électorales pour 3831 sièges.

Résultats des élections

Les résultats, après le dépouillement des procès verbaux établis dans les 4080 bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire national et de 6 circonscriptions électorales à l’étranger, dans 6 pays africains, asiatiques et européens, ont donné les résultats suivants :

nombre d’inscrits : 1.417.823 électeurs

Nombre de votants : 1.041.199

Nombre de voix nulles :

élections régionales : 219.670

élections législatives : 185.521

élections municipales : 124.105

Nombre de voix exprimées

élections régionales 800.379

élections législatives : 838.518

élections municipales : 901.979

Taux de participation 73,44%

Au cours du premier tour 37 circonscriptions électorales ont été tranchées s’agissant des législatives tandis qu’un deuxième tour sera organisé dans 12 autres.

S’agissant des conseils régionaux, quatre ont été tranchés tandis que les 9 autres le seront à l’issue du second tour.

Au niveau des communes 111 ont rendu leur verdict à l’issue du premier tour tandis qu’un deuxième tour sera organisé dans les 108 autres.

 

saharamedias

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Le président de la CENI : « les élections ont été réussies malgré de multiples difficultés »

Le président de la commission électorale nationale indépendante, Mohamed Vall O. Bellal a qualifié les élections législatives, municipales et régionales qui se sont déroulées dans le pays de « réussies » en évoquant cependant de « multiples difficultés » lors de ce scrutin.

Il a affirmé que le second tour sera organisé à la date prévue, c’est-à-dire le 15 septembre.

Le président de la CENI s’est réjoui du climat dans lequel se sont déroulées ces élections, ce qui traduit a-t-il ajouté, la maturité politique et l’attachement à la démocratie du peuple mauritanien.

Il a évoqué certaine difficultés lors de ce scrutin, eu égard au caractère exceptionnel de ce scrutin qui a connu une grande participation de la classe politique et sa multiplicité avec 5 élections en même temps.

Le président de la CENI a par ailleurs évoqué le peu de temps imparti  à la préparation de ces élections et leur organisation en période d’hivernage qui complique les déplacements pendant cette période dans plusieurs régions du pays.

Il a par ailleurs félicité les autorités civiles et militaires pour avoir sécurisé le scrutin partout dans le pays, les observateurs nationaux et internationaux, les médias publics et privés pour « leur contribution positive à la réussite de ces élections ».

 

saharamedias

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