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“ Hillary Clinton révèle : DAECH a été créé par l’administration américaine !”
“L’ancienne chef de la diplomatie américaine et ex-première dame des Etats-Unis, Hillary Clinton, a secoué le monde avec d’intrigantes révélations faites dans son dernier livre »HARD CHOICES » (Le temps des décisions*), dans lequel Mrs Clinton a annoncé que c’est bien l’administration américaine qui a créé DAECH (abréviation arabe de l’État islamique en Irak et au Levant-EIIL). L’organisation terroriste DAECH, a été créée dans le but de procéder à un nouveau »partage » dans la région du Moyen-Orient, affirmant qu’une coordination a eu lieu à ce sujet entre Washington et les Frères musulmans pour créer cet »Etat » dans le Sinaa. Hillary Clinton, a également déclaré dans ces »mémoires » publiées aux Etats-Unis : »Nous avons infiltré la guerre en Irak, en Libye et en Syrie, et tout allait pour le mieux et puis tout à coup une révolution eût lieu en Egypte et tout à changé en 72 heures ». Elle poursuit son récit en ajoutant que »nous étions d’accord avec les Frères en Egypte pour annoncer l’Etat islamique dans le Sinaa et le remettre entre les mains du ‘Hamas’ et une partie à ‘Israël’ pour la protéger, adjoindre Halayeb et Challatine au Soudan, et ouvrir les frontières libyennes du côté de Salloum. Il était même question d’annoncer la naissance de l’Etat islamique le 5 Juillet 2013, et on attendait l’annonce pour reconnaître, nous et l’Europe, ce nouvel Etat ». Le livre »Hard Choices » de Mme Clinton renferme d’importantes informations relevant auparavant du »Top Secret », des décisions politiques d’une extrême sensibilité, des interventions et ingérences, etc… Un livre à lire pour ceux qui souhaitent savoir ce qui se passe en »haut lieu » et découvrir comment va »basculer » le monde dans les prochaines décennies.
L’éditorial de Camara Seydi Moussa : Quand Abdelaziz se confie ou écrit à Idriss Debby
Initiatives News – Cher ami et doyen,
Doyen, c’est avec un grand plaisir, par la présente, que je viens me confier à vous au vu de votre sagesse et votre magnifique expérience pour bénéficier de vos astuces afin de garder le pouvoir.
Président, votre jeune frère – que je suis – est perdu. Je ne me vois pas une vie sans le pouvoir. La nature des hommes et femmes de mon pays me renforce dans cette posture. Ancien Président mauritanien, moi Mohamed, je ne m’imagine pas dans ce statut. Hélas, mon inquiétude vient de ce que je me vois, si cela arrivait, victime de règlements de comptes incalculables…
A tort ou à raison, on m’accuse de beaucoup de choses et dont la moindre est qu’on m’attribue une richesse énorme. Sur ce plan, certains de mes proches n’ont pas été discrets. Il faut dire qu’on n’a pas vu le temps passer. Un temps qui a favorisé plus l’éclosion d’un nombre important d’ennemis de toute sorte et de tout genre que le rang des fidèles à tout prix.
Même si je connais déjà que l’homme politique mauritanien est d’une versatilité incroyable. Pour cela, les applaudisseurs ne me seront d’aucune utilité, une fois en dehors du pouvoir autour duquel ces vauriens s’agglutinent. Cher frère Debby, les similitudes de nos pays, nos politiques, nos régimes et notre alliance extérieure (la France) me donnent espoir que vous êtes la solution à l’équation à plusieurs inconnues (visibles, invisibles, extrêmement dangereux et incontrôlables) à laquelle je fais face.
Pour rappel, à l’époque où notre ami Pierre (l’ancien Président du Burundi) était dans les difficultés, je lui étais venu en aide avec des conseils qui lui ont certainement valu la position dans laquelle il est aujourd’hui ainsi que son pays. Mon ami, je vous félicite pour la réussite de votre politique d’émancipation et du développement du grand peuple du Tchad mais aussi le respect que vous incarnez pour la sécurité de notre région.
Président, vous êtes un exemple dans notre syndicat des Chefs d’Etat africains. Vous êtes le témoin vivant de notre renforcement dans notre perception que le pouvoir ne peut être légué n’importe comment – ou laissé à n’importe qui – car nous restons les véritables espoirs de nos peuples. Président, je suis dans un dilemme : partir ou rester au pouvoir en tentant de faire sauter le verrou constitutionnel. Dilemme que vous avez su régler brillamment.
Mais seulement, cher ami, moi, ma situation s’apparente à un labyrinthe dans un désert sèchement aride. Voilà pourquoi je fais appel à votre sagesse pour des conseils afin de surmonter les pièges de ce labyrinthe.
La Constitution. Le peuple. L’armée. L’Occident.
Oui, Doyen, l’armée ou la grande muette, c’est surtout elle, qui semble être mon problème. Dans cette institution hautement professionnalisée, il pourrait y avoir des hommes opposés à mon choix de rester au pouvoir. Même si j’ai, à plusieurs reprises, dit vouloir respecter la Constitution, mon souhait est tout autre. Certains de mes « appuis » civils l’ont compris et le font savoir bruyamment, mais, entre nous, connaissant leur soutien insignifiant et très intéressé, je ne perdrais rien à m’en passer. Le véritable soutien que je veux (en tout cas qui serait d’un meilleur secours) est celui de l’armée, mes frères d’armes. Des frères d’armes qui refusent de comprendre que ce qu’on désire de plus au monde, on doit faire toujours semblant de ne pas le vouloir. Je pense que le soutien de l’armée m’ouvrira un boulevard pour ce troisième mandat que je désire de toutes mes forces.
Hélas, la Constitution est si verrouillée religieusement.
Quoique, sur ce plan, j’ai des érudits qui ont déjà trouvé la solution. Eh oui, dans mon peuple civil, j’ai des soutiens qui sont prêts à accéder à tous mes désirs, comme ils l’ont fait par le passé pour mes prédécesseurs, surtout pour le grand maitre Maaouya Ould Taya.
Le peuple. Oui, avec le peuple, je pourrais être surpris mais, comme vous, j’ai l’antidote contre l’ire de ce peuple à qui j’ai donné tant de goudrons, le carrefour de l’un de ces routes bitumées porte d’ailleurs mon nom et est situé dans le prestigieux quartier de Hay Es-Sakin où, je peux le dire, est né mon sobriquet de « Président des Pauvres » (certains opposants, des moins-que-rien, disent en persiflant : « Président des Pauvres… de nous ») . Mon peuple je le connais bien. Ce peuple que j’ai appauvri ne m’inquiète pas ; y a que certains aigris, peu nombreux, juste quelques mécontents, qui font du bruit – d’ailleurs sans écho…
Mon cher, j’ai compris qu’entre ce peuple et moi, c’est l’histoire des coqs et des graines. Tu peux déplumer, voire trucider ces gallinacés, ils te suivront toujours, tant que, sur ton sillage, tu sème, gracieusement, des graines. L’essentiel étant de leur donner quelque chose à picorer.
Le peuple, mon ami, n’est pas mon grand problème, surtout que j’ai la chance d’avoir une opposition de réaction et non d’action ; une opposition (celle qui est au pays) plus élitiste que de masse. Le reste étant plus active dans les réseaux sociaux et à l’étranger. C’est pour dire que cela ne m’inquiète guère : Facebook et Whatsapp n’ont encore renversé aucun Président (en tout cas, à ma connaissance) !! Je suis très heureux que mon opposition (très … !) ne comprend pas encore qu’un peuple sans culture politique est à la merci de nos pouvoirs.
Enfin, il y a l’extérieur ou l’Occident. Mais cher ami et Excellence Monsieur le Président (hé hé !), l’Occident, et surtout la France, n’a jamais était un obstacle. Seule notre opposition (si limitée, Alhamdoullillaah) croit encore au mirage d’un poids extérieur, d’une pression, pouvant nous faire faire ce que nous ne voulons pas. L’extérieur n’a jamais étais un problème. C’est même notre soutien le plus sûr. La France fait ce que nous voulons, comme nous voulons, quand nous voulons et où nous voulons. Du refus des visas à nos contradicteurs les plus tenaces, en passant par le soutien dans les négociations contre nos opposants (je te cite, en mémoire, les fameux accords de Dakar de 2009 qui m’ont permis de rouler cette opposition dans la farine) en passant par des informations capitales pour nous aider à fortifier nos pouvoirs, la France est un partenaire fidèle. Quant à l’Amérique, houhouhhouh, avec leur actuel Président qui ne pense qu’à construire des murs et faire du Tweet, on peut dormir sur nos quatre oreilles.
Excellence, voilà pourquoi j’ai besoin de vos conseils pour m’aider à faire admettre mon projet ; un projet qui est celui de plusieurs membres de notre syndicat.
En tout cas, j’y suis et, à moins d’un miracle, j’y reste.
Salutations distinguées.
Merci d’avance.
Votre jeune frère en difficultés, Mohamed Abdel Abdel Aziz, encore et toujours le Président de la République Islamique de Mauritanie. Aujourd’hui, demain et… le siècle prochain !
Camara Seydi Moussa
source : La Nouvelle Expression
La valse du changement des ambassadeurs continue
Une tempête de changement des ambassadeurs du pays a été lancée mercredi soir à Nouakchott.
C’est ainsi qu’ont été nommés :
– Ambassadeur Hamid Ould Hamouni, ambassadeur de Mauritanie à Moscou.
– Ambassadeur Mohamed Mahmoud Ould-Abdallah Ould Boya, ambassadeur de Mauritanie auprès du Sultanat d’Oman .
– L’ambassadeur El Houssein Ould Dieh ambassadeur de Mauritanie à Khartoum.
– L’ancienne ministre Cisse Mint Cheikh Ould Boida ambassadrice de Mauritanie auprès de l’UNESCO.
L’ancien député Mohamed Ould Mohamedou, alias Ould Leila, ambassadeur de Mauritanie en Tunisie.
– L’ancienne ministre Fatma Val Mint Soueyni-a ambassadeur de Mauritanie en Côte d’Ivoire.
La Mauritanie a limogé son ambassadeur à New York, Ba Ethmane, et nommé son successeur, Sidi Mohamed Taleb Amar, qui était à Moscou.
Le gouvernement mauritanien a également limogé son ambassadeur à Washington, Mohameden Ould Daddah, et nommé son remplaçant Ba Samba , frère de l’ancienne ministre Coumba Ba
Source : https://www.anbaa.info/?p=44422
L’édito de La Tribune : Le nouveau gouvernement annonce de quoi demain sera fait
Initiatives News – Le décor est planté. Ou presque. Le dispositif mis en place par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz pour préparer l’échéance de 2019 semble prendre forme.
Il s’articule autour de ses hommes de confiance, ceux qui ne peuvent être soupçonnés d’arrivisme, d’opportunisme ou de fausse loyauté, ceux qui ont fait leurs preuves en tout : efficacité, constance, fidélité, dévouement…
La composition du nouveau gouvernement annonce à peu près de quoi demain sera fait. Nettement rehaussé par la présence du Chef d’Etat Major des Armées, le Général Mohamed Ould El Ghazwani comme ministre de la défense, ce gouvernement semble être celui de la consolidation de l’existant tout en incarnant l’espoir d’une reprise en main. Laquelle commence par l’apaisement des relations.
Finies les querelles qui ont rongé le système ces deux ou trois dernières années. Finie la tension permanente avec les protagonistes traités en ennemis et non en partenaires.
La mise en place de la nouvelle Assemblée nationale avait déjà permis de hisser à sa tête Cheikh Ould Baya, le député de Zouerate et ancien président de l’Association des Maires de Mauritanie.
Homme de confiance, Ould Baya croit profondément aux vertus du dialogue, mieux, à la nécessité et à la possibilité de convergence en matière politique. Le processus de désignation de son bureau, mais aussi celui de la mise en place du conseil régional du Tiris Zemmour et du Conseil municipal de Zouerate, ont donné la preuve de ce souci, constant chez lui, de chercher le consensus surtout quand il est possible.
La pièce manquante du puzzle est l’instance dirigeante du parti Union pour la République qui tient son congrès dans la deuxième moitié de décembre prochain. Mais on peut dire dès à présent que le décor planté jusque-là, est celui qui va permettre d’apaiser les rapports, de les normaliser et pourquoi pas de faire converger l’ensemble des acteurs politiques pour permettre un tan soit peu de sérénité…
La Mauritanie qui parait aujourd’hui un pivot de stabilisation du Sahel, est un pays fragile.
Sur le plan intérieur, l’échec patent des politiques à proposer et/ou à accompagner, les secousses récentes et anciennes, les tares sociales structurelles, les déficits de gouvernance accumulés, bref… le lourd héritage des décennies d’errements a traumatisé les acteurs les empêchant de réfléchir, de se projeter pour anticiper.
Ils se sont contentés de courir après les événements sans pouvoir jamais rattraper le temps et les occasions perdus. Résultat : une société émiettée et une élite déresponsabilisée.
Sur le plan régional, la Mauritanie est entourée de problématiques dont le débordement ici est un risque énorme.
Au nord, le conflit du Sahara qui bout constamment. Avec lui la question des Bidhanes au Maroc, de la succession en Algérie, de la stabilisation en Libye… A l’est et au sud-est, l’Azawad et la question peule qui créent l’environnement propice au développement et à l’implantation des groupes extrémistes religieux et ethniques. Au sud, les convulsions qui frappent de temps en temps des pays et des sociétés qui, comme nous, ne sont pas encore arrivés à leurs points d’équilibre.
Les richesses, gaz et pétrole, qui s’annoncent sont certainement des facteurs aggravant pour ce qu’ils attirent de convoitises.
Nous oublions souvent que les quantités annoncées nécessitent une ressource humaine (savoir-faire, technicité…) que nous n’avons pas mais que tous les autres ont. Nous oublions aussi que la présence de grandes sociétés multinationales (Majors, comme on dit) est nécessairement une menace sur la souveraineté et même sur la cohésion des pays où les richesses sont exploitées.
C’est seulement quand on aura jaugé et jugé ces menaces que nous comprendrons que «quelque chose» peu être fait. Que «quelque chose» doit être fait.
Pour consolider le front intérieur en répondant aux attentes légitimes et dont l’expression peut (ou pas) comporter quelques exagérations. Les populismes se nourrissent sur l’incompétence des acteurs. La meilleure façon de leur barrer la route, est de traiter sereinement et intelligemment les revendications.
Pour renforcer le statut de la Mauritanie comme pôle de stabilisation et comme élément facilitateur dans une région en pleine ébullition.
2019 est un rendez-vous crucial. En décidant de respecter son serment et de se conformer aux dispositions de la Constitution en matière de mandats, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz permet d’ouvrir une nouvelle fois, la porte de l’espérance avec en prime la possible expérience d’une alternance au pouvoir annoncée. Cela rapportera mieux et plus à la Mauritanie que le gaz, le pétrole et que tous les métaux précieux du monde.
Inchaa Allah
MFO
La Tribune N°761 du 6 nov. 2018
cridem
Dé-plumes pas-triotes par Mohamed Hanefi
Mohamed Hanefi – Un dur d’oreille dit à son ami : « j’ai acheté un écouteur capable de faire entendre les pas d’une fourmi. »
-D’où tu l’as acheté ?, demanda l’autre.
-A 50 francs répondit-il.
Moujbou Baat nos dialogues.
Citoyens. Excusez-moi pour une fois, je dois déplumer les plumes et farcir la farce. Un mot que j’ai écrit à un ancien camarade de classe du primaire, Lô Gourmo, m’a couté certaines réactions qui grattent très loin de ce qui démange. Il n’y a aucune raison visible ou occulte, qui puisse me pousser à dire du mal du professeur Lô.
Quand même je le fais, personne ne me croirait. Lo est un intellectuel, une personnalité politique et un mauritanien notable et distingué. Point à la ligne.
Citoyens la justice ne veut nullement dire l’égalité absolue entre les gens ; et la Mauritanie ne veut pas dire les exactions et les dépassements de ses fils dénaturés par les appâts de la luxure et de la richesse.
Demander une égalité absolue entre un chef d’état, un directeur de banque, un chef d’état-major et la vendeuse du couscous ou le boutiquier du coin relève de l’utopie. Et Dieu l’a dit dans notre coran : « والله فضل بعضكم على بعض في الرزق ». Ce qui est sûr et certain, c’est la petitesse et l’insignifiance de tout ce monde devant Dieu, le jour de la rétribution.
Nous sommes divisés en trois groupes distincts ; dont deux extrêmement dangereux, virulents qui se passent une victime ballotée au grès de leurs caprices.
Le premier groupe qu’il convient d’appeler ceux qui sont perdu et ont tout perdu, sont ceux-là qui veulent se draper dans une gloire tirée du passé à grand coup de photos en noir et blancs maculées de la griffe insensible d’un temps, qui nous a vu vivre ce que nous avons vécu.
Parmi eux ceux que les circonstances ont favorisés. Ils se sont tournés vers leur faveur, leur supériorité, leurs privilèges et ont exagéré dans leur gestion des choses et leur mal-partage. Très mal-partage des choses du pays et de l’attention qui doit être accordée à chaque citoyen. Le deuxième groupe constitué des mécontents de tout bord.
Un ensemble qui tire sa raison d’être des catastrophes du pays. Souvent pas pour soigner les douleurs, mais pour en tirer une légitimité immorale, du moment qu’ils se servent des catastrophes, pour alimenter les catastrophes.
Entre les deux un semblant de peuple, complètement absenté, consommé à tous les plats, exclus de ses affaires et qui suit, somnambule des bourreaux à visages de sauveurs, qui le conduisent pour l’occire partout et nulle part où ils peuvent en tirer quelques lambeaux de profit ou quelques miettes d’avantage.
Bientôt le 28 novembre. 28 hommes « sacrifiés », pour célébrer la cérémonie. C’est le slogan qui circulera à travers le monde de cette Mauritanie cannibale, qui mange ses fils. Des drapeaux dégoulinant de sang, des insultes à la communauté maure, dont 95 des éléments ne savent même pas déchiffrer en français les graves chefs accusations, qui sont devenus leur marque déposée à travers le monde.
Triste histoire d’une autre histoire d’un drapeau qui pleure.
Si 28 mauritaniens ont été sacrifiés de la sorte, c’est une honte nationale, qu’il convient d’ensevelir dans les sarcophages les plus impurs et les plus malpropres de la nation, au lieu d’en faire des chansons et des hymnes.
Si au contraire ces salves de slogans ne sont que des diffamations et des calomnies pour disgracier un pays où on n’a pas eu tout ce que l’on veut, le crime est pire et doublement traitre. Car ceux que vous offrez en cibles ne sont autres que vos pères, mères sœurs…parfois votre propre vie.
Indépendamment de ce qu’avancent les uns et ce que rétorquent les autres, nous sommes passés par des périodes terribles de 1966 à 1989.
Nous avons été un peuple faible, entrainé vers la dissension par les pires de nos enfants. Dirigés par les plus mauvais d’entre nous, nous nous sommes laissé entrainer vers la pire situation qu’un peuple puisse vivre : La Division et la Haine. Une animosité nationale savamment entretenue pour des raisons bien obscurs et bien égoïstes.
Des prétextes empoisonnés comme la langue, l’ethnie, la tribu vont s’insérer dans notre quotidien, conditionner notre marche et semer une zizanie indescriptible qui n’a pas fini de nous détruire. Ce que j’ai dit au professeur LO Gourmo, exactement et que je vous livre :
« A Lo Gourmo, un ancien camarade du primaire.
Le prophète Salomon a parlé avec la huppe, un oiseau.
La communication n’est ni une affaire de sang, de couleur ou d’ethnie. Si bien sûr on veut communiquer. Nous sommes piégés dans les toiles empêtrées, d’une mauvaise foi, qui n’est ni noire, ni maure ni hybride. Nous sommes foutus par la boulimie de tout avoir, l’arrogance et la vanité d’exclure tous les autres, pour une déification qui n’appartiendra jamais à personne, tant les gueules béantes de tombes se referment chaque jour sur les cadavres.
Nous sommes malades. Rien qu’à nous comparer aux autres, on a le tournis. Celui qui est raciste, l’est en son nom. Celui qui exclut les autres, ne le fait que pour ses intérêts et ceux de ceux qui lui sont proches.
Même les fourmis se partagent leur pitance, sans protester.
Ce pays n’est pas raciste ; il n’est pas ce que vous dites, mais il est victime de ce que vous, en couleur, mashallah, faites.
Ce qui se passe chez nous n’est pas un problème ordinaire.
Dieu sait. Mais c’est plutôt une punition divine, pour un péché, qui n’a pas encore dit son nom et dont les cloches des conséquences sonnent de plus en plus fort.
Celui qui est fort, par la force, verra pour sûr que la force appartient au Dieu de la force. Et celui qui forge sa force de sa faiblesse se rendra compte que les voies sont multiples pour traire le lait sans couper les mamelles. D’ailleurs le lait chez nous a changé de couleur et perdu le goût. Vous pouvez tous vous exprimer, protester sans donner à ce pays des couleurs qu’il ne supportera pas et qui ne sont pas sienne.
Dans cet univers, tous les êtres s’expriment à leur manière propre, sans collision. La vache meugle, le cheval hennit, le lion rugit, l’âne braie, la biche brame, les chats miaulent. Aucune espèce ne contrait l’autre à traduire son langage et toutes vivent en symbiose…Sauf en Mauritanie, où l’imam doit avoir 4 ou 5 traducteurs, pour que tout le monde soit content.
Lo ! Wallahi, je déteste le racisme, le tort, l’exclusion, parce que Dieu les déteste et les a prohibé. Mais je déteste plus que les fautes des mauritaniens, soient enregistrées dans les archives du monde, en apartheid, au nom de la Mauritanie.
Puisse Allah remplir les ventres, pour nous permettre de revenir aux nobles principes, qui ont régi cette terre, et qui ne faisaient pas de différence entre ses enfants. »
Ceux, donc qui se sont servi de l’arabe, du français, des langues nationales, de la religion, des doctrines étrangères ; tous n’étaient que des malfaiteurs, des filous qui ne se souciaient pas plus de la cause brandit que d’un motif, une voie pour se donner un sale rôle dans la charcuterie nationale.
On cherche à présider, non pas pour bien conduire, mais pour bien manger.
Ceux qui se félicitent de la décision du président Trump à « effacer » la Mauritanie de la miséricorde américaine, à la place du sang national, ont du bissap dans les veines. On ne se réjouit pas du malheur de sa famille. C’est une monstruosité abjecte et lâche. Quelle image !!! se frotter les mains et se délecter de la nouvelle que les vôtres vont crever de faim a défaut d’être enterrés sous les bombes.
Pensez-vous qu’au Yémen, en Somalie, en Irak, ce sont les gouvernants qui crèvent ????? vous vous trompez, le bouches de canons que vous ajustez, ont la ligne de mire dirigée vers la chambre à coucher de vos parents et la petite chambre avoisinante de vos petits frères et petites sœurs. Ceux qui repus des grâces que Dieu leur a données se détournent des problèmes nationaux, dont le ciel est assombri par ces multitudes de mauvaise foi qui croassent à notre nom et déforment notre image dans le monde.
Ne soyez pas moins que ces oiseaux et ces animaux cités plus haut.
Wallahi je m’excuse d’ailleurs auprès des oiseaux. Ils sont disciplinés et défendent leurs nids au prix de leur vie.
Ces tumultes et ces boucans ne présagent rien de bien…rien de bon.
Toute la république remue ciel et terre pour des mois des semaines, pour que Ould Mkheytir soit pendu, ou que l’équipe nationale apporte la coupe( qui a débordé). Mais toute la nation est incapable de se serrer les coudes ; de cotiser pour que le terme de veuves de déplacés soit cicatrisé définitivement de ce triste feuilleton national.
L’art de « cinématiser » le cinéma !!! et de projeter ses films sur les fils de l’information. Si Allah a dit qu’une bienfaisance est récompensée par dix fois sa valeur, n’est-ce pas auprès des vivants qu’on peut obtenir ce prix divin ?
Pourquoi vivre tournés vers les tombes, quand les maisons ont faim ?
Nous sommes un peuple trop enclin à parler de sang de martyrs de bravoure de guerres « glorieuses » épique, de coup d’épée dans la nuque de l’ennemi…chaque tribu à elle seule a dominé tout le pays. Elle reste la meilleure, juste jusqu’au moment où on écoute la version de la tribu voisine. Ridicule !!!!!! Vous êtes ce que vous êtes, non ce que furent vos ancêtres.
Comprenez-le.
Mais bon sang apprenez à parler de paix, de cohésion de bonheur de solidarité, de fraternité, d’entente ou à défaut de pitié et de compassion.
On ne peut être musulman en ignorant les principes de l’Islam.
Apprenez à discuter, à écouter l’autre.
Apprenez que cette vie ne dure pour personne et que vous allez tous, passer sous le pressoir de vos actes, comme le fil dans le chas d’une aiguille de couture.
On ne peut s’entendre dans les hurlements, ni se comprendre dans l’arrogance et le mépris. Assalamu-aleykum…assalam, la paix est mieux. الصلح خير
Gouvernement de Mauritanie, révise les paramètres. « Allah ordonne la justice et la bienfaisance. ». Ce pays n’appartient pas à un maure, plus qu’à un noir. Il est pour nous tous et la Baraka, la paix ne s’installera pas dans le tort.
C’est un bras de fer contre Dieu de vouloir faire triompher le tort.
إِنَّ الْبَاطِلَ كَانَ زَهُوقًا
Je ne veux pas d’un manger qui laisse mon frère affamé, ni d’une lumière qui garde mes frères dans l’obscurité. Ce pays est vaste pour tout le monde et pour dix fois le nombre de ses habitants en plus.
Ne donnez pas aux autres des cravaches pour vous ramener à la raison quand il sera trop tard. Beaucoup se sont pensés invincibles, pour finir dans les griffes de l’humiliation et du regret. La cupidité n’a jamais été de nos coutumes. Notre sel était partagé entre les tentes au point à la fin de la tournée, on ne savait pas à qui appartenait l’écuelle.
Tous les espoirs de ce pays sont entre vos mains ne décevez pas l’histoire.
Mohamed Hanefi. Koweït.
cridem



