Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Kaaw Elimane Bilbassi Touré : MAURITANIE: L’IGNORANCE ET L’INDIFFÉRENCE!

altJ’ai été très choqué et indigné, qu’après la qualification de la Mauritanie à la 32ème édition de la CAN au Cameroun, de découvrir encore sur la toile que certains frères et soeurs africains ne savent même pas qu’il y a des Noirs, Haalpulaar(Ful6e), des Soninko, des Wolofs, des Bamana… en Mauritanie.

 

Oui, des Noirs qui sont des Mauritaniens authentiques, de souche, d’origine et non des simples fils des immigrés Ouest-africains! Apparemment ils ignorent complétement l’histoire du peuplement, des empires et autres royaumes traditionnels dans notre sous région.
Il faut reconnaitre aussi que la politique raciste de la diplomatie mauritanienne a si bien réussi que partout dans le monde on croit que la population mauritanienne est à 100% maure(Bidhane) et que la Mauritanie doit rimer avec mauritude!
Quel est le noir mauritanien membre d’une délégation, étudiant à l’étranger qui n’a pas été victime de cette méprise dans certains pays?  » Vous êtes mauritanien , vous êtes arabe? » ou « Vous êtes « Naar », donc vous parlez arabe ou hassaniya »!!!

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, la Mauritanie actuelle est une création artificielle du colonisateur français et elle se situe sur les ruines de l’ancien Tekrour, Ghana, Fouta , Waalo, terres où se sont créées, puis individualisées et developpées ces nationalités négro-africaines( pulaar, soninké, wolof, bambara, sérère…). Oui, la Mauritanie n’était pas terra ex nihilis avant l’arrivée des Arabo-berbères!

En réalité si on se réfère à l’histoire la population noire est autochtone et tout tend aussi à prouver qu’elle est majoritaire en Mauritanie. Nous n’en tirons pas naturellement prétexte pour exiger l’installation d’un pouvoir exclusivement noir à Nouakchott.

Et comme nous le soulignions dans notre historique « Manifeste du Négro-mauritanien opprimé » de 1986, pour les Noirs, le fait d’être majoritaire et de se référer à une antériorité de l’occupation ne suffisent pas pour contrôler ce pays.

L’Afrique du Sud sous l´Apartheïd était un exemple édifiant. Les Afrikaners sont d’origine européenne. Ils représentaient 3 millions sur les 25 que comptait le pays. Mais, ils sont arrivés à dominer celui-ci par le moyen de la violence politique, policière, militaire et par la domination économique et c’est la même politique inique et cynique qui est appliquée aujourd’hui en Mauritanie dans le silence et l’indifférence de la communauté internationale et africaine.
Nos frères et voisins africains attendront certainement comme disait l’autre, le jour où les européens ou américains, en panne d’une bonne cause à défendre dénonceraient enfin ce qui se passe dans ce pays si proche, alors bien sûr ils feront les choeurs.

Et nos artistes trouveront subitement l’inspiration, nos poètes leurs muses, nos griots dépoussiéront leurs koras, nos journalistes leurs plumes, nos panafricanistes et « droits de l’hommistes » leurs voix, pour chanter les vaillants HÉROS assassinés dans les geôles de l’État raciste à Oualata, Djreïda, Inal, N’beyka et à Azlat , s’indigner de cette belle négritude bafouée et dénoncer enfin cet autre Apartheïd sahelien au pays de l’Azizanie.

Notre souhait le plus absolu serait que ces questions de couleur, de pourcentage passent au second plan pour laisser place aux seuls critères de compétence et de patriotisme.
Et comme je le soulignais hier après la magnifique et historique victoire de nos Mourabitounes : Elle est belle la Mauritanie quand elle est en harmonie et assume avec fierté sa diversité et ses identités!

Merci encore à nos jeunes joueurs et futurs ambassadeurs d’avoir rendu aujourdhui l’autre Mauritanie oubliée plus visible et plus audible en dehors de nos frontières.
Ebène et sable en harmonie, Noirs et Beydanes unis, tu revivras ma Mauritanie.

Demain il fera jour et la lutte continue!

Kaaw Elimane Bilbassi Touré

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CAN 2019: la Mauritanie, une première historique !

CAN 2019 (qualifications) : Première qualification historique pour la MauritaniePour la première fois de son histoire la Mauritanie va disputer la Coupe d’Afrique des Nations après sa victoire (2-1) face au Botswana lors de la cinquième journée des éliminatoires de la CAN 2019 dans le groupe I. Cet immense exploit porte en grande partie la signature de l’attaquant Ismaël Diakité auteur d’un doublé décisif.

 
 

De la sueur, des crampes, du cœur et certainement des larmes. Rien n’a été de trop dimanche à Nouakchott pour pousser la Mauritanie vers sa première qualification à la Coupe d’Afrique des Nations. Les Mourabitounes ont beaucoup souffert face au Botswana, mais l’issue en valait la peine. Ils ne s’attendaient certainement pas à vivre un tel scénario face un adversaire déjà éliminé et qui n’avait, jusqu’à présent, inscrit le moindre but depuis le début des éliminatoires. Les Zèbres ont mis fin à cette statistique dès la 4e minute de jeu par Kobe qui profite d’un cafouillage dans la surface, après un coup franc, pour battre de près le gardien Diallo.

Cueillis à froid, les hommes Corentin Martins n’ont pas paniqué. Ils ont poussé pour revenir et ont réussi à égaliser grâce à Ismaël Diakité, qui, en renard, reprend un ballon qui avait été repoussé par le poteau (20e).

Dominateurs dans le jeu, la possession, et les occasions, les Mourabitounes vont longtemps buter sur une teigneuse équipe botswanaise qui n’a rien lâché. Les Mauritaniens non plus. Au moment où la pénombre avait commencé à envahir Nouakchott, recouvrant petit à petit les espoirs des supporters, Ismaël Diakité a surgi de nouveau pour délivrer tout un peuple alors qu’il restait moins de six minutes à jouer (84e). Tout un pays pouvait exulter avec son héros et son équipe qui ne lâchera plus son avantage jusqu’au coup de sifflet final. La Mauritanie sera à la CAN 2019.

L’autre ticket de ce groupe va se jouer en mars entre l’Angola qui va se déplacer au Bostwana, et le Burkina Faso qui va accueillir une Mauritanie sans pression.

 

http://afriquefoot.rfi.fr/20181118-can-2019-mauritanie-une-premiere-historique?ref=tw_i

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Sénégal: Le Wolof, le Pulaar et le Sérére introduits à l’école

pulaarLe « wolof », le « pulaar » et le « sérére » introduits à l’école

C’est à l’école élémentaire Serigne Aliou Cissé de Sam que le programme « Lecture Pour Tous » a été lancé, ce jeudi, par le ministre de l’éducation nationale. Il a été conçu pour mettre en œuvre la directive numéro 6 des Assises de l’éducation et de la formation.

« Cette entrée des langues nationales dans le système éducatif va se dérouler avec l’appui technique et financier de l’USAID. Il a été entamé en phase test en 2017, il va toucher 7 régions du pays: Kaolack, Fatick, Kaffrine, Diourbel, Matam, Louga et Saint Louis et va concerner 3 langues nationales, le Wolof, le Pulaar et le Serere »,a révélé le ministre.

Ce programme vise à améliorer la question de l’amélioration de la qualité et vise à ce que tous les enfants maîtrisent les compétences en lecture.

senenews

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Réécriture de l’histoire de la résistance : Rachid célèbre le 3e anniversaire de l’Appel du Président Aziz

Réécriture de l’histoire de la résistance : Rachid célèbre le 3e anniversaire de l’Appel du Président AzizNouakchott Info – Les populations de Rachid ont célébré, ce jeudi 15 novembre 2018, le troisième anniversaire de l’appel du Président de la République invitant à la réécriture de l’histoire de la résistance coloniale en Mauritanie.

En visitant en 2016 le site de la bataille de Rachid entre la résistance nationale sous le commandement du grand combattant Mohamed El Moctar Ould El Hamed et l’armée coloniale française, le 16 août 1908, le Président de la République avait, en effet, pris l’engagement de faire réécrire l’histoire de cette résistance dont les hauts faits d’arme ont été escamotés sciemment par le colon.

Dans son discours de bienvenue le maire d’El Wahat Ahmed Ould Dié, a remercié le Président de la République pour cette décision historique avant de mentionner la farouche opposition affichée par les populations de Rachid face à l’envahisseur qui n’avait pu venir à bout de cette résistance qu’à travers l’usage, et ce, pour la première fois en terre mauritanienne, de l’artillerie lourde.

Il a mis l’accent sur la nécessité de maintenir vivace le flambeau de cette résistance et le rôle multidimensionnel joué par les combattants, qu’il soit religieux, militaire, social ou culturel. Il a d’ailleurs profité de l’occasion pour inviter les chercheurs et les étudiants en fin de cursus universitaire en particulier, d’en faire leurs sujets de mémoire.

Le Wali adjoint du Tagant a indiqué, pour sa part, que les pouvoirs publics accompagneront toute initiative visant la revalorisation de la résistance source de notre fierté nationale.

Le représentant local de l’Association Nationale pour la commémoration des combats héroïques de la résistance nationale Ahmed Ould Magha, a rappelé les efforts entrepris pour dépoussiérer les faits de résistance menés par les combattants pour la liberté en mentionnant, statistiques à l’appui, le nombre de batailles livrées, le nombre de martyrs tombés sur les champs de bataille et le nombre de français tués par la résistance sur toute l’étendue du territoire national.

Après ces différentes allocutions, le maire d’El Wahat a invité ses hôtes à sillonner les ruelles du site en ruine de l’ancienne ville de Rachid. Une visite guidée à la découverte de l’ancienne mosquée, la maison du combattant Mohamed El Moctar Ould El Hamed et les traces écrites gravées sur des blocs de pierre retraçant le quotidien des anciens habitants de cette cité en ruine.

Enfin dans la soirée, le public a été convié à une soirée artistique et culturelle au cours de laquelle des sketchs, des danses et des chants héroïques ont été entonnés à la gloire des résistants.

Nouakchott Info

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Union africaine : dernier espoir pour faire avancer la réforme institutionnelle

Union africaine : dernier espoir pour faire avancer la réforme institutionnelle Les chefs d’État africains se rassemblent ce week-end à Addis Abeba pour un sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA), où ils chercheront à s’accorder sur un projet de réforme institutionnelle de l’organisation porté depuis deux ans par le président rwandais Paul Kagame.

Il reste peu de temps à Paul Kagame, qui a insisté pour que ce sommet soit convoqué, pour faire passer ces réformes destinées à rendre l’UA moins bureaucratique et plus efficace, mettent en garde les analystes.

En janvier, il cèdera son poste annuel de président en exercice de l’UA au chef de l’État égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, bien moins enclin que lui à défendre ces réformes.

« L’inquiétude tient à ce que, même si elle ne devait pas chercher pas à revenir dessus, l’Égypte ne ferait très probablement pas la promotion de ces réformes », explique Elissa Jobson, du centre d’analyse International Crisis Group (ICG).

Pour elle, le sommet de samedi et dimanche est le « dernier effort » pour faire adopter autant de modifications que possible avant que Kagame ne passe la main au président égyptien.

Une réforme nécessaire

Longtemps critiquée pour sa lourdeur administrative et son inefficacité, l’UA avait chargé en 2016 le leader rwandais de réfléchir à une réforme visant notamment à garantir l’autonomie financière de l’organisation pour lui donner les moyens de sa souveraineté politique.

Kagame a cherché à tailler dans les dépenses de l’UA, en limitant le nombre de sommets et de commissions, et à réduire sa dépendance à l’égard des donateurs étrangers. Il a aussi suggéré qu’elle circonscrive ses priorités à la sécurité, la politique et l’intégration économique.

Mais plus de deux ans et cinq sommets après, plusieurs Etats clés sont toujours extrêmement réticents et l’espoir de voir un accord global être conclu cette semaine dépend surtout de qui se rendra à Addis Abeba.

« Il faudra voir combien de chefs d’État viennent, et ça déterminera le succès du sommet, (qui) déterminera d’une manière ou d’une autre le succès des réformes », remarque Liesl Louw-Vaudran, consultante auprès du centre sud-africain d’analyse Institute of Security Studies (ISS).

Pour l’instant, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Botswana, les Comores, le Togo et le Ghana ont confirmé qu’ils enverraient leur président. Le Nigeria et le Mozambique délégueront leur ministre des Affaires étrangères. Les autres pays n’ont pas fait savoir qui se déplacerait.

Des réticences

Certaines réformes ont déjà été adoptées. En début d’année, les chefs d’État de l’UA avaient accepté de faire passer de deux à un le nombre de sommets annuels.

Selon Elissa Jobson, analyste à l’ICG, près de la moitié des 55 Etats membres ont accepté de payer une taxe de 0,2% sur les importations, pour réduire la dépendance de l’UA à l’égard des bailleurs étrangers, lesquels contribuent à son budget à hauteur de 50%, et l’autre moitié trouvera un autre moyen de payer.

Aucune décision n’a encore été prise sur les autres propositions du président rwandais, comme celle de charger le président de la Commission de l’UA, actuellement le Tchadien Moussa Faki Mahamat, de nommer le vice-président de la Commission et les autres commissaires.

La plupart des pays africains les plus puissants sont en effet réticents à donner à l’UA la capacité de prendre des décisions à leur place, observe Liesl Louw-Vaudran.

« Ils ne veulent abandonner aucune part de souveraineté à la Commission de l’UA. Ils la voient encore comme une sorte de secrétariat chargé de mettre en oeuvre ce que les chefs d’État décident », explique-t-elle.

Méfiance de l’Égypte

Elissa Jobson souligne que les réserves de l’Égypte tiennent à une sorte de ressentiment, le pays ayant été suspendu de l’UA un an après le coup d’État de 2013 ayant amené Al-Sissi au pouvoir.

« Il y a un sentiment général que cette décision avait été plus impulsée par la Commission que par les États membres. C’est une raison supplémentaire pour l’Égypte de vouloir voir les pouvoirs de la Commission réduits », pense-t-elle.

Un diplomate travaillant à l’UA et ayant requis l’anonymat ajoute que l’Égypte a publiquement soutenu les réformes, mais aimerait probablement qu’elles se concentrent sur d’autres aspects que ceux défendus par Kagame, comme la sécurité et la reconstruction post-conflits.

« Personne n’espère vraiment que ce sommet va permettre de résoudre quoi que ce soit, mais vous verrez peut-être quelques décisions prises », laisse-t-il entendre.

Par Jeune Afrique avec AFP

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