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Le Maroc interdit à Ould Bouamatou d’accéder à son territoire
ALAKHBAR (Nouakchott) – Le Maroc a interdit à Mohamed Ould Bouamatou d’accéder à son territoire. Le Royaum chérifien menace aussi d’engager des poursuites pénales à l’encontre du milliardaires et opposant mauritanien.
Selon un communiqué relayé par la presse, le Ministère marocain des Affaires étrangères et de la coopération internationale accuse Mohamed Ould Bouamatou d’avoir « mis en circulation sur les réseaux sociaux d’images de prétendus passeports marocains, supposés appartenir au Président mauritanien (Mohamed Ould Abdel Aziz) et un membre de sa famille».
Le Royaume du Maroc parle d’« aberration grossière » et précise que des « investigations préliminaires ont permis de relever que ces prétendus passeports sont inexistants au niveau de la base de données des services marocains compétents ».
“Le Royaume du Maroc, attaché aux liens historiques forts entre les deux peuples et aux relations fraternelles et de bon voisinage entre les deux pays frères, ne permettra en aucune manière que son territoire soit exploité afin de porter atteinte à la stabilité de la Mauritanie ou de s’attaquer à ses institutions suprêmes“, a indiqué le communiqué.
ALAKHBAR
Diallo Mamadou Bathia nommé Président du Conseil Constitutionnel (Liste des autres membres)
AMI– La présidence de la République communique :
Par décision en date de ce jour, sont nommés président et membres du Conseil Constitutionnel :
Président : Monsieur Diallo Mamadou Bathia
Membres:
– Mme Aïchetou Mint Dechagh Ould Mhaïmed
– Monsieur Mohamed Mahmoud Ould Sidigh
– Monsieur Ahmed Vall Ould M’Bareck
– Monsieur Yahya Ould Mohamed Mahmoud
– Monsieur Ahmed Ahmed Djibaba
– Mme Selama Mint Lemrabott
– Monsieur Ba Mariam Koïta
– Monsieur Haimout Ba.
AMI
Ministére des affaires étrangères de la France: Biram Abeidi est un détenu de droit commun
Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé que Biram Ould Dah Ould Abeidi , responsable de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), « est détenu à la suite d’une plainte pour des faits de droit commun qui ne relèvent ni de son activité associative ni politique.s »
La declaration du ministère français des Affaires étrangères est publiée sur le site de l’Assemblée nationale française et fait suite à une question posée par la députée de l’Assemblée, Clementine Autain.
Mme Clémentine Autain alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation de M. Biram Dah Abeid, député et militant abolitionniste, détenu depuis le 7 août 2018 dans les geôles mauritaniennes. Militant infatigable de la fin de l’esclavage et des droits humains en Mauritanie, M. Biram Dah Abeid est considéré par le régime du président Aziz comme un opposant politique. À ce titre, il est durement et injustement réprimé. Emprisonné de 2008 à 2011, suite à la création de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), il a de nouveau été arrêté en 2014 pour avoir pris part à une caravane contre l’esclavage. Cette troisième incarcération, après la plainte d’un journaliste pour « harcèlement », sonne comme une volonté assumée du pouvoir de museler toute opposition politique. Biram Dah Abeid a pourtant reçu le prix des droits de l’Homme des Nations unies en 2013. Malgré l’abolition de l’esclavage en 1981 en Mauritanie, les ONG dénoncent un phénomène qui concerne encore 150 000 personnes en 2016. Même si une nouvelle loi pénalisant l’esclavage a été promulguée en 2015, elle ne permet pas de mettre fin à cette situation. Elle lui demande donc de tout mettre en œuvre pour exiger la libération de M. Biram Dah Abeid et le respect de ses droits fondamentaux. La France, « premier partenaire bilatéral » de la Mauritanie, avec qui elle entretient des « relations historiquement privilégiées » selon le site France diplomatie, a le devoir de protéger ce citoyen mauritanien qui lutte pacifiquement pour promouvoir la démocratie et la fin de l’esclavage dans son pays.
Réponse émise le 30 octobre 2018
Si la France ne commente pas les décisions de justice relatives à des faits de droit commun survenus dans d’autres pays, qui sont souverains en la matière, et ne peut donc pas non plus réclamer la libération d’un détenu de droit commun, l’ambassade de France suit toutefois de près le cas de M. Biram Dah Abeid, en lien avec la délégation de l’Union européenne à Nouakchott. L’intéressé est détenu à la suite d’une plainte pour des faits de droit commun, qui ne relèvent ni de son activité associative ni politique. En dépit de son incarcération, il a pu participer aux législatives de septembre et a été élu député. De manière générale, l’ambassade de France à Nouakchott suit avec une grande attention la situation des droits de l’Homme en Mauritanie et entretient un dialogue permanent et constructif avec les autorités mauritaniennes sur ce sujet, en lien avec l’ensemble des partenaires impliqués, en particulier l’Union européenne. Elle échange également avec la société civile, dont certains responsables de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) de M. Birame Dah Abeid. Une délégation de diplomates français et européens s’est ainsi rendue, en janvier 2018, auprès de détenus membres de l’IRA, depuis libérés, pour s’entretenir avec eux et s’assurer de leur bonne santé. Le leader de l’IRA, Biram Da Abeid, a pu se rendre en France à de multiples reprises. Par ailleurs, par son action de coopération, la France appuie le renforcement de l’Etat de Droit autour de plusieurs sujets : lutte contre la torture (soutien à un programme à destination de la société civile et des avocats, notamment l’ONG ACAT, travail avec l’administration pénitentiaire) ; promotion des droits de l’Homme (formation, organisation du 6ème concours international de plaidoiries pour les droits de l’Homme à Nouakchott fin 2018) ; lutte contre la violence basée sur le genre. L’AFD met par ailleurs en œuvre un programme de 0,8 M€ sur la justice.
Source : https://www.nosdeputes.fr/15/question/QE/12820
ADRAR-INFO
A quelque six mois de la prochaine présidentielle – programmée en Juin 2019 – et alors que le pouvoir en place affine tranquillement son puzzle, l’opposition démocratique se mure, elle, dans un silence plus que troublant. Elle ne semble quasiment pas préoccupée de cette échéance électorale, pour ne pas dire, tout simplement, de son propre avenir. L’entrée de plusieurs de ses leaders à l’Assemblée nationale l’aurait-elle affadie ? Ceux-ci paraissent surtout préoccupés de leur exercice parlementaire ; première expérience, il est vrai, pour certains d’entre eux. Hormis quelques coups de gueule et maigres protestations, pas du tout à la hauteur de l’échéance en vue, l’opposition en serait-elle à se complaire, comme le croient certains, dans le plus mou des statu quo, même si des présidents de parti de sa plus grande coalition affirment que « les choses ne vont pas tarder à bouger » ? « N’écartant pas l’idée » d’une candidature unique en 2019, nul ne s’avance cependant à plus d’audace. Jusqu’à quand ? Après certainement la prochaine présidentielle qu’elle ne fait manifestement rien, aujourd’hui, pour gagner. De quoi accréditer la thèse d’Ould Abdel Aziz selon laquelle il n’y aura pas d’alternance en faveur de l’opposition,« parce qu’elle en est incapable »…
Xibaaru 


