Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Biram Dah Abeid récipiendaire de doctorat honoris causa: voici son allocution

altMonsieur le Recteur,

Mesdames et messieurs membres du jury,

Mesdames et messieurs les étudiantes et étudiants, chers invités. 

Aujourd’hui, je ressens l’honneur et la reconnaissance de mon engagement, de ma douleur et de la rumination de dizaines de millions de forçats, subjuguées sous, d’autres cieux, du seul hasard de leur venue au monde. 

Autant de mes semblables endurent, jusqu’à nos jours, le rétrécissement, pour ne pas dire l’amputation de leur être, sous l’emprise du travail forcé ou indécent, du mépris de couleur et de l’infériorité ethnique.

L’esclavage, même quant il s’estompe ou disparait comme institution, continue à produire, sur le temps étiré, l’inégalité prosaïque et la honte de soi qu’entraine la moindre conscience de se savoir amoindri, dès la naissance. Un descendant d’esclave s’émancipe au travers de sa descendance et toujours dans l’obstination, pour ne récolter, in fine, que l’évidence de son humanité. Vous semble-t-il concevable de souffrir et de mourir pour une évidence ? Malgré sa banalité, l’article est trop cher payé mais nous autres rejetons de paria n’avons d’autre choix.

La liberté s’impose à nous, non en termes de faculté mais de survie. Je vous invite à redécouvrir le sens de cette vocation contrainte, par les exemples familiers à l’entendement de l’Europe, dans la littérature de la Shoah et celle du Goulag. 

Mais, soyons équitables et ne nous interdisons l’ironie du paradoxe. Si l’humour est la politesse du désespoir, la lucidité ne dédaigne les coquetteries de la franchise. 

Oui, nos anciens maitres sont aussi à plaindre. Ils naissent et grandissent dans la certitude acquise de leur préséance. Contestés ou accusés, ils cherchent argument auprès des promoteurs de la race et de la religion, deux filets létaux quand l’ignorance, le préjugé et la paresse les submergent.

Les héritiers des propriétaires de nos aïeuls, de nos pères et mères s’y débattent, aujourd’hui, sans le secours du discernement et finissent par s’épuiser contre la vague irrépressible de notre soif de mieux-vivre. Vous pouvez le comprendre, vous les rescapés de tant de révolutions et de génocides, arrières-enfants de colonisateurs : tôt ou tard, les auteurs et complices d’une hiérarchie fondée sur l’infériorité de l’Autre se trouvent emmurés dans la prédisposition suicidaire à toujours s’imaginer le progrès en ennemi.  Oui, pour son propre salut, la progéniture de ceux qui nous ont asservis des siècles durant, mérite sa dose de thérapie curative. Or, nous en sommes l’unique pilule. Qui veut guérir se doit de nous avaler puis de ravaler l’amertume. 

Qui suis-je ? Ma lutte inaugurale, dès l’âge de 10 ans, je la dois à mon père. Il me pressait à me battre contre l’esclavage héréditaire qui décimait sa famille, sur plusieurs générations. 

Aussi, étais-je programmé à me tenir, debout, en travers de toute persécution, dans mon pays et ailleurs, quelle qu’en fut la victime. Un opposant banni, un activiste en prison, un objecteur de conscience menacé de peine de mort, une fillette mariée de force, un paysan dépossédé de sa terre, m’interpellent et je ne fuis l’injonction du devoir. 

Au-delà des esclaves, ma communauté, beaucoup d’autochtones d’extraction noire africaine subissent, en Mauritanie, la ségrégation et le déni de réparation, après avoir enduré des années de tuerie, de déportation et d’assimilation culturelle.  Les responsables de telles cruautés bénéficient encore de l’immunité, par l’effet d’une loi sur mesure.

Je salue, ici, la mémoire des suppliciés et des disparus. Je renouvelle la résolution, à leurs proches, de poursuivre l’effort d’éradiquer l’impunité. Mon admiration va aux Justes, les agitateurs à contresens,  penseurs de la déconstruction,  qui viennent souvent des groupes dominants et s’exposent, ainsi, à l’ostracisme. Leur concours accélère notre dynamique vers l’égalité et nous épargnent, alors, davantage de sacrifices. Grace à eux, la non-violence devient notre réflexe, guère une utopie. 

Chers amis de l’université de Leuven, je vous promets de poursuivre les œuvres de l’humanisme en action,  sur les nobles brisées de Baruch Spinoza, Primo Levi, Martin Luther King, Nelson Mandela et d’Alexandre Soljenitsyne, pour ne citer que les grands maitres.

En ce chemin ponctué de ténèbres, mes compagnons d’espérance et moi continuerons de nous éclairer à la lumière de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. L’Universalisme nous guide, je dirais nous rappelle la trivialité exaltante d’appartenir, tous, à la même espèce.

Préserver la diversité des langues, des arts et des modes d’organisation sociale anime notre combat, d’où la présence, aujourd’hui, parmi vous. Nous partageons la foi que l’uniformisation par contrainte de corps, la négation de l’individu, l’effacement des singularités et l’aversion de l’altérité diminuent les défenses immunitaires de chaque population, face au fanatisme, la tuberculose de notre siècle adolescent. 

 

Notre tension vers la possibilité élargie du bonheur et le désir d’en faire jouir le plus grand nombre, opère ici et maintenant, sur terre, point en dessous. Nous ne pouvons attendre de mourir pour mériter la justice. C’est en cela que nous avons besoin de vous, nos frères en humanité. 

Je vous remercie. 

Biram Dah Abeid

Le 4 Février 2019

 

 

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Le président de la CENI se retire de Facebook après la publication de ses photos avec des dirigeants Israéliens

altMohamed Val Ould Bellal, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) , s’est retiré de Facebook, quelques heures après la publication par des  blogueurs , de ses photos accueillant le ministre Shalom ,l’envoyé d’Israël à Nouakchott.

 
Le retrait de Ould Bellal de Facebook, intervient après des attaques, qui lui furent adressées par  plusieurs blogueurs , lorsqu’il a pris la défense du président Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya dont  la photo a été  publiée, hier dimanche ,  par la journaliste Aicha Sid’Ahmed , sur les réseaux sociaux.
Le commentaire du président de la CENI , Ould bellal  se rapportant à cette photo  de Maaouiya  a incité les blogueurs à révéler   son rôle dans la normalisation des relations de la Mauritanie avec l’entité sioniste, par la  diffusion de   ses photos ,en compagnie – à l’époque- de responsables  Israéliens  .
 
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Traduit par adrar.info
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Aisha Sid Ahmed raconte sa rencontre fortuite avec l’ex Président Maouya Ould Sid’Ahmed Taya

Aisha Sid Ahmed raconte sa  rencontre fortuite avec l’ex Président Maouya Ould Sid’Ahmed TayaInitiatives News – La journaliste et blogueuse Aisha Mint Sid Ahmed dit avoir aperçu l’ancien Président mauritanien Maouya Ould Sid’Ahmed Taya en sortant de chez un spécialise ORL dans une clinique appelée Clinique Doha. Selon elle, l’ex Président était accompagné de deux individus qui paraissaient être ses gardes du corps et dont l’un était habillé en tenue de sport et l’autre en tenue traditionnelle du Golfe.

“Au début, je n’ai pas failli le connaître. Il était faible. Il marchait l’air épuisé. Il entrait chez le spécialiste d’où je venais de sortir avec ma fille. J’ai avancé vers lui pour des salutations. L’un des gardes du corps m’a fait signe de m’arrêter. Il est intervenu en me demandant si j’étais mauritanienne. Après quoi nous avons échangé les salutations d’usage. Je lui ai demandé l’état de sa santé sans aborder les questions sur les détails. Il m’a assuré qu’il était en bonne santé. Je ne lui ai pas demandé pourquoi il se rendait à la clinique. Nous avons eu une discussion simple, sans aucun rapport avec la politique.” A-t-elle dit avant de poursuivre :

« Il m’a demandé si je résidais à Doha. Notre entrevue était assez simple. C’était clair qu’il avait vieilli. Il avait l’air fatigué. Je ne sais franchement pas grand-chose sur son état de santé. Le temps ne permettait pas de lui poser beaucoup de questions. La rencontre a duré une minute ou une minute et demie. Je lui ai demandé si nous pouvions prendre une photo ensemble. Réponse affirmative et j’ai pris deux photos. “

Parlant de la réaction des internautes, Aisha Sid Ahmed a dit avoir constaté que certains ont douté de l’authenticité de la photo. Parmi ces internautes, elle a cité le Président de la CENI, Mohamed Vall Bellal qui, selon elle, a prétendu que la photo serait montée.

« Après avoir vu le message d’Ould Bellal, je lui ai envoyé un message auquel il n’a pas répondu. » A-t-elle dit avant de poursuivre ; « Je ne suis pas de ceux qui montent des images. »

A propos des commentaires de certains qui ont douté qu’Ould Taya se soit rendu dans une clinique ordinaire, Mint Sidi Ahmed a déclaré : “Dans cette clinique se traite depuis un certain temps Ould Taya. Il n’y est pas venu une personne ordinaire. Il avait un garde du corps à ses côtés et accompagnés d’autre personnes qui se sont occupés de toutes les formalités, ce après quoi il est entré directement voir le médecin”.

En conclusion, Aisha Sid’Ahmed a déploré ces réactions et a souligné : «C’est un homme qui a dirigé longtemps le pays (21 ans). Il ne peut pas retourner dans son pays. Je pense que le problème avec Ould Taya est lié aux injustices commises durant la période où il a dirigé, en particulier les torts liés aux négro-africains. Ceci, explique, à mon avis, son choix de rester en exil. Et il ne jouit pas de ce dont ont joui les précédents présidents de la Mauritanie. »

Info source : www.alakhbar.info

traduction Initiatives News

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Forces Armées Nationales : Nettoyage en bonne voie

Forces Armées Nationales : Nettoyage en bonne voie L’Authentique – Invisibles ! Quand les présidents Ibrahima Moctar Sarr et Thiam Samba, rejoints depuis quelques temps par le professeur et avocat Lô Gourmo, disaient que les ressortissants de la Vallée étaient invisibles dans les différentes administrations mauritaniennes et que cela résultait d’une politique d’apartheid menée par le pouvoir, ce dernier niait les faits et accusait les intéressés de fossoyeurs de l’unité nationale.

Si, à la lecture des communiqués des conseils de ministres, on pouvait constater le petit nombre de mesures individuelles concernant un Diallo, un Sidibé ou un Fall, personne ne pouvait soupçonner qu’il puisse exister une catégorie entière de personnel où certaines communautés nationales puissent ne pas être représentées peu ou prou.

Et pourtant elle existe cette catégorie et c’est dans les Forces Armées et de Sécurité (FAS) qu’elle se trouve. Cette catégorie ou plutôt ce grade où ne figure aucun négro-africain est celui de Général. Les FAS comptent à ce jour 34 généraux dont 2 Haratines (les numéros 22 et 23 sur la liste « Armée » ci-après).

Voici sans attendre la liste de ces Généraux par corps. L’abréviation « GD » veut dire Général de Division ; « GB» pour Général de Brigade.

Armée

1. GD Meguett

2. GD Hanene Sidi

3. GD Dah El Mamy

4. GD El Bourour

5. GD Isselkou Wely

6. GB Mohamed Cheikhna

7. GB Hanene Henoune

8. GB Habiboullah

9. GB Moctar Bollé

10. GB Moctar Mini

11. GB Brahim Vall

12. GB Tiyeb

13. GB Meyde

14. GB H’Reytani

15. GB Ben Aouf

16. GB Hamada Boyde

17. GB Dhehbi Jaafar

18. GB Taghiyoullah Raïss

19. GB Mohamed Ely

20. GB Hamady Ely Maouloud

21. GB Dah Agheb

22. GB Ravaa

23. GB Ahmed Abdel Wedoud

24. Abba Babty

Gendarmerie

1. GD Sultane Lessouad

2. GB Bellahi Ahmed Aïcha

3. GB Maayiv

4. GB Diallo Cheikh Balla

5. GB Hamoudi Taya

6. GB Souleymane Aboude

Garde Nationale

1. GD Mesgharou

2. GB Baba Ahmed

3. GB Khattar

4. GB Yakoub

Si à la Garde Nationale il n’y avait pas de prétendants pour ce grade, ce n’est le cas ni à la Gendarmerie, ni à l’Armée où des colonels, tout ce qu’il y a de négros, qui plus est anciens, brillants et disciplinés, attendent depuis des années une inscription sur le tableau d’avancement au grade de Général. Cette année encore, pas un seul n’a trouvé grâce auprès du Commandement des FAS. Voici aussi leur liste. L’abréviation « Cl » veut dire Colonel.

1. Cl Sidibé Samba (Dir Génie Militaire)

2. Cl Dia Saïdou (Attaché Militaire à New York)

3. Cl Intendant Keita Boubakar

4. Cl Thiam Mamadou (ancien Dir. Travaux Publics / Armée)

5. Cl Intendant Sidibé Moussa (Marine Nationale)

6. Cl Gandéga Samatié

7. Cl Intendant Kamara Makha

8. Cl Natouga M’Bodje

9. Cl Coné Hassan (Gendarmerie)

Pourtant, par ces temps favorables à l’Unité Nationale – une marche pour celle-ci le Président en tête, une journée chômée et payée et une avenue retirée à une icône arabe, africaine et tiers-mondiste – un geste comme l’inscription au grade supérieur de quelques uns de ces neuf colonels, aurait pu boucler leurs gueules à ces fossoyeurs de l’Unité Nationale que sont Ibrahima, Samba et Gourmo. Cela n’ayant pas été fait, il faut croire que les fossoyeurs de l’unité Nationale ne sont pas ceux que l’ont croit.

Ahmed Jiddou ALY

 

L’Authentique

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Déclaration d’Ahmed Ould Daddah

altDans un climat sans précédent, caractérisé par  une  crise multiforme  et  des défis majeurs, la Mauritanie  se trouve  aujourd’hui à la veille d’une élection présidentielle décisive pour son devenir.

 Après dix années de gestion chaotique, de gabegie  systématique, de profondes  disparités sociales,  menacé dans son unité et sa cohésion nationales , languissant sous le poids d’une dette extérieure particulièrement pesante,  croupissant   sous un régime fiscal  injuste et accablant,  notre pays  est   dans une inqualifiable faillite  politique et morale ; le  spectre du désordre intérieur le hante de jour en jour. Rampante,  l’insécurité prévalant à ses frontières le menace dangereusement !

C’est dans un tel  contexte que la Mauritanie se prépare au développement de ses ressources gazières qui viennent s’ajouter à celles minières et halieutiques déjà en exploitation . La paix civile et la bonne gouvernance sont, on ne le dira jamais assez,  indispensables pour que  la majorité des mauritaniens qui vivent dans la précarité puisse tirer profit de ces immenses richesses.

 Partant de ces constats  et de ces préoccupations nationales largement partagés par les mauritaniens  de toutes conditions, nous lançons un  vibrant appel pour : 

–     la fin des poursuites pénales initiées par le pouvoir en place à l’encontre de plusieurs de nos compatriotes sur la base de considérations politiques partisanes  

–  l’instauration,  en toute urgence , d’un dialogue national inclusif et responsable   à même de poser  les jalons et fondements  de l’étape à venir ;  un dialogue ouvrant  la voie  à l’organisation,  par des instruments  arrêtés  de façon concertée,  d’une élection présidentielle  juste, sincère et  transparente.

En dehors de cette voie, le risque est grand de voir cette échéance  conduire à un approfondissent -encore  un de plus -, de la discorde  entre les mauritaniens  exposant ainsi la pérennité  même du pays tout entier à  des  périls  graves .

 

 

 

 

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