Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Ghazwani : “Je voulais un troisième mandat mais Aziz a refusé”

Ghazwani : Le ministre de la défense et candidat de la majorité Mohamed Ould Ghazwani a déclaré qu’il refusait de postuler au poste de président de la République et avait la conviction de la nécessité de la continuité du président Aziz au pouvoir.

Selon Ghazwani, celui-ci aurait refusé catégoriquement et “son dernier communiqué nous a mis devant le fait accompli”. Ould Ghazwani a déclaré aux ministres au cours de leur dernier conseil du jeudi 14 mars qu’il est lié par Ould Abdel Aziz par une amitié vieille de 40 ans au cours de laquelle “nous avons planifié pour toutes les étapes et partagé les points de vue.”

Et Ghazwani de poursuivre: “j’ai soutenu le dernier acte des députés pour un troisième mandat mais le président a refusé, a tenu à quitter le fauteuil et ne m’a laissé que le choix de prendre la responsabilité et de candidater pour poursuivre le travail qu’on a commencé il y a des décennies. C’est un système qui va continuer quels que soient les probables changements au sommet de l’Etat”.

Ould Ghazwani a parlé abondamment de sa vie et de sa relation avec son compagnon et son ami personnel Mohamed Ould Abdel Aziz avant et après son arrivée au pouvoir. Avant de remercier les ministres et de tirer sa révérence du gouvernement.

le calame

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Le PNDD/ADIL jette son dévolu sur Ghazouani

altLe Pacte National pour la Démocratie et le Développement (PNDD-ADIL), une formation issue de l’opposition, annonce son soutien à la candidature de Mohamed ould Cheikh Ahmed Ghazouani, ministre de la défense, dans la perspective de l’élection présidentielle de juin 2019 en Mauritanie, à travers  une déclaration rendue publique jeudi soir.

Cette annonce est le résultat d’une réunion des instances du parti qui a duré plusieurs heures.

Ce soutien intervient après un long travail au sein de l’opposition en vue d’une candidature unique, qui s’est soldé par un échec, rappelle la déclaration du PNDD-ADIL.

“Il s’agit d’un choix justifié par les accents patriotiques et consensuels du discours du candidat Ghazouani, à l’occasion de son investiture le 01 mars dernier”, explique le parti.

Le ministre de la défense, ex chef d’état-major,  est le candidat soutenu par le président Mohamed Abdel Aziz, l’armée et la majorité.

Le PNDD/ADIL était le parti du président Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi, renversé par un putsch militaire le 06 août 2008.

Cette formation est actuellement dirigée par le député  Yahya ould Ahmed El Waghf, ancien premier Ministre sous le régime de Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi.

 

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Candidature unique de l’opposition : Piètre spectacle

altRegroupant l’essentiel des partis  politiques de l’opposition, l’Alliance Electorale de l’Opposition Démocratique (AEOD) peine toujours à accoucher d’un candidat unique pour la présidentielle prochaine. Elle s’y était pourtant engagée, depuis bien longtemps, mais après des mois et des mois de gestation, ses divers camps n’arrivent toujours pas à s’entendre sur le choix d’un seul candidat. Pathétique  spectacle… Les militants de l’opposition et, même, de certains segments de la majorité escomptaient  une alternative  crédible et une alternance démocratique  qui permette, au pays, de se débarrasser du régime des kakis qui ont mis le pays sous coupe réglée, depuis 1978. Leurs aspirations semblent aujourd’hui s’estomper, à moins que les acteurs politiques de ce pôle politique essentiel à la démocratie mauritanienne, réussissent à se surpasser. Difficile cependant de s’accrocher à ce mince espoir, même si l’AEOD  a réussi, en tout cas jusque ici, à maintenir ce que d’aucuns  considèrent comme une  « unité de façade ». Contre vents et marées,  dirait un autre…

Pour se présenter à la présidentielle de 2019, avec quelque chance de succès, l’opposition avait fait le constat de l’impérieuse nécessité d’une candidature unique. Cela impliquait de s’entendre, tout d’abord, sur un programme de gouvernance. Mais, très vite, la  commission s’est focalisée sur le choix du candidat, reléguant, au second plan, le programme  commun de gouvernement. Une approche qui a semé le doute, chez nombre de leaders de l’AEOD qui se sont mis à ne plus  vendre bien cher le projet de candidature unique. Selon leur analyse, les partis politiques sans candidat possible à la présidentielle  n’accepteraient pas l’émergence de  potentiels concurrents et, traînant les pieds, joueraient sur le pourrissement, en prêchant une candidature externe.

Les faits semblent leur donner raison. Tout paraissait bien  aller, jusqu’à l’entrée en lice de l’ex- PM, Sidi Mohamed ould Boubacar. Particulièrement inattendue –  l’intéressé n’ayant jamais, c’est le moinsqu’on puisse dire, brillé dans l’opposition – cette candidature a beaucoup perturbé les plans de celle-ci et de divers de ses leaders  qui se sont battus, des années durant, contre le pouvoir en place. Ils espéraient, en briguant la magistrature suprême, sortir de l’ombre. Un légitime aboutissement, au demeurant, quelle que soit l’issue de la bataille. L’opposition n’a de sens que si elle aspire au pouvoir,  par la voie des urnes. « Comment donc  s’être si longtemps  battue, en ce sens, pour ne servir, enfin de compte et sur un plateau d’argent, le pouvoir  qu’à un intrus ? », s’est interrogé l’un des  leaders de l’opposition. Ce n’est donc pas peu de dire que l’entrée  en scène  d’Ould Boubacar a dérangé l’AEOD, même s’il a, semble-t-il, séduit certains partis de celle-ci. Dérangement puis carrément blocage des  tractations au sein de l’Alliance, les soutiens à l’ex-PM n’hésitant d’autant moins à déclarer que leur candidat aurait, croient savoir certains, l’appui d’Ould Bouamatou, le célèbre homme d’affaires et opposant d’Ould  Abdel Aziz, très influent auprès de l’opposition mauritanienne.

Père, garde-toi à droite ! Père, garde-toi à gauche !

Autre problématique, la candidature même d’Ould Ghazwani  qui pourrait, à en croire certaines confidences, compter sur le soutien d’une partie de ladite opposition.  On suspecte notamment un des grands partis de celle-cide lorgner de ce côté, avec, à la clé, un deal qui l’amènerait à contribuer à diviser  sa famille politique. Il est en tout cas certain que l’échec de l’AEOD  profiterait à Ghazwani  qui se présente  en « candidat  indépendant ».  Même si l’un des leaders dudit parti suspecté a déclaré qu’aucune rencontre n’a eu lieu avec le candidat déclaré de la majorité, de forts soupçons demeurent. Tout comme, d’ailleurs, sur la sortie du bois de l’ex-PM d’OuldTaya, logé à la même enseigne.

Une chose est certaine : les partis politiques de l’opposition  affichent et étalent leurs divergences sur la place publique, compliquant les chances de compromis  au sein de l’AEOD. Quand le vice-président de Tawassoul déclare que l’AEOD a circonscrit son choix autour de deux candidats : Ould Bettah et Ould Boubacar ; le parti  Sawab rectifie, dans  un communiqué : « Trois choix ont été déposés, lors de la dernière réunion de la coalition des partis de l’opposition ; à savoir, le député Biram Dah Abeid, maître Mahfoudh ould Bettah et, de l’extérieur de la coalition, Sidi Mohamed ould Boubacar ». Gros nuages donc sur l‘unanimité  autour  d’un candidat unique et la déclaration du RFD, affirmant qu’il n’a refusé aucun  des  candidats, révèle combien les divergences  sont profondes.

Mais, au final, le  véritable  problème de l’Alliance semble être le nerf de la guerre. Notre remarque précédente au sujet de Bouamatou le signalait déjà : les partisans de la candidature externe  expliquent  que l’opposition ne dispose pas de moyens financiers pour battre campagne et qu’elle a besoin d’un candidat assuré d’autres forces. Le pouvoir au prix de l’espoir ? Le choix d’Ould Boubacar– ou de tout autre de son acabit – pourrait bien enterrer définitivement l’espérance que l’opposition avait, jusqu’ici, réussi  à susciter. La démocratie mauritanienne ou ce qui en tient lieu en sortirait notablement altérée. Car à quels désespoirs, alors, les militants se verraient-ils abandonnés ?

DL

le calame

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A Biram Dah Abeid : Zorro n’existe pas en politique

A Biram Dah Abeid : Zorro n'existe pas en politiqueCiré Ba – Demander des explications à un candidat qui aspire à diriger un pays est d’une banalité universelle. Le présenter comme ZORRO, comme la seule solution alors qu’il n’a pas apaisé des inquiétudes légitimes, relève d’un fanatisme annonciateur de totalitarisme.

En politique, ZORRO n’existe pas. Le président Emmanuel Macron l’a appris à ses dépens. Que certains des partisans de Biram Dah Abeid se comportent d’avance en « soldats fanatisés » n’est pas rassurant. Il existe des solutions portées par des femmes et des hommes qui luttent pour une Mauritanie réconciliée, apaisée, juste et égalitaire entre ses composantes.

En lieu et place des insultes, de l’arrogance et de la suffisance, des diffamations et autres méthodes s’apparentant à du “terrorisme” pour faire taire, beaucoup attendent toujours son argumentaire. Pourtant, c’est simple. Autrement, on restera dans le débat sans tomber dans la vulgarité,

Ciré Ba – Paris, le 12 mars 2019

 

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Le Prince Ely Mustapha : “je suis de la race des seigneurs, et alors ?” | Par Pr ELY Mustapha

Le Prince Ely Mustapha : Pr Ely Mustapha – Le descendant de Antar Ibnou Cheddad a dit: « La Mauritanie, un pays qui vit sur ses ancêtres ». Il est étonnant de vouloir être quelque chose en se référant à sa lignée.

La Mauritanie, un pays extrêmement pauvre, qui vit une misère sociale, économique et humaine de tous les jours et tout le monde se targue d’une noblesse qui sied mal à son environnement et à ses actes.

La question existentielle est : peut-on être si noble et vivre dans un pays si appauvri par sa « noblesse »? La noblesse est-elle dans la lignée ou dans les actes ?

Chaque mauritanien a son arbre généalogique pour faire de l’ombre à son prochain. Un pays désert où il y a tellement d’arbres qui ne produisent aucun fruit. Sinon celui d’une noblesse déplacée d’un pays déclassé dans le concert des nations.

Les mauritaniens ont excellé dans leurs références généalogiques pour prouver on ne sait plus quoi. Peut-être qu’à défaut de devenir, ils veulent être…ce qu’ils furent. Il est plus facile (sinon plus lâche) de vivre dans le passé que dans le présent. Surtout quand le présent exige des sacrifices.

Pourquoi se réfère-t-on à son arbre généalogique en Mauritanie ?

a- La fonction socio-psychologique de vouloir prouver qu’on est bien né.

En Mauritanie, personne ne s’aventurerait à se présenter comme un znagui, ou un elheimi ou même comme un forgeron. C’est une sous race, des “intouchables, des moins que rien. Des sous-hommes et des sous-femmes… Par contre se présenter comme” d’une lignée guerrière, zouaya, chérifienne et autres c’est plus acceptable. Quand on est fils ou fille de personne, on ne doit ni apparaître ni paraître.

Il faut dire que l’ancien régime avait exacerbé cette situation où on accusait une tribu de monopoliser le pouvoir et donc la tribu a pris une importance institutionnelle particulière. Elle était devenue le refuge et le bouclier que l’on utilisait pour se défendre.

La revalorisation de l’appartenance à la tribu a éclipsé celle de l’appartenance à la nation. Mais la tribu n’est pas en elle-même un danger ce qui l’est par contre c’est de croire que par sa lignée on est plus précieux que d’autres, qu’on a un “plus” par rapport à d’autres et pire encore, qu’on est dans les grâces Dieu. Et qu’en s’annonçant comme tel on est forcément sous la bénédiction divine. Ainsi par sa descendance guerrière on sera plus aptes à guerroyer que d’autres ou par sa descendance chérifienne on est de facto béni par l’éternel.

b- Charité bien ordonnée commence par soi-même : le descendant de guerrier.

Je sus à 25 ans que j’étais de la tribu guerrière des Oulad Nasser de la fraction des « Laa’natra». Donc que j’étais un descendant direct de sa seigneurie “Antarata el Abbsy”. L’inénarrable guerrier et poète, celui qui déroutait les armées par son sabre et les poètes par sa langue. (D’ailleurs ma ressemblance avec l’image de mon ancêtre, à cheval, qui accompagne cet article est frappante !)

Je le sus, hélas tardivement (cela aurait, peut-être, expliqué pourquoi je terrorisais mes petits amis d’enfance), que j’étais de sang royal et que je l’étais d’une noblesse à toute épreuve. Prouvée et signée. Donc, il n’y avait rien à dire, j’étais de la race des seigneurs. Seulement voilà, je n’avais ni cour ni de droit de cuissage sur qui ce soit.

Toutefois, je me demandais si, à force de l’éloignement de génération en génération depuis la lointaine Arabie et les croisements multiples de mes ancêtres traversant les mille et une contrées afro-berbères, en multipliant les épousailles et les alliances, si donc mon sang royal n’était pas tellement dilué que l’on n’y retrouverait à peine un globule rouge appartenant à mon illustre arrière, arrière, arrière (exponentiel) ancêtre.

Mais c’était confortable d’être de la race des seigneurs et de se dire qu’après tout c’est le nom qui compte. Et je devrais d’ailleurs réclamer à cors et à cris qu’il y a une erreur dans mon état civil et que mon vrai nom était « Mustapha Ibnou Cheddad », ou « Ould Cheddad » pour rester un peu Mauritanien; car à vrai dire si nous nous rattachions tous aux abbassides ou aux omeyyades, nous devrions émigrer (“rebrousser chemin” serait mieux) au Moyen orient.

Et nous devons faire vite pour au moins profiter du pétrole qui nous reste là-bas puisque le pétrole du pays dans lequel nous nous sommes installés est de mauvaise qualité ou plutôt la qualité de ceux qui en profitent est mauvaise.

Mais voilà, je sus aussi que ce n’est pas mon aïeul qui viendra m’apporter mon pain quotidien et qu’un nom quel qu’il soit ne nourrit pas son homme. A quoi servirait-il de déclamer que l’on est fils de seigneur si l’on n’agit pas comme les seigneurs.

A quoi sert-il de dire que l’on est descendant d’une noblesse quelconque si nos actes n’expriment ni la noblesse du geste, ni moins encore la noblesse du cœur.

Les mauritaniens devraient adopter un emblème national similaire à celui des français. : Le coq. Le coq est, dit-on, le seul animal qui chante avec les pattes dans la boue.

Se rattacher à une tribu Quraychites quelconque si ce n’est du grand Hijjaz ou tout au moins du lointain Cham ne sert à rien, car même si cela était prouvé, cela ne donnerait à aucun Mauritanien le droit d’un visa pour aller en pèlerinage…chez ses ancêtres.

Mais qu’est-ce que cela rapporte à notre pays, cette continuelle volonté de vouloir être descendant d’un “grand quelqu’un” ?

c- Des exemples publics récents : les chérifs dans les médias.

Deux cas de déclaration de lignée publiquement déclarée se retrouvent dans des interviews « historiques ». Celle officielle accordée par l’épouse d’un ancien Président de la République à un journal et celle déclamée dans un article par un ancien directeur général de la SNIM.

A une question posée par un journal qui l’interviewait la première dame répondît ainsi :

« Vous conviendrez avec moi qu’il n’est point aisé de se présenter soi-même, mais je tâcherai quand même de le faire. Je suis Khattou Bint El boukhary, descendante d’une lignée Chérif ».

D’autre part, un ancien directeur général de la SNIM, parlant de lui-même à l’occasion d’une réponse au chef de l’Etat écrivit: « (…) C’est cependant toujours le même homme, fier de son origine Quraïchite par son aïeul éponyme paternel Abderrahmane Rakkaz et son aïeul Menny (pseudonyme de Fatimetou), fille de l’Imam El Hadramy, de l’épopée de Boubakar Ben Amer et ses compagnons et de l’histoire de la confédération tribale Idoïch ( …) ».

On comprend alors comment la SNIM fut gérée.

Mais les exemples peuvent être multipliés car chaque mauritanien s’attache à son origine et peut souvent remonter très loin dans son arbre généalogique.

Connaître ses racines est une bonne chose. Car on ne peut, dit-on, connaître où l’on va si l’on ne sait pas d’où l’on vient.

Cependant, le Mauritanien s’en sert pour entrainer une présomption de bonne foi à son égard. On est de telle lignée ou de telle autre donc forcément on est dans une situation meilleure que les autres. Si ce n’était pas le cas, pourquoi s’évertue-t-on alors à déclamer sa lignée patriarcale ou matriarcale ?

La question est d’autant plus grave qu’elle peut même être constitutive d’une hérésie car Dieu n’a-t-il pas dît que le plus proche de Dieu est le plus croyant d’entre-vous.

إن أكرمكم عند اللهِ أتقاكم)

Et cette croyance en Dieu, signifie que l’on souscrit à toutes les prescriptions de notre sainte religion.

Prescriptions qui mettent l’homme dans un perpétuel jugement par rapport à ses actes et non par rapport à sa lignée ou à sa descendance… Que vous soyez descendant direct de tous les rois d’orient ou d’occident ou de tous les saints de la terre, vous ne pouvez vous prévaloir de cette lignée pour justifier vos actes ni devant Dieu ni devant les hommes.

Que les Mauritaniens comprennent que les puissantes nations d’aujourd’hui se sont bâties justement en reconnaissant que tout développement se doit d’être bâti sur l’humain et autour de l’humain, détaché de tout préjugé quant à ses origines ou à sa descendance. Et que le plus valeureux de leurs ancêtres n’est pas un prétexte pour justifier une mauvaise guerre et que le plus chérif de leurs ancêtres n’est pas un prétexte pour prouver sa bonne foi. Car qu’adviendrait-il alors des lois, de la nation et de l’Etat ?

Sinon une concentration d’humains qui chantent les louanges de leur lignée ancestrale dans une misère qu’ils tirent directement de la lignée de leurs actes.

A force de clamer que nous sommes de la race des seigneurs, ne sommes-nous pas devenus (par nos actes d’appauvrissement de notre pays, d’avilissement de notre prochain par sa couleur et sa race, par nos actes qui détruisent toute une nation qui saigne dans son présent et son avenir), plutôt de la race des saigneurs ?

كن ابن من شئت واكتسب أدباً
يُغْنِيكَ مَحْمُودُهُ عَنِ النَّسَبِ

فليس يغني الحسيب نسبته
بلا لسانٍ له ولا أدب

إن الفتى من يقول ها أنا ذا
ليسَ الفَتَى مَنْ يقولُ كان أبي

Pr(ince) ELY Mustapha (Ould Antar Ibnou Cheddad).

cridem

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