Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mauritanie : vers la création d’un nouveau parti présidentiel ?

Mauritanie : vers la création d’un nouveau parti présidentiel ?Saharamédias – Des parlementaires et des personnalités politiques ayant soutenu le président Ghazouani ont tenu dans la nuit de jeudi à vendredi une réunion qui aurait été consacrée à la création du noyau d’un futur parti politique qui constituerait le bras politique du chef de l’état.

Cette réunion s’est tenue au domicile du magistrat Vadily O. Raïss, connu pour être l’artisan « du dialogue national inclusif » qui avait précédé les modifications constitutionnelles.

Au cours de cette rencontre les discussions ont tourné autour de la nécessité de créer un outil politique qui constituerait un bras politique pour l’actuel président, soutenu par le parti union pour la république crée par l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz et qui se prépare à tenir son congrès confié à une commission et dont l’avenir semble flou.

L’ancien député Khalil O. Teyib qui a assisté à cette rencontre, a déclaré à Sahara Media que cette initiative ne s’est pas faite en concertation avec qui que ce soit, ni avec le président ni avec son cabinet.

Ces personnalités, a encore dit O. Teyib, constituent un groupe politique soucieux de la chose publique, ajoutant que la majorité des personnes présentes appartiennent à l’UPR, qu’ils veulent voir dans une nouvelle configuration et une nouvelle approche traduites par le nouveau président.

L’ancien député a réaffirmé que ce groupe, qui compte des personnalités n’appartenant pas à l’UPR, partage une vision commune, celle qui considère que ce parti ne peut être géré comme auparavant.

Ce groupe politique a décidé de poursuivre ses discussions et d’élargir ses rencontres afin de parvenir à une position pratique de l’ensemble des forces soutenant le président Mohamed O. Cheikh Ghazouani.

Celui-ci avait annoncé sa candidature appuyé par certains partis politiques de la majorité, mais aussi de l’opposition de personnalités indépendantes et d’initiatives de jeunesse.

Il n’a pas précisé sa position par rapport au parti constitué par son prédécesseur et qui détient la majorité des sièges à l’assemblée nationale.

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Bon à savoir : Le mouvement almoravide n’a pas été fondé à Azougui mais à Tocolor dans l’île à morfil

Bon à savoir : Le mouvement almoravide n’a pas été fondé à Azougui mais à Tocolor dans l’île à morfilAdrar Info – En 1054, il y eut un affrontement entre les plus grandes tribus berbères du sahara méridional ( lemtouna et Ighdalla) au lieu dit Tebferilla, au sud ouest de Atar.

L’armée d’Aoudaghoste, dirigée par Yahya ibn Omar, étant au bord de la défaite, fit appel à l’empereur du Tekrour qui y envoya un détachement de 3000 archers avec à sa tête Labba, son neveu et son fils kebbi qui gît au pied de la montagne amogjar, entre Atar et Chingueti.

Les Ighdalla défaits, leur général Ibrahim alaghdalli y trouve la mort ainsi que Yahya ibn Omar dont le neveu, Abou Dardaye reprend la relève, en compagnie d’un arabe tunisien, Abdallahi ibn Yacine.

L’empereur du tekrour leur offrira un lieu, dans la localité dite Tocolor ( actuelle ville de Mboummba ) capitale du tekrour pour y installer leur Ribat qui donnera le monastère des «almourabitoune» dirigé par Abdallahi ibn Yacine et Abou Dardaye Alemtouni qui épousera Fatimata Ely Banna Sall pour faire souche de Amar Mouzaid futur Ndiadiane Ndiaye. (Saidou Kane, l’origine et la signification du toponyme fuuta Tooro. Hassan Ibahim, Zuhuur islam fi assahara al gharbiya )

En 1068, une expédition militaire de 400 hommes, appelée “Houneynihine” est envoyée pour soutenir le mouvement almoravide, dirigé par deux arabes de Syrie, Hillal addimechqi des benou Salah ( dont la ville de coumbi portera le nom de tribu : coumbi Salah et qui est l’ancêtre des familles Djiggo du fuuta conf : le livre de Alhassan Djiggo de Tamchaket, intitulé : Banou Salah chourafaou coumbi Salah).

Aayya Abdallah al kanaani ou khan ( beni hillal )

Qui sera le père du fameux Hamet juuldo Kane (corruption de khan en pulaar ) Yahya ibn Omar mort durant la bataille de tebferilla, son frère Boubacar viendra s’installer à Azougui et sera investi amir almouminine après l’ebranlement des almourabitounes vers l’Andalousie sous le commandement de Youssouf ibn Tachfin dont la mère est Soninké de Chinguetty.

L’armée des Houneynihine est reversée dans les forces des almoravides. Hillal désigné imam de la mosquée de coumbi et Aayye est envoyé comme encadreur dans une tribu peule Yaalalbe, dans une localité entre le Tagant et le Brakna appelée Yiri Yara ( corrompu en Hassaniya eriyara, un grand marigot vers Moudjeria ).

C’est lù où il y aura un conflit entre Boubacar ibn Omar et Aayye, qui assassinera ce dernier dans un lieu appelé kra alfil aux environs de Kiffa.( Assaba ) .

Après ce meurtre, la belle famille de Aayel Kane, son beau frère Baydi Juumo en l’occurrence, ardo Njaal à l’époque ( oncle de Hamet Juuldo Kane) organise une grosse vendetta et abat Boubacar ibn Omar au lieu dit Meksem Boubacar ben Amar, à Ghoudiya près de Moudjeria.

Revenu triomphant, Baydi se voit gratifié d’une belle chanson, Soo ( haut de….. ) yiiri yaara du nom du fief des peuls ourourbe !!!

Ce conflit entraînera un grand mouvement d’émigration de tribus peules du nord vers le sud qui est connu sous le nom de “pousgou Yiriyara” . Les descendants de Bacam Bodewal Maakama, Butooru et ces fils ( Barka , Birom, Bacam et Yelli ).

Birom dit Birom Mbolou. Père de Banna père de Ely qui va adopter le patronyme Sall, en lieu et place de Bah ( de salaade, refuser ) à cause de son refus de l’islam qui n’était en réalité que le refus de la soumission. Il fondera la dynastie des Laamtooro et portera le titre de “Joom Galatt” et sera le «caamaaba gallaat» , prolongement du mythe du Bida honoré à Chinguetty ( mythe de Habbab ) et à gallaat chez les soninké ou guinnguira, dans le Jahounou et le Gajaaga.

Source : Abou Sarr

Dr Historien

….

Abou Sarr : Les précisions que je voulais apporter est que le mouvement almoravide n’a pas été fondé à Azougui mais à Tocolor dans l’île à morfil. Des témoignent historiques sont là:

Georges Tilman l’archéologue dans sa recherche sur le système fiduciaire des almoravides, en 1959, à trouver à Tocolor et woodite ou kodite ( près de souyoyma podor ) des pièces de monnaie avec leur signe et des casques en bronze. La tombe de Abou Dardaye est aux environs du marigot de Tocolor actuel. Hassan Ibahim l’historien égyptien, dans son ouvrage précité à dit que “l’Empire almoravide en Andalousie n’est autre qu’un plagiat de celui du tekrour”.

Le mouvement almoravide avait une vocation internationaliste et non l’islamisation locale.

C’est à dire qu’il s’agissait pour lui de défendre l’Empire musulman de l’Andalousie menacé par le réveil nationaliste chrétien de la Castille, ayant en tête le roi Alphonse VI, batu à la bataille de Badajos ( zallagha) le 23 octobre 1086.

La seule tentative d’islamisation s’est soldée par la mort de Aboubacar ibn Omar, qui résidait en effet à Azougui selon Hassan Ibrahim l’égyptien.

“Il a été blessé mortellement dans les pays de noirs et est mort avant d’arriver à Azougui chez ses parents noirs .”

adar-info

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Mauritanie: Les détenus de Lixeiba en grève de faim

Soutien aux prisonniers politiques de Lixeiba Professeur Ghaly Sall et huit autres personnes originaires de la commune de Lixeiba ont entamé une gréve de faim. Ils sont détenus et accusés d’avoir manifester contre la victoire du président Ghazouani le 23 Juin dernier.

Ils sont en prison depuis plus de 3 mois sans procès. Par le biais de leur avocat ils ont demandé une liberté provisoire en attendant d’être jugé, mais la cour a rejeté cette demande.

Les détenus sont tous des militants de la CVE de la ville de Lixeiba qui se trouve à 45km de Kaédi.

Les membres de leurs familles lancent un appel au gouvernement et à la communauté pour leur libération. “Les conditions de vie de ces détenues sont alarmantes. Ils veulent de l’aide et aider les avant qu’il ne soit trop tard” déclare un proche des détenus.

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Ecoles d’antan

altC’est comme ça, chez nous, vraiment une tradition : il faut d’abord mourir. Bien mourir. Puis viennent ensuite les hommages. C’est ainsi et pas autrement. Feu Sidaty ould Abba n’a cessé d’être un virtuose de la Tidinit et un artiste complet. Tout le monde le sait, depuis très longtemps. Sa mort signe l’extinction, presque définitive, de cette race particulièrement rare de fondateurs très discrets de la première République qui devraient avoir droit à tous les droits, dans la vie comme dans la mort. C’est un véritable paradoxe que de célébrer les voleurs en leur vie et de n’y consentir, pour les héros et les justes, qu’après leur mort. Attention, je n’ai rien dit à personne ! J’ai juste, comme le remarque un de nos plus intéressants érudits, «Â donné un signe ». Chez nous, «Â quand un vieillard meurt », énonçait Hampathé Bâ, «Â c’est une bibliothèque qui brûle »Â ; ou se consume, je ne sais plus, à vous de préciser la nuance, s’il y en a. L’essentiel est que si ce n’est pas l’un, c’est forcément l’autre. En Mauritanie, une grande bibliothèque de finesse, éthique et art vient de se consumer. Les vacances sont finies. Dans une semaine, les établissements nationaux réputés d’enseignement vont rouvrir. Les autres (internationaux) de France, Cameroun, Mali, Turquie l’ont déjà fait. Ici, les écoles étrangères sont comme les ambassades : territorialement souveraines, avec programmes spéciaux et curricula indépendants. Concours, tests d’entrée et vacances scolaires…Naguère, c’est-à-dire, fin des années soixante, début des années soixante-dix (72/73), les premiers jours de classe étaient consacrés aux inscriptions et nettoyage de la cour et des salles. C’était le temps ou l’école disposait de tout. Aucun parent n’avait à se soucier de fournitures scolaires : le magasin du moindre établissement regorgeait de livres, cahiers, stylos, ardoises, craies de toutes les couleurs, tables, chaises, porte-plumes,  buvards, encriers, crayons, gommes, règles…Le directeur était une personnalité très imposante. Les instituteurs droits dans leurs bottes, fiers de leur beau métier et beaux à voir, dans leur impeccable tenue. De vrais modèles auxquels tous les petits enfants rêvaient de ressembler un jour. Les tableaux étaient très noirs. La craie très blanche. Les tables bien rangées. Les classes très propres. Les cours de récréation très animées. Les rangs matinaux devant les classes. Les cahiers de roulement, devoirs et exercices bien rangés en de jolies armoires. La cravache, le symbole, le chiffon, les règles, les bâtonnets pour compter dans les petites classes, l’estrade majestueuse où se tenait le maître. Les paroles et gestes rituels que tous les élèves connaissaient par cœur : Debout/Assis, Bonjour Monsieur/Pardon Madame ; la levée spontanée et en un seul bloc de tous les élèves quand l’instituteur, le directeur ou tout autre visiteur entrait en classe. L’ânonnement des tables de multiplication, la récitation par cœur des leçons, le «Â par quatre », les coups sur la table organisant l’usage des ardoises, dans les opérations de calcul, la conjugaison des verbes, la déclamation impeccable des poésies, au CM1 et CM2, comme «Â La mort du loup » d’Alfred De Vigny,«Â Le loup et l’agneau », «Â Le laboureur et ses enfants » de La Fontaine ou «Â Afrique, mon Afrique » de David Diop…Ou encore quand, à quelques minutes de la fin des cours journaliers, les enfants chantaient joyeusement en chœur, devant un maître satisfait du devoir accompli ; les belles lectures, à haute voix, de quelque texte de nos plaisants manuels : «Â Mon Afrique », «Â Ton livre, mon enfant », «Â Amis, lisons ensemble », avec les si belles illustrations de Marie-Françoise de La Rosière. Les rédactions appliquées, l’exploit du«Â zéro faute » dans une dictée de contrôle tirée d’un classique de la littérature française, la résolution d’un casse-tête de Jean Auriol, genre : un «Â Dioula achète deux sacs de riz de même poids et de même valeur… » ou «Â un locataire ne peut payer que les 7/8 de son loyer… »Â ; et autre fin problème du «Â Calcul Quotidien ». Vous avez dit ministère de l’Enseignement fondamental et de la réforme de l’éducation ? Salut.

Seniba El Kory

 

le calame

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Rentrée scolaire en Mauritanie: une réforme de l’éducation très attendue

Rentrée scolaire en Mauritanie: une réforme de l'éducation très attendue

En Mauritanie, ce lundi 7 octobre, c’est la rentrée scolaire. Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani a supervisé en personne la reprise des cours dans un quartier de la banlieue sud-est de Nouakchott.

Une manière de réaffirmer son projet de réforme d’une école en difficulté. L’école mauritanienne souffre notamment de la baisse continue du niveau des élèves. Et les raisons de cette dégradation sont simples pour Sidi Boudé, le secrétaire général du syndicat national de l’enseignement secondaire :

« Nous avons des enseignants qui doivent enseigner les disciplines scientifiques en français, par exemple, et qui n’ont pas été formés en français. Nous avons des enfants non arabophones, qui apprennent l’histoire, la géographie, la philosophie, en arabe, une langue qu’ils ne comprennent pas. Donc ils n’apprennent pas du tout. »

Pour le secrétaire général du SNES, la situation de l’école et la réforme exigent la participation de tous les acteurs du système éducatif : « Pour nous, réformer l’éducation, c’est appeler les Mauritaniens aujourd’hui à s’asseoir autour d’une table et décider ce qu’ils veulent enseigner à leurs enfants – ensemble -, pour qu’on ait une charte pour l’éducation qui ne pourra plus être changée par les politiques pour tel ou tel intérêt politique. »

Le besoin de dépolitiser l’enseignement, c’est aussi le sentiment de la fédération des associations des parents d’élèves, comme le confirme son président Ahmed Sghair : « Toutes les réformes déjà passées dans l’enseignement ont été prises en otage par les politiciens, par la gestion politique. »

Après l’indépendance, en 1960, la Mauritanie avait un enseignement bilingue arabe français. En 1973, l’option qui a produit de bons cadres maîtrisant les deux langues a été abandonnée au profit de l’arabe seul. C’est l’une des raisons du déclin du système éducatif selon les spécialistes du secteur.

Par RFI

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