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Discours du Président à la Nation
AMI – Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a réitéré mercredi soir sa détermination d’honorer les engagements qu’il a pris lors de la campagne électorale.
Dans un discours à la Nation, à l’occasion de la célébration du 59è anniversaire de l’indépendance nationale, il a précisé que le train de mise en œuvre de son programme électoral a été lancé, soulignant sa détermination de veiller à ce que son rythme d’exécution demeurera en constante accélération.
Il a annoncé la création d’une délégation générale qui aura en charge la gestion des programmes et projets portant sur la lutte contre la pauvreté et la précarité.
Le Président de la République a également souligné qu’il a œuvré, depuis les premiers instants de sa prise de pouvoir, à consolider l’unité nationale en apaisant le climat politique général, et en favorisant une atmosphère de confiance et d’ouverture en direction de tous les partenaires politiques. Voici le texte intégral de ce discours :
« Au Nom d’Allah le Clément le Miséricordieux,
Paix et Salut sur le plus Honorable de ses Envoyés,
Chers citoyens,
Chers citoyennes
Je suis très honoré et très heureux de vous adresser mes chaleureuses félicitations et mes meilleurs vœux à l’occasion de la célébration, demain, du 59e anniversaire de notre indépendance nationale.
Cette occasion qui exprime avec force les sentiments de fierté et de dignité commémore un moment décisif du parcours historique de notre vaillant peuple, de fin de l’occupation et de la naissance de la République Islamique de Mauritanie en tant qu’Etat au sens moderne du terme et constitue, à ce titre, une précieuse opportunité d’avoir à l’esprit, ensemble, notre reconnaissance, d’avoir en mémoire et de glorifier :
– Les héros de la résistance nationale, dans ses deux aspects culturel et armé, qui ont affronté l’occupant par le fusil et l’épée, la foi et la plume jusqu’à défaire son occupation militaire et son invasion culturelle ;
– L’ensemble de nos Forces armées et de sécurité, officiers, sous officiers et soldats qui ont consenti d’énormes sacrifices pour la préservation de l’indépendance du pays, la défense de son intégrité territoriale et la sauvegarde du climat de paix et sécurité qui y prévaut en dépit des troubles qui caractérisent notre environnement régional ;
– Ainsi que tous ceux qui ont contribué, chacun en fonction de ses moyens et de ce qu’il a estimé être le plus approprié, dans la construction de notre Etat moderne pour atteindre son niveau actuel.
A tous ceux-là, nous exprimons notre respect et notre considération.
Chers citoyens,
Chères citoyennes,
L’indépendance couvre de nombreuses significations et de multiples concepts : elle est politique par la souveraineté de la décision, culturelle par la préservation de la vocation et de la langue et économique par la capacité de conduire le progrès et le développement.
Ces différentes déclinaisons de l’Indépendance restent cependant tributaires de la consolidation de l’unité nationale et de la conjugaison des efforts de tous les fils de la nation au service de la prospérité du pays, mus par un sentiment fort d’égalité, d’adhésion à une même identité et de communauté de destin que conforte l’Etat avec justice et équité dans une dynamique de développement global.
A cet effet, nous avons œuvré, depuis les premiers instants où nous avons accédé à la présidence de la République, à la consolidation de l’unité nationale par l’apaisement du climat politique général, l’instauration d’une atmosphère de confiance et d’ouverture à toutes les parties et de concertation avec tous les acteurs politiques quelles que soient leurs orientations, étant convaincus que majorité et opposition peuvent, chacune, jouer pleinement leur rôle dans la confiance réciproque et, partant, consolider notre système démocratique mature qui nous a récemment valu une alternance pacifique et transparente au pouvoir. Nous avons également instruit le gouvernement pour mettre l’accent, dans ses stratégies visant la mise en œuvre du contrat électoral sur la base duquel vous nous avez investis de votre confiance, sur la consolidation de la justice, le renforcement des substrats de la cohésion sociale et la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et l’iniquité.
Dans ce cadre, les projets de textes législatifs créant une délégation générale, sous la tutelle directe de la Présidence de la République, ont été parachevés. Cette institution en charge de la gestion de l’ensemble des programmes et projets de lutte contre la pauvreté et la précarité, qui s’est vue allouer, pour les cinq prochaines années, un budget de 200 milliards d’anciennes ouguiyas, sera fonctionnelle dans les tous prochains jours.
De même, il sera créé un conseil présidentiel pour assurer un suivi régulier et rigoureux des politiques et programmes sociaux de manière à en garantir l’efficience et l’efficacité dans la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et les disparités et à assurer l’amélioration des services de base.
Parallèlement à ces action, il a été procédé au rapprochement des prestations de la justice de ses usagers et de la consécration du principe de l’assistance judiciaire par l’ouverture, à cet effet, de bureaux dans toutes les wilayas, permettant ainsi à chaque justiciable sans moyens de payer les honoraires de sa défense, dans quelque wilaya qu’il se trouve, de se voir commettre gratuitement un avocat pour assurer sa défense devant les juridictions pour recouvrer ses droits. Les ressources financières nécessaires à cette assistance juridique ont été déjà programmées au titre du budget de 2020.
L’action se poursuit également pour l’exécution d’une stratégie globale visant le renforcement de la justice, la consolidation de son indépendance et l’ancrage de l’Etat de droit.
Toujours dans le cadre du rapprochement du service public des populations, une structure administrative dénommée « Khidmaty » a été créée pour répondre avec diligence aux sollicitations des citoyens et permettre le traitement et le suivi de leurs dossiers. Les activités de cette structure débuteront dès la semaine prochaine au niveau du ministère des Transports pour être, par la suite, élargies successivement aux autres secteurs.
Sur le même rythme accéléré, tous les départements ministériels s’attellent à la réalisation de nos engagements dans les différents domaines.
Dans le secteur de l’enseignement, l’opération visant à combler le déficit d’enseignants et de professeurs a été engagée ainsi que les efforts de renforcement du suivi et de l’encadrement pédagogiques au moment où l’élaboration d’un plan de réforme globale du système éducatif est actuellement en cours pour la refondation de l’école républicaine sur des bases fédératrices, le relèvement du niveau de l’enseignement, la création d’un conseil supérieur de l’éducation et d’une haute autorité de contrôle de la qualité de l’action éducative dans ses différents aspects.
Par ailleurs, le secteur de l’économie a réalisé des progrès importants, notamment en termes de mobilisation des ressources financières par la signature avec nos partenaires au développement, au cours des trois derniers mois, de conventions de financement qui vont contribuer de façon considérable au développement des secteurs de l’agriculture, de l’élevage, des pêches et des ressources humaines au moment où des dispositions sont prises pour la création d’un conseil supérieur de l’investissement qui contribuera à l’amélioration du climat des affaires, l’attraction des investissements et l’appui au partenariat entre les secteurs public et privé.
Globalement, la locomotive de mise en œuvre de notre programme électoral a été lancée et je veillerai personnellement à ce qu’elle conserve le même rythme accéléré parce que je suis conscient de vos aspirations et de vos espoirs et que je suis déterminé à respecter mes engagements.
Vive la Mauritanie libre, prospère et sûre.
Je vous remercie »
AMI
États Unis: commémoration journée de Martyr des Mauritaniens
Des Mauritaniens vivants aux Etats unis ont commémoré la fête d’indépendance avec un rappel de ce qui s’est passé en 1989 et 1990. En 1989 des mauritaniens noirs ont été arrêtés, emprisonnés et déportés de leur pays vers le Sénégal.
En 1990 le gouvernement mauritaniens dirigé par Maawiya ould Sidi Ahmed Taya a arrêté plusieurs militaires négro-mauritaniens, torturés et tués avec une exécution de 28 soldats pour la célébration de la fête nationale.
Depuis que les noirs mauritaniens ont eu conscient de ce qui s’est passé, le 28 novembre en Mauritanie est synonyme de deuil tant que la justice ne soit rendu aux tortionnaires et génocidaires.
De ce faite aux Etat Unis plus particulièrement à Cincinnati, les Mauritaniens soucieux de l’importance de la commémoration de cet évènement ont organisé un exposé pour rappeler aux américains et à la communauté internationale des atrocités qui ont été commis en Mauritanie à l’égard de la communauté négro-mauritanienne.
Certains rescapés notamment Amadou Sajo Sow, la veuve Aissata Ba, et des déportés tel que Mamadou Sikam Sy ont témoigné des atrocités subit durant les années 90.
Les participants sont venus de nombreuses villes des Etats unis. Les noms des soldats exécutés le 28 novembre 1990 ont été appelés, une minute de silence a été observée.
L’évènement était triste, les participants ont été émus par les discours et témoignages que le gouvernement mauritanien a commis et continu de commettre en appliquant une ségrégation au niveau de l’administration avec une inégalité sociale que seule les élites tirent profit.
Le gouvernement mauritanien, de président en président, reste muet sur la question, mais en Mauritanie il n’y aura pas de réconciliation nationale tant que ces questions ne sont pas résolues.
Les organisateurs, Mauritanian Community of Greater Cincinnati en collaboration avec Mauritanian Network, Muritani min Njejjitaa, African Immigrants Relief et la Diaspora mauritaniennes, ont appelés les Etats unis à faire pression au gouvernement mauritanien pour que justice soit faite.
senalioune
Ceci est un rappel pour les enfants d’aujourd’hui qui ne connaissent pas cette sombre histoire de la Mauritanie d’en être conscient et que la Mauritanie est partielle en matière de race.
senalioune
Mauritanie – CVE : La charte trahit l’esprit de la coalition (Les non signataires)

ALAKHBAR (Nouakchott) – Les partis et mouvements non signataires de la charte de la Coalition Vivre Ensemble (CVE) ont tenu une conférence de presse lundi pour dénonce une «ÂÂ charte qui trahi et l’esprit et la lettre de la CVE et qui vise en faire un parti politique qui ne dit pas son nomÂÂ »
Les non signataires accusent l’ex-candidat à la présidentielle mauritanienne du 22 juin 2019, Kane Hamidou Baba et les partis et mouvements autour de lui, de vouloir unilatéralement imposer la charte aux autres membres de la CVE.
«ÂÂ Nous partis, organisation de la société civile et indépendants ne se reconnaissent pas dans cette charte constatant avec amertume que la division est désormais consommée au sein de la CVE et considérons les tenants de la charte pour seuls responsable de cette division devant Dieu et devant les hommesÂÂ », ont indiqué les non signataires dans un communiqué de presse.
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ALAKHBAR
Esclavage : sévères condamnations au tribunal de Néma
Le tribunal spécial chargé de juger les crimes d’esclavage a tenu le 25 octobre 2019 à Nema une session au cours de laquelle trois dossiers d’espionnage ont été jugés. Le premier dossier RP 33/2015 mettait en cause Itewel Oumrou Eyda pour pratiques esclavagistes sur Mabrouka Mohamed et sa famille. Jugé par coutumace, le prévenu a été reconnu coupable des faits et a écopé de quinze ans de prison ferme assortie d’une amende de cinq millions d’anciennes ouguiyas et d’obligation par le tribunal d’établir un état-civil pour la victime et les autres membres de sa famille qu’il est obligé de ramener. Le second dossier RP 99/2014 concerne la victime Khdeija Mint Tarba réduite en esclavage par Hanena Ould Itewel Oumrou et ses frères condamnés à cinq ans de prison avec sursis. Il faut dire que dans cette affaire, les protagonistes avaient conclu il y a quelques mois une conciliation. Le tribunal leur a exigé l’application et le respect de ses dispositions. Le troisième dossier RP 98/2011 mettait en cause les deux sœurs Selama et Maimouna que SOS Esclaves avaient libérées en 2011 de Nbeiket Lahwach à plus de 130 km à l’est de Nema . Les deux filles et leur famille étaient réduites en esclavage par Cheikh Ahmed Ould Siyam et Inejih Ould Sebty qui ont écopé de dix ans de prison ferme plus une amende de cinq millions d’anciennes ouguiyas avec obligation de mise en liberté des autres membres de la famille et établissement d’un état-civil pour toutes les victimes. C’est l’organisation des droits humains SOS Esclaves qui a assuré l’assistance juridique des victimes à travers la commission d’un avocat et les services et conseils d’un assistant juridique. Les victimes ont toutes comparu à la barre pour raconter leur récit de vie d’esclaves avec les souffrances et les iniquités, violences et violations de toutes sortes que leurs bourreaux leur faisaient subir. Ces trois dossiers sont parmi les centaines d’autres qui sont pendants depuis plusieurs années devant les tribunaux ordinaires et que SOS Esclaves réclame à ces juridictions de transférer aux tribunaux spéciaux pour une éventuelle programmation de leur traitement.
LE CALAME
Samba Thiam : « Nous sommes des hommes politiques et non des hommes d’affaires »
La Coalition Vivre Ensemble (CVE) regroupant les partis politiques et mouvements non signataires de la charte de restructuration ont tenu une conférence de presse ce 25 novembre 2019 dans les locaux des Forces Progressistes du Changement (FPC).
C’est dans un couloir exigu et couvert par une certaine cacophonie que les leaders du jour ont fait face aux questions des journalistes après 1h30 d’attente.
Après une brève présentation de la crise interne au sein de la CVE par Dia Alassane du mouvement Touche Pas Ma Nationalité, le président des FPC dans une entreprise pédagogique a tenu à rappeler à l’auditoire la teneur des éléments déclencheur de la crise au sein de la CVE.
Samba Thiam qui tient pour responsable de cette crise le camp des Kane Hamidou Baba et Ba Alassane Soma dit Balas, soutient que la rupture a été déclenchée par un communiqué de la l’autre CVE qui ne reflétait pas les positions de l’AJD-MR, ni de TPMN et encore moins des FPC.
Il estime que leurs partenaires circonstanciels n’ont pas tenu compte des échanges qu’ils ont eu ensemble.
Répondant à une question de Kassataya sur les dissensions internes, Samba Thiam affirme « nous sommes des hommes politiques et non des hommes d’affaires », justifiant ainsi l’impossible compagnonnage politique avec l’autre groupe.
Malgré tout, Samba Thiam soutient qu’ils espéraient que ces derniers reviennent à la raison.
Prenant la parole à son tour, le président de l’AJD-MR, Ibrahima Mokhtar Sarr renchérit en justifiant ses premières réticences quant à la participation à une coalition. Ce dernier soutient que son parti n’était pas disposé à la base à participer à une quelconque coalition, compte tenu des expériences antérieures teintées d’échecs.
Le bureau politique de l’AJD-MR malgré tout a décidé de rejoindre la CVE répondant ainsi à l’exigence d’unité voulu par les militants de base.
Il souligna par ailleurs qu’ils connaissaient très bien ceux avec qui ils s’engageaient dans cette coalition, mais ils espéraient que ces derniers respecteraient la volonté de la base.
Ibrahima Mokhtar Sarr rappela à l’assistance que l’unité tant réclamée ne doit pas se fonder sur des critères communautaires mais plutôt politiques !
Enfin, le leader de l’AJD-MR donne rendez-vous sur le terrain, car dit-il le terrain jugera de la sincérité de l’engagement politique de chacun et demande à ce qu’on les juge sur ce qu’ils feront.
KASSATAYA



