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Sources spéciales : Aziz interdit de voyager à l’extérieur
Selon des sources spéciales citées par Taqadoumy, les autorités maurtaniennes auraient informé l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz de l’interdiction de voyager à l’étranger avec cependant la possibilité de circuler librement dans le pays. Taqadoumy a confirmé de différentes sources l’information selon laquelle Ould Abdel Aziz ne peut plus sortir de la Mauritanie mais n’a pas par contre eu confirmation de l’invalidation de son passeport. Les relations entre Mohamed Ould Cheikh Ghazouani et Mohamed Ould Abdel Aziz connaissent une forte tension depuis quelques jours.
le calame
CVE : La division est consommée !
Le Calame – « L’autre camp voulait un parti politique et tandis que nous, nous voulions restés dans une coalition au premier sens du terme, à savoir un rassemblement de partis et mouvements autour d’un programme ponctuel, voilà notre divergence de fond », précise Samba Thiam.
La division de la coalition vivre ensemble (CVE) vient d’être actée. C’est ce qu’ont affirmé quatre partis politiques et mouvements de cette coalition née à la veille de l’élection présidentielle du 22 juin dernier, n’ayant pas signé la charte publiée par une partie de la CVE.
L’AJD/MR, les FPC, le PLEJ, DEKALEM et TPMN en sont arrivés à ce constat, lundi après-midi, au cours d’un point de presse tenu au siège des FPC, situé près de l’hôtel IKRAMA (Sebkha). Et pour cause, le bilan de la campagne électorale et les débats sur l’avenir de cette coalition n’ont pas permis de dégager un quelconque consensus sur l’avenir de cette coalition qui avait soutenu le candidat à la présidentielle, Dr.Kane Hamidou Baba.
« Grande fut notre surprise de voir une partie du conseil des présidents annoncer l’adoption d’une charte de la CVE », renseigne un communiqué distribué à l’occasion de cette conférence de presse.
Répondant aux nombreuses questions des journalistes, les présidents des partis de cette partie de la coalition ont justifié leur rejet de la charte qu’ils qualifient de « charte de la discorde de la discorde » par leur opposition à se dissoudre dans la coalition qui se voulait, au départ, une plateforme d’échanges et de décisions sur un programme ponctuel ».
Autrement dit, les partis et mouvements ayant formé la CVE pour la présidentielle devraient retrouver, chacun, son identité, ont martelé Samba Thiam et Ibrahima Sarr. Tous les deux ont dénoncé le « forcing » de leurs désormais ex compagnons sur le chemin de présidentielle.
Tous les deux ont affirmé « avoir tenté de convaincre Dr. Kane Hamidou Baba avec qui ils affirment avoir échangé, des heures durant, à renoncer au projet de parti unique ou unifié qu’il mijotait avec ses amis pour conserver la CVE originelle », avant de s’entendre dire que ceux qui ne peuvent pas cheminer ensemble se séparent, révèle Samba Thiam.
Et Ibrahima Sarr d’ajouter: « quand nous avons constaté que nos amis ne voulaient pas revenir aux objectifs de départ de la CVE, nous avons tiré les leçons et avons pris nos distances, la base jugera. Parce que nous, nous voulions d’une CVE flexible, informelle très peu structurée, avec un ou deux points de programme, tandis que l’autre camp penchait pour une CVE étoffée, avec un projet de société, des instances, des opérations d’adhésions et une charte, qui n’est ’en fait qu’un statut. Voilà notre divergence de fond. »
Les deux présidents indiquent que l’examen de la charte démontre bel et bien qu’il s’agit d’un parti politique qui ne dit pas son nom.
L’élément déclencheur
Si la CVE est divisée, c’est parce qu’affirment les deux présidents, nous n’avons pas la même trajectoire politique, la même idéologie, voire les mêmes ambitions pour la Mauritanie. Eux sont des hommes d’affaires, nous nous sommes des hommes politiques, avec des principes, précise le président des FPC.
Pour Samba Thiam, tout est parti de la publication par la CVE d’un communiqué nous faisant dire ce que nous n’avons pas dit ; alors, nous étions obligés de démentir à travers des communiqués, ensuite tenter de convaincre nos amis de revenir sur leur décision, ce qu’ils n’ont pas accepté. A partir de ce moment, nous avons été amenés à constater que la rupture est actée.
Répondant à la question de savoir si les partis n’ayant pas signé la charte de la CVE n’ont pas été roulés dans la farine par leurs amis, les présidents des FPC et AJD ont indiqué c’est en hommes politiques avisés et connaissant bien les hommes et l’arène politique qu’ils ont accepté de consentir un sacrifice en contribuant à la création de la CVE, qu’ils étaient conscients des risques, mais qu’en même temps, ils avaient le devoir et l’obligation de ne pas décevoir la base qui réclamait, à cor à cri l’unité des négro-mauritaniens.
La CVE fut un premier pas. Et dans ce cadre, le président de TPMN, Dr. Dia Alassane qui menait les débats a tenu à rappeler que si Samba Thiam n’avait pas tendu la main à Dr. Kane Hamidou Baba, après son élection comme candidat de la CVE, celle-ci n’aurait pas existé. Donc, ajoute-t-il, les hommes qui sont en face de vous ne sont pas responsables de la division au sein de la CVE. Dans ce cadre toujours, le président de l’AJD, a rappelé que son parti était disposé à aller à la présidentielle en solo ou en soutenant un autre candidat, mais que pour répondre à la demande pressente de la base, l’AJD a fini par se résoudre à rejoindre la CVE en gestation, avec comme réserve qu’elle retrouvera sa liberté après la présidentielle. Il était donc hors de question pour l’AJD de se dissoudre dans une quelconque alliance.
Répondant à la question de savoir pourquoi ils s’absentent des réunions de la CVE, Ibrahima Sarr et Thiam ne sont pas passés par quatre chemins. Le premier justifie ses absences par des raisons personnelles, il n’entendait pas cautionner certains actes au risque de porter la responsabilité de la division de la CVE, et que l’AJD était représentée aux réunions et son président s’est investi pour battre campagne. Le second a, quant à lui, indiqué avoir pris ses distances quand lors de son interrogatoire suite à son arrestation au lendemain de la présidentielle, ses geôliers qui l’interrogeaient lui ont rapporté les propos qu’il tenait au cours des réunions de la coalition. Il n’avait donc plus confiance à certains des membres.
Parlant de l’avenir, les présidents des partis et mouvements n’ayant pas signé la charte ont indiqué que le défi est d’expliquer à la base ce qui s’est passé réellement au niveau de la CVE, pourquoi elle s’est fissurée et qui en porte la responsabilité historique, d’une part, de réaffirmer et de défendre les aspirations des militants et sympathisants qui ont cru à la CVE, de poursuivre le combat sur le terrain. Que ceux qui choisissent le combat descendent sur le terrain, la base tranchera, indique IMS.
Relativement à l’utilisation du sigle CVE, Sarr et Thiam ont indiqué qu’ils ne font pas dans la « fixation », n’excluant pas en cas de nécessité ou de la demande de la base, de créer une autre structure. Ils se disent enfin disposés à tout moment à renouer ou à traiter avec l’autre partie sur un programme ponctuel.
Dans un communiqué diffusé à la presse, la CVE non signataire de la charte résume ses défis : l’officialisation de toutes nos langues nationales, et l’égale promotion de nos cultures, l’égal accès de tous à l’enrôlement jusque là discriminatoire, l’éradication du phénomène honteux de l’esclavage, le règlement définitif du problème du génocide des années 90, la résolution de la question des terres, la mise en place d’un Etat de droit à travers une gouvernance démocratique saine.
DL
le calame
DEVOIR DE MÉMOIRE_JOURNÉE DE DEUIL NATIONAL:
A l’occasion du 28 novembre 2019 nous aurons encore une pensée particulière pour les 28 Noirs pendus le 28 novembre 1990. Pour célébrer le trentième anniversaire de l’indépendance de la Mauritanie, le colonel Sid´Ahmed Ould Boïlil commandant de la région militaire de Nouadhibou, donna ordre que 28 parmi les prisonniers militaires Noirs de la base d’Inal fussent choisis au hasard et pendus à la gloire de l’arabité de la Mauritanie.
Nous ne saurions oublier cette terrible nuit pendant laquelle ces soldats au service de leur pays avaient été tirés, un par un, pour être pendus; les vivants contraints de regarder celui qui se débattait à la corde; Inerte, on le décrochait alors, et on tirait un autre, et ainsi de suite.
Ces hommes c´étaient nos frères, nos époux, nos oncles, nos fils, nos cousins. Jetés, avec dedain dans une fosse commune , sans sépulture. Et pour clore ce dossier, comme si de rien n´était, le régime raciste de Nouakchott, proclama une Amnistie pour absoudre ses bourreaux.
Mais nous ne laisserons à Ould Taya et à ses bourreaux aucun répit tant que la lumière n´aura pas été faite, et les responsabilités situées . Nous en appelons à la communauté internationale, pour que justice soit rendue en MAURITANIE.
Nous avons une pensée pour tous nos martyrs tombés pendant les années de braises : 1986, 1987,1988, 1989, 1990-1991.
Voilà la liste des 28 pendus du 28 novembre 1990
01 – Sergent-chef Diallo Abdoulaye Demba
02 – Adjudant-chef Abdoulaye DJIGO
03 – 1ére classe Samba Oumar NDIAYE
04 – 1ére classe Ibrahima DIALLO
05 – 1ere classe Mamadou Hamadi SY
06 – Sergent Mbodj Abdel Kader SY
07 – 1ére classe Samba Baba NDIAYE
08 – 2éme classe Oumar Demba DIALLO
09 – 1ére classe Amadou Saïdou THIAM
10 – 1ére classe Mamadou Oumar SY
11 – 1ére classe Abdarahmane DIALLO
12 – Sgt Diallo Demba Baba
13 – Sdt Mamadou Demba SY
14 – Soldat Alassane Yéro SARR
15 – Caporal Amadou Mamadou BAH
16 – Sergent-chef Lam Toro CAMARA
17 – Sergent chef Souleymane Moussa BAH
18 – 2éme classe Oumar Kalidou BAH
19 – Sergent Amadou Mamadou THIAM
20 – Sergent Samba SALL
21 – 2éme classe Abdoulaye Beye DIALLO
22 – 1ére classe Cheikh Tidiane DIA
23 – 2éme classe Samba Bocar SOUMARE
24 – 1ére classe Moussa NGAÏDE
25 – 1ére classe Siradio LÔ
26 – 1ére classe Demba Oumar SY
27 – Sergent Adama Yero LY
28 – 2éme classe Samba Demba Coulibaly.
Yo Alla yurmo 6e yaafo 6e. Yo Alla haarnu 6e aljanna!
La lutte continue et demain il fera jour INCHAALLAH!
LA CVE SOUTIENT LA MARCHE DES ORPHELINS
La Coalition Vivre ensemble ( AJD/ MR, DEKALEM, FPC, PLEJ,TPMN) appelle ses militants et sympathisants à participer massivement à la manifestation de commémoration des martyrs de novembre 1990, organisée par le Collectif des Orphelins des Victimes Civiles et Militaires ( Covim) et prévue ce 28 novembre 2019 à 9h à partir du Carrefour BMD.
La présence de tous est vivement souhaitée.
La lutte continue!
Communiqué de Presse
28 novembre 1960…28 novembre 1990
Si certains compatriotes se réjouissent de l’anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, d’autres sont en deuil, en souvenir de la nuit la plus tragique de son Histoire. En effet, dans la nuit du 28 novembre 1990, à Inal, l’armée mauritanienne a exécuté par pendaison 28 militaires négro-africains, en guise de célébration du trentième anniversaire de l’indépendance nationale. Ces exécutions sommaires, qui s’inscrivent dans le cadre d’une vaste opération d’épuration ethnique ciblant la communauté négro-africaine, entamée par le régime du Colonel Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya, visaient à asseoir définitivement l’arabité exclusive de la Mauritanie.
De fait, le 28 novembre, souillé du sang de ces âmes innocentes, est aujourd’hui devenu un symbole de deuil et de fracture entre nos différentes composantes nationales. Vingt-neuf ans après, l’Etat continue à ignorer les souffrances des victimes et des ayant-droits de ces pages les plus sombres de notre histoire. Comme si cela ne suffisait pas, la rumeur persistante du retour au pays du Colonel Ould Taya pour y couler des jours heureux est sciemment entretenu en ces jours de douloureux souvenirs.
Il nous faut avoir le courage de faire face à nos blessures, panser nos plaies, pour ressouder notre Unité. Un pays ne peut se construire sur le déni et l’injustice. C’est pour cela que la Mauritanie se doit de mettre en place une justice transitionnelle prenant en compte les quatre devoirs de vérité, de justice, de réparation et de mémoire C’est aussi pourquoi, Nous, partis et mouvements de la CVE non signataires de la charte- exigeons :
– L’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 protégeant les criminels au sein des forces armées et de sécurité ;
– L’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir la vérité sur ces évènements ;
– La traduction en justice des commanditaires et auteurs desdits crimes et à leur tête le dictateur sanguinaire Ould Taya ;
– La construction d’un mémorial dédié à ces martyrs afin d’entretenir le souvenir de ce passé douloureux.
C’est à ces conditions que le 28 novembre pourrait, à nouveau, revêtir la même signification positive pour tous les Mauritaniens.
Nouakchott le 28 novembre 2019
Les Signataires
AJD-MR
DEKALEM
FPC
PLEJ
TPMN



