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Mauritanie : Proposition de loi instituant une commission vérité et réconciliation
Alakhbar – Anissa Ba, députée du parti d’opposition mauritanien Tawassoul, a fait une proposition de loi visant la création d’une commission de vérité et de réconciliation sur les violations des droits humains durant les années 1989-90.
La parlementaire propose aussi l’abrogation de la loi d’amnistie de juin 1993 qui empêche la poursuite des présumés auteurs de ces violations.
« J’ai présenté – par la grâce divine – une proposition de loi sur la création d’une commission d’enquête, de vérité et de réconciliation, a expliqué Anissa Ba. L’objectif est d’aider notre cher pays – en ce moment décisif et historique – à faire parler le droit et jaillir la vérité et à réparer les préjudices subis par les victimes, sans esprit de vengeance, mais plutôt de dépassement et de tolérance.
Nous voulons garantir à notre pays une nation unie et fière de sa diversité. Une nation qui se projette dans le futur sans avoir honte du passé. Enfin, nous voulons régénérer la confiance chez nos compatriotes et garantir qu’aucune des composantes nationales ne se sente victime d’injustice ou de discrimination. »
La proposition de loi faite ce jeudi 12 décembre comprend 21 articles.
Les présidents burkinabe et malien se fâchent et le font savoir
Ciré Ba – Sous pression et vexés par la convocation du président français Emmanuel Macron à Pau, les présidents du Burkina Faso et du Mali se fâchent et le font savoir.
Le premier, Roch Marc Christian Kaboré, estime que “la forme et le ton utilisés par Macron posent problème… On doit tenir compte du respect mutuel”. Le second, Ibrahima Boubacar Keïta, pour être en phase avec sa rue, évoque des “conditions pour son déplacement”.
Un journal malien parle de « ton péremptoire, frisant l’époque coloniale, qu’Emmanuel Macron, oubliant les canaux diplomatique ou téléphonique, a invité pour ne pas dire convoqué ses pairs sahéliens pour discuter de l’avenir de Barkhane et du Sahel ».
Le président Idriss Deby du Tchad aurait décliné d’avance cette convocation finalement reportée en 2020 depuis l’attaque de la garnison nigérienne d’Inates qui aurait fait au moins 71 morts et des disparus. Une attaque revendiquée par le groupe État islamique qui donne un bilan de «100 tués » côté armée nigérienne.
Ce report est présenté par l’Elysée comme concerté avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou. Plusieurs sources affirment qu’il est unilatéral. Le président Emmanuel Macron, occupé par la grève en France, ne peut et ne voudrait ouvrir en même temps un autre front sensible.
Ciré Ba – Paris, le 14/12/2019
G5 Sahel, Emmanuel Macron devra revoir sa copie
Mondafrique – Le président français Macron, qui tente de renvoyer la responsabilité des échecs du G5 Sahel sur les partenaires de la France, a été mal briefé sur les accords qui dès maintenant et à l’exception du Burkina, encadrent la présence française.
En marge du Sommet sur le 70 ème anniversaire de l’OTAN, le président français Emmanuel Macron a laissé entendre le mercredi 4 décembre à Londres qu’il attendait que les pays du G 5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) clarifient leurs demandes à l’égard de la présence militaire française.
En réalité, le Mali, le Niger et le Tchad ont passé des accords militaires bilatéraux qui justifient les opérations de la force Barkhane sur leur territoire. En revanche, le Burkina Faso et la Mauritanie n’ont pas signé d’accord pour permettre à Barkhane d’intervenir de façon permanente.
Tchad, le bon élève
Aucun accord militaire global entre le G 5 Sahel pris comme entité et la France n’est possible. Le G 5 Sahel est né en décembre 2014, soit cinq mois après le début de l’opération Barkhane lancée en aout 2014 par la France, à la suite de l’opération Serval engagée en janvier 2013 au Mali pour stopper l’avancée des djihadistes, partis du Nord Mali vers Bamako.
La France maintient une présence militaire permanente au Tchad depuis 1986 d’abord dans le cadre de l’opération Epervier déclenchée à la demande du président Hissène Habré pour faire face à l’arrivée sur son territoire des troupes libyennes. Après avoir évolué au gré de très nombreux accords entre Paris et N’Djamena, Epervier est devenu Barkhane en aout 2014. C’est d’ailleurs au Tchad que se trouve le quartier général de Barkhane.
Niger et Mali, la France chez elle
Avec le Niger, l’accord bilatéral qui régit l’intervention de Barkhane date de 2013. Il définit les conditions de stationnement sur le sol nigérien (précisément sur l’aéroport de Niamey) de la composante « Air » de Barkhane. En vertu de l’accord entre entre Niamey et Paris, le Niger accorde, entre autres, une liberté totale de stationnement aux mirages ainsi qu’aux drones et au personnel de l’opération Barkhane.
Avec le Mali, Barkhane hérite des accords passés lors de l’opération Serval. Une smiple demande était alors adressée en janvier 2013 par le président de transition Diancounda Traoré à son homologue français François Hollande. L’accord d’intervention a ensuite été formalisé sous forme d’un accord bilatéral franco-malien qui précise, notamment, le statut du personnel militaire de Barkhane, les conditions d’atterrissages et de décollage des aéronefs de Barkhane ainsi que les exonérations sur le matériel et équipement introduit par l’opération militaire française.
Mauritanie, des échanges encadrés
Pour des raisons différentes, le Burkina Faso et la Mauritanie n’ont pas avec la France des accords qui encadrent les opérations de Barkhane sur leur territoire.
Depuis près de dix ans, la Mauritanie n’a pas connu d’attaque djihadiste d’envergure sur son territoire. Le pouvoir mauritanien estime donc qu’il n’a pas besoin de forces étrangères pour lutter contre la menace terroriste. Ici, la coopération militaire bilatérale avec la France concerne non pas des opérations de Barkhane, mais la formation d’officiers mauritaniens dans les écoles françaises. La France envoie également des instructeurs en Mauritanie. Les deux pays échangent du renseignement et partagent des expériences dans la lutte contre le terrorisme grace à l’antenne que la DGSE possède en Mauritanie.
Burkina, le grain de sable
Si elles paraissent claires avec quatre pays du G 5 Sahel, les relations militaires entre la France et le Burkina Faso sont, en revanche, beaucoup plus complexes. La demande de clarification d’Emmanuel Macron concerne surtout ce pays. En dépit de la dégradation de la situation sécuritaire intérieure, le Burkina Faso a choisi comme doctrine de refuser toute installation d’une base de Barkhane sur son territoire.
Mieux, dans une lettre au ton ferme adressée à l’attaché militaire auprès de l’ambassade de France à Ouagadougou, le pouvoir burkinabé a exigé qu’il soit avisé de toute opération de survol de son territoire par tout aéronef étranger. A la veille d’une élection présidentielle incertaine, le pouvoir burkinabé ne souhaite pas s’aliéner une bonne partie de l’opinion publique hostile à l’installation d’une force étrangère.
Dans ces conditions où chaque pays du G 5 Sahel a fait son choix en tenant compte de ses réalités nationales, on ne voit pas à quoi pourrait bien servir le Sommet auquel le président Macron a convié le 16 décembre à Pau, dans le sud-ouest de la France, ses pairs du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad.
Un sommet franco-africain pour rien? L’hypothèse est plus que probable.
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le monde
Rencontre CVE – UCN
CVE – Le Conseil des Présidents de la CVE (non signataire de la charte) a reçu ce mercredi 4 décembre 2019, au siège des FPC, une délégation de la coalition Union pour la Cohésion Nationale ((UCN) comprenant :
– M. Mohamed Dellahi, Président du Parti Mauritanien pour la Défense de l’Environnement (PMDE),
– M. Boullah Ould Mohamed, Président du Parti Choura,
– M. Diop Elhadj, Secrétaire général du Parti Choura,
– M. Sidi Ould Moilid, Secrétaire exécutif chargé des affaires politiques du Parti Choura,
– M. Elias Mohamed, Secrétaire général du Parti Libéral Mauritanien,
– Mme Aminetou Laweissi, Présidente de l’ONG El Hanane,
– M. Mahfoudh Ould Mohamed, Président de l’Association Mauritanienne pour la Protection de l’Environnement
Cette rencontre qui s’est tenue à l’initiative de l’UCN a permis aux deux parties de faire le tour des grandes préoccupations nationales et de constater une convergence de vue quant aux questions prioritaires.
Il ressort de cette première rencontre l’urgence du règlement de la question de l’unité nationale dans ses différentes dimensions, règlement qui passe notamment par une analyse sans tabou des problèmes qui la minent, en vue de leur trouver des solutions.
La CVE et lUCN se sont promis de se retrouver très vite après cette première rencontre de prise de contact. Elles espèrent pouvoir travailler ensemble, dans un cadre dont les contours restent à définir.
Nouakchott, le 4 décembre 2019
Naufrage au large de la Mauritanie : le bilan passe à 63 morts
Apanews – Cinq nouveaux corps de migrants ont été repêchés, jeudi soir, par les secouristes mauritaniens qui signalent que le nombre des décès issus du naufrage d’une pirogue, survenue mercredi au large de Nouadhibou (745,2 km de Nouakchott), passe ainsi de 58 à 63.
ayant péri mercredi dans le naufrage de leur embarcation de fortune non loin des côtes mauritaniennes de l’Océan atlantique ont été récupérés jeudi soir par les autorités mauritaniennes, a-t-on appris de source sécuritaire à Nouadhibou.
Les mêmes sources font état de 85 rescapés qui étaient parmi les 150 à 180 passagers ayant pris place à bord de la pirogue. Des femmes et surtout des jeunes âgés de 20 à 30 ans voyageaient dans l’embarcation qui, selon le ministère mauritanien de l’Intérieur, était partie de Banjul (Gambie) pour rallier l’Espagne.
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère de l’Intérieur avait fait savoir que « tous les rescapés ont bénéficié de l’assistance nécessaire et sont humainement traités », suivant « les règles d’hospitalité qu’exigent la solidarité humaine, la fraternité et l’hospitalité africaines ».
Les ambassades et consulats dont les ressortissants figurent parmi les victimes ont été impliqués dans l’opération de secours par souci de transparence, indique le communiqué, ajoutant que le département de la Justice a été sollicité pour déclencher les enquêtes nécessaires en pareille circonstance.
Selon des sources sécuritaires à Nouadhibou, les corps des 58 morts ont été enterrés dans des tombes individuelles à l’extérieur de la ville.
MOO/cat/APA
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