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UPR : un pilote nouveau aux commandes !
L’Union Pour la République (UPR) a été dotée d’un  nouveau président. Sidi Mohamed Ould Taleb Amar, jusque là Dg de la SNDE  a été élu par acclamation, président du principal parti de la majorité présidentielle, au cours de la première journée du congrès de ce parti, tenu le samedi 28 décembre 2019. C’est une surprise pour de nombreux observateurs, on attendait tout sauf celui-là. En effet, plusieurs noms avaient été avancés  par différents organes de presse et d’autres observateurs. Mais un ancien ministre nous avait laissé entendre que le président ne révélera le nom de son poulain qu’à la dernière minute. Visiblement  c’est ce qui fut fait.  Ghazwani  a donc déjoué tous les pronostics  en portant son choix sur  un cadre de Timbédra, alors que des observateurs prédisaient  l’élection d’un cadre du Brakna, du Gorgol  ou du Guidimakha, parce que le président est issu de l’est. Une logique  stratégique  voire  géopolitique. Mais Ghazwani a n’en a cure,  il a opté pour une raison électorale peut-être. L’est est considéré jusqu’ici comme étant le réservoir électoral, ce que les statistiques des dernières élections ont, semble-t-il, déconstruit.
Dans tous les cas, Ghazwani a choisi un homme pas du tout connu dans l’arène politique même s’il a été ministre et ambassadeur. Pour quelle raison ? L’avenir proche nous le dira. Un observateur averti nous a déclaré la veille du congrès que Ghazwani ne choisirait qu’un homme à son image. Un homme  de consensus pour piloter le parti, en l’élargissant, en  maintenant sa cohésion et  en rassurant les mauritaniens. Alors, Ould Taleb Amar est-il cet oiseau rare dans ce pays ? On le saura sous peu.
Pour le reste, on aura noté l’arrivée  au poste de 4e vice président  du désormais ex président du parti  ADIL, l’ancien premier  ministre Ould Wagf dont le parti s’est  sabordé dans l’UPR, la veille de la tenue de son congrès, retour  de Mohamed Yahya Horma, élu 2e vice-président dont le nom avait été cité comme potentiel président, de Khalil Teyib,5e vice-président et  depuis peu, grand pourfendeur d’Ould Abdel Aziz et enfin, l’entrée  dans ce cercle de vice-présidents, de  Djinda Ball, devenue 3e vice-présidente. Ghazwani l’a préférée à  de nombreux  caciques de la communauté négro-africaine.Â
Il faut enfin noter l’absence de certains barons du régime d’Ould Abdel Aziz, notamment Ould Maham. Un conseil national de 335 membres, avec comme toujours, un dosage tribalo-ethnico-régional.
le calame
GUILLAUME SORO PART DEMANDER L’ASILE EN ESPAGNE
Le procureur de la République de Côte d’Ivoire a annoncé, lundi 23 décembre, qu’un “mandat d’arrêt international” avait été émis par la justice ivoirienne contre Guillaume Soro . L’ex-chef de la rébellion et candidat à la présidentielle de 2020 est accusé de “tentative d’atteinte à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national” par celui-là même qu’il avait soutenu pour chasser par les armes, le président Laurent Gbagbo .
Des “éléments en possession des services de renseignement” établissent clairement que le projet devait être mis en œuvre incessamment”, a ajouté le procureur Richard Adou sur la télévision publique ivoirienne.
L’ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne est également visé par une information judiciaire pour “détournement de deniers publics, recel et blanchiment de capitaux portant sur la somme de 1,5 milliard de francs CFA” .
Après avoir fait escale au Ghana où les autorités n’ont pas voulu acceuillir l’encombrant hôte, l’avion de Guillaume Soro a encore décollé tard dans la nuit de l’aéroport de Kotoka au Ghana, pour l’Espagne. C’est donc un pays européen qui a accepté de l’accueillir après que de fortes pressions politiques et diplomatiques aient été exercées sur les autorités ghanéennes.
Après avoir permis à Alassane Ouattara de renverser Laurent Gbagbo en 2011, l’ex- chef des rebelles Guillaume Soro, promu président de l’Assemblée nationale, et qui rêvait succéder à son mentor, vient de prendre fuite, en route pour l’exil.
Informé que la justice ivoirienne a émis lundi un “mandat d’arrêt international” contre lui, l’ex-chef de la rébellion et candidat à la présidentielle 2020, n’a plus pu atterrir à Abidjan où il était attendu pour être mis au frais pour “tentative d’atteinte à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national”.
Parti de l’aéroport Paris-Le Bourget lundi 23 décembre 2019, Guillaume Soro qui voulait être acceuilli comme le futur chef d’État à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouët à 13h, a fui comme une souris. Selon certains de ses proches, bien que l’autorisation ait été officiellement donnée, personne n’a été capable de confirmer le débarquement au GATL.
Selon des sources concordantes, il y a eu de fortes tractations pour empêcher Guillaume Soro de descendre de son avion. Dans un document qui a fuité et s’est retrouvé entre les mains des journalistes , l’on voit un ordre de refus reçu par ses pilotes. Lundi matin, la machine du pouvoir RHDP d’Alassane Ouattara s’est mise en branle avec 810 gendarmes et policiers mobilisés en vue s’empêcher tout rassemblement en faveur de Soro. «Compte tenu de la venue de mon ainé, Guillaume Soro, je me suis vu empêché d’arriver à sa résidence. Quand j’ai essayé de demander ce qui se passait réellement, on m’a fait comprendre que les instructions viennent de la haut. Je dis mais qui est plus habilité à accéder à la résidence du président. Ils m’ont fait comprendre que la hiérarchie a donné ses ordres. Donc ils ne pouvaient pas me permettre d’avoir accès à la résidence de mon ainé », a dénoncé Simon Soro, son frère cadet.
De source proche de l’ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne, de fortes pressions d’Abidjan sur des autorités ghanéennes ont obligé celles-ci à ne pas autoriser les passagers du jet privé de sortir de l’avion. Après de longues négociations, Guillaume Soro a été autorisé à rentrer en Espagne où il devrait certainement demander l’asile politique pour échapper au mandat d’arrêt international qui a été lancé contre lui par le régime d’Alassane Ouattara. C’est depuis l’Espagne qu’ il avait manqué d’être arrêté dans un hôtel de Valence. C’est dire qu’il n’est pas sorti d’affaire.
https://www.coupsfrancs.com/guillaume-soro-part-demander-lasile-en-espagne/
MANDAT D’ARRÊT CONTRE GUILLAUME SORO ET ARRESTATION DE SES PROCHES
Alassane Ouattara a déjà déclenché le rouleau compresseur contre son ancien allié. Les autorités ivoiriennes ont émis un mandat d’arrêt contre Guillaume Soro pour tentative de déstabilisation et détournement de deniers publics. L’ancien président de l’Assemblée nationale, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2020, qui devait regagner Abidjan lundi après-midi, a finalement dû atterrir à Accra.
La dictature de Ouattara prend des proportions demesurées sur les bords de la lagune Ébrié. La résidence de Soro Guillaume, ex SG du MPCI (mouvement rebelle), ex Président de l’Assemblée nationale , est quadrillée actuellement par la police. Ses frères cadets ont été empêchés d’y accéder.
Ayant embarqué dans un avions de marque allemande, le rebelle Soro Guillaume, président du GPS, a dû atterrir de force à Accra au Ghana, apprend-t-on, évitant ainsi le traquenard, que dis-je l’arrestation en cours contre lui menée par les forces du gouvernement despotique de Ouattara.
Aussi, la conférence de presse que devait donner son parti politique le GPS, s’est transformée en scène de guerre comme on peut le voir sur ces images. Le pouvoir d’Abidjan veut coûte que coûte en découdre avec son allié d’hier, qui lui a donné le pouvoir par apologie des armes.
Plusieurs arrestations ont eu lieu parmi lesquelles les plus proches de Soro Guillaume : Deputé Yao soumaïla, Kando soumahoro,koné Tefour, Alain Lobognon, Soro Kanigui, Soro Simon, etc.
La hache de la guerre est désormais totalement déterrée entre Soro Guillaume et Ouattara Dramane. Forcé, un cadavre “sera souffert”. La rebellion mange-t-elle ses enfants? En tout cas, la prophétie du pasteur Burkinabé Gnamba Elie avait prédit cet episode du feuilleton du “Dramanistan”. Nous y reviendrons; la lutte continue.
Mille Claude Mrandjo, Président Afrique centrale de la coalition des patriotes ivoiriens en Exil (COPIE), Vice président du #rezopanacom en relation avec les médias étrangers, Militant du FPI, Écrivain-Essayiste, Panéliste spécialiste géopolitique africaine
Samba Thiam : ma lecture de la conférence de presse du “président des pauvres”
La lecture que je fais de la posture du “président des pauvres”, au cours de sa Conférence de presse pourrait s’articuler autour de ces axes :
-Tenter de désinformer l’opinion internationale en semant le doute dans les esprits,
-Disqualifier son compère en l’accusant de forfaiture sur le plan du droit, pour le pousser à la défensive, et se poser en victime,
– Rassurer ses partisans hésitants à le rejoindre, pour laisser implicitement entendre qu’ils ne risquaient rien puisque lui Aziz était propre, blanc comme neige,
-Tenter, enfin, d’endormir la vigilance des adversaires…pour mieux réussir ses coups tordus ultérieurs qui ne manqueront pas,
-Faire un appel du pied aux nationalistes arabes par un mépris affiché pour la langue française…
Samba Thiam, président des FPC
L’EDITORIAL DU CALAME: Dernier baroud ?

Quatre mois après avoir quitté le pouvoir, conclus, au dernier, par une piteuse et vaine tentative de reconquérir le parti qu’il avait fondé à partir de rien, Ould Abdel Aziz s’applique toujours à faire parler de lui. A peine de retour en sa patrie qui ne l’a pas vu naître (malgré une déclaration de naissance des plus frauduleuses), l’ancien chef de l’État convoquait une réunion de gestion de «son » UPR. Tout le monde rappliquait, confiant en la présumée connivence de l’homme avec son ami de quarante ans. Mais le voilà à beugler que le parti c’est lui et personne d’autre. Allusion à ceux qui se sont jetés un peu tôt dans les bras du nouveau pouvoir. Refusant d’être enterré vivant, il tente un dernier baroud d’honneur. L’homme, qui n’est pas né pour échouer selon ses propres termes, se fracasse alors contre un rocher, celui de l’inconsistance d’un parti né du pouvoir et ne peut pas s’en passer. Les membres de son comité de gestion et ses élus (députés, maires et présidents de conseils régionaux) se démarquent. Furieux, l’ex-président de la République boude les festivités du 28 Novembre et se met à ruminer sa colère. Qui explosera lors d’une conférence de presse convoquée le vendredi 20 Décembre. En son palais des mille et une nuits, plusieurs hôtels s’étant poliment excusés, les autres exigeant une autorisation écrite du hakem qu’il n’a pas réussi à obtenir, malgré son insistance. Une mesure arbitraire qu’il avait lui-même imposée aux partis et ONG désireux d’organiser des rencontres avec la presse. L’arroseur arrosé, en somme. Prévue à 20 heures, la conférence de presse ne débute qu’à une heure du matin. Elle n’est pas retransmise en direct à la télévision, en raison d’un « problème technique » apparemment insurmontable. Flanqué de Seyedna Ali ould Mohamed Khouna, président du comité de gestion de l’UPR et de Boydiel ould Houmeid, député et membre dudit comité – les seuls qui lui sont restés fidèles… – Ould Abdel Aziz s’efforce de rester le plus calme possible. Mais chassez le naturel, en l’occurrence caractériel et impulsif, il revient au galop. C’est même dès l’entame de son propos que l’irascible met directement les pieds dans le plat. «Un parti n’a pas de référence et cette notion qu’on entend depuis quelques jours n’a aucun sens. C’est même anticonstitutionnel », ose-t-il. L’hôpital qui se moque de la charité… Il faut vraiment ne pas manquer d’air pour invoquer la Constitution quand on se trimbale deux coups d’État contre des présidents élus et qu’on l’a tripatouillée sur un coup de tête, pour supprimer un sénat rebelle. La richesse ? « Je suis un homme riche mais n’ai jamais pris une ouguiya du Trésor public ou de la Banque centrale ». Comme si tous les présidents qui se sont enrichis avaient piqué dans la caisse… Votre richesse, monsieur, ce sont les commissions faramineuses, les dons en espèces des pays riches, les passe-droits, les partenariats avec les sociétés étrangères et, en onze ans de pouvoir, tout ce qu’on peut gratter par ci et par là. Craint-il la commission d’enquête parlementaire ? « Qu’ils viennent ! » Mais, prévient-il, « le terrain est miné…», allusion à peine voilée aux dossiers compromettants qu’il détiendrait contre certains. Assez pour rester à l’abri de toute investigation ? En se posant en victime à qui l’on a arraché son bien – «son » parti en l’occurrence – le controversé parvenu ne cherche-t-il pas à déplacer la question ? Se donner un peu d’espace vers une porte de sortie acceptable, à défaut d’être vraiment honorable ? Mais un tel tapage ne risque-t-il pas, a contrario, se révéler irrémédiablement contre-productif ? Baroud signifie bagarre, mêlée… On y laisse d’autant plus de plumes, citoyen Mohamed ould Abel Aziz, qu’on s’y expose publiquement.
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Ahmed ould cheikh
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