Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Boulkheir : “Œuvrons à la construction d’une nation dans laquelle tous les Mauritaniens se reconnaissent”

Boulkheir : AMI – Lors du discours qu’il a prononcé mardi, lors de la cérémonie d’installation du Conseil économique, social et environnemental (CESE), M. Messaoud Ould Boulkheir, président du conseil, a indiqué que cette institution met en synergie, par la force de la loi, toutes les forces vives du pays, au point que certains la qualifient de « parlement désigné » ou de « Mauritanie à échelle réduite ».

Il a également salué la politique de concertation et d’écoute de tous les enfants du pays suivie par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, depuis son accession au pouvoir, réitérant que son institution œuvre pour la construction d’une nation dans laquelle tous les Mauritaniens se retrouvent, sans exclusive.

Le président Messaoud Ould Boulkheir a précisé, par la suite, que les conseils économiques, sociaux et environnementaux représentent des espaces adéquats pour la discussion et le dialogue entre les partenaires économiques, sociaux et environnementaux et les ONGs.

En tant que tel, ils sont, à la fois, un volant et une boussole de la bonne gouvernance, et une ceinture de sécurité pour les pays, qui absorbe les chocs éventuels.

S’adressant au Président de la République, le président du conseil économique a dit : « Nous fondons d’immenses espoirs sur votre actuel mandat pour la concrétisation de nos attentes en matière de concorde et de réconciliation entre tous les Mauritaniens, privilégiant l’avis le plus judicieux pour la prise de décision, tout en adoptant une attitude humaniste envers les citoyens. Nous souhaitons que tous nos partenaires et leaders d’opinion soient animés par cet optimisme, afin que tous se mobilisent pour l’intérêt général, et épargnent à notre pays les troubles et les tiraillements politiques.

Jusqu’ici, Monsieur le Président de la République, vous avez pris vos décisions avec patience et calme, après écoute de tous les intervenants. Nous vous exhortons à poursuivre dans cette voie”.

 

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Réparations progressives des « coups de tête » de l’ancien président

Réparations progressives des En dehors de la guerre qui oppose l’ancien président au nouveau, bien de décisions judiciaires ou politiques jugées impertinentes voire incongrues ne présentent aucun intérêt pour la gouvernance de Mohamed Ould Ghazouani pour être préservées.

De telles verrous qui n’ont plus leur raison d’être sont en train de sauter un à un par des contre-décisions du nouvel homme fort du pays qui les élimine par instructions discrétionnaires, soit par ordonnance et autre actions ayant valeur juridique.

L’annulation de certaines mesures d’interdiction frappant aveuglement certains établissements ou organisations non gouvernementales par l’ex président l’ont été sous la bénédiction des nouvelles autorités qui semblent disposées à calmer la situation de tension politique de fin de règne de l’ancien régime et du coup montrer le côté infondé de telles décisions qui enfreignent la loi et les libertés d’associations caritatives.

Auparavant les poursuites judiciaires engagées contre des opposants et hommes d’affaires en exil ont été levées pour ouvrir les portes du retour au pays. Aziz usait sans modération de ses pouvoirs de chef pour annuler ou imposer telle ou telle chose sans souci des préjudices que cela causerait.

Il a ordonné l’arrêt de chantiers, le déplacement de tel « Mahaal » d’un homme d’affaire, des redressements fiscaux imposés à des banques pendant qu’il créait les siennes sous couvert de ses proches, fermait des usines en faisant prospérer les propres affaires etc… Des sociétés ont mis la clé sous le palliassions par la pression de ses nouveaux hommes d’affaires qu’il créa de toute pièce.

L’interdiction d’importer les voitures venant d’Europe de plus de dix ans et qui ne le sont pas dans les pays de fabrication visait à couper les sources de revenus de jeunes businessmans diplômés sans job préférant ces activités qu’à mourir en mer.

Par cette mesure contraignante il a favorisé toutes sortes de trafics de voitures qui entrent aux quatre frontières du pays avec la complicité de réseaux mafieux bien connus et auxquels personne n’ose s’attaquer. Combien de conteneurs débarquant nuitamment passent par le port vers des destinations discrètes de la capitale ?

Les restrictions du flux des « arrivages » par l’augmentation des tarifs de dédouanement ainsi que le blocage à la frontière des milliers de voitures venant d’Europe ont baissé les recettes douanières qui généraient des millions d’um par jour au trésor public. Tous les circuits commerciaux ont souffert des coups de tête de l’ancien président qui avait l’œil olympien sur tout ce qui bouge. En faisant tomber un à un ces verrous imposés par la volonté d’un homme au four et au moulin la vie économique et sociale ne pourrait que reprendre son souffle.

Après 11 ans de crise de liquidité dans tous les secteurs formels et informels.

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Tribune libre | Les survivances de nos conservatismes | Par le Colonel N’DIAYE N’Diawar (R)

Tribune libre | Les survivances de nos conservatismes | Par le Colonel N’DIAYE N’Diawar (R) N’diawar N’Diaye – Chères concitoyennes, chers concitoyens, il est un sujet qui ne peut être éludé.

C’est celui, comme l’a nommé Mr le Président de la république, lors de ses différentes interventions : « les survivances de nos conservatismes ». Libellé ainsi, il traduit toute la sagesse et la mesure de son Excellence le premier magistrat du pays. Il n’empêche que c’est un sujet qui suscitera beaucoup de polémiques, de controverses, de colère justifiée et même parfois de la haine et de la démesure.

Mais il faut en parler et j’ai choisi avec lucidité et courage d’ouvrir le débat en espérant que vous allez l’enrichir vos réflexions.

Bien qu’issu d’une lignée supposée prestigieuse, je me suis toujours senti en désaccord profond avec cette classification sociale et je remercie mes parents d’avoir contribué à cela par une éducation basée sur l’humilité et sur le respect de l’autre.

C’est pourquoi, il me parait fondamental d’aborder ici cette problématique transverse qui touche et affecte toutes les communautés nationales.

Les Gambanakhous ou esclaves, les hartanis, les pêcheurs, les forgerons, les tisserands, les marabouts, les guerriers et les cherifs autant de prétendues classes sociales qui structurent notre société et qui au gré des rapports sociaux influent dangereusement sur l’équilibre, la cohésion et l’unité nationale.

Pour ouvrir le débat partons sur trois postulats de base pour déconstruire cette grande falsification sociale et historique.

1/_ Tous les hommes naissent dotés des mêmes organes de vue, de l’odorat, de la motricité, d’intelligence et de biologie en dehors de la couleur de la peau qui a été expliquée scientifiquement. Pour Allah le tout puissant, la distinction entre les hommes résulte de la croyance et de la piété mais certainement pas de l’origine sociale ou de la couleur.

2/_ La déclaration universelle des droits de l’homme définit sans ambiguïté que les hommes naissent libres et égaux : c’est un principe et un élément de droit intangible.

3/_ les forgerons, les griots, les labbes, les tisserands ont permis de rendre nos vies plus faciles, ils ont sublimé nos quotidiens par leur intelligence, leur savoir-faire et souvent leur expertise. Comment pouvons-nous prétendre leur être supérieurs, qui a fixé ces règles de préséance et sur quoi se fondent elles. Ces esclaves et hartanis que nous avons asservis des années durant, quelle justification religieuse et historique pouvons-nous leur opposer. L’asservissement est le fait d’une conjugaison de violence, de contrainte physique et de pure force guerrière. Elle n’a qu’une justification économique, sociale et militaire mais certainement pas religieuse à cette époque.

Je suis persuadé que j’ai choqué certaines sensibilités et je m’en excuse d’avance, mais ce sujet est au centre de nos vies, de nos façons de penser et d’agir. Soyez convaincus que ces conservatismes sont au cœur de notre inertie morale et intellectuelle, et qu’ils empêcheraient toujours la libération de nos capacités et de nos énergies pour aller de l’avant.

En définitive, on peut dire par euphémisme que ces survivances de nos conservatismes sont le fruit d’une histoire croisée et d’une culture métissée, et qu’elles traversent toutes les communautés nationales. Pour les combattre afin qu’elles disparaissent, il est impératif que tous les mauritaniens prennent conscience de leur danger pour notre pérennité, qu’ils échangent dans la paix et la sérénité pour trouver les bonnes solutions et que l’Etat prenne ses responsabilités en matière d’éducation, de sensibilisation, de justice et de justice sociale. Je veux que vous vous appropriiez ces propos et que vous en discutiez avec cœur et raison sans relâche.

Colonel N’DIAYE N’Diawar (R)

-Consultant en géopolitique géostratégie et en négociation

cridem

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L’opposition a-t- elle perdu la voix ?

L’opposition a-t- elle perdu la voix ? Le Rénovateur Quotidien – Reconnaissance implicite de la victoire de Mohamed Ghazouani sans aucune expression de félicitation, rencontres entre le nouvel homme fort du pays et les leaders de l’opposition notamment les candidats à la dernière présidentielle.

Participation de certains chefs de partis issus de l’opposition aux festivités du 59ème anniversaire de l’indépendance tels sont les signes de décrispation post -électorale. Rarement on aura vu un climat politique aussi détendue au sortir d’élections en Mauritanie.

L’atmosphère postélectorale s’ouvre le plus souvent sur une longue crise politique fermant la voie à tout consensus.

Après les violences d’une rare intensité qui avaient agité la capitale au lendemain de la proclamation des résultats, de l’élection présidentielle, l’impression d’une nouvelle crise se dessinait sur la scène politique laissant planer le doute sur une confrontation entre le nouveau pouvoir et l’opposition démocratique partie en ordre dispersée lors du scrutin présidentiel achevé sur un score de 52% obtenu par Ghaazouani.

Mais en l’absence d’un pacte de solidarité au sein des pôles politiques de l’opposition, rien n’empêchait chaque leader de prendre l’orientation qu’il veut. Le successeur de Mohamed Ould Abdel Aziz ne trouvait pas mieux pour s’offrir la sympathie de ses challengers à la présidentielle et apaiser les tensions politiques sans préalables très dérangeants. L’idée d’un dialogue politique inclusif qui s’imposait après le départ de la bête noire de l’opposition qui ne faisait pas de cadeau à ses adversaires n’est pas à l’ordre du jour de l’agenda politique de Ghazouani.

Ce dernier préfère le mot « causerie » au mot dialogue qui a une connotation plus passionnelle. Une manière de freiner dès le début la cavalerie des forces de l’opposition attachées à ce rendez-vous tant réclamé pour convier tous les acteurs politico-sociaux autour d’une table pour discuter sans tabou de toutes les questions de fond. Visiblement ce forum national n’enchante pas le nouveau locataire du palais gris, affichant grise mine à l’évocation de ce sujet.

Trêve d’opposition !

A part ces premières rencontres de courtoisie avec Ghazoauni, les leaders de l’opposition venus individuellement se sont-ils tourné le dos comme s’ils n’ont plus rien à se re dire. Les alliances se sont-elle disloquées et les agendas de lutte mis sous les placards ? Le départ de certaines figures de l’opposition démocratique vers la majorité présidentielle, le délitement de la CVE, la rupture des alliances autour de l’opposition démocratique sont autant de facteurs qui ont fragilisé cette classe politique réduite à la diffusion de communiqués circonstanciels.

Cette situation de trêve profite largement à la majorité présidentielle qui vient de se restructurer après un congrès qui a consacré l’échec du projet de récupération politique de l’UPR par son père fondateur, Aziz. Lentement mais sûrement le président Ghazouani est en train de couper l’herbe sous les pieds de ce qui reste de l’opposition démocratique ou de ce qui peut en tenir lieu.

La voix forte et le discours percutant d’une opposition unie capable de mobiliser les masses et remplir les grands espaces est-elle menacée de mort lente, Les signes des premiers mois de la présidence de Ghazouani ne trompent plus sur sa volonté de ratisser large dans les rangs des contestataires d’hier fussent-ils des mécontents du régime d’Aziz reconvertis en alliés de premier plan du maitre du palais.

Seule la voix de Biram Dah Abeid ou les tentatives de reconquête du terrain par la CVE nouvelle version, rappellent que quelque part que le nouveau pouvoir peut essuyer des tirs sporadiques à la moindre incartade. L’alliance de l’opposition démocratique attend-t-elle quelque chose du nouveau régime et que sera cette chose pour justifier son silence sur la situation politique pos-électorale ou considère-t- elle qu’il faudrait donner le temps au temps pour rebondir sur la scène ?

CRIDEM

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Sénégal: Macky Sall brise le silence sur le 3e mandat

Sénégal: Macky Sall brise le silence sur le 3e mandat RFI Afrique – Est-ce la fin de l’omerta au sujet d’un éventuel troisième mandat pour Macky Sall ? La question est relancée depuis les vœux du président sénégalais face à la presse mardi 31 décembre.

« Ni oui, ni non », a rétorqué le chef de l’État, interrogé sur son intention de se représenter en 2024. Si la réponse reste évasive, c’est la première fois que Macky Sall rompt le silence autour cette question.

« Macky nage dans le clair-obscur », « Macky Sall sort du bois », « Macky Sall bluffe au ni oui ni non ». La réponse du président sénégalais s’affichait partout en Une de la presse locale ce 2 janvier.

« Ni oui ni non » donc, une réponse volontairement élusive à un débat qui agite l’espace public depuis sa réélection en février 2019.

Jusqu’ici, le sujet était tabou. Plusieurs hauts fonctionnaires et collaborateurs du président ont d’ailleurs été limogés pour s’être prononcés sur cette question épineuse.

Selon un collaborateur de Macky Sall, ce dernier entend ainsi éviter les guerres de succession au sein de sa formation politique, l’APR, et de son gouvernement. « Si je dis que je ne serai pas candidat, les membres du gouvernement ne vont plus travailler, chacun va essayer de se positionner. Si je dis que je serai candidat, une vive polémique va s’ensuivre », a d’ailleurs assuré le président devant les médias, rappelant qu’il n’avait pas de dauphin désigné.

Pour Papa Biram Touré, vice-président du groupe parlementaire majoritaire Benno Bokk Yakaar, la sortie de Macky Sall est « cohérente avec la position que le président a tenue jusqu’ici ». « Il faut donner la priorité à ce qui le mérite », assure le député de la majorité, ajoutant que « la priorité est à l’évocation des réalisations et des perspectives du second mandat et au débat programmatique ».

RFI

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