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Sénégal : un ex-militaire tente de s’immoler par le feu
(AFP) – DAKAR — Un ancien militaire sénégalais a tenté de s’immoler par le feu vendredi devant la présidence de la République à Dakar et a été transporté dans un hôpital de la capitale dans un état grave, ont rapporté des témoins à un journaliste de l’AFP. “J’ai vu un homme qui avait une bouteille à la main et un briquet. Il s’est enflammé après avoir versé le contenu de la bouteille sur son corps et a été évacué à l’hôpital”, a déclaré sur place ce témoin en précisant que l’homme était habillé de vêtements de “couleur kaki”.
“La flamme s’est rapidement propagée sur son corps. Les sapeurs-pompiers sont ensuite intervenus pour l’évacuer” dans le plus grand de la capitale sénégalaise, situé à quelques mètres de la présidence. “Ca m’étonnerait qu’il survive vu la gravité de ses brûlures”, a déclaré un autre témoin. Un gendarme et un policier également présents au moment des faits, ont confirmé ces déclarations et un journaliste de l’AFP a constaté des traces de brûlure sur la chaussée. Un petit attroupement s’est formé peu après l’immolation qui s’est produite devant la présidence, mais également devant le siège du gouvernement situé juste en face. La circulation a été momentanément interrompue sur l’axe très emprunté qui passe devant les deux bâtiments.
En début d’après-midi, les motivations de cet acte et l’état dans lequel se trouvait la victime, qui, selon une radio locale privée se nomme Oumar Bocoum, n’étaient pas connues. “C’est un ancien militaire mais il n’est pas membre de notre organisation”, a déclaré à l’AFP Issa Guèye, président de l’Association nationale des anciens militaires invalides. L’association avait appelé à une marche vendredi pour réclamer au gouvernement une “augmentation des pensions”, a affirmé M. Guèye et un porte-parole de l’association avait déclaré que les anciens militaires s’immoleraient par le feu s’ils n’obtenaient pas satisfaction. Cette manifestation a finalement été annulée après une médiation d’un influent chef religieux.
En janvier, un chauffeur de camion d’une cimenterie avait tenté de s’immoler par le feu à Rufisque, près de Dakar, pour protester contre la fin de son contrat de travail, mais avait été sauvé par une intervention de ses collègues, selon la presse locale. En 2008 déjà, un homme qui réclamait le paiement de loyers au parti au pouvoir qui, disait-il, avait loué sa maison dans une ville du sud du pays, était mort après s’être immolé par le feu devant le palais présidentiel. Quelques mois auparavant, une Sénégalaise résidant en Italie et militante du parti au pouvoir, Penda Kébé, s’était immolée par le feu à Rome, selon la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), ONG basée à Dakar. Elle avait vainement tenté de rencontrer le président Abdoulaye Wade en visite en Italie.
Hécatombe chez nos motards pendant qu’Aziz fait du tourisme…
En moins d’une semaine, les deux plus illustres motards mauritaniens ont échappé à la mort en faisant chacun une chute effroyable. Le premier à ouvrir le bal, avec à son actif un paris-Dakar abandonné aux portes de la Mauritanie, c’est Baham Ould Meyloud Ould Lakhal qui a été évacué d’urgence en France il y a quelques jours, on parle d’état sérieux avec quelques os fracassés et déboités mais le pronostic vital n’est pas engagé.
Suivi de près de notre Zizou national, avec à son actif un Paris-Dakar et demi, il avait achevé son premier Dakar sur le podium avec deux côtes cassées et a terminé le second à l’hôpital à Paris, Zeidane Ould Soueid Ahmed qui a 140 km/h a fait hier une chute qui pouvait être sans appel, il s’en sort avec une double fracture de la jambe et un léger tassement des vertèbres.
Une pensée à celles et ceux qui ont une passion quelconque même dangereuse dans un pays dirigé par et pour les vieux dont la seule passion est la politique, le tout pour un bien misérable résultat quand on voit l’état politique économique et social de ce pays aux mains de tels passionnés.
Médiocrité quand tu nous tiens !
A ce titre, notre Aziz national est allé visiter Chinguetti, si on en croit les échos qui nous viennent, ce fut une occasion pour lui de faire du tourisme. L’homme nous dit-on est un esprit pragmatique, guère amateur ni d’art ni de littérature. Il n’a pas manqué de dire lors que l’interview accordée comme un passe-droit à la Tribune, qu’on aurait trop de bacheliers en lettres !
Il faut lui dire que la Mauritanie ne brille hors du carcan des militaires que par le sport grâce aux motards ou à la poésie ou la lecture du coran, quant aux armes, même là nos militaires furent battus au tir à la cible par des civils.
On espère qu’Aziz verra son pouvoir mieux installé afin qu’il ait le temps de lire des choses qui n’apportent rien à sa sécurité physique. Peut-être alors deviendra-t-il moins dur, sec et sans pitié dans ses rapports aux autres car actuellement il agit comme un homme sur les nerfs ne faisant confiance à personne, persuadé qu’il serait d’être le garant d’un ordre nouveau et que sans lui la Mauritanie irait à sa perte.
Ainsi il a réussi à faire de la Mauritanie la risée du monde car de partout on ne parle que de la purge d’Aziz dont l’administration serait gangrénée par la gabegie. Pendant qu’il vit dans un palais ne manquant de rien, son régime a clochardisé la fonction publique… Il peut désormais dire qu’il est vraiment le président des pauvres.
Merci !
Chez Vlane – Aosa
http://chezvlane.blogspot.com/
Biram Ould Dah Président de l´IRA en Italie pour des soins
Le Président Biram Ould Dah Ould Abeid et les militants Cheikh Ould Abidine et Alioune Ould MBareck Fall ont été libérés ce 15 février de la prison civile de Nouakchott à la suite d’une grâce présidentielle.
En effet, cette grâce non sollicitée est intervenue en violation flagrante des procédures car nos camarades détenus attendaient leur jugement en appel qui était fixé au dimanche 20 février. Cet amalgame prouve clairement les incohérences d’une pseudo justice mauritanienne à la solde d’un Exécutif ignorant des principes les plus élémentaires du Droit.
Préoccupé par l’état de santé de Biram après son passage au Commissariat de police d’Arafat 1 où il a été sauvagement battu et la prison civile de Nouakchott dans des conditions de détention inhumaine, le mouvement a décidé, ce matin, de son transfert vers l’Italie où des organisations amies lui offrent la possibilité de faire un bilan médical et d’avoir des soins appropriés.
Dans l’attente des résultats des examens médicaux, IRA-Mauritanie :
-Tient responsable les autorités mauritaniennes de tout risque porté à la vie de Biram par le traitement inhumain qu’il a subi,
– Dénonce, une fois de plus, l’instrumentalisation de la justice mauritanienne par l’Exécutif très peu soucieux du principe démocratique de séparation des pouvoirs.
Nouakchott, le 17 février 2011 .
L’ex-président tunisien Ben Ali serait «dans le coma» en Arabie Saoudite
L’ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, renversé il y a un peu plus d’un mois, serait dans le coma dans un hôpital de Djeddah en Arabie Saoudite. Selon un de ses proches il aurait été victime d’un accident vasculaire cérébral et se trouverait dans un état grave. De source saoudienne, on apprend que Zine el-Abidine Ben Ali serait dans le coma depuis deux jours. Hospitalisé à l’hôpital du roi Fayçal, il aurait été victime d’une attaque cérébrale. Selon cette fois une source anonyme, l’ancien président tunisien aurait été admis au service neurochirurgie sous une fausse identité pour raisons de sécurité. Il faut savoir que depuis mercredi après-midi, la rumeur circulait en Arabie Saoudite sans qu’on n’ait pu obtenir la moindre confirmation de la part d’autorités officielles. Lorsque Ben Ali est arrivé le 15 janvier dernier à Djeddah, il souffrait déjà d’un cancer de la prostate. Quant à sa femme, Leïla Trabelsi, elle serait en Libye. Autrement dit, l’ancien président tunisien est seul sur son lit d’hôpital.
Rfi Avec notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez
Libye: la Journée de la colère vise à la chute de Mouammar Kadhafi
Journée de mobilisation en Libye ce jeudi 17 février 2011 : elle se prépare depuis plusieurs semaines, via internet, à la mode tunisienne. Sur le réseau social Facebook, plusieurs groupes appelant au soulèvement ont rassemblés plusieurs milliers de membres. La date a été fixée en mémoire des morts tombés sous les balles de policiers libyens il y a tout juste 5 ans. Il est très difficile de savoir ce qui se passe en Libye ce jeudi 17 février car très peu de nouvelles sortent du pays. Le principal relais aujourd’hui est internet. On peut y voir des vidéos d’affrontements de la nuit dernière dans la ville de Benghazi. On y apprend que l’électricité et l’accès à internet ont été coupés dans certaines villes. Beaucoup de rumeurs circulent, mais ces informations sont pour l’instant invérifiables. Ce que l’on sait, c’est que l’appel à manifester concerne tout le pays avec un seul mot d’ordre : la chute de Mouammar Kadhafi.
Hassan al-Djahmi est le créateur d’une des pages Facebook sur internet qui appelle au soulèvement, une page qui rassemblait ce jeudi matin 20 000 membres : « Tout le monde demande la même chose depuis le premier jour : la tête du régime. On demande de changer le régime depuis 42 ans au pouvoir et qui a conduit le pays au pire, qui a fait beaucoup de massacres, commis beaucoup de crimes. On n’a pas de libertés politiques, on n’a pas de liberté d’expression. Moi je crois que c’est pire qu’en Corée du Nord parce qu’en Corée du Nord, il y a une armée. Mais en Libye, il n’y a rien. Les hôpitaux sont détruits, les gens vivent dans des conditions très difficiles. Il y a beaucoup de morts. Les gens ne peuvent plus supporter ça ». Les Libyens en ont assez mais vont-ils pour autant descendre dans la rue ? Les manifestations devaient débuter ce jeudi après la prière du milieu d’après-midi, selon des opposants que nous avons pu joindre, voire ce soir, car dans des villes comme Benghazi, les protestataires préfèreraient sortir la nuit.
Ce que craignent évidemment les Libyens, c’est la réaction du régime. Selon des ONG basées à l’étranger, quatre manifestants ont déjà été tués mercredi dans la ville d’Al-Baïda, à 1 200 km à l’est de Tripoli, et plusieurs autres auraient trouvé la mort à Benghazi dans les dernières 48 heures.
RFI





