Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Décision du panel de l`UA – Le départ de Gbagbo confirmé

PANEL La messe est définitivement dite. Hier, les chefs d`Etat mandatés par l`Union africaine, ont confirmé Alassane Ouattara comme président de la République de Côte d`Ivoire. Une réaffirmation qui contraint Laurent Gbagbo à rendre la clé du palais présidentiel. Quatre chefs d`Etat, membres du panel de l`Ua, sont arrivés hier à Abidjan, pour ce qui est considéré comme la dernière chance de règlement pacifique de la crise post-électorale. Il n`y aura pas de miracle pour le clan Gbagbo. La mission de l`Union africaine sonne le début du compte à rebours pour le départ du pouvoir de l`ex-chef de l`Etat. Le ton a été donné par le protocole. Selon une source proche de la primature, Guillaume Soro a convaincu le panel de chefs d`Etat de se mettre définitivement dans la disposition d`esprit qui est que Laurent Gbagbo n`est plus le président de la Côte d`Ivoire. Donc, il n`est plus question que lui et ses hommes paradent en compagnie des hôtes qui viennent pour la médiation. Hier, point de Laurent Gbagbo, ni d`Aké N`gbo. Le signal était donné. Les chefs d`Etat de Mauritanie, de Tanzanie, du Tchad et d`Afrique du Sud ont rencontré hier l`ex-chef de l`Etat. Même si rien n`a filtré de l`entretien, l`on sait que les hôtes africains sont venus porter un message clair à Laurent Gbagbo. Avec leur homologue du Burkina Faso, ils avaient accordé leurs violons, dimanche, dans la capitale mauritanienne. Les débats ont été âpres autour des différents scenarii. Les experts avaient exploré plusieurs pistes de solution, y compris le partage du pouvoir et la possibilité pour le Conseil constitutionnel de reconnaître la victoire d`Alassane Ouattara et de l`installer. Bien entendu, des propositions aussi farfelues, que celles du genre Ouattara président et Gbagbo vice-président, ou Ouattara président et un proche de Gbagbo vice-président ont circulé. Mais, le président tanzanien fera remarquer que le retour dans le jeu du Conseil constitutionnel était inacceptable car, il s`était rendu coupable de forfaiture et ses membres devraient même être traduits devant les juridictions internationales.
Finalement, la sagesse habitera tout le monde et l`option la plus simple est retenue : Ouattara est le président. Il a été élu pour un mandat de 5 ans déjà amputé de 3 mois. Il n`était donc pas question de l`obliger à une transition ou à un partage du pouvoir.
Le Sud-Africain Jacob Zuma tenait beaucoup aux garanties qui seraient accordées à Gbagbo. Sur ce point, les chefs d`Etat sont convenus que le gouvernement de large union formé par Ouattara ferait une bonne place aux gens de l`ex-chef de l`Etat. Laurent Gbagbo lui-même a obtenu des garanties personnelles. Notamment un statut spécial d`ancien chef de l`Etat qui lui octroie des avantages financiers importants et sécuritaires. Au plan judiciaire, il obtiendrait l`immunité avec possibilité d`amnistie. Bien entendu, toutes ces dispositions ne sont valables que si Laurent Gbagbo respecte le panel et ses décisions qui s`imposent désormais à lui. Il faut noter que l`arrivée des chefs d`Etat a failli capoter sur le cas Compaoré. Le Premier ministre Guillaume Soro refusait que le facilitateur du dialogue direct soit récusé par le clan Gbagbo. Il s`opposait à une rencontre entre les quatre chefs d`Etat et le président élu. C`est après concertation avec Alassane Ouattara qu`il a été décidé de recevoir le panel. Le président Compaoré serait aussi intervenu pour inciter le pouvoir légitime et légal à mettre balle à terre. D`autant que le contenu du message à transmettre à Laurent Gbagbo a été bien calibré à Nouakchott. A Abidjan, il ne s`agit que de venir porter la décision à l`attention des différentes parties. Ce qu`un seul chef d`Etat aurait d`ailleurs pu faire.
Les quatre chefs d`Etat étaient attendus dans la soirée à l`hôtel du Golf. Ils devraient quitter Abidjan, aujourd`hui.
Il faut rappeler qu`avant l`arrivée du panel, Laurent Gbagbo a tenté un dernier lobbying en direction du président en exercice de l`Ua, l`Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema. Il lui a envoyé un courrier dans lequel il le suppliait quasiment de l`aider à desserrer l`étau autour de lui. Il souhaitait que la Commission de l`Ua soit son avocat auprès de l`Union européenne pour une levée des sanctions.

 
Kesy B. Jacob- NORD-SUD

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Aziz solidaire de Kadhafi

altLa radio libyenne a rapporté que le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a téléphoné au colonel Mouammar Kadhafi aujourd’hui. Selon la radio libyenne, le président Aziz a exprimé à M. Kadhafi soutien et sa solidarité face à l’agitation de la rue dans son pays. Une révolution de la jeunesse contre le système du colonel libyen qui a gouverné ce pays pendant plus de 42 ans. Des médias avaient signalé la présence de personnes portant la nationalité mauritanienne parmi les mercenaires mobilisés par le système libyen pour réprimer la révolution libyenne.

 TAQADOUMY

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La petite gâchette et les grandes promesses de Aziz

altMohamed Ould Abdel Aziz était la vedette du festival des villes anciennes qui se tient depuis mercredi à Chinguitty.Ignorant ou feignant d’ ignorer tout des menaces de AQMI, et sûr de sa sécurité rapprochée, le président mauritanien a donné le coup d’envoi de cette manifestation en procédant à l’inauguration d’un événement qui doit chaque année consacrer la visite d’une ville historique du pays du pays.L’un des symboles de cette ouverture est dédié à l’une des activités au programme de cette manifestation à savoir le tir à la cible.

Pistolet à la main, l’ancien militaire a envoyé quelques balles en l’air pour simuler l’exercice de ce jeu non sans se rappeler ses moments favoris avec les armes.Cette petite gâchette ludique est aussi symptomatique d’une certaine tendance à incarner une attitude héroïque chez nos dirigeants surtout en temps de troubles. Au-delà de ce cérémonial symbolique, le discours a mis l’accent sur le vif du sujet avec des allusions sans équivoque à un islam tolérant tel que pratiqué par les fondateurs de cette cité séculaire, où se déroule le festival. Le message est clair, le président rassure que « la Mauritanie est un pays de paix, d’hospitalité de rencontre et d’ouverture », dont les traditions et les valeurs séculaires léguées par les érudits religieux doivent être préservées. Cerises sur le gâteau, Mohamed Ould Abdel Aziz a promis de dégager un fonds important de près de 600 millions d’um pour protéger le patrimoine ancestral des villes historiques que sont chinguitty, Oualata, Ouadane, Tichitt, Koumbisalé. Si dans le fond cette décision est louable, dans sa mise en œuvre il y a lieu de procéder à une hiérarchisation des besoins et des pertinences et d’assigner des objectifs nationaux précis à ce projet. L’Unesco et d’autres organismes à vocation culturelle ont apporté de précieuses contributions à la réhabilitation et à la préservation de ces sites historiques. Mais la finalité n’a pas toujours été celle qui était escomptée. Il y a une certaine tendance fâcheuse à confondre ce patrimoine historique à des legs familiaux. Un certain penchant pour une « gestion seigneuriale » des fonds documentaires et autres vestiges gagne certains milieux conservateurs de ces localités. Des tiraillements sur fonds d’ascendance tribal et spirituel resurgissent à chaque fois que des financements sont obtenus. L’Etat doit adopter une stratégie nationale en la matière en harmonie avec les normes de l’Unesco. Comme tout patrimoine historique, les objets anciens doivent être étiquetés répertoriés et estampillés mémoire collective et non comme des propriétés privées. Aussi la mémoire de la Mauritanie n’est pas seulement enfouie dans des zones géographiques ou des aires culturelles données. Elle est dans les déserts, dans les vallées, à travers les rites acoustiques, gestuels dans le matériel, l’immatériel. Tout ce que le passé a laissé comme traces doit être sauvegardé au nom de la diversité linguistique et culturelle qui fonde l’existence de la Mauritanie. Une Mauritanie qui doit être écrite par tous ses historiens et non par des pseudo- intellectuels qui, par mauvaise foi falsifient les faits sans changer la vérité de l’histoire écrite par d’illustres spécialistes.

Cheikh Tidiane Dia- LE RÉNOVATEUR

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Pour Seif Al-Islam Kadhafi, la Libye «est au bord de la guerre civile»

altEn Libye, après Benghazi, la deuxième ville du pays, la contestation gagne la capitale Tripoli. Des témoins faisaient état de scènes d’insurrection et de tirs nourris dans plusieurs quartiers de la capitale libyenne le 20 février. Dans une allocution télévisée, dimanche soir, Seif Al-Islam, l’un des fils du Mouammar Kadhafi affirme que son pays « est au bord de la guerre civile », victime d’un complot étranger visant à le déstabiliser. Le dernier bilan des affrontements, donné par une ONG internationale, est d’au moins 233 morts, depuis le début de la contestation le 15 février. Seif Al-Islam Kadhafi est intervenu dans la nuit à la télévision d’Etat libyenne, pour expliquer que son pays était «au bord de la guerre civile», victime d’un complot étranger visant à déstabiliser le pays et à la transformer en République islamiste.

Tout en affirmant que les bilans des affrontements donnés par les médias étrangers étaient très exagérés, il a cité à plusieurs reprises le chiffre de 84 morts depuis le début des émeutes, il y a moins d’une semaine. Et il a reconnu implicitement que la situation était désormais hors de contrôle dans plusieurs villes. Des chars se promènent dans les rues de Benghazi conduits par des civils, a-t-il dit, sans oublier de promettre des réformes par la suite, une fois que le calme serait revenu.

Le fils du Guide de la Révolution libyenne qui affirme également que son père, « dirige la bataille à Tripoli » et se battra jusqu’au bout. Une manière sans doute de tenter de faire taire les rumeurs qui ont enflé toute la soirée, rumeurs selon lesquelles le colonel Kadhafi aurait fui le pays hier soir.

Le vent de la contestation souffle sur Tripoli
La capitale libyenne connaît depuis dimanche soir ses premières manifestations depuis une semaine. Selon des témoins, des voitures ont été brûlées. L’armée et la police sont intervenues. Des tirs nourris ont été entendus. Dans la journée, des dizaines d’avocats ont participé à un sit-in devant le Tribunal de Tripoli, pour protester contre la répression.

Dans l’est du pays, Benghazi, «ville-martyr», mot prononcé par un imam ne serait plus sous l’autorité de colonel Kadhafi. Des militaires auraient rejoint les contestataires. La deuxième ville libyenne a payé le plus lourd tribut de la répression depuis sept jours. Comme en témoigne ce médecin de l’hôpital Al Jalaa, le principal hôpital de Benghazi: «Rien que cet après-midi, nous avons reçu 50 morts et 200 blessés, dont une centaine sont grièvement atteints. Nous n’avons plus de place pour accueillir d’autres patients, et il continue d’en arriver, nous avons plus de 50 médecins qui travaillent sans arrêt depuis ce matin, nous sommes très fatigués, très choqués (…).
Plus de 230 personnes ont été tuées et des centaines blessées dans tout le pays depuis mardi dernier, selon l’ONG Human Rights Watch. Un bilan contesté par les autorités libyennes.

RFI

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Des manifestations sévèrement réprimées dans une ville de Mauritanie

altNOUAKCHOTT, 19 fév 2011 (AFP) – Des manifestations contre le manque d’eau et la hausse des prix dans la ville mauritanienne de Vassala (sud-est), frontalière avec le Mali, ont été sévèrement réprimées vendredi par les forces de l’ordre, a affirmé samedi un parti d’opposition.

Dans cette ville moyenne, “des populations manifestant contre le manque d’eau et la hausse des prix ont fait face à la répression, à de mauvais traitements et aux arrestations par les forces de l’ordre”, selon un communiqué du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), dirigé par le chef de l’opposition mauritanienne, Ahmed Ould Daddah.

Le RFD a mis en garde le pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz contre “les solutions sécuritaires” en réponse aux “protestations des populations”, “qui ne sauraient que compliquer la situation”, exigeant la libération des manifestants arrêtés.

Ces manifestants ont saccagé la mairie et encerclé les locaux de la préfecture vendredi, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre, opération au cours de laquelle il a y a eu “des blessés et plusieurs arrestations”, a affirmé l’agence mauritanienne en ligne Al-Akhbar, sans plus de précisions.

Ce soulèvement populaire a été confirmé à l’AFP par une source administrative locale qui a affirmé que tout était “rentré dans l’ordre” samedi et que les services concernés “sont à pied d’oeuvre” pour réapprovisionner les populations en eau.

Les habitants de cette ville protestaient en particulier contre les “agissements inconséquents” de leur maire qui les privait de l’eau d’un puits approvisionnant la ville, ainsi que “des services d’une ambulance fournie à la localité par l’Etat”, selon des journalistes lcaux.

Des sources indépendantes ont pour leur part indiqué que des différents entre factions tribales locales, opposées ou favorables au maire, avaient alimenté et envenimé le soulèvement contre l’autorité municipale.

Le président Ould Abdel Aziz avait annoncé une baisse de 30% des prix de produits de première nécessité le 20 janvier, dans un contexte de troubles au Maghreb, à la suite des émeutes meurtrières en Algérie et de la révolte en Tunisie ayant entraîné la chute du président Ben Ali.

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