Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Au Niger, Mahamadou Issoufou remporte la présidentielle

altLes Nigériens ont donc choisi. Mahamadou Issoufou, l’opposant historique, sort vainqueur de la présidentielle ; il a totalisé 57,95 % des suffrages. Les résultats ont été annoncés par la commission électorale. Il a ainsi devancé l’ancien Premier ministre Seini Oumarou. M. Issoufou va mener le pays pour les 5 ans à venir après quatre candidatures infructueuses dans la course à la présidence. C’est donc Mahamadou Issoufou qui est élu avec 57,95 % des voix, devant son adversaire du Mouvement national pour la société de développement (MNSD) Seini Oumarou avec 42,05 %. C’est une victoire franche pour le chef de file de l’opposition qui avait obtenu au premier tour 36%. Il a profité aussi du ralliement de plusieurs partis, dont celui du Modem Lumana, de Hama Amadou. Il arrive en tête dans six des huit régions du pays.Ce qui est frappant, c’est la modestie et la discrétion avec laquelle les Nigériens, y compris les militants du Parti nigérien pour la démocratie et la socialisme (PNDS), ont accueilli cette victoire. Pas de klaxons intempestifs dans les rues de Niamey, pas d’animations particulières au siège de campagne. Cependant, des réjouissances sont prévues pour cet après-midi. Le président Issoufou, lui, a accueilli les résultats depuis chez lui, où nous avons pu le rencontrer. Il se dit « ému de cette victoire qui clôt une longue marche de plusieurs décennies pour lui et ses camarades ». Il se dit également « fier d’avoir été élu par un peuple qui a fait preuve de grande maturité ». L’investiture du nouveau président est prévue le 6 avril.

 Le lion

 Mahamadou Issoufou aura 60 ans en 2012. Cet ingénieur des mines originaire de la région de Tawa, est rentré tôt dans la politique. Il a été Premier ministre entre 1993 et 1994, sous la présidence de Mahamane Ousmane, mais très vite il prend ses distances avec le pouvoir en place, pour s’imposer au fil des années, comme le leader de l’opposition. A deux reprises, il s’est retrouvé au second tour de la présidentielle, face à Mamadou Tandja. Et durant le tazartché  on se souvient qu’il s’est très vite imposé comme l’un des leaders de l’opposition au président Tandja, aux côtés de Hama Amadou, Moumouni Djermakoye ou de Mamane Ousmane.A Niamey, Mahamadou Issoufou est surnommé « zaki » : le lion, un battant qui a su attendre son heure, pour se retrouver aujourd’hui pour cinq ans, à la tête de son pays qu’il connaît très bien.

RFI

 

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Editorial : Régénérons la Nation ! Par Ahmed Ould Cheikh

altCe contre quoi les (vrais) démocrates, les intellectuels (ceux pour qui la politique n’est pas, nécessairement, celle du ventre) et les militants des droits de l’Homme se sont toujours battus est arrivé : notre pays est, désormais, cité en exemple, presque parfait, de transition ratée et d’intervention militaire dans le jeu politique. Un ministre tunisien démissionnaire n’a pas cessé de répéter, sur tous les tons et  dans tous les organes de presse, que la plus grande crainte de la classe politique est que leur pays ne prenne le chemin de la Mauritanie. La nôtre, de classe politique, ainsi que nous, simples citoyens, devrions avoir honte de s’être laisser berner par des militaires et qu’on nous le rappelle de si loin, d’un pays qui ne sait, même pas, ce que démocratie veut dire. Pour une fois, notre armée a servi à quelque chose : elle nous a fait une mauvaise publicité. Nos vaillantes forces armées, incapables de remplir les missions pour lesquelles leurs éléments ont été enrôlés, ont, désormais, un violon d’Ingres: mener le pays à la dérive, en voulant tout régenter, après en avoir fait un contre-exemple. Les hommes en armes ont, en effet, la fâcheuse habitude de s’incruster au pouvoir et de ne le lâcher que contraints et forcés. La Tunisie et l’Egypte l’ont démontré, avant que la Libye et le Yémen ne prennent le train en marche. Le pouvoir militaire est incompatible avec la démocratie et seule la volonté populaire est capable de le déraciner, en un tour de main. Fort de ses démembrements, de ses tentacules, de son armée bien armée, de l’argent qu’il a réussi à amasser, en pillant le pays, de ses soutiens extérieurs et intérieurs, il se révèle, pourtant, plus faible que jamais, devant les coups de boutoir d’une rue armée de sa seule volonté de briser les chaînes.

 

Où s’arrêtera le tsunami tunisien? Pourquoi n’a-t-il emporté, jusqu’à présent, que des régimes dirigés par des militaires? Les monarchies seraient-elles mieux insérées dans le tissu social, plus auréolées de cet instinct de conservation populaire qui accorde, spontanément, plus de légitimité au plus traditionnel? Sinon, policièrement plus efficaces? Les deux pouvoirs qui résistent, jusqu’à présent, malgré la violence de la contestation, n’ont obtenu de sursis que grâce à l’appui de certaines tribus (Yémen) ou de miliciens (Libye). En Mauritanie, où nous avons les deux, cela nous prémunira-t-il? De moins en moins nombreux, pourtant, ceux qui croient que notre vieux système tribal puisse dompter les multiples contradictions, économiques, sociales et écologiques, générées par notre absorption dans la modernité. Et les plaies, pas vraiment refermées, des années de braise où l’instrumentalisation, négative, de notre diversité aura, surtout, fragilisé notre construction nationale, ne nous incitent guère à parier une seule ouguiya sur le moindre affrontement armé. La flamme de la contestation doit, pourtant, s’allumer et se propager. Est-ce au vent nouveau de la génération Facebook qu’on devra cet indispensable mouvement? La Mauritanie dégénère, croupissant dans des attitudes, surannées, de gazra, s’auto-pillant, elle-même, sous l’égide de dirigeants d’une autre époque. Il faut y mettre un terme définitif. Générations montantes, régénérons, sans violence mais avec hardiesse, notre Nation!

 

Ahmed Ould Cheikh- LE CALAME

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Invité de Flamnet: Sow Ibrahima Mifo Secrétaire National à l´Organisation et à l´Orientation politique des FLAM

altFLAMNET recoit comme invité du site ce 14 mars 2011 notre camarade Sow Ibrahima Mifo Secrétaire national à l´Organisation et à l´Orientation politique à l´occasion du 28ème anniversaire des Forces de libération africaines de Mauritanie. Il reviendra sur les questions de l´heure à savoir la vie du mouvement, le redéploiement ou la présence  des FLAM en Mauritanie, l´indépendance du Sud Soudan, les manifestations de la jeunesse mauritanienne entre autre. Une interview à ne pas manquer.

 

La lutte continue !

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L’Ira appelle au soutien de la jeunesse et à la chute du régime

altM Biram Ould Dah Ould Abeid président de l’initiative de la résurgence du mouvement abolitionniste (Ira) a dénoncé le 12 mars lors d’une conférence de presse, la répression policière qui s’est abattue sur les jeunes de «la coordination du 25 février» au cours d’une manifestation organisée le 11 mars au centre ville de Nouakchott. M Ould Dah  -qui a  été recemment en prison pour son activisme en faveur des droits humains- a appelé à la chute du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui consacre, selon lui, «l’esclavage et le clanisme». Il a ajouté que le président Ould Abdel Aziz parle de gabegie alors qu’il l’avait pratiqué «en achetant les consciences des députés, maires et sénateurs lorsqu’il préparait son putsch en 2008».

 

TAHALIL-HEBDO

 

INITIATIVE POUR LA RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLUTIONNISTE (IRA- MAURITANIE)  

Déclaration 

 L’affaire dite d’Arafat1 dont, normalement, les protagonistes devaient être  IRA- Mauritanie en tant qu’organisation des droits de l’homme prenant en charge la défense des deux mineures Nana et Salma, d’une part, et leur présumée esclavagiste Mouloumnine mint Bakar Vall, d’autre part, avait hélas fini par connaître une tournure rocambolesque inattendue, du fait de la partialité des autorités nationales dans toutes les phases du processus  : forces de police, gendarmerie, médias officiels, Ministère de la justice et Présidence de la République . Ainsi, très vite, ce qui aurait du être, en toute logique, perçu comme un crime coupable, selon les dispositions des textes en vigueur, a été absurdement transformé, lundi 13 Décembre 2010, en une véritable affaire d’Etat, au grand dam du droit et de la justice. Par cette attitude répréhensible, qui tenait à prendre à tout prix la défense des maîtres d’esclaves pour leur assurer l’impunité, le régime en place tentait de contribuer à la  pérennisation d’un système anachronique au mépris de toutes les conventions et traités internationaux ratifiés ; étant entendu que l’objectif de ces manœuvres flagrantes, est l’intimidation et, par-delà, la dissuasion des militants abolitionnistes afin d’assurer l’intériorisation de l’esclavage et l’ancrage de l’idéologie du silence.

Ces agissements que nous avons toujours dénoncé, mettent à nue l’obstination du système esclavagiste bicéphale (administratif et oligarchique) à consacrer un état de fait préjudiciable à l’édification d’une nouvelle société mauritanienne démocratique et unie, où prévalent les valeurs d’équité, de droit et où l’impunité n’aura plus droit de cité. Ce sont là des manœuvres dilatoires qui visent l’atermoiement de l’application de l’arsenal juridique. .

 

La campagne médiatique de diffamation tous azimuts enclenchée par le tandem régime et famille Oulad Bacar Vall(présumée esclavagiste), caporalisant les médias publics (radio et télévision), aussitôt après l’exécution de leur pathétique scenarii d’invasion du commissariat de la police d’Arafat1 par les militants des droits de l’homme,  l’agression contre ces derniers et leurs tortures, révèlent ensemble la vulnérabilité du système. Celui-ci n’avait plus d’autre choix qu’à recourir à l’affabulation décriée par tous les partis politiques, les organisations de la société civile, les organismes et ongs internationaux.

D’autre part, l’affaire d’Araft1 est venue mettre en exergue de graves dénis de justice,  notamment au sujet des libertés d’associations et de manifestation que confère la constitution, sans compter les nombreux vices de formes ayant entaché le dossier.

La grâce présidentielle décrétée par Mohamed Ould Abdel Aziz n’est qu’une machination pour bloquer tout recours éventuel dans cette affaire devant les juridictions sous-régionales et internationales. Néanmoins un acquis historique aura été réalisé. Il s’agit, en l’occurrence, de la poursuite en justice, pour la première fois dans l’Histoire de notre pays, d’un auteur de pratiques abjectes d’esclavage et sa condamnation, contre vents et marées, à six mois de prison ferme.

Sachant que cela n’aura pas été réussi n’eût été la synergie des efforts des antiesclavagistes de tout bord, la détermination des détenus à ne céder sous aucune forme de pression ou de compromis, nous IRA- Mauritanie tenons à exprimer ce qui suit :

 

1-      Nos plus vifs remerciements, notre reconnaissance et gratitude à l’ensemble des partis politiques, les organisations des droits de l’homme nationales et internationales, le corps diplomatique accrédités dans le pays, les élus et tous le reste du conglomérat des intellectuels et journalistes nous ayant exprimé leur solidarité et leur soutien indéfectibles tout le long de cette épreuve difficile ; nos remerciements vont, entre autres, à l’endroit du collectif des avocats lequel a pris avec courage et détermination la défense de nos détenus d’opinion et dont le remarquable travail eut pour impact la transformation de la parodie de justice en véritable procès de l’esclavage ;

2-      Notre engagement et détermination à poursuivre le combat par tous les moyens pacifiques que nous confère la constitution jusqu’à l’éradication totale de toutes les formes d’esclavages, du racisme, de l’exclusion et de la marginalisation sous lesquelles ploient de larges couches de nos concitoyens

3-      Notre appel  aux politiques, à la société civile et à toutes les forces vives à contribuer à ce combat qui appartient à toutes les composantes sans distinctions de race, de langue ou d’ethnie ;

4-      Notre invitation à tout le monde, surtout les juristes, à la mobilisation jusqu’à l’initiation des décrets d’application des lois promulguées sans quoi la juridiction restera éternellement nulle et non avenue ;

5-      Notre exigence que le budget alloué au libellé pompeux de « lutte contre les séquelles de l’esclavage » soit orientée vers la prise en charge et le soutien des esclaves nouvellement libérés pour leur garantir l’indépendance  et l’affranchissement économique.

 

                                       Nouakchott, le 12 mars 2011

 

 

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Les travailleurs exigent un dialogue social pour améliorer leurs conditions de vie

altPlusieurs marches syndicales ont été organisées par les centrales syndicales (CNTM, CGTM,CLTM ), vendredi après-midi, à Nouakchott, Nouadhibou, Zouérate, Aleg et dans bien d’autres villes du pays, pour exiger un dialogue social en vue d’améliorer les conditions de vie des travailleurs. Selon le reporter de l’ANI la marche de Nouakchott , déclenchée à partir de la nouvelle maison des jeunes, était conduite par les secrétaires généraux des trois centrales (CNTM, CGTM,CLTM ) Samoury Ould Beye, Mohamed Abdallahi dit Nehah et Mohamed Ahmed Ould Salek. Cette marche , qui avait longé l’avenue Kennedy s’est arrêtée au niveau de l’espace sis à l’est de la maison de la culture, où elle a été transformée en meeting. Au cours de ce meeting, les patrons es trois syndicats ont, tour à tour pris la parole, pour exprimer l’urgence d’un dialogue social qui, selon eux, « doit être ouvert « entre les travailleurs et le gouvernement d’une part et entre les travailleurs et les employeurs (patronat)d’autre part ».
Ils ont également mentionné que « face à la dégradation accélérée des conditions de vie des travailleurs, le gouvernement affiche l’entêtement et la sourde oreille ».
« Nous sommes fatigués de continuer à rappeler notre plate- forme revendicative, nous allons devoir le dire autrement », a clamé le dirigeant syndicaliste Samoury Ould Bey. « Il est temps que Nos dirigeants prennent note des exigences du moment pour réagir positivement, car l’entêtement ne sert à rien ; c’est ce qui a emporté Moubarak, Ben Ali et qi continue à balayer d’autres », a conclu Ould Beye.

ANI

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