Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: presse

Information Urgente de: SOS-ESCLAVES, IRA et AFCF

altNous vous informons qu’aujourd’hui Mardi 22 mars les ONG des droits de l’homme :IRA, SOS esclaves et AFCF, ont découvert deux cas flagrants de pratique d’esclavage sur mineurs dans le quartier Arafat à Nouakchott. Les démarches traditionnelles ont été accomplies jusqu’à la brigade des mineurs. Là, la commissaire a tout fait pour classer le premier cas, elle s’est basée sur un acte de naissance dont on a démontré qu’il est faux, pour libérer le premier cas. Devant le refus de la commissaire d’ouvrir un dossier pour ce cas, nous avons décidé de poursuivre notre sit-in ici au commissariat et d’entamer une grève de la faim qu’on a commencée depuis le matin. Biram Ould ah Ould Abeid, Boubakar Ould Messoud et Minetou Mint El Moktat présidente AFC F, continuent leur sit-in devant le bureau de la commissaire de la Brigade des mineurs. Ils sont en grève de faim depuis cet après midi pour dénoncer le traitement réservé dorénavant a ces cas d’esclavages avérés que leurs organisations ont présenté.

 

Biram Dah ABEID

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Saint-Louis : des pêcheurs mécontents du nombre de licences accordées par Nouakchott

altSaint-Louis, 22 mars (APS) – Des pêcheurs du quartier Guet-Ndar ont organisé une réunion, mardi à Saint-Louis, pour protester contre le nombre de licences de pêche octroyées par la Mauritanie, a constaté le correspondant de l’APS.

“300 licences ne suffisent pas pour un besoin évalué à plus de 2.900, si on prend en compte le nombre de pirogues concernées”, a déclaré le secrétaire général du collectif national des pêcheurs artisanaux Sada Fall. Au-delà du nombre très limité de licences, il a relevé pour le déplorer que celles octroyées ne concernent que les grandes pirogues dites tournantes, alors que les autres sont “royalement ignorées”. Malgré tout, M. Fall a indiqué que leur démarche consiste à demander aux autorités sénégalaises de négocier pour une augmentation des licences et pour une révision des modalités. Selon lui, le collectif national des pêcheurs artisanaux compte passer par la Chambre de commerce pour obtenir satisfaction.

“Nous saisirons également le gouverneur ainsi que les responsables du service régional de pêche”, a-t-il ajouté. Il a assuré que les membres dudit collectif ne comptent aucunement recourir à des actions de protestation comme des marches.

Les pêcheurs ont aussi plaidé pour la libération des pirogues saisies par les autorités mauritaniennes. Ce qui empêche une bonne partie de la population de Guet-Ndar de s’adonner à leur activité traditionnelle qu’est la pêche.

Ils ont estimé que les délégations envoyées pour aller négocier les licences doivent être élargies au responsable de l’élevage qui octroie de leur coté des autorisations aux Mauritaniens pour fréquenter les forêts sénégalaises.

Ces licences, qui courent pour une durée de trois mois, ne concernent que les pélagiques.

 

AMD/BK

 

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Déclaration de Conscience et Résistance: Au delà de la révolution libyenne, pour le devoir d’ingérence !

altAu moment où les peuples arabo-musulmans font l’apprentissage ardu de la liberté reconquise, une coalition internationale, sous mandat  du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, se livre, depuis 3 jours, à des raids ciblés contre les forces armées et de sécurité du Colonel Kadhafi, dans le cadre du mandat de protection des populations civiles, au lendemain de la révolution pacifique du 17 février 2011. Parfaitement en conformité au droit international de prévention des crimes de masse, l’opération alimente quelques ambiguïtés qu’il importe de lever, sans retard. Elle suscite, par ailleurs, des objections de principe dont le cynisme dissimule, à peine, la complicité avec le régime de Tripoli et, partant, la tentative d’en retarder l’effondrement.

Au titre de son engagement internationaliste que dicte une perception nette des enjeux d’universalisme, donc de solidarité avec tous les combattants de la démocratie politique et de lutte contre l’impunité, Conscience et Résistance (CR) :

1. Constate, reconnait et encourage le combat légitime des libyens, sur le chemin de l’émancipation après 42 ans d’un pouvoir d’oppression tribale dont l’enfermement et la dérive lignagère se sont  accentués ;

 

2. Regrette la passivité, voire l’indifférence de la rue mauritanienne devant l’ampleur des massacres perpétrés en Libye et dénonce les tentatives, vénales, de susciter, à Nouakchott, des motions et  manifestations favorables au Colonel Kadhafi ;

 

3. Soutient, sans ambiguïté ni réserve, les frappes des forces alliés en Libye jusqu’au renversement du clan Kadhafi et souhaite l’usage systématique du principe d’ingérence armée, contre l’ensemble des régimes autoritaires du monde arabo-musulman quand ils érigent la coercition sanglante en mode de gestion des divergences dans la société;

 

4. Demande, aux autorités mauritaniennes, de reconnaître le Conseil national de transition, en qualité de représentant de la Révolution en Libye et de lui apporter l’assistance diplomatique requise ;

 

5. Engage, les partis politiques, associations de la société civile et l’ensemble des citoyens mauritaniens, à célébrer, sans complexe, le caractère exemplaire de la lutte des libyens, comme modèle d’insurrection démocratique et populaire, au nom du respect des droits de l’Homme, par-dessus toutes considérations alternatives ;

 

6. Exprime entière confiance et accorde tout appui aux revendications de réformes, sociale et politique, du mouvement de la jeunesse, du 25 février, en Mauritanie.

Nouakchott, le 23 mars 2011

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Cheikh Tidiane Gadio: «L’Union africaine a montré ses limites en Libye»

altFallait-il bombarder la Libye du colonel Kadhafi ? En Afrique, le débat fait rage sur cette question. Cheikh Tidiane Gadio connait bien le numéro 1 libyen. Il l’a beaucoup fréquenté pendant les neuf ans et demi où il a été ministre des Affaires étrangères du Sénégal. Depuis Dakar, l’actuel président de Mouvement politique citoyen (MPC) répond aux questions de RFI.

 RFI : Qu’est-ce que vous pensez de cette action militaire internationale contre le régime de Mouammar Kadhafi ?

Cheikh Tidiane Gadio : Cette résolution 1973 prise par les Nations unies me semble être pertinente. Je ne partage pas une certaine hypocrisie, de ceux qui voulaient qu’on arrête les massacres et que les chars de combat de l’armée libyenne n’entrent pas à Benghazi, mais, en même temps, qui ne sont pas d’accord que les Nations unies aient pris la responsabilité d’arrêter ces chars de combat. Personnellement, je pense qu’il n’y avait franchement pas de choix et qu’on est maintenant dans une situation d’où il faut extirper le peuple libyen le plus rapidement possible.

RFI : Donc, si jeudi dernier le Sénégal avait siégé au Conseil de sécurité, vous auriez conseillé au président Wade de voter pour la résolution ?

C.T.G : Mais je serais même allé peut-être plus loin, en demandant que les Etats africains prennent l’initiative de cette résolution. Vous savez, la responsabilité de protéger n’est pas l’apanage des pays occidentaux. L’Union africaine a montré ses limites historiques. Cette organisation n’est pas capable de protéger les populations africaines. Là, je pense que les pays africains devraient eux-mêmes prendre l’initiative et ne pas être encore une fois se faire remarquer.

RFI : Beaucoup de chefs d’Etat africains ont bénéficié des largesses et de la générosité du guide libyen. N’est-ce pas la raison pour laquelle ils sont indulgents avec lui aujourd’hui ?

C.T.G. : C’est un peu ça. Mais c’est surtout le fait, quand même, que beaucoup ont un respect pour la mémoire historique. Kadhafi n’est pas un tout positif ou un tout négatif. Je dois dire aussi qu’il a beaucoup fait pour la lutte contre l’apartheid en Afrique du sud. Contrairement à ceux qui parlent toujours de pétrodollars que Kadhafi aurait donné à certains chefs d’Etat, je pense que ça va au-delà de cela. Et ces chefs d’Etat-là sont très embarrassés aujourd’hui. Ils ne sont pas d’accord avec la réaction brutale du régime libyen, par rapport au mouvement citoyen libyen.

Ils doivent reprendre l’initiative. Ils doivent se rendre en Libye très rapidement. Ils doivent demander un cessez-le-feu et ils doivent parler à leur frère Kadhafi, lui demander d’engager les réformes nécessaires, discuter avec ses compatriotes. Et là, je crois que les chefs d’Etat africains sont les mieux indiqués pour prendre le relais.

RFI : Donc en fait, ce que vous souhaitez, Cheikh Tidiane Gadiot, ce n’est pas la chute du régime Kadhafi, c’est une solution politique ?

C.T.G : Il faut absolument une solution politique en Libye. Franchement, je pense que des personnalités comme l’ancien chef de l’Etat nigérian Obasanjo, pour qui Kadhafi a un immense respect, Kofi Annan, ou l’ancien président mozambicain Chissano, et peut-être Amr Moussa de la Ligue arabe, sont les plus indiqués pour aller parler à Mouammar Kadhafi. Et je ne le dis pas pour défendre un régime particulier. Il faut que le choix du changement et la forme du changement soient laissés au peuple libyen.

RFI : Oui, mais le Conseil national de transition à Benghazi ne veut pas de négociation avec Mouammar Kadhafi. Il dit : « c’est un menteur. Jamais, il n’acceptera le verdict des urnes ! »

C.T.G : Tout à fait. Je peux comprendre leur position. Mais je pense que tout conflit se termine autour d’une table. Est-ce que vous voulez qu’on vous laisse vous battre d’abord, tuer cent mille de vos compatriotes, et ensuite vous retrouver autour d’une table ? Ou est-ce que vous êtes prêt à aller directement à la table de négociations ? Mieux vaut aller à la table de négociations dès maintenant.

RFI : Est-ce que l’Union africaine a mieux joué en Côte d’Ivoire qu’elle ne joue aujourd’hui en Libye ?

C.T.G. : La Côte d’Ivoire est un désastre pour l’Union africaine, comme la Libye est un cas d’embarras total pour l’Union africaine. Mais la Côte d’Ivoire appelle un autre commentaire sur les « deux poids, deux mesures ».

Pourquoi la Côte d’Ivoire n’a pas sa résolution 1973 ? Pourquoi on s’est empressé d’aller protéger les civils innocents en Libye, mais pas les civils innocents en Côte d’Ivoire ? Le plus grave maintenant, c’est que le Côte d’Ivoire abrite une mission des Nations unies, forte de milliers d’hommes armés jusqu’aux dents, mais cette mission ne peut pas protéger les populations ivoiriennes. On parle de six cents morts. Si on y prend garde, six cents morts ça peut aller rapidement à soixante mille morts. Cela peut aller plus loin.

Je pense que la Cédéao n’a pas réussi, l’Union africaine n’a pas réussi, mais les Nations unies non plus, alors que ces deux pays-là sont dirigés par deux leaders africains, que appellons des « compagnons historiques » : Kadhafi et Laurent Gbagbo. Mais ce sont ces compagnons historiques qui sont en train de plonger le peuple dans des désastres extraordinaires. Laurent Gbagbo doit, dans un sursaut d’orgueil patriotique vraiment, accepter de se retirer dans l’intérêt supérieur de son propre pays.

Par Christophe Boisbouvier -RFI

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URGENT: Remaniement ministériel partiel: Hamadi Ould Hamadi remplace Naha Mint Mouknass

altPar décret présidentiel et sur proposition du Premier ministre, ont été nommés ce jour:

M. Hamadi Ould Hamadi, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, en remplacement de Madame Naha Mint Hamdi Ould Mouknass.

M. Ahmedou Ould Idy Ould Mohamed Radhi, Ministre de la Défense nationale,

Hamed Ould Hamouni, Ministre délégué auprès du Ministre d’Etat chargé de l’Enseignement fondamental.

 

ANI

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