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Nouakchott: La police arrête des travailleurs sénégalais et africains
La police de Nouakchott a arrêté samedi 16 avril un certain nombre de travailleurs originaires du Sénégal et d’autres pays d’Afrique, selon une source locale, qui rapporte à Sahara Médias que la police entreprend actuellement une campagne de vérification des documents de séjour des sénégalais entrés sur le territoire, notamment pour traquer ceux qui ne respecteraient pas les conditions d’entrée et de séjour en Mauritanie.
Les étrangers arrêtés ont été appréhendés sur le lieu où ils se retrouvent pour chercher du travail, avenue Kennedy, à proximité du marché de la capitale, et ils ont été conduits au commissariat de Tevragh Zeina, et la plupart d’entre eux exercent dans la menuiserie, l’électricité, et la maçonnerie.
Selon des sénégalais de Nouakchott contactés par Sahara Médias, beaucoup d’ouvriers sénégalais ont préféré rester chez eux de crainte d’être arrêtés, alors que d’autres ont manifesté leur dépit de voir leurs camarades arrêtés, et ont exprimé leurs mécontentements à l’égard des policiers.
Il n’existe pas de procédure de visa d’entrée entre la Mauritanie et le Sénégal, mais les relations entre les deux voisins se sont sensiblement refroidies, à la suite de la crise du transport, née après que les autorités sénégalaises aient décidé de soumettre les sociétés mauritaniennes de transport à des formalités nouvelles aux frontières, sur lesquelles il n’y avait pas accord entre les deux états, ce qui a déclenché une réaction identique de la part des autorités mauritaniennes.
L’an dernier, les autorités mauritaniennes avaient indiqué à l’ambassadeur du Sénégal à Nouakchott Mamadou Lamine Kane que les travailleurs sénégalais devaient quitter les avenues du centre ville pour stationner dans des rues adjacentes, ce qui avait provoqué une grogne chez les travailleurs concernés.
Sahara média
Grogne des habitants de Ghaza : Les grilles du palais présidentiel théâtre de nouvelles protestations
Les habitants de la gazra « Ghaza », périphérie de Nouakchott, sont aux abois depuis plus d’un mois. Raison de leur colère : leurs habitations ont été rayées de la carte. Pour faire entendre leurs voix, ils ont assiégé les grilles de la Présidence dans la matinée du mercredi 13 avril pour demander au Président de la République d’intervenir. Devenues un lieu de lamentations pour les citoyens, les grilles présidentielles ont reçu le mercredi de nouveaux protestataires. Les populations de « Ghaza » une gazra situé entre le moughata d’Arafat et le quartier de Mellah ont battu le macadam pour exprimer leur colère. Ils étaient femmes, jeunes et vieillards à manifester leur colère. Un courroux causé par la destruction de leurs habitations occasionnant des centaines de sans abris, selon leur porte parole, M Demba. Née, il ya trois ans, la gazra est devenue aujourd’hui un champ de ruines et de larmes, s’offusque Fatimetou Mint Sidya. Pour protester contre cette mesure jugée « répressive », ils sont venus manifester en masse pour demander au Président de la république de leur restituer leurs terres.
« Des éléments de l’armée ont détruit nos concessions depuis plus d’un mois sans aucunes explications, obligeant des centaines de famille à dormir sous la belle étoile. Actuellement nous vivons dans un terrain privé où le propriétaire nous a demandé de déguerpir avant le dimanche. Nous voulons savoir si c’est le président de la république, le responsable de cette opération de déguerpissement. Sinon qu’il envoie des émissaires sur les lieux pour mesurer nos souffrances » clame Demba. « Nous avons saisi le maire, le préfet et le wali sans succès. Aujourd’hui Ould Abdel Aziz reste notre seule chance pour récupérer nos terres, ajoute Fatimetou
Avec une population estimée à plus d’un millier d’habitants, « ghaza » comme beaucoup d’autres gazras, n’a pas échappé aux nouvelles mesures du Gouvernement d’éradiquer les habitats précaires de la banlieue. Pour réussir ce pari, le ministère de l’aménagement du territoire a créé une direction chargée de recenser tous les habitants des gazras pour un éventuel relogement. Un recensement décrié par les habitants de « Ghaza » qui dénoncent la corruption dans le milieu « le recensement n’est pas respecté. Ils recensent seulement ceux qui ont de l’argent ou bien la nuit, ils viennent profiter », peste leur porte parole.
Dialtabé- LE QUOTIDIEN DE NOUAKCHOTT
Commémoration des déportations: Appel à manifester à Paris le 24 avril 2011
Pour commémorer le vingt deuxième anniversaire des déportations des Noirs de Mauritanie vers le Sénégal et le Mali à partir du 24 avril 1989, déportations organisées par le régime du Colonel Maouya Ould Sid’Ahmed Ould Taya qui avait été accompagné dans cette politique chauvine, raciste et esclavagiste arabe par le colonel Ely Ould Mohamed VALL et l’actuel général Mohamed Ould Abdel Aziz, actuel président illégitime, nous : AHME, ARMEPES, CAMME, FLAM, IRA-France, OCVIDH, OTMF, PLEJ appelons toutes les Mauritaniennes et tous les Mauritaniens, toutes les militantes et tous les militants des droits humains de toute origine à participer à la marche de soutien et de travail de mémoire que nous organisons le dimanche 24 avril 2011 à partir de 13 heures 30 de la Place du Trocadéro à l’ambassade de la Mauritanie”.
La présence de tous nos compatriotes, militants et sympathisants est vivement souhaitée.
La lutte continue !
Côte d`Ivoire: le chanteur Alpha Blondy soulagé de la fin de la crise
PARIS – Le chanteur ivoirien Alpha Blondy, partisan de Laurent Gbagbo dont il a cependant reconnu la défaite à la présidentielle, dit son “soulagement” de voir la crise finie en Côte d`Ivoire, espérant que ses compatriotes “redeviennent humains”, dans une interview jeudi au Parisien. “C`est à la fois un grand soulagement de savoir que la crise est finie, que M. Gbagbo et sa famille n`ont pas été tués et en même temps c`est triste car on aurait pu éviter tout ce bain de sang, cette violence, ces larmes. Il aurait fallu appliquer la voix des urnes au lieu de la voix des armes”, a déclaré le chanteur au quotidien. Depuis le second tour de la présidentielle de novembre, le président sortant refusait de reconnaître sa défaite au profit de son rival, Alassane Ouattara, dont la victoire a été reconnue par la commission électorale et la communauté internationale. Après quatre mois de crise post-électorale, M. Gbagbo a été arrêté lundi par les forces loyales à M. Ouattara. Le chanteur, qui rappelle avoir soutenu le candidat Gbagbo mais avoir eu “le courage de dire: il a perdu” la présidentielle, dit attendre aujourd`hui “que les Ivoiriens redeviennent humains, que les politiciens montrent que ce ne sont pas des +politi-chiens+”. “Tout cela a jeté l`opprobre sur le pays”, déplore-t-il.
AFP
Terreur dans la vallée: Les jeunes manifestent à Boghé contre la restriction des libertés.
Ils étaient une cinquantaine de jeunes à arpenter en milieu de matinée la digue reliant le quartier de Boghé Dow à celui de Boghé Escale en scandant de concert: “liberté! Liberté ! Liberté!”. La marche a démarré au milieu de la digue pour se terminer devant la résidence du Hakem.Les jeunes se plaignent de la limitation à 00 heure des manifestations culturelles et autres réjouissances par l’autorité administrative. Les jeunes voulaient remettre une lettre au Hakem contenant leurs revendications. Mais le préfet est en congé depuis quelques jours. Les manifestants ont conversé avec quelques éléments des services de sécurité avant de désigner trois parmi eux pour aller rencontrer le maire pour évoquer leurs problèmes.
A l’issue de cette rencontre, le premier magistrat leur a fait demandé et obtenu des jeunes de surseoir à leur manifestation non autorisée et d’attendre le retour du Hakem pour étudier leur requête.Pour la plupart, ces manifestants sont des chômeurs, des rappeurs, des collégiens qui ont déserté leurs cours et beaucoup d’adolescents. (affaire à suivre).
Thièrno Souleymane CP Brakna -Quotidien de Nouakchott





