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Paris: une nouvelle occupation de l´ambassade mauritanienne et appel à manifester à Trocadéro le 27 août
Par ailleurs le collectif des forces patriotiques et démocratiques en France du mouvement « Touche pas à ma nationalité » appelle à une manifestation le Samedi 27 août 2011 allant de la place du Trocadéro à l’ambassade de la Mauritanie à partir de 14 heures pour dire non aux opérations d´enrôlement visant à exclure les franges importantes de la population mauritanienne en l’occurrence les noirs (Haratine, Halpular, Soninké, Wolof, et Bambara).
Un appel solennel à la mobilisation est donc lancé à toutes les organisations des droits humains, aux mouvements politiques, aux partis politiques et acteurs de la société civile préoccupés par l´inquiétante question de l´enrôlement et à tous les mauritaniens sans exception.
La lutte continue !
Harcèlement de journalistes ayant approché IRA-Mauritanie
Mademoiselle Fatimetou Deina Sow de la chaîne de télévision Africa7 en mission à Nouakchott, avec une équipe de quatre personnes dont deux journalistes sénégalais, a fait une interview à Monsieur Biram Dah Abeid président de IRA Mauritanie. L’équipe de Mme Sow détenait une autorisation en bonne et due forme du Ministère de la communication, pour faire un reportage sur les pratiques esclavagistes en Mauritanie. Dans son interview, Biram Dah Abeid est revenu sur le combat contre l’esclavage et l’exclusion en Mauritanie notamment sur le dernier cas concernant la fillette Aouichetou Mint Hamadi, détenue en esclavage par Madame Aicha Mint Saibot. Après l’interview, Madame Sow a été interpellée par la police de Tevragh Zeina 3 et son matériel confisqué, ainsi que son téléphone portable. Mme Sow et son équipe ont subi un interrogatoire de 7 heures d’affilées, autour de leur rencontre avec le Président de IRA Mauritanie. La police est largement revenue sur les échanges téléphoniques qu’elle aurait eu avec le président de l’IRA, ainsi que le caractère illégale de sa mission. Elle a été menacée de ne plus jamais s’approcher de l’IRA et de ses membres. Son travail a été supprimé, son matériel toujours confisqué et son téléphone mis sur écoute. Notons que depuis la sortie de clinique du Président de IRA Mauritanie, le 06 août dernier, sa maison est en permanence surveillée par la police. Face à cette situation l’IRA :
– Condamne avec la plus grande fermeté cette pratique d’un autre age,
– Demande la restitution sans condition du matériel confisqué ainsi que du travail détruit,
– Dénonce l’acharnement de la police contre Biram Dah Abeid et son domicile,
– Prend a témoin l’opinion nationale et internationale sur la volonté manifeste des autorités à porter atteinte à son intégrité physique et morale,
– Appelle les acteurs nationaux et internationaux des Droits de l’Homme à prendre les mesures adéquates pour que de telles pratiques ne puissent plus jamais se répéter,
– Réitère sa détermination à combattre de manière pacifique les pratiques d’esclavages et l’exclusion ans notre pays.
La Commission Communication.
Lettre au Général-président: La Diaspora Mauritanienne aux USA pour un Recensement National Juste et Transparent(photos)
15 août 2011
Au Président Mohamed Ould Abdel Aziz
S/C -Ambassade de la République islamique de Mauritanie
2129 Placer Leroy, du Nord-Ouest
Washington, DC 20008-1848
Cher Président,
Nous vous écrivons pour porter à votre attention notre franche désapprobation de la décision de votre gouvernement d’organiser un recensement national qui est ouvertement discriminatoire envers les Noirs Mauritaniens. Cela constitue une grave violation de nos droits fondamentaux que nous ne pouvons pas laisser se réaliser.
Selon des sources fiables et concordantes, ce recensement n’est qu’un élément supplémentaire à l’arsenal d’instruments de discrimination et
d’exclusion des Noirs Mauritaniens ( Haratine, Fulbe, Soninko, Wolof et Bambara). Après les déportations, les exécutions extrajudiciaires, les resistances dans la mise en application effective des lois abolissant l’esclavage, et les déclarations d’ exclusion tenues par votre Premier Ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf confortees par votre Ministre de la Culture Mme Cissé Mint Boide, nous assistons maintenant à une nouvelle forme d’oppression qui est d’ infliger la mort civile a des citoyens mauritaniens en les privant de leurs droits fondamentaux sur la base de leur origine sociale et de leur race. Tout semble prouver, en effet, que ce recensement vise à fabriquer une fausse majorité pour la minorité arabo-berbère dirigeante au détriment de la population majoritaire noire victime de l’exclusion, de l’esclavage et du racisme.
Unilatéralement conçu par votre gouvernement, la seule motivation derrière les opérations du recensement est de sous-représenter la population noire dans le seul but de contrôler le processus électoral et le pouvoir politique. « Aujourd’hui, le Général Aziz veut nier la citoyenneté aux Noirs Mauritaniens dans le pays dans le seul but de constituer une liste électorale qui va lui garantir une presidence à vie », a indiqué un activiste de droits de l’homme implique dans les protestations à Paris, France.
A cette fin, le gouvernement a délibérément érigé des barrières quasi-infranchissables pour un nombre important de Mauritaniens Noirs pour les empêcher d’être recensés. Il y a des cas où il a été demandé à des personnes aussi âgées que quatre-vingts ans bien que munies de leurs cartes nationales d’identité de présenter les actes de naissance de leurs parents afin de s’inscrire. Les manœuvres politiques à la télévision nationale pour valider ce recensement ne sont pas plus qu’une vaine propagande qui ne trompe personne. Elles rappellent des pratiques sous le régime dictatorial de Taya, dont ce gouvernement n’est qu’une simple continuation. Ceci est un assaut inadmissible sur notre dignité que nous ne pouvons pas tolérer.
Nous disons de facon univoque à votre gouvernement que notre citoyenneté mauritanienne et notre Identité nationale ne sont ni discutables ni négociables. Par conséquent, nous sommes résolus à les défendre contre vents et marées. C’est pourquoi nous nous joignons aux organisations mauritaniennes à travers le monde dans leur demande pour l’arrêt immédiat et sans condition de ce recensement à caractère raciste. Nous exigeons que toutes les communautés mauritaniennes soient dûment représentées dans la planification et l’exécution des opérations du recensement afin de s’assurer qu’elles se déroulent dans la justice et la transparence.
Considération,
Au nom du collectif :
Bakary Tandia, Amadou Thiam, Moctar Ba
Coordonnateur Chargé de Communication Chargé de Communication 
CC: – M. Barack Obama, Président des Etats-Unis
– M. John Boehner, le Président des États-Unis Chambre des représentants
– M. Harry M. Reid, chef de la majorité, le Sénat américain
– Mme Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américain département
– M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies
Sponsors: la Société Civile Mauritanienne-USA, les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), l’Institut Haratine pour la Recherche & le Developpement, l’ Alliance pour la Justice et la Democractie-Mouvement pour la Renovation (AJD-MR) et Africa Peace Tour.


” Touche pas à ma nationalité” dénonce la politique d’exclusion des noirs
Le 18 Juillet 2011 se déroulait le concours de l’ENAJM(école nationale de l’administration, du journalisme et de la magistrature). Ce concours a suscité un grand espoir parmi les jeunes mauritaniens qui ont massivement participé pour servir leur pays. La publication des résultats a révélé une fois fois de plus l’injustice et la discrimination qui constituent encore les fondements du régime de ould abdel aziz. Ces pratiques discriminatoires deviennent une réalité.
Sur un total de trois cent vingt et huit(328) admis, seulement quinze (15)sont négro-Mauritaniens.sur 62 magistrats recrutés, un seul négro-mauritanien,ce qui nous conforte dans l’idée selon laquelle le département de la justice est devenu l’apanage de la seule communauté arabo-berbère. Sur 43 écrivains journalistes 3 négro-Mauritaniens et sur 90 administrateurs des régies financières seulement 6 négro-Mauritaniens et enfin juste 5 noirs sur 90 administrateurs civils.
Ces pratiques discriminatoires envers les noirs constituent une suite logique de la ligne idéologique du régime dont l’objectif final consiste à épurer la Mauritanie de tous ses cadres noirs.
Devant cette situation le mouvement TOUCHE PAS A MA NATIONALITÉ dénonce une fois de plus l’injustice érigée en règle contre les populations noires de Mauritanie et appelle les autorités à se ressaisir pendant qu’il est temps. Monsieur le président, par ces pratiques injustes et honteuses, votre administration est en train de rendre un mauvais service à la Mauritanie.
Par ce communiqué nous prenons en témoin toute la population Mauritanienne qui assiste à la politique d’exclusion progressive et qui ne s’est jamais démentie de la communauté négro-Mauritanienne.
TOUCHE PAS A MA NATIONALITE appelle tous les mauritaniens épris de justice à dire non à cette discrimination qui n’honore pas la Mauritanie et à lutter pour l’égalité de tous les citoyens.
La coordination.
Fatimétou Sow Deyna gardée pendant 6 h au Commissariat de Police 3 de Tévragh-Zeina
Le Commissariat de Police 3 de Tévragh-Zeina a confisqué, lundi matin, la caméra, les ordinateurs portables et autres appareils d’enregistrement appartenant à une équipe d’Africa 7, la sixième chaîne de télévision privée de l’espace médiatique sénégalaise, a-t-on appris.
Cette équipe est composée de la journaliste Fatimétou Sow Deyna qui a travaillé à la Télévision de Mauritanie (TVM), de Fatim Cissé (animatrice), de Mansour Dieng (Cameramen) et d’Alioune Fall (leur chauffeur).
“La police a débarqué à notre hôtel entre 9h et 9h 30mn. Elle s’est mise à fouiller nos chambres qui ont été passées de fond en comble. Notre camera, nos ordinateurs portables et nos cassettes d’enregistrement seront ensuite confisqués“, a déclaré Fatimétou Sow Deyna. Elle explique qu’après la perquisition, ils ont été conduits au Commissariat de Police 3 de Tévragh-Zeina où leurs passeports et leurs téléphones portables seront aussi confisqués, ajoutant qu’ils avaient déposé une demande d’autorisation au Ministère de la Communication.
Cette équipe d’Africa 7 est en Mauritanie depuis samedi, à l’après-midi pour faire des reportages sur l’actualité en Mauritanie. Durant leur séjour, l’équipe d’Africa 7 a fait des interviews avec le président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) Ahmed Ould Daddah et le président de l’IRA-Mauritanie Birame Ould Dah Ould Abeid.
Fatimétou Sow Deyna et l’équipe qui l’accompagnait ont été libérées vers les coups de 16h, après avoir subi un interrogatoire de la part des policiers du Commissariat de Police 3 de Tévragh-Zeina.
Babacar Baye Ndiaye– Info2larue





