Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Déclaration du Parti pour la Liberté l’Egalité et la Justice (PLEJ)

altLe pouvoir incarné par le président Abdel Aziz parle de dialogue et de démocratie et en même temps il lance sur la figure des jeunes de « Touche pas à ma Nationalité » qui manifestent pacifiquement, des bombes lacrymogènes. C’est cela la démocratie? C’est cela créer un climat favorable au dialogue?

 

–Le pouvoir parle de démocratie et de servir les intérêts du peuple Mauritanien, et en même temps il pratique la politique de la dénégrification de la Mauritanie comme l’avait fait l’un de ses prédécesseurs :

 

-Politique de dénégrification  à propos du recensement où se manifeste une volonté de diminuer le poids démographique des Négro-Mauritaniens.

 

-Politique de dénégrification lorsque certains Négro-Mauritaniens sont privés arbitrairement de leurs terres de culture le long de la vallée.

 

-Politique de dénégrification avec le refus du pouvoir d’officialiser toutes nos langues Nationales donc y compris le Poular, Soninké, Wolof et de les enseigner à l’école publique.

 

-Politique de dénégrification de la Mauritanie si l’on sait que certains Négro-Mauritaniens n’ont pas la place qu’ils méritent à la radio et à la télévision.

 

–Plus grave! Politique de dénégrification quand on sait que beaucoup de Négro-Mauritaniens n’ont pas accès à certains postes de responsabilité qu’ils méritent.

 

-Politique de dénégrification puisque seuls accèdent à ces postes des Négro-Mauritaniens béni oui oui plus soucieux de leurs intérêts personnels que d’autre chose.

 

-Politique de dénégrification avec le refus du pouvoir de traiter correctement le passif humanitaire.

–Et comme cela ne suffisait pas, politique de dénégrification puisque certains Négro- Mauritaniens n’arrivent pas à réussir à certains concours où la connaissance de la langue Arabe est exigée.

 

Le PLEJ condamne avec force cette politique de dénégrification  de la Mauritanie : une dénégrification qui n’a que trop duré.

 

Il félicite les jeunes de « Touche pas à ma Nationalité » et leur apporte son soutien pour leurs manifestations de samedi dernier contre cette opération de recensement, donc contre cette dénégrification.

 

Le PLEJ condamne avec force la répression dont ces jeunes ont été l’objet.

Il condamne le comportement de certains Négro-Mauritaniens qui sont plus soucieux de leurs intérêts personnels que de lutter contre la dénégrification.

 

                                                                                    Nouakchott, le 15 Septembre 2011.

                                                                                          Le Bureau Exécutif du PLEJ

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Passif humanitaire: COREMI réclame davantage d’implication

alt Le collectif des rescapés et militaires des évènements de 1990-1991, qui ont vu près de 500 de leurs frères exécutés dans les casernes ou radiés des corps de l’armée, de la gendarmerie et de la garde nationale a tenu ce mardi 13 septembre, un point de presse au niveau de son siège, situé non loin du Cinéma Saada (Sebkha). Le but de cette rencontre avec la presse était, selon les organisateurs, d’éclairer les membres du collectif venus très nombreux sur cette deuxième étape du règlement de ce douloureux dossier.
Prenant la parole, le premier, le président de COREMI, l’ex capitaine Sy Abou Bocar a tout d’abord tenu à remercier le président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz pour avoir décidé de régler le problème du passif humanitaire. M. Sy a rappelé brièvement la rencontre avec le président de la République, les 2 engagements sur 4 qu’il avait pris (droit de mémoire, droit de réparation) et l’importante collecte des données de son organisation.
Au sortir de cette rencontre, COREMI a procédé au recensement exhaustif des rescapés dans un document remis au président de la République par le président du collectif des victimes de la répression (COVIRE), l’ex lieutenant Sy Abou. «Mais la suite, vous la connaissez», se désole M. Sy Abou Bocar. En effet, les responsables de COREMI, s’étonnent de constater que seuls moins des deux tiers de sa liste (1468) des rescapés, sont retenus par la commission dite de liquidation et à partir de laquelle, les rescapés perçoivent depuis quelques jours, une «aide» au ministère de la défense. Une douche froide pour COREMI qui déplore et s’étonne des nombreuse omissions. Un fait relevé par le président d’ARAFA, l’ex capitaine Breika Ould M’Bareck. L’homme qui s’est beaucoup remué pour le dossier indique qu’il y a eu beaucoup d’erreurs parce que certains collectifs ont été marginalisés par la commission. C’est fort de ce constat que COREMI demande avec insistance au Président de la République, son implication dans la commission. «Si nous étions associés à cette commission, on aurait pu éviter ces omissions», fait remarquer le coordinateur de COREMI. Qui s’interroge : comment peut-on comprendre que deux rescapés ayant partagé le même calvaire, ayant subi les mêmes tortures, gardés au secret n’ait pas les mêmes droits ? En effet, beaucoup de cas pareils ont été enregistrés. Les responsables de COREMI se disent déterminés à poursuivre leur combat. «Le processus ne fait que commencer, il est loin d’être clos ; nous nous battrons pour que personne ne soit laissée en rade», indique un responsable de COREMI Les responsables de COREMI disent vouloir éviter les travers qui ont marqué la gestion du premier volet du passif humanitaire, à savoir l’indemnisation des ayants droits des victimes. Pour rappel, des dizaines de veuves et orphelins attendent toujours leurs indemnisations.

A qui la faute ?

A cette question posée par les journalistes, les responsables de COREMI ont répondu qu’ils se la posent eux-mêmes. Comme ils se demandent en fonction de quels critères les montants octroyés ont été fixés. En effet, il y a eu beaucoup de commissions qui ont travaillé sur ce dossier et personne ne sait exactement où se situe la faute. Ce qui est sûr, c’est que si le gouvernement veut sérieusement régler ce dossier, il doit impliquer l’ensemble des collectifs et en premier lieu les principaux concernés par cette phase du règlement.

Il ne sert à rien de privilégier les uns et de marginaliser d’autres.

 LE CALAME

P.S: photo-flamnet.

 

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Mauritanie : La police anti-émeute réprime sévèrement une marche pacifique des militants du collectif : “Touche pas à ma nationalité

altLe samedi 10 septembre courant, la police mauritanienne a sévèrement réprimé une marche pacifique organisée par le collectif ” Touche pas à ma Nationalité “. Ces jeunes entendaient marcher jusqu’au Palais Présidentiel pour remettre une lettre de protestation au Chef de l’Etat, dénonçant les méthodes utilisées pour l’enrôlement de la population. Selon les manifestants cette opération vise à priver de la nationalité mauritanienne une grande composante de la population essentiellement noire.

 Le 5 août dernier lors de son grand oral à l’occasion du deuxième anniversaire de son investiture, le président de la République Mohamed Ould AbdelAziz a rejeté en bloc cette accusation en insistant sur le fait que l’objectif de cette opération est de sécuriser l’état-civil dans le pays.

Il faut préciser que les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes et de coups matraques, pour disperser les manifestants qui ont été contraints de riposter par des jets des pierres. Les affrontements entre la police anti-émeute et manifestants ont duré quelques heures avant le retour au calme en début d’après-midi.

Il s’agit de la première grande sortie des acteurs du collectif après une série de sit-in devant les bureaux de recensement et des contestations dans les grandes capitales occidentales notamment à Paris dont la plus récente a eu lieu le 1er septembre courant devant la résidence du Président Aziz venu participer à une réunion sur la Libye.

Selon la version officielle des autorités mauritaniennes, l’enrôlement vise à sécuriser les pièces d’état-civil sur la base de la biométrie. Faux ! rétorquent certains acteurs de la société civile et formations politiques qui dénoncent une opération discriminatoire car gérée d’une manière unilatérale alors que toutes les composantes de la population devraient être associées.

Les protestataires réclament surtout la révision de la commission de supervision et des commissions départementales pour qu’elles soient plus représentatives des différentes composantes de la population mauritanienne et la facilitation de l’enrôlement par la suppression de toutes les tracasseries qui gênent le bon déroulement de l’opération.

Des préoccupations transmises aux plus hautes autorités du pays mais qui sont renvoyées aux calendes grecques. C’est donc une situation explosive qui vient s’ajouter à la tension qui existe déjà dans le pays. 

Massiré DIOP- L´indépendant (Mali)

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Wikileaks : AZIZ : « La Mauritanie ne sera dirigée que par des maures blancs-(BIIDAANS) ; un Haalpulaar ne peut pas la présider »

 

altAu cour d’une rencontre entre  le chargé des affaires de l’ambassade de France à Nouakchott le 09/10/2008 l’ambassadeur de France constata que AZIZ était moins radical  sur les méfaits du président Ould Cheik Abdallahi  dans une dépêche divulguée par wikileaks .

L’ambassadeur de France raconta qu’AZIZ lui manifesta sa volonté d’éviter les menaces de sanctions de l’union européenne(UE) contre les putschistes, et  ajouta  qu’il avait des canaux secrets pour dialoguer avec le front national de défense de la démocratie.

Répondant à la suggestion de l’ambassadeur sur  la nécessité de l’ouverture d’un dialogue secret  avec les opposants au putsch, avec la participation du président Ould Abdallahi, pour le pousser à démissionner et organiser des  élections  présidentielles anticipées précédées par une période de  transition dirigée par le président du sénat  comme prévu par la constitution, le général AZIZ rétorqua que « la Mauritanie ne peut être dirigée que par un BIIDAANI(Maure blanc) et qu’un HAALPULAAR ne peut la diriger,  même provisoirement ».

Quand l’ambassadeur l’informa que l’UE n’approuve pas  une  candidature des membres du Haut Conseil de l’état à l’élection présidentielle à venir,  AZIZ répondit que ce sera une démarche anti- constitutionnelle; l’ambassadeur lui dit que ce serait peut être anticonstitutionnelle mais la crédibilité politique perd de sa valeur quand des putschistes participent à l’élection présidentielle qu’ils organisent eux mêmes.

Le télégramme de Wikileaks  ajouta que l’ambassadeur de France proposa à AZIZ l’idée de constituer un conseil de sécurité qui permettra aux militaires de participer aux décisions politiques majeurs. AZIZ refusa considérant que la Mauritanie n’est pas la Turquie, et qu’elle a besoin d’un amendement de la constitution qui réduirait les pouvoirs du chef de l’état, ainsi l’armée n’aurait pas besoin d’intervenir.

Il est cité dans la dépêche que l’ambassadeur s’est plaint au chargé des affaires américaines contre les espagnoles disant : Notre problème avec les espagnoles, quand nous refusons le visas à un parlementaire mauritanien pro-putschiste il se tourne vers l’ambassade espagnole qui lui accorde un visas lui permettant de parcourir toute l’Europe.

  

(SOURCE : AQLAM )

 

Cellule de Traduction du département des Relations extérieures des FLAM

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Appel à manifester le 15 septembre 2011 à Bruxelles devant les Institutions Européennes

La Coordination des Mauritaniens de Belgique appelle à manifester le 15 Septembre 2011 à 11h devant les Institutions Européennes à Bruxelles (Rond – point Schuman) pour dénoncer le caractère raciste, discriminatoire et esclavagiste du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz à l’encontre des populations noires de la Mauritanie.

La Coordination des Mauritaniens de Belgique

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