Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: presse

Affrontement violents entre police et négro-mauritaniens à Kaédi

altNOUAKCHOTT (Xinhua) – Des affrontements violents ont opposé samedi des jeunes négro-mauritaniens du mouvement ” Touche pas à ma nationalité” et les forces de l’ordre dans la ville fluviale de Kaédi, à plus de 350 km au sud de Nouakchott, a- t-on apprit de source sécuritaire.

Au moins 17 manifestants ont été interpellés et plusieurs autres ont blessés, alors que les policiers intervenaient pour disperser les jeunes négro-mauritaniens qui protestaient contre une opération de recensement en cours en Mauritanie. Ces jeunes en colère ont pris d’assaut le palais de justice et le centre de recensement de la ville de Kaédi, qu’ils ont incendié et mis à sac.Deux policiers ont été blessés au cours des escarmouches avec les manifestants qui avaient jeté des pierres contre la police.

Le mouvement “Touche pas à ma nationalité” est initié par des jeunes négro-mauritaniens, qui protestent depuis des semaines, contre l’opération d’enrôlement des populations en cours, estimant que ce processus est conduit de façon discriminatoire à l’encontre des négro-mauritaniens “que l’on veut déchoir de leur nationalité”.

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Kaëdi : des bâtiments publics incendiés suite aux affrontements entre des manifestants et la police

altAlakhbar(Kaëdi)-Des locaux administratifs ont été incendiés, ce samedi matin(24 Septembre) à Kaëdi, après la dispersion d’une manifestation organisée par les militants du Mouvement touche pas à ma nationalité devant les bureaux de la justice, a-t-on-appris d’une source bien informée. Des témoins oculaires indiquent que l’incendie a été déclenché lors des affrontements entre les manifestants et la police qui est venue pour disperser le regroupement, il ajoute qu’il y a eu des blessés et des arrestations dans les rangs des manifestants. Par ailleurs une source policière locale, a confirmé à Alakhbar que les bureaux du Procureur de la République ont été touchés par les flammes.

AL AKHBAR

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Déploiement de l’armée et de la gendarmerie pour maintenir l’ordre à Kaëdi

altSelon une source locale, des unités de l’armée et de la gendarmerie sont intervenues, à Kaëdi, pour sécuriser les points névralgiques de la ville, après des escarmouches qui ont opposé forces de l’ordre à des manifestants du mouvement « touche pas à ma nationalité ». Les manifestants en colère après la répression de leur marche, dont une vingtaine ont été mis en état d’arrestation, avaient brûlé et mis à sac le palais de justice  et le centre régional de recensement de la ville de Kaëdi et saccagé des commerces et des voitures appartenant à des particuliers.

Selon cette même source, une unité de l’armée assure la sécurité de la wilaya et d’autres points sensiblse de la capitale du Gorgol. Le mouvement « touche pas à ma nationalité » organise, depuis plusieurs semaines, des manifestations pour exiger l’annulation des opérations d’enrôlement, qu’il estime «discriminatoires » à l’égard des négro-mauritaniens .

ANI

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« Est esclave qui le veut » ! Dixit Aziz

altLors d’une interview accordée au site électronique « Kassataya » durant son déplacement en France le président de la République a déclaré en guise de démystification de la question de l’esclavage: « Est esclave qui le veut » ! Voilà un raccourci qui frise l’indifférence devant un problème aussi grave qui prouve une fois de plus le manque de volonté affirmée de résoudre une injustice séculaire par des moyens juridiques et des décisions politiques fortes.En matière de communication chaque mot a sa valeur et sa charge sémantique. Une fois lâché, le mot va droit à une destination parfois inattendue. On ne choisit pas d’être esclave, on l’est sous la contrainte.
En matière d’esclavage ce serait scandaleux de raisonner en termes de libre arbitre. Il s’agit là d’une question existentielle et de condition humaine. L’esclave est une victime d’un système de domination duquel il a du mal à sortir. Dans la dialectique du maître et de l’esclave, le philosophe Hegel voit comme seule alternative pour l’esclave de se libérer la révolte. Camus paraphrasant Descartes dira d’un être asservi vivant une situation absurde de domination : « je me révolte donc je suis ».  Aujourd’hui le problème qui se pose en Mauritanie n’est pas que l’esclavage soit reconnu par l’Etat. Officiellement, il a été aboli et de longue date. Le problème c’est l’application des dispositions criminalisant et réprimant ses pratiques. Les esclaves veulent bien se libérer physiquement, moralement, économiquement. Encore faudrait –il qu’on les y aide. Et ce sont ceux qui doivent le faire qui protègent les maîtres !

Amadou Diaara- LE RÉNOVATEUR.

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Lancement du dialogue Pouvoir/Opposition: Majoritaire abstention, dans les rangs de la COD

altL’écrasante majorité des partis membres de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) – Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), Union des Forces de Progrès (UFP), Tawassoul, Convergence Nationale Démocratique (CND), notamment – a décidé de ne pas prendre part aux assises qu’ils considèrent comme une mascarade. Du coup, le dialogue engagé samedi ne peut plus revendiquer un caractère inclusif. Assertion d’autant plus vraie que la société civile n’était même pas concernée par le format initial. Une frange qui n’a jamais été associée au débat politique, alors qu’elle est, partout dans le monde, un acteur quotidien incontournable, dans toutes les questions traitant de l’avenir de la nation.
Le faux bond de la majorité des partis de l’opposition signale son absence totale de confiance envers un pouvoir qui n’a «jamais respecté ses engagements». Parmi leurs plus récents dénis, la COD cite l’ouverture des médias publics, toujours impitoyablement verrouillés, au profit du culte de la personnalité et d’un monolithisme affligeant. Quant à la liberté de manifester pacifiquement, garantie par la Constitution, l’illustration de sa violation était réalisée au moment même de la tenue des assises, avec la répression contre des militants de l’IRA et contre le nouveau mouvement «Touche à Ma Nationalité» (TPN). Des mauritaniens interdits de marcher et victimes d’interpellations, pour avoir protesté contre l’esclavage et un enrôlement «sélectif» des populations.
Autant dire que le forum, qui a inscrit l’unité nationale dans sa feuille de route, devra abattre des travaux herculéens, pour convaincre l’opinion mauritanienne et les partenaires étrangers.

Amadou Seck-LE CALAME

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