Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Les mauritaniens du Canada commémorent nos martyrs ce 3 decembre

altÀ l’occasion du triste anniversaire du 28 novembre, le mouvement
“Touche pas à ma nationalité” du Canada organise un dîner-débat ce 3
decembre 2011. Où : La Corde 9555 Boulevard Gouin Ouest, Pierrefonds H8Y 1R3

PROGRAMME DU DÎNER-DÉBAT DE LA JOURNÉE DU DEUIL DU 3 DÉCEMBRE À MONTRÉAL(Canada).

 

·             14h – 14h15       Ouverture de la conférence, récitation du Coran par Thierno Dieng

·             14h15 – 14h20   Mot de bienvenue et présentation du comité et des conférenciers  (Par Senghott)

·             14h20-15h50     Présentation du 1er  thème (Par Aliou Dia)

·             15h50 – 16h50  Maghrib, Souper

·             17h – 17h05      Témoignage civil

·             17h05 – 17h15  Témoignage militaire

·             17h15-19h15     Présentation du 2e thème  (Par Abou Sy)

·             19h15-19h45    Résumé sous forme de question ouverte de la situation actuelle du pays – recensement contesté                                 etc…(Par Aliou Dia)

·          20h                      Fin de la conférence

 

Disponible sur place

·         Parking

·         salle garde des enfants

·         Mosquée.

 

La présence de tous est vivement souhaitée. La lutte continue!

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Birame: “Que Aziz traduise en justice les auteurs des crimes d’Inal”

altALAKHBAR (Nouakchott) – Les associations et organisations des droits de l’homme qui avaient fait le déplacement à Inal, les 27 et 28 Novembre courant, ont tenu un meeting, mardiaprès-midi dans la grande salle de spectacle de Liv Rigue à Riad, pour expliquer leur position vis à vis des “crimes subis par les noirs de ce pays” , de la “sombre nuit 28 Novembre 1990” et de la “fête nationale souillée”. Étaient présents à cette cérémonie, les présidents et représentants de IRA-Maurianie,Birame Dah ould Abeidi, Boubacar Ould Messaoud, de SOS-ESCLAVES,Sarr Mamdou, du Fonadh,les collectifs des veuves, orphelins,rescapés des évènements de 1989,1990 et 1991,Cheikh Oumar Bâ, des Flam en France.
Les présidents et représentants des organisations ont tour à tour pris la parole pour dénoncer et fustiger les exactions extra judiciaires, tortures et expulsions dont ont été victimes les soldats et civiles négro mauritaniens sous le régime de Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya.

Le leader et président de IRA-Mauritanie,s’est déclaré pour le combat jusqu’à que la lumière soit faite sur la mort des soldats noirs à inal, Azlatt, Sory Malé,Wothie,Walata, Jreida et dans la vallée.
“Nous demandons à Ould Aziz de faire sortir les tortionnaires et auteurs de crimes qu’il protège et qu’il continue de décorer et de les traduire en justice”a dit Birame. Et, il a dit par la suite, que,même si Ould Taya avait donné l’ordre que les soldats noirs soient torturés et tués, Mohamed Ould Abdel Aziz,El Arbi Ould Jedeine, et tant d’autres en font partie et ils seront jugés et punis.

Birame a par ailleurs dit que les soldats haratines qui ont exécuté les ordres de leurs supérieurs en torturant et tuant les innocents qu’ils seront eux aussi punis!.

“Les militants d’IRA et moi, je vous jure qu’on ne travaillera pas en Mauritanie et nous ne serons jamais en commun accord avec ceux qui gouvernent le pays tant que les veuves, les orphelins, les rescapés et les esclaves n’ont pas eu leurs droits et les tortionnaires, les auteurs et les bourreaux ne sont pas traduits en justice et sanctionnés conformément à la loi” a déclaré Birame Dah Ould Abeidi.

Notons que pour conclure, tous les orateurs qui se sont succédé devant le public, ont affirmé que “des assassins extrémistes ont souillé la date de l’indépendance de la Mauritanie de sang de ses braves et courageux fils dans la nuit du 28 Novembre 1990 en plein désert à Inal, loin des regards et des écoutes”.

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28 novembre 2011 à Inal: Prières et recueillement à la mémoire des disparus

altInal (LE CALAME) : Les festivités commémoratives se sont déroulées, le lundi 28 novembre 2011 sous une haute surveillance de la brigade de gendarmerie d’Inal qui s’est évertuée à enregistrer tous les caravaniers. 26 orphelins, emmenés par le président du comité des orphelins des victimes militaires et civils, Boubacar Lamtoro Camara et 12 veuves, soutenus techniquement par l’AVOMM, des membres de la diaspora (association des femmes de la vallée), des FLAM, l’auteur de l’ouvrage « l’Enfer d’Inal » Sy Mouhamedou, des représentants de certains partis politiques,le sénateur de M’Bout, le maire de Tokomadji se sont recueillis au cimetière d’Inal où vraisemblement les 28 militaires seraient enterrés dans une fosse commune. Tous les caravaniers ont formulé le vœu que ce que l’endroit où était détenus, durant de longs mois avec son lot de souffrances avant leur exécution sommaire, des soldats, sous-officiers et officiers négro mauritaniens ligotés et entassés , soit un « lieu de pèlerinage » et de « recueillement sur les tombes des disparus » .
Les cérémonies commémoratives ont été empreintes d’émotion. Toute l’assistance a fondu en larmes devant l’évocation des atrocités barbares subis dans les camps de concentration par des hommes coupables d’appartenir à une communauté ciblée par un régime ethnogénocidaire, dans le cadre d’une vaste politique d’épuration ethnique. D’ailleurs, une liste de 144 tortionnaires de l’armée mauritanienne a été diffusée, lors de cette journée mémorable.
Les banderoles dressées par le Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des Droits Humains en Mauritanie exprimaient largement les attentes des victimes « Non au silence »,
« Non à l’impunité », « Non à la banalisation » ; « Non au pardon forcé », « 28 novembre 1990 :28 militaires négro- africains tués par leurs frères d’arme pour célébrer la fête de l’indépendance »
THILO Coulibaly, veuve, réfute tout « arrangement ». « Nous ne voulons rien sauf la justice ».
Les lieux de pendaison et d’incarcération, dans des conditions atroces ont été identifiés par la délégation officielle.
La procession au premier rang de laquelle se trouvaient les orphelins et les veuves, la main dans la main, s’est ébranlée vers les lieux de pendaison, en entonnant « Allahou Akbar, La Ilaha Ilallah ». Moment fort intense où s’entremêlaient pleurs et larmes.

“La lutte continuera et la victoire sera acquise, un jour”

Birame espère que dans un temps proche la lutte menée, depuis de nombreuses années par les militants des droits de l’homme et le sacrifice fait se traduisent dans les faits par l’arrestation et le jugement des bourreaux. Il arrivera un jour où les coupables menottes aux poings soient traduits devant la justice pour répondre de leur forfait. Il s’est félicité de la concrétisation de ce pèlerinage qui constitue, selon lui, un premier pas dans le sens de l’émergence de la justice.
Il souhaite une délimitation des lieux de pendaison et d’enterrement des martyrs.« Avec l’engagement, nous avons espoir que tout cela va aboutir. Il suffit d’y croire », fait-il remarquer. « Il n’y aura pas de réconciliation sans justice. Les veuves et orphelins récusent tout « arrangement par le biais de la corruption » réitérant son désir de voir la justice triompher afin qu’il y ait une tranquillité pour les victimes, les populations traumatisées. C’est l’une des demandes fondamentales », a-t-il ajouté. Il a exhorté les autres dirigeants d’associations et les militants à remplir leur « cœur de l’espoir ».
Le maire de Tokomadji, Diaw Abdoulaye Djimé, a appelé les militants, sympathisants, dirigeants des organisations, les veuves et orphelins à saisir cette occasion pour que « l’oubli ne s’installe pas » et que le flambeau de la justice soit portée.
Youssouf Sylla s’est félicité de la matérialisation de cette initiative prise, le 5 mai dernier qu’ «on aurait du faire, depuis longtemps à savoir se recueillir sur les lieux où une partie de nous a été meurtrie. Le sénateur de M’Bout a demandé une application stricte du droit devant se concrétiser par le jugement des bourreaux. C’est, ajoute-t-il, une « revendication nationale. Nous refusons l’injustice et l’impunité », dira-t-il.
Les veuves entament avec ce recueillement le deuil de l’être parti à jamais, dans des conditions atroces. Restant sur leurs gardes, les veuves ne perdent pas de vue les duperies du pouvoir. « C’est une tromperie et une tentative maladroite de vouloir diviser par le biais de la corruption les veuves et les orphelins », tonne Djarietou Toumbo, veuve du lieutenant Sall Oumar, qui dénonce les actions de sape entreprises par les autorités avec la complicité de certaines organisations.
Faisant prévaloir son refus catégorique de tout dédommagement sans la mise sur pied d’une commission indépendante d’enquête devant élucider les conditions de détention et d’exécution des disparus et le jugement des bourreaux. « Nous ne renoncerons jamais à notre lutte et à nos revendications fort légitimes », lance au bord des larmes Djarietou Coumba.
Quant à Ly Fati Salif, elle a remercié Allah, le Tout Puissant d’avoir permis aux familles des victimes et des militants de droits de l’homme de commémorer cet instant mémorable qui restera à jamais gravé dans leur mémoire. « Nous ne renoncerons jamais à nos droits et réfutons les actions dilatoires entreprises par le régime de Ould Abdel Aziz ». Ly Fati a exprimé, à l’image des autres veuves, « le refus du processus entamé ». « On a mis, ironise-t-il, une corde autour de notre cou mais nous n’avons pas peur ».
Maïmouna Alpha Sy, présidente du collectif des veuves a indiqué que « personne n’aurait pensé qu’on serait là (à Inal). Nous n’oublierons jamais. La victoire est pour nous et le reste, prédit elle, viendra ».

Barbaries d’un régime

Revenant sur les lieux où il a vécu un véritable « enfer sur terre » et où d’autres ont subi un carnage, l’ex Lieutenant de l’armée, Sy Mahamadou, auteur du célèbre ouvrage ayant dévoilé l’horreur dans le camp d’extermination, « L’enfer d’Inal », a indiqué que : « les auteurs de ces crimes ont commis du tort à la Mauritanie en général et à leurs enfants en particulier ». N’ayant, affirme-t-il, pas « de haine contre personne mais que la justice soit faite», le rescapé de la «Tragédie d’Inal » qui a fait le déplacement pour cette bourgade de l’extermination a relaté «l’horreur ». Sy, la voix enroulée et ému, révèle que « le 11 Octobre 1990, nous sommes venus ici, au nombre de 250 entre soldats, sous-officiers et officiers négro mauritaniens ligotés et entassés dans des camions militaires de type 19/24. A notre arrivée, des tortionnaires déterminés, nous ont accueillis avec les méthodes les plus atroces et criminelles de tortures et d’enquêtes ». Et ce rescapé très décontracté d’affirmer qu’il ne se passait pas un jour ni une nuit sans entendre des cris assourdissants et des pleurs d’hommes. Ensuite, il dira qu’il ne se passait un moment sans voir des cadavres d’hommes trainerpar des soldats pour être jetés dans les fosses communes.
Evoquant, le « pèlerinage » dans ce que furent les « camps de l’horreur », Sy a laissé entendre que : « je ne peux pas être content, ni joyeux, parce que j’ai subi du mal ici, j’ai perdu des amis, des frères et des compagnons d’armes à tort”. Il a précisé que «les fils et les parents des bourreaux, des tortionnaires, des assassins ne sont pas comptables, mais les coupables doivent être dénoncés et jugés “.
Sy Mouhamadou déplore que des gens animés d’un chauvinisme et d’un racisme primaire aient travesti l’indépendance nationale et entaché de sang l’accession du pays à l’indépendance. Ils ont fait du tort, souligne SY à tout le monde. Ils ont blessé tous les mauritaniens. Trop de souvenirs remontent à la surface, en évoquant la nuit de l’extermination, celle du 27 au 28 Novembre 1990 où 28 soldats ont été pendus dans la caserne qui se trouvait ici, en guise de « festin » d’indépendance. Selon Mouhamadou Sy, il ne s’est pas passé un jour, une seconde, une minute sans que des cris ou des pleurs ne troublent les consciences des prisonniers. Mon principal tortionnaire était le Caporal, Ould Demba, qui m’étranglait chaque matin avec son ceinturond. Il estimera que sur les « 250 militaires noirs qui étaient acheminés à Inal, le 11 Octobre 1990, seuls 96 ont survécu et ils on été amenés à Nouadhibou. 
Et, là-bas plusieurs parmi eux y ont trouvé la mort. Les autres dont moi, on nous a déposés à la base de Jreida pour subir un interrogatoire avant d’être libérés ».
Sy Mouhamadou a déclaré qu’il est assoiffé de justice avant de dire qu’il « admire le courage et la ténacité de Birame Dah Ould Abeid, des veuves, des orphelins, des militants de IRA, des parlementaires et élus locaux et des représentants de partis politiques et des organisations des droits de l’homme, de toutes les ethnies et races de Mauritanie qui ont bravé toutes les barrières. Vous ne devez jamais vous décourager ».
A la fin des activités, une marche de soutien des femmes de la localité, rendue tristement célèbre en raison du camp d’extermination d’officiers halpulaar, a été organisée.
Partie du centre de cette bourgade, la marche s’est terminée à l’entrée de la base 101 d’Inal.

THIAM Mamadou
Envoyé spécial à INAL

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Inal: Des larmes 21 ans après sur la place des 28 martyrs

altALAKHBAR (Inal) – Les délégations qui avaient quitté Nouakchott, l’aube du 27 Novembre dernier, pour aller commémorer la pendaison des 28 soldats noirs, le soir du 28 novembre 1990, dans la caserne militaire d’Inal, y sont arrivées après de vives tracasseries. Arrêtées à plusieurs reprises par les forces de sécurité durant tout le trajet. A en croire que, plusieurs dizaines d’organisations venues de la France et des Etats Unis ont pris part à cette cérémonie. D’ailleurs quelques, partis politiques mauritaniens faisaient partie de la délégation d’Inal et d’autres ont apporté leur soutien.

 Le 28 Novembre à 12 heures, le convoi constitué de quarante et un véhicules transportant plus de 300 personnes, arrive à destination. La délégation dirigée IRA-Mauritanie comprenait, le collectif des veuves, des orphelins, des rescapés, le collectif de solidarité avec les victimes des violations des droits humains en Mauritanie, des organisations de droits de l’homme, des parlementaires et des élus locaux.

 Sur la place publique située au centre d’Inal, devant un important dispositif sécuritaire de la gendarmerie, les veuves, les orphelins, des grands-mères et proches parents des soldats tués, dans cette localité, n’ont pas pu retenir leurs chaudes larmes et leurs cris de détresse.

 Après s’être rendue sur la place de la caserne , aujourd’hui transformée en terrain de sport , où les soldats noirs avaient été torturés avant d’être exécutés et , là, où, se trouvait la fosse commune, Birame Ould Dah Ould Abeidi, entouré du Sénateur de Mbout, Youssouf Sylla, du Maire de Tokomadji,Diaw Abdoulaye Djimé, des veuves, des orphelins, de l’auteur du l’Enfer d’Inal, Lieutenant Sy Mahamdou, rescapé d’Inal et de ses proches collaborateurs, a , tenu un point de presse, dans lequel, il s’est déclaré content d’avoir découvert , l’endroit où ses frères ont été tués sommairement et enterrés, mais aussi triste de voir des veuves et des orphelins qui n’ont pas pu connaitre pourquoi les leurs ont subi ce sort injuste.

“La lutte continuera et la victoire sera acquise, un jour !”S’est-il exclamé. Et Birame de demander aux ayants droit d’avoir l’espoir et de ne jamais désespérer. Il a ajouté dans son mot, qu’un” jour, ils feront déplacer à Inal, des juges, des rescapés, des ayants droit, des organisations internationales, les coupables, les tortionnaires menottés pour témoigner de leurs actes”.

 Ensuite,c’était à la lecture du Coran à la mémoire des martyrs d’Inal qui s’est achevée par des prières(Doua).

 Vers 16 heures, la forte délégation s’est rendue sur l’ancienne place du Camp militaire, où, les soldats ont passé sous les” tortures atroces”,” la place des pendaisons” et ” là, où, se trouvait la fosse commune qui a été déplacée et le reste rasé par des bulldozers du génie militaire”. Sur, ces lieux, des veuves et des orphelins se sont écroulés en pleurant. Et une plaque a été placée au lieu mémorial.

La place qui abritait la base militaire les années passées, est devenue aujourd’hui, un terrain de football, pour les Inalois. Mais les traces du mur, des chambres qui servaient de bureaux et de cellules et des débris des poteaux sont encore bien visibles. A 16 heures 30, c’était la prière à la mémoire des disparus. Elle a eu lieu plusieurs mètres devant la nouvelle base militaire d’Inal, aujourd’hui bien construite, (Sous groupement N°101). Notons que la prière a été dirigée par l’Imam titulaire de Birett(Trarza),Lehib Ould Lemlih.

 

Et c’est vers 18heures, que le cortège escorté par des gendarmes prend le chemin pour Nouakchott, pour y arriver tard dans la nuit du mardi 29 Novembre.

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Communiqué de TOUCHE PAS A MA NATIONALITÉ

altLors d’une marche pacifique organisée par le Mouvement «  Touche pas ma nationalité », pour faire entendre ses revendications  , en ce jour  du dimanche 28 novembre 2011, marquant  la  commémoration du 51ème anniversaire de l’indépendance que  toutes les organisations de défense des droits de l’homme en Mauritanie ont dédié  aux martyrs tombés sous  la barbarie du pouvoir chauvin de  Taya avec comme symbole de ce passé  les pendaisons  survenus  à Inal à la veille de la célébration de l’anniversaire de l’indépendance en 1990 , plusieurs de nos militants ont été sauvagement brutalisés par les forces de sécurité , dont des blessés  se trouvant  dans un état critique Parmi eux Abou fall amputé de deux doigts après avoir reçu une grenade à la main .

Par la même occasion nous condamnons l’arrestation arbitraire de manifestants maintenues dans des conditions inhumaines. Rien ne pouvait justifier de tels comportements autre que le désir de réprimer et d’étouffer des voix qui n’ont fait que réclamer que justice soit rendue aux victimes de la politique d’exclusion  et de négation de la part d’un pouvoir réfractaire aux marches mêmes pacifiques comme ce fut le cas pour la nôtre.

Nous tenons  ainsi ce pouvoir aveugle et raciste pour responsable de cet acharnement sans retenue contre notre mouvement et  prenons à témoin l’opinion nationale et internationale pour les faits survenus ainsi que des conséquences de cette atteinte aux droits et aux libertés de ceux qui luttent au nom des  causes  justes. 

 Condamnons fermement cet usage disproportionné de la  force et continuerons à utiliser tous les moyens légaux pour faire entendre nos revendications légitimes. Invitons tous les mauritaniens épris de paix et de justice à s’unir contre cette  dictature habillée en démocratie. Ce n’est ni par l’intimidation, ni par le mensonge que nous renoncerons à notre combat.    

Abdoul Birane WANE-Coordinateur de Touche pas à ma nationalité

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