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L’université de Nouakchott: l’exclusion du camarade Bakari Bathily avec d´autres étudiants dirigeants de la grève universitaire
Procès Verbal de réunion du Conseil de Discipline de l’Université de Nouakchott :
UNIVERSITE DE NOUAKCHOTT Conseil de Discipline
PV N° 001 /2012/UN/CD
L’An Deux Mille Douze et le Deux février à 15h s’est tenue, dans les locaux de l’Université, une réunion du Conseil de Discipline de l’Université de Nouakchott.
Etaient présents :
Président : Abdallahi Ould Mohamedou Ould Idriss
Membres :
Mohamed Elmoctar Ould Sidi Mohamed, Représentant du Ministère d’Etat,
Ahmedou Ould Haouba, Doyen de la FST
Sid’Ahmed Ould Mogueya, Doyen de la FM
Sidi Ould Mohamed Abdallahi, Doyen de la FSJE
Hamoudi Ould Hamadi, Doyen de la FLSH
Cheikh Ahmed Ould Taleb Ely, Directeur de l’IUP
Ordre du jour : Examen de plaintes du Président de l’Université et des responsables d’établissements contre certains étudiants.
Après avoir été saisi par le Président de l’Université suite aux manquements aux dispositions du règlement intérieur de l’Université de Nouakchott, Après avoir entendu les interventions des responsables d’établissements, Constatant la gravité des actes commis par certains étudiants en violation manifeste du dit règlement, notamment :
• Perturbation du bon déroulement des enseignements ;
• Insultes, injures et agressions verbales contre des enseignants de l’Université ;
• Tentative d’agression physique contre un Doyen de Faculté ;
• Entrave à l’accès des locaux ;
• Occupation illégale de locaux dont la présidence de l’Université ;
• Introduction à l’Université d’objets dangereux (armes blanches) ;
• Détérioration des locaux ;
• Destruction des biens et matériels de l’Université.
Et conformément à l’arrêté N°36-48 du 16 novembre 2009 relatif à la composition, aux attributions et au fonctionnement du Conseil de Discipline de l’Université de Nouakchott, notamment en ses articles 8, 9, 13 et 15,
Le Conseil de Discipline décide :
Sont renvoyés définitivement de l’Université de Nouakchott les étudiants suivants :
Wejaha Ould Mohamed
Bathily Diabi Bakari
M’ghaili Mint Sidi Mohamed
Habib Kane
Ketm Elkhatem Ould Aboubekrin Sidigh
Moctar Amadou Dem
Abdallahi Ould M’Balle
Kébé Souleimane
Sont renvoyés avec interdiction de s’inscrire à l’Université de Nouakchott pour une année universitaire les étudiants suivants :
Ahmed Ould Mohamed Elhaj
Fatou Sakho
Lalla Aicha Mint Mohamedou
Le Président
AJD/MR et CPM : La fin d’une alliance politiquement (in)correcte ?
L’AJD/MR a rejoint la CPM dans une ambiance carnavalesque célébrée et dansée à l’Hôtel Wissal en décembre 2010.Et depuis cette date beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.Les alliés politiquement incorrects ne sont plus en odeur de sainteté et la rupture entre les anciens camarades ne se serait qu’une question de jours, disent des sources généralement bien informées auprès du leader de ce parti Ibrahima Moctar Sarr. Décidément les observateurs de la scène politique mauritanienne, qui larguaient à tout bout de champ que l’AJD/MR (Alliance pour la Justice et la Démocratie/ Mouvement pour la Rénovation) du président Ibrahima Moctar Sarr n’était pas du tout à sa place au sein de la CPM (Coalition des Partis de la Majorité), ne se sont pas visiblement trompés. Parce qu’après avoir gelé ses activités politiques au sein de la CPM lors de la répression des manifestants du Mouvement TPMN (Touche pas à ma nationalité) contre l’enrôlement que ces derniers ne cessent de juger de «discriminatoire» et «raciste», les responsables de l’ADJ/MR veulent désormais rompre les amarres avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz et sa majorité présidentielle pour la non prise en compte de leurs revendications. En témoignage le propos d’Ibrahima Moctar Sarr recueillis par nos confrères du site Alakhbar : «La sortie de l’AJD/MR de la majorité en Mauritanie est une question des jours». Et de poursuivre : «Nous avons déjà gelé nos activités au sein de la CPM. J’ai également déclaré que nous sommes proches de la sortie».
Les autres raisons évoquées
Les leaders de l’ADJ/MR disent ouvertement que leurs revendications n’ont pas été prises en compte concernant la demande du jugement du gendarme qui a tué Lamine Mangane et la suspension de l’enrôlement. Et d’autres personnes croient savoir que l’ADJ/MR a fait ce qu’elle a pu pour rejoindre la CPM ne serait-ce que pour le temps d’une rencontre furtive, mais elle a enfin compris qu’elle ne pourra pas faire avancer les choses dans cette position inconfortable qui la leur au sein de la CPM pour cause elle veut se libérer cette alliance pour avoir son ton de liberté et de revendication. Comme quoi, les observateurs de la scène de la politique mauritanienne ne se sont pas trompés, la place de l’AJD/MR est ailleurs, mais pas dans la majorité présidentielle.
Camara Mamady-le Rénovateur
La police disperse, avec la force, un sit-in d’étudiants sur le campus de l’université de Nouakchott
La police anti-émeutes a dispersé, jeudi soir, à coups de grenades explosives et lacrymogènes, un sit-in organisé par des étudiants sur le campus de l’université de Nouakchott.Cinq étudiants, parmi un groupe qui occupait le rectorat de l’université, ont été arrêtés et conduit vers une direction inconnue, par la police anti-émeute. La polie a refusé l’accès au campus à des parlementaires qui apportait de la nourriture aux étudiants en sit-in depuis plus de 48 heures. Auparavant un dispositif de sécurité avait été déployé aux alentours de l’université bloquant tous ses accès.
La police avait auparavant demandé aux étudiants de disperser pacifiquement leur sit-in et de quitter l’université pour éviter tout affronttement.
Les étudiants avaient à leur tour rejeté cette proposition, dont le délai était fixé au vendredi, à 08 heures du matin, selon la police.
Le rectorat de l’université de Nouakchott a décidé de la suspension des cours dans différentes facultés pour compter de ce jeudi jusqu’au 25 février prochain, “à l’occasion de la fête du Mouloud”.
Le campus de l’université de Nouakchott a été le théâtre, ces derniers jours, de mouvements de protestations estudiantins au cours desquels des équipements ont été saccagés et des professeurs interdits d’accès à leurs départements. Les étudiants revendiquent la généralisation du payement des bourses et leur implication dans le processus d’élection de chefs de département des facultés et autres responsables universitaires.
ANI
Paris: Appel à manifester de Touche pas à ma nationalité
Le Mouvement Touche Pas à Ma Nationalité, relève que les autorités Mauritaniennes n’ayant pas jusqu’à présent, pris en compte les revendications justes et légitimes, en vue de mettre fin au processus de ce recensement discriminatoire et épuratoire des noirs en cour, appelle l’ensemble de ses militants et sympathisants à venir à la grande marche du 28 Janvier à 14h de Trocadero à l’Ambassade de Mauritanie à Paris.
Cette marche aura pour objectif de dénoncer encore une fois le recensement raciste et dénigrificateur qui nie et prive les populations noires leur citoyenneté et identité mauritanienne.
Ainsi, toutes les personnes éprises de justice, égalité et de paix sont appelées à répondre à cet appel, afin de s’élever, s’indigner et de dénoncer ensemble toutes les formes d’injustices qui sévissent en Mauritanie.
La Commission Communication :
Contacts : 06 22 73 06 00 / 06 10 43 83 74
France
Mauritanie, une identité dévoyée par Abou Hamidou Sy- FLAM-Amérique du Nord
Les démocraties africaines sont caractérisées par des lendemains électoraux très sanglants. C’est à se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle, tellement le spectacle est désolant. Et les images horribles diffusées en boucle dans toutes les chaînes du monde ne font qu’ajouter de l’eau au moulin des éternels afro-pessimistes.
Au delà du processus électoral biaisé, ces affrontements s’expliquent souvent par la nature ethnique ou régionaliste des rapports qu’entretiennent les militants avec leurs candidats.
En effet, le choix de l’électeur africain est plus dicté par ces considérations que par tout autre critère. N’ayant pas totalement assimilé la notion de la nation encore moins celle de l’Etat, il perçoit les élections comme moyen de contrôle du pouvoir au détriment d’autres groupes rivaux. Cette attitude illustre l’échec de nos premiers dirigeants à favoriser l’émergence d’une véritable conscience nationale.
La décolonisation mal préparée ( à desseins?) a engendré deux cas de figure; des Etats sans nation et des nations disséminées sur plusieurs Etats. Il fallait donc tenir compte de cette diversité originelle dans tout projet de construction nationale des jeunes Etats.
Au lieu de cela on s’acharna a la poursuite d’identités incertaines en usant parfois de marqueurs identitaires des plus fantaisistes. En Guinée par exemple, le Sily national ( équipe nationale de football) a été longtemps un élément fédérateur de toutes les ethnies du pays. D’autres auront recours à un ancêtre imaginaire dont descendraient toutes les ethnies du pays. En Mauritanie c’était: “réconcilier l’Homme mauritanien avec lui-même” …
Dans ce dernier cas, Moctar O. Daddah ( RA) a toujours exprimé sa volonté de faire du pays un trait d’union entre l’Afrique noire et l’Afrique blanche, ” une Suisse de l’Afrique ” disait- il lors de l’une de ses premières interviews. Seulement les actes posés sous son magistère et celui de ses successeurs tranchent avec cette volonté. Aujourd’hui, force est de constater que la Mauritanie ressemble plus à l’Irak qu’à la Suisse.
Pure produit de la volonté coloniale, avec juxtaposition d’entités sans lien central antérieur entre eux, la Mauritanie devrait être en toute logique un Etat multinational. Chacune de ses communautés s’étant forgée sa propre identité, au cours de sa propre histoire, dans son propre espace.
Il appartenait alors aux premières autorités d’impulser le sentiment d’appartenance à un seul espace politique; favorisant ainsi, progressivement, l’éclosion d’une identité nationale dans laquelle se reconnaîtraient les différentes nationalités du pays.
Malheureusement c’est exactement l’inverse qui s’est produit. L’Etat, par sa politique tendancieuse a crée une dangereuse dichotomie. La communauté arabo-berbère s’est retrouvée embarquée (peut être malgré elle) dans une aventure chimérique de construction d’une nation arabe transfrontalière. Nation dont les critères de convergence passent forcement par l’annihilation de toute identité différente. Les négro-africains par instinct d’auto-conservation légitime n’auront d’autres choix que de s’accrocher à leur identité.
On se retrouve ainsi devant cette bizarre situation ou les citoyens d’un pays sont plus intéressés par ce qui se passe à l’étranger que par ce qui se passe chez eux. Il n’échappe à personne que bon nombre de nos compatriotes arabo-berbères sont plus préoccupés par les problèmes de Bab-El-Wad ou de Souleymania que ceux de Bambaradougou ou de Gourel Sanngué. N’ont ils pas manifesté récemment leur solidarité au peuple syrien, tandis que leurs compatriotes Négro-Africains battent le macadam chaque jour juste pour se faire recenser sans aucun soutien de leur part? Le sort des réfugiés palestiniens figure en bonne place sur leur plate forme politique alors que celui des négro-mauritaniens encore réfugiés au Mali ne les émeut guère.
L’option panarabiste de la Mauritanie a entraîné des choix incompréhensible pour ne pas dire absurde. Comment en effet, comprendre qu’un pays puisse quitter une zone économique aussi performante que la C.D.E.A.O; avec son marche commun, sa libre circulation des personnes et des biens … pour des regroupements hypothétiques comme l’U.M.A ou le partenariat euro-méditerranéen?
Ces choix ont pour conséquences une invisibilité totale et un poids insignifiant de notre pays sur la scène internationale. Mise a part l’OMVS, la Mauritanie ne dirige aucune organisation; là où le Sénégal toute proportion gardée a dirigé l’UNESCO, la FAO, l’IAAF, Amnesty … Même la Gambie a vu une de ses citoyennes portée à la tête de la C.P.I
Récemment; le Maroc, bien que n’étant pas membre de l’UA a été élu brillamment au conseil de sécurité de l’ONU en faisant le plein de voix africaines. Cette élection traduit la pertinence des alliances stratégiques que noue ce pays avec le reste du monde.
De part sa double appartenance au monde arabo-berbère et négro-africain, notre pays devrait jouer un rôle prépondérant sur la scène internationale. Mais pris dans les méandres du chauvinisme arabe, la Mauritanie s’est retrouvée dans une région ou elle ne peut avoir aucune influence à côté de pays comme l’Egypte ou l’Arabie Saoudite …
Les questions identitaires ont une dynamique complexe, toute tentative de les légiférer conduit à des dérives. Quelque soit le statut qu’on veuille lui donner, une seule identité ne peut définir un pays comme le notre. Dans un Etat multi-national, c’est l’agrégation de toutes les identités présentes qui donne à l’Etat son identité. C’est ainsi que la Suisse n’est ni française, ni allemande, ni italienne; elle est tout cela à la fois. De même la Mauritanie ne saurait être définie par sa seule composante arabo-berbère. Après donc quatre décennies d’errements identitaires, il est temps de mettre fin à cette aventure que Hamid Al Mouritani qualifiait à juste titre de …” politique culturelle imbécile“. Aventure dont la dénonciation a value aux FLAM d’être accusées de touts les péchés d’Israël.
La lutte continue !
Abou H. Sy
Tampa, FL-USA
FLAMNET-Janvier 2012.





