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Des Pakistanais dans les rangs d’Aqmi aux frontières Algéro-Maliennes
Des individus armés de nationalité Pakistanaise ont rejoint ces derniers jours les combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans la région du Sahel.
En effet selon des sources de renseignements citées par Radio France International (RFI) qui s’appuie aussi sur des témoignages d’habitants de la région de Tombouctou(Mali), »les Pakistanais ne sont pas très nombreux, mais rès bien formés à la guérilla et au maniement des armes » et « ils participent à l’entraînement des nouvelles recrues d’AQMI parmi les jeunes de la région ».
De nombreux témoins, cités par la même source, rapportent la présence chaque jour plus importante de «barbus», parlant l’arabe mais aussi le haoussa, le bambara, le tamachek et même le pachtoun. Alors que des enfants sont regroupés dans la caserne de la légion de gendarmerie au nord-est de Tombouctou où on les prépare à rallier le jihad.
Les mêmes sources soulignent que les combattants arrivant des pays du Maghreb restent plus nombreux au sein de l’organisation terroriste AQMI.
Les combattants salafistes s’installent comme chez eux et recrutent, tant sur place qu’à l’étranger, en l’absence de toute intervention militaire. En somme Al-Qaïda au Maghreb islamique semble avoir trouvé dans la région un lieu sûr et un terrain d’entraînement unique au monde.
Source:Algerie1.com
Des imams plaident en faveur d’une fatawa interdisant l’esclavage
Des imams « haratines » ont plaidé en faveur de la promulgation, par les oulémas mauritaniens, d’une fatwa claire et sans équivoque interdisant toute pratique esclavagiste.
Ces imams, qui s’exprimaient mardi après-midi au cours d’une conférence de presse, ont dénoncé « l’existence en Mauritanie de l’esclavage, malgré que le pays n’a pas connu de guerre sainte dans son histoire pour que l’on se permette de soumettre deshommes à l’exploitation».
Les imams ont, tout de même, expliqué qu’il n’est pas question, pour eux, de renier la soumission ( Estirghagh) si elle se passe dans les conditions édictées par la charia islamique, «ce qui n’est pas le cas de l’esclavage en Mauritanie».
Dans une intervention, l’imam M’Barek Ould Mahmoud, « les haratines ont été victimes d’injustice au nom de l’Islam qui, dans ses fondement, est la religion venue pour libérer les hommes et les rendre égaux et non pour privilégier une partie de la société au détriment d’un autre ».
Ould Mahmoud poursuivra que cette frange de la société (haratines) revendique la liberté et la justice et la levée du déni de justice qu’elle n’a cessé de subir au nom de la religion. « Cette même religion qui n’a à aucun moment favorisé l’esclavage », a-t-il souligné.
Ces imams ont appelé le gouvernement mauritanien à faire preuve de plus de rigueur dans l’application de la loi incriminant l’esclavage en vue d’éradiquer, le plus vite possible, ce phénomène « exécrable ».
Source:ANI
Affaire IRA-Mauritanie : Un imam appelle à châtier Biram Ould Abeid.
Dans son sermon d’hier vendredi, l’imam de la mosquée de Chouvara à Nouakchott, Mohamed Lemine, a appelé les autorités judiciaires à « châtier les auteurs de l’autodafé ».
le vendredi 20 avril dernier, le président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie, Biram Ould Abeid, avait brûlé des livres religieux qui, selon lui, encouragent la pratique de l’esclavage en Mauritanie.
Des centaines de harratines réclament la libération de Birame
Des centaines de noirs mauritaniens, à majorité Harratines ont marché pacifiquement, sans escorte policière, ce vendredi à Nouakchott, pour réclamer la libération du président du mouvement antiesclavagiste IRA Mauritanie. Et pour Leïla Mint Ahmed, la femme de Birame, qui s’est confiée à Alakhbar au cours de la marche, l’arrestation de son mari «montre le culte de la discrimination que prône l’Etat raciste mauritanien.» Les manifestations ont estimé que «l’opposition et le pouvoir mauritaniens sont d’accords pour la destruction des Harratines», mais précisent que «les Harratines vont faire face à l’Etat Beïdane (maures blancs) et à sa presse». Ils ont été également brandis des extraits du texte de Cheikh Ahmed El Mehdi, savant mauritanien de la jurisprudence islamique, qui a écrit que «Birame n’est ni apostat ni renégat par son acte ; en raison de la polémique autour des ouvrages incinérés. Dans les milieux des savants de la jurisprudence islamique, beaucoup doutent de la référence que vont ces livres à l’érudit Malick Ibn Enass», fondateur du rite malékite.
L’un des auteurs de ces livres, l’égyptien Khalil a été accusé par les manifestants d’avoir “commis, à travers ses écrits, des crimes contre les Harratins dont il a rompu les liens familiaux.”
A noter que les manifestants ont battu le macadam de la nouvelle maison des jeunes jusqu’à la place des anciens blocs en faisant des escales au marché de la capitale et à celui du Point-chaud, où ils sensibilisaient ceux, surtout les Harratines, qui sont dans ces points de vente.
Affaire Birame : Messaoud s’inquiète de “l’acharnement” contre les Harratines en Mauritanie.
Le président de l’APP et de l’Assemblée nationale mauritanienne, Messaoud Ould Boulkeir, est inquiété du fait que les médias officiels soient dressés contre les Harratins, a appris Alakhbar de son entourage porche.
Messaoud rappelle, selon la source, qu’il a participé au dernier dialogue national pour renforcer la cohésion nationale et l’unité du peuple mauritanien, mais force est de constater, selon lui, que Ould Abdel Aziz et les médias officiels instrumentalisent l’affaire Birame pour saper la cohabitation des composantes de la société mauritanienne.
Et même si Messaoud condamne l’autodafé de Ryad, il rappelle que c’est à la justice de statuer sur l’affaire, précise la source.
Malheureusement l’annonce de punition sévère contre Birame de la part du chef de l’exécutif, des membres du gouvernement et des leaders des partis de la majorité, font perdre à la justice toute indépendance ou efficacité. Pire, l’affaire commence à tourner à un règlement de comptes contre les Harratins, s’inquiète Messaoud, dit la source.
Enfin Messaoud, qui avoue être en désaccord avec Ould Abdel Aziz, menace de sortir de son silence si les autorités gouvernementales ne revoient pas leur position actuelle vis-à-vis de cette affaire Birame.
Source:Al Akhbar



