Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Burkina Faso : qui a peur de la tombe de Thomas Sankara ?

Photo non datée de Thomas Sankara et Blaise Compaoré.Le 2 avril prochain, le Tribunal de grande instance de Ouagadougou se prononcera sur la demande d’identification du corps qui se trouve dans la tombe supposée de l’ancien président burkinabè Thomas Sankara. Retour sur un feuilleton judiciaire qui dure depuis près de 20 ans.

Depuis le 29 septembre 1997, date de la première plainte pour assassinat déposée par la veuve de Thomas Sankara, Mariam, et par ses deux enfants, l’affaire qui n’était jusque là que politique a pris des allures de véritable feuilleton judiciaire dans lequel les procédures se suivent et se ressemblent… Tribunaux déclarés “incompétents”, plaintes “irrecevables”… La famille n’obtient aucune réponse sur les circonstances de la mort de l’ancien président du Burkina Faso.

>> Lire les confidences de Mariam Sankara

Les avocats de la partie civile continuent néanmoins de solliciter les autorités judiciaires du pays. Le 15 octobre 2010, ceux-ci assignent l’État devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou en demandant l’identification du corps qui repose dans la tombe du cimetière de Dagnoën, où Thomas Sankara aurait été inhumé dans la nuit du 15 octobre 1987. Après plusieurs renvois, la décision du tribunal a été remise au 2 avril prochain. Contacté par Jeune Afrique, Me Prosper Farama, avocat de la famille dans cette affaire, justifie sa demande par un argument surprenant : “Jusqu’à présent, personne ne peut prouver juridiquement que Thomas Sankara est bel et bien mort”. Retour sur les faits.

Nous sommes le 15 octobre 1987, il est près de 16h. Des coups de feu retentissent au sein du Conseil de l’entente de Ouagadougou. Au pouvoir depuis 1983, Thomas Sankara et douze de ses camarades tombent sous les balles des kalachnikovs. Quelques heures plus tard, l’état d’exception est décrété par Blaise Compaoré qui se hisse au pouvoir ; 27 ans plus tard, il y est toujours. La question qui intéresse la famille Sankara est simple : que s’est-il passé dans l’intervalle entre l’assassinat et l’officialisation du coup d’État ?

>> Lire aussi : les fantômes de Sankara

Décharge publique

Selon une version communément admise, les corps des victimes auraient été transportés au cimetière de Dagnoën qui, à l’époque, faisait plutôt office de décharge publique. Le lendemain, la rumeur sur l’emplacement des corps se répand dans toute la capitale et les premiers curieux découvriront des mottes de terre surplombés de papiers portant les noms des victimes dont celui de l’ancien président. Ce sont à ce jour les seuls témoignages tendant à prouver que le corps de Sankara est bel et bien dans sa tombe.

Jusqu’à la fin des années 90, nous vivions sous la menace d’un État sauvage et barbare qui s’en prenait physiquement à ceux qui évoquaient la mémoire de Sankara.

Me Benewendé Sankara, président de Unir/Ps

Selon Me Benewendé Sankara, président du parti sankariste l’Union pour la renaissance (Unir/Ps), le pouvoir en place n’a jamais officialisé l’emplacement du corps de Thomas Sankara. “Jusqu’à la fin des années 90, nous vivions sous la menace d’un État sauvage et barbare qui s’en prenait physiquement à ceux qui évoquaient la mémoire du capitaine“, précise l’avocat. Selon lui, il a fallu attendre la mort de Norbert Zongo – ce journaliste assassiné dans des circonstances troubles alors qu’il enquêtait sur la mort du chauffeur de François Compaoré, petit frère de Blaise – pour libérer la parole sur les crimes politiques impunis.

Inquiété par les manifestations populaires qui lui sont de plus en plus hostiles, le pouvoir lance, en 2001, un “processus de réconciliation” à l’attention des victimes de crimes politiques depuis l’indépendance du pays en 1960. Excuses publiques, indemnités financières… Cela ne suffit pas à la veuve Sankara ainsi qu’à ses deux enfants pour qui la vérité doit précéder la “réconciliation”.

>> À lire : Thomas Sankara, un mythe bien vivant

Trois juges

Profitant d’une demande du Comité des Nations unies pour les droits de l’homme datée du 5 avril 2006, laquelle exhorte le Burkina Faso à faire la lumière sur les circonstances de la mort de Sankara, la famille entame une première procédure sur requête puis demande une assignation en référé afin de procéder à l’exhumation de la tombe et d’effectuer des tests ADN sur la dépouille. Le 11 mars 2011, le juge estime la demande “irrecevable” et procède à l’annulation de l’assignation en référé. L’avocat de la famille demande alors une assignation ordinaire, procédure beaucoup plus longue qu’en référé. “Aujourd’hui, le dossier est traité par une composition collégiale de trois juges”, explique Me Farama, “on peut donc espérer avoir plus de chance qu’avec un seul”.

Pour lui, l’indépendance de la justice est directement mise en cause dans cette affaire. La possible responsabilité du président Compaoré dans l’assassinat de Sankara n’y est, selon lui, pas pour rien. “Nous ne nous arrêterons pas là”, prévient-il, “si le tribunal rejette encore notre demande le 2 avril, nous ferons appel, puis nous ferons un pourvoi en cassation si ça ne suffit pas”. Déterminé, Me Farama sait que ces procédures sont un moyen de pression important sur un pouvoir de plus en plus affaibli. “Aujourd’hui, beaucoup de gens considèrent Sankara comme un héros et un martyr, imaginez un seul instant que son corps ne soit pas dans la tombe”, dit-il. Une telle révélation n’arrangerait sans doute pas les affaires du pouvoir en place…

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Pierre Mareczko, à Ouagadougou

Source:  Jeuneafrique.com

 

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Sarr : «Pas prêt à courber l’échine»

Sarr : «Pas prêt à courber l’échine»Au cours d’une conférence organisée, à la Nouvelle Maison des Jeunes, ce vendredi 14 février, par la jeunesse de son parti, Sarr Ibrahima Moctar a dit sa détermination à continuer son combat qui vise au triomphe de la «fraternité, l’égalité et la justice en Mauritanie».

«Nous avons été martyrisés, enchainés, emprisonnés, torturés, tués mais pour autant nous ne sommes pas prêts à courber l’échine », a précisé en substance le leader de l’Alliance pour la justice / Mouvement pour la rénovation (AJD/MR).

Notre combat a été et restera pacifique, a affirmé en filigrane le président de l’AJD/MR. Sarr a laissé entendre que sa formation va participer à toutes les consultations électorales quelles qu’elles soient afin «d’occuper l’espace politique» pour précipiter le triomphe de son combat.

Il a félicité la jeunesse de son parti qui a largement contribué à ce qu’il a interprété comme une victoire de l’AJD/MR aux dernières joutes électorales.

Rappelons que l’Alliance pour la justice et la démocratie / Mouvement pour la rénovation a glané quatre sièges de députés et une municipalité lors de toutes dernières élections.

SC

 

Source: cridem

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Sécurité: Stratégie européenne en faveur du Sahel L’UE soutient Nouakchott dans son rôle en faveur de la sécurité au Sahel

Sécurité: Stratégie européenne en faveur du Sahel L'UE soutient Nouakchott dans son rôle en faveur de la sécurité au Sahel Pana – Le président de la commission européenne, Jose Manuel Durao Barroso, qui a entamé une visite de travail en Mauritanie, a annoncé ce lundi l’octroi, pour la période 2014-2020, d’une aide financière de 209 millions d’euros à la Mauritanie, auxquels vont s’ajouter 25 millions d’euros pour la stratégie en faveur du Sahel.

Jose Manuel Durao Barroso, qui a été reçu ce lundi à Nouakchott par le président Abdel Aziz, participera au lancement des travaux pour la remise en état de la route, longue de 200km, reliant la capitale Nouakchott à Rosso, un axe essentiel dans les relations entre la Mauritanie et le Sénégal voisin, indique un communiqué officiel transmis à la presse à Bruxelles.

Au cours de l’entretien qui a porté sur la coopération entre l’UE et la Mauritanie dans les domaines de la sécurité, du développement et de la pêche, le président de la commission européenne a réaffirmé à son interlocuteur la volonté de l‘UE de soutenir la Mauritanie, indiquant que ‘compte tenu de sa situation géographique, ce pays a un rôle crucial à jouer pour aider à maintenir la stabilité dans la région’.

Pana

CRIDEM

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Nord Mali: 30 Touareg tués dans des violences intercommunautaires

ALAKHBAR (Nouakchott) – Au moins trente Touareg ont été tués, jeudi 6 février, lors d’une expédition punitive lancée près de Gao (nord du Mali) par des hommes armés de la communauté peule.

Selon une source des services maliens de sécurité jointe dans le Nord depuis Bamako, les Touareg tués revenaient d’un marché à bord de deux véhicules qui ont été arrêtés par des Peuls armés, en représailles à l’enlèvement d’un Peul par des Touareg 24 heures plus tôt. Un des véhicules a été brûlé.

Une femme et un enfant figurent parmi les personnes tuées, et quelques blessés ont survécu, a ajouté cette source.

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Les banques islamiques: La grande hypocrisie

Ce billet a pour objectif de montrer que le fonctionnement de ce qu’on appelle les banques islamiques est quasi-identique au fonctionnement d’autres banques commerciales.

Le seul point qui les différencie – et encore – c’est la dimension éthique qu’on peut trouver dans certains placements (exclusion de fait des jeux de hasard, d’alcool…). Mais sur ce qui est de la pratique usurière (taux d’intérêt) la pratique est la même, Les taux d’intérêt pratiqués par les banques islamiques sont même parfois bien supérieurs à ceux des banques commerciales.

Nous montrerons que ce qu’on appelle les banques islamiques ne sont que l’invention de milliardaires qui cherchent à fructifier leurs milliards en promettant le paradis pour leurs clients et l’enfer pour les autres. Pour ne pas compliquer les choses, nous ferons fi de la question de la spéculation – une question assez épineuse – qui fera l’objet d’un autre billet.

Les pratiques des banques islamiques: Quand “l’intérêt” devient le “bénéfice”

La moudaraba: permet à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des pertes est fixée dans le contrat. A priori, cette pratique n’a rien d’illicite, elle est généralement pratiquée par les SICAR (Sociétés d’Investissement à Capital Risque) ou par n’importe quel fond de pension qui prend une participation minoritaire dans une entreprise et délègue la gestion à un mandataire social.

Ainsi, cette pratique s’appelle dans le langage courant prise de participation minoritaire sans contrôle de l’entreprise et n’a rien à voir avec une quelconque invention des banques islamiques. Al-Ijar (leasing, crédit-bail): contrat de location avec option d’achat, pratique courante dans toutes les banques et les sociétés de leasing.

La mousharaka: Les banques islamiques participent au financement de l’acquisition d’une entreprise. L’essentiel des fonds (90 %) est apporté par la banque et le reste (10 %) par l’investisseur.

Le remboursement se fait sur une période assez courte grâce à la remontée des dividendes qui serviront à rembourser le capital et la part des banques dans les bénéfices. La part de la banque dans les bénéfices est fixée à l’avance dans le contrat, donc ce qu’il appelle bénéfice est en réalité un taux d’intérêt déguisé!

Cette pratique ressemble comme deux goutte d’eau à la LBO (leveraged buy-out) où l’investisseur crée une Holding (coquille vide), financée majoritairement par crédit, qui prend le contrôle d’une entreprise cible. Les bénéfices de cette dernière (remontée massive de dividendes) servent à payer le capital et les intérêts. La banque islamique se contente dans ce cas de changer le terme “intérêt” par “bénéfice fixé à l’avance”.

Question: si le projet ne dégage pas assez de rentabilité pour rembourser le capital et le bénéfice exigé, quelle sera la réaction de la banque islamique? Exactement comme une banque commerciale. Elle essayera par tous les moyens de récupérer ses fonds selon l’ordre établi par la loi.

La mourabaha (la grande arnaque): une double vente, entre un vendeur et un acheteur. 

Supposons qu’un Tunisien veut acheter une voiture à 20,000 dinars. Il se trouve face à deux choix. Premier choix: faire un crédit de consommation à 5% sur 5 ans. Le coût total du crédit serait 25,525 dinars, soit 5,525 dinars d’intérêt sur 5 ans.

Deuxième choix: se rapprocher d’une banque islamique, laquelle va faire l’opération suivante. Elle va acheter la voiture 20 000 dinars, puis elle va la revendre à la personne concernée à 25 525 dinars, qu’il va rembourser sur une période de 5 ans. Le coût total de l’opération est donc de 5 525 dinars. Soit un taux d’intérêt de 5% sur 5 ans.

Ainsi, il n’y a aucune différence entre la première et la deuxième opération. Il s’agit dans les deux cas d’user d’une position de force pour tirer un profit. Dans la pratique, les banques islamiques pratiquent des taux plus usuriers que les banques commerciales.

De grâce, laissez l’islam tranquille

Chose est sûre, l’islam fait vendre. C’est un canal qui rapporte gros. La majorité des banques islamiques sont la propriété des grands conglomérats de la finance mondiale. Bien sûr, toute cette mascarade bénéficie du soutien de savants milliardaires qui officient sur les chaines des monarques des pays du Golfe.

Laissez l’islam loin de votre commerce, L’islam porte des principes nobles aux antipodes de ce monde capitaliste où la notion de profit prime sur toutes les considérations humaines et sociales. Une finance islamique serait certainement anticapitaliste, anti-accumulation, anti-exploitation, anti-impérialiste. Laissez l’islam tranquille, et point!

Walid Hasni
Economiste, vice-président de l’Institut Tunisien des Relations Internationales

 

Source : Huffington Post

 

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