Nous les représentantes du Collectif des Veuves en Europe et aux Etats Unis, avons suivi avec une attention particulière l ‘ interview du Président Mohamed Ould Abdel Aziz portant sur le passif humanitaire et l’ esclavage, publiée sur CRIDEM le 30 Novembre 2015. Si nous avons hautement apprécié les questions pertinentes bien articulées et intelligemment posées par le journaliste que nous félicitons pour son courage, nous sommes par contre profondément choquées par les propos tenus par Mr. Ould Abdel Aziz. Sans nous engager dans une analyse profonde du langage corporel du présidant, on peut se rendre compte aisément qu’il était visiblement mal à l’aise avec ses propos décousus et ses expressions inappropriées. En déclarant la question du passif humanitaire réglée, il n’ a fait que remuer le couteau dans une plaie béante. Les actes auxquels se réfère Mr. Ould Abdel Aziz, à savoir les réparations pécuniaires payées aux parents des victimes et la prière aux Morts de Kaédi, ne sont que des manœuvres trompeuses dont le seul but est de protéger les auteurs des crimes contre les officiers noirs froidement assassinés en détention par les forces de sécurité nationales.
Par ses propos, non seulement, Mr. Ould Abdel Aziz a porté une grave atteinte à la MÉMOIRE de ces victimes innocentes, mais il a fait montre d’ une insensibilité démesurée par rapport à la souffrance des veuves et des orphelins qui continuent à demander justice. En qualifiant leur demande de justice contre l’ impunité d’ “incitation à la haine, à la vengeance et à la division,” il a sans équivoque, officiellement choisi le camp des criminels qu’il continue à défendre et à protéger.
De notre avis, les véritables incitateurs à la haine, à la division et à la vengeance sont ceux qui s’ évertuent à ériger l’ impunité en système de gouvernement, en protégeant des criminels contre les principes fondamentaux de la justice. Le président Mr. Ould Abdel Aziz doit s’ inspirer des bonnes pratiques des pays qui ont eu malheureusement à connaitre des tragédies similaires. En plus, la justice transitionnelle devient un outil indispensable pour trouver une solution satisfaisante à des situations pareilles qui nécessitent à la fois des mécanismes juridictionnels et non juridictionnels, et exige un leadership ayant un sens élevé de la justice et un véritable courage politique.
Par ailleurs, nous sommes profondément indignées par les arguments sans substance á travers lesquels le président a dénié d’ une manière plate l’existence de l’esclavage en Mauritanie. Comme le journaliste l’a si bien fait remarquer, les législations successives abolissant l’ esclavage sont des évidences irréfutables et une reconnaissance de facto de son existence. Orchestrer des crimes pour jeter en prison les abolitionnistes est une pratique inhumaine devant être dénoncée par toutes les personnes éprises de liberté et de justice.
Enfin, en collaboration avec les militants, nous sommes résolues à continuer le combat de la liberté en vue de trouver une solution juste à la question du passif humanitaire et aux pratiques esclavagistes, deux maux qui continuent à mettre en danger la paix sociale en Mauritanie.
Par le Collectif des Veuves
Aux Etats Unis et en Europe
New York-Paris 05, Décembre 2015


Nous les représentantes du Collectif des Veuves en Europe et aux Etats Unis, avons suivi avec une attention particulière l ‘ interview du Président Mohamed Ould Abdel Aziz portant sur le passif humanitaire et l’ esclavage, publiée sur CRIDEM le 30 Novembre 2015. Si nous avons hautement apprécié les questions pertinentes bien articulées et intelligemment posées par le journaliste que nous félicitons pour son courage, nous sommes par contre profondément choquées par les propos tenus par Mr. Ould Abdel Aziz. Sans nous engager dans une analyse profonde du langage corporel du présidant, on peut se rendre compte aisément qu’il était visiblement mal à l’aise avec ses propos décousus et ses expressions inappropriées. En déclarant la question du passif humanitaire réglée, il n’ a fait que remuer le couteau dans une plaie béante. Les actes auxquels se réfère Mr. Ould Abdel Aziz, à savoir les réparations pécuniaires payées aux parents des victimes et la prière aux Morts de Kaédi, ne sont que des manœuvres trompeuses dont le seul but est de protéger les auteurs des crimes contre les officiers noirs froidement assassinés en détention par les forces de sécurité nationales.
Par ses propos, non seulement, Mr. Ould Abdel Aziz a porté une grave atteinte à la MÉMOIRE de ces victimes innocentes, mais il a fait montre d’ une insensibilité démesurée par rapport à la souffrance des veuves et des orphelins qui continuent à demander justice. En qualifiant leur demande de justice contre l’ impunité d’ “incitation à la haine, à la vengeance et à la division,” il a sans équivoque, officiellement choisi le camp des criminels qu’il continue à défendre et à protéger.
De notre avis, les véritables incitateurs à la haine, à la division et à la vengeance sont ceux qui s’ évertuent à ériger l’ impunité en système de gouvernement, en protégeant des criminels contre les principes fondamentaux de la justice. Le président Mr. Ould Abdel Aziz doit s’ inspirer des bonnes pratiques des pays qui ont eu malheureusement à connaitre des tragédies similaires. En plus, la justice transitionnelle devient un outil indispensable pour trouver une solution satisfaisante à des situations pareilles qui nécessitent à la fois des mécanismes juridictionnels et non juridictionnels, et exige un leadership ayant un sens élevé de la justice et un véritable courage politique.
Par ailleurs, nous sommes profondément indignées par les arguments sans substance á travers lesquels le président a dénié d’ une manière plate l’existence de l’esclavage en Mauritanie. Comme le journaliste l’a si bien fait remarquer, les législations successives abolissant l’ esclavage sont des évidences irréfutables et une reconnaissance de facto de son existence. Orchestrer des crimes pour jeter en prison les abolitionnistes est une pratique inhumaine devant être dénoncée par toutes les personnes éprises de liberté et de justice.
Enfin, en collaboration avec les militants, nous sommes résolues à continuer le combat de la liberté en vue de trouver une solution juste à la question du passif humanitaire et aux pratiques esclavagistes, deux maux qui continuent à mettre en danger la paix sociale en Mauritanie.
Par le Collectif des Veuves
Aux Etats Unis et en Europe
New York-Paris 05, Décembre 2015