Opposition négro-mauritanienne : Vers un redéploiement intérieur des Flam
Il n´ y a pas en Mauritanie un parti particulièrement racial, tribal ou régional, mais les bêtises de l’histoire politique de la Mauritanie, notamment dans les années 80 et 90 avaient causé des crimes incontestablement discriminatoires, contraignant une certaine élite de la communauté négro-mauritanienne victime à s’exiler pour éviter d’être atteinte par les purges.Plus de trois décennies après, le pays qui tente difficilement de se relever de ce bourbier racial, s’apprêterait à accueillir ses fils expatriés du mouvement des Flam, lesquels optimistes de l’existence actuelle d’un contexte propice pour la poursuite intérieure de leur combat, compte se réorganiser et redéployer au pays.L’AJD-MR et le MPR sont deux partis politiques mauritaniens à part entière, reflétant dans leur composition et leur lutte les aspirations de la Mauritanie unie et indivisible. Toutefois, ces formations sont perçues parfois, surtout le parti d’Ibrahima Moctar Sarr, d’axer leur programme de société sur l’objectif premier de la dignité retrouvée des négromauritaniens. Une fin partagée par TPMN mais qui est demeurée des années durant la revendication des Flam dans leur lutte depuis l’exil pour la résolution des problèmes dont celui des réfugiés au Sénégal et au Mali, mais également du passif humanitaire dont le règlement souffre encore de grandes lacunes, malgré quelques « chimiothérapiques » spontanées qui n’arrivent pas encore à satisfaire les attentes placées par les victimes dans cet épineux dossier. Dans une conférence de presse organisée récemment, le responsable de la jeunesse de ce mouvement négro-mauritanien, en l’occurrence Wane Mamadou Mamoudou, a évoqué la future réorganisation depuis l’intérieur du pays des Flam, notamment la création d’un parti politique au sein duquel poursuivront leur lutte les membres du mouvement en exil, dont le retour au bercail serait imminent. Cette
décision de réorientation du pole de la lutte des Flam, demeurée longtemps à l’exil, aurait été prise sur la base d’une lecture de la conjoncture politique nationale qui prévaut sous l’actuel pouvoir et qui pourrait garantir selon les congrès de 2012 du mouvement, les conditions d’une lutte politique depuis l’intérieur. « Le mouvement a décidé de rentrer au pays pour se battre de l’intérieur, dans un cadre légal”, a ajouté Wane Mamadou, soulignant que “toutes les conditions ne sont pas réunies”, il a noté “tout de même certaines avancées, notamment, le retour d’une grande partie des déportés et le premier pas franchi par l’ex-président Sidi Ould Cheikh Abdallahi en rencontrant le président des FLAM, M. Samba Thiam“. Il a expliqué par ailleurs que son mouvement reste sensible à “la volonté politique affichée par Mohamed Ould Abdel Aziz de solder ce douloureux dossier (du passif humanitaire concernant les négro- africains)”. “Par rapport au combat du mouvement, rien n’a changé, sauf que désormais, les FLAM inscrivent leur action dans l’unité et la légalité”, a-t-il souligné. Créées en mars, 1983, les FLAM “se battent pour une Mauritanie égalitaire dans laquelle les citoyens jouissent des mêmes droits. Nous oeuvrons pour l’éradication de l’esclavage”, a indiqué M. Wane. “Les FLAM ne sont pas hostiles à la communauté maure (arabes mauritaniens) comme l’a entretenu, pendant longtemps la propagande du pouvoir de Ould Taya (1984-2005) pour diviser notre pays”, a-t- il conclu.
décision de réorientation du pole de la lutte des Flam, demeurée longtemps à l’exil, aurait été prise sur la base d’une lecture de la conjoncture politique nationale qui prévaut sous l’actuel pouvoir et qui pourrait garantir selon les congrès de 2012 du mouvement, les conditions d’une lutte politique depuis l’intérieur. « Le mouvement a décidé de rentrer au pays pour se battre de l’intérieur, dans un cadre légal”, a ajouté Wane Mamadou, soulignant que “toutes les conditions ne sont pas réunies”, il a noté “tout de même certaines avancées, notamment, le retour d’une grande partie des déportés et le premier pas franchi par l’ex-président Sidi Ould Cheikh Abdallahi en rencontrant le président des FLAM, M. Samba Thiam“. Il a expliqué par ailleurs que son mouvement reste sensible à “la volonté politique affichée par Mohamed Ould Abdel Aziz de solder ce douloureux dossier (du passif humanitaire concernant les négro- africains)”. “Par rapport au combat du mouvement, rien n’a changé, sauf que désormais, les FLAM inscrivent leur action dans l’unité et la légalité”, a-t-il souligné. Créées en mars, 1983, les FLAM “se battent pour une Mauritanie égalitaire dans laquelle les citoyens jouissent des mêmes droits. Nous oeuvrons pour l’éradication de l’esclavage”, a indiqué M. Wane. “Les FLAM ne sont pas hostiles à la communauté maure (arabes mauritaniens) comme l’a entretenu, pendant longtemps la propagande du pouvoir de Ould Taya (1984-2005) pour diviser notre pays”, a-t- il conclu.LE RÉNOVATEUR.





