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Le Chef de l’Etat appelle à la réalisation de l’autosuffisance alimentaire
Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a appelé mercredi à Rosso, lors d’une réunion avec les agriculteurs, à la réalisation de l’autosuffisance alimentaire.
Le Chef de l’Etat a rappelé les 40 années de gabegie qu’a connues le secteur et durant lesquelles des centaines de millions étaient dépensés vainement, sans résultats.
Il a, par la suite, indiqué que la production agricole avait doublé en 2008 après la suspension par l’Etat des financements destinés au secteur agricole, tout comme il a mis en garde contre la répétition de l’expérience de l’Union des Banques de Développement (UBD) qui s’était soldée par un détournement spectaculaire des biens publics, sous forme de financements et de crédits.
Au sujet du mécanisme adopté actuellement dans l’attribution du crédit agricole, le Président de la République a dit qu’il sera maintenu et qu’il est irréversible. Il a appelé les agriculteurs à coopérer pour l’avenir et l’intérêt du pays, de rationaliser ses ressources et faire en sorte qu’elles soient bénéfiques pour l’ensemble des citoyens, surtout les plus démunis.
S’agissant du remboursement des crédits, le Chef de l’Etat a souligné que les financements accordés par la Caisse d’Epargne et de Dépôt (CDD) en 2012 ont été remboursés à hauteur de 88% seulement et que 120 millions ne sont pas payés jusqu’à présent, expliquant que l’Etat ne peut pas, à chaque fois, effacer la dette des paysans. ”Cette pratique, a-t-il dit, va ouvrir la voie à l’anarchie et au retour à la case départ, c’est-à-dire le gaspillage des fonds publics, ce qui n’est pas toléré par le régime actuel’.
Evoquant l’assurance agricole, le Président de la République a invité les agriculteurs à adhérer au système et manifesté la volonté de l’Etat d’y contribuer.
Il a, également, rappelé que l’Etat s’est désengagé de trois milliards d’Ouguiyas provenant du dédouanement du riz importé au profit du produit local, dans le but d’encourager les producteurs à écouler leur produit.
”Toute perte de l’Etat signifie une perte pour le citoyen où qu’il se trouve. Je vous exhorte à faire preuve de transparence et de veiller sur l’intérêt de l’Etat et sachez qu’il n’achètera pas le paddy, car cela va engendrer des frais colossaux de commercialisation sans rendement”, a souligné le Chef de l’Etat.
Au sujet des perspectives d’avenir, le Président de la République a indiqué que l’Etat va injecter, au cours des années 2016 et 2017, une enveloppe de 142 milliards d’Ouguiyas dont 42 milliards supportés par le budget de l’Etat et le reste sera mobilisé avec le concours d’autres partenaires.
Il a ajouté que ces financements seront orientés vers l’accroissement des aménagements agricoles, la mécanisation et la protection des cultures.
Evoquant le problème de la commercialisation du produit, le Président de la République a souligné qu’il n’est pas aussi grave que ça, surtout que l’Etat a presque arrêté l’importation du riz de l’extérieur et que pour le peu qui reste les taxes de dédouanement ont été doublées.
Il a, encore, appelé les promoteurs à s’investir dans le secteur agricole, de disponibiliser des usines de décorticage et d’encourager une grande productivité dans le domaine, tout en veillant sur la qualité du produit et d’affronter les difficultés avec patience, perspicacité et réalisme, sans attendre les solutions irréalistes qui avaient coûté cher à l’Etat et sans résultat.
Parlant de l’avenir du secteur agricole, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a souligné que ses perspectives d’avenir sont prometteuses et qu’il demande seulement davantage de dévouement, d’abnégation, de sobriété et de sacrifice et d’être soucieux d’une juste répartition des ressources de l’Etat qui permet à l’ensemble des citoyens d’en tirer profit de façon équitable.
Le Président de la République a, également, réitéré la volonté de l’Etat de servir les pauvres, de partager la justice entre tous et de continuer à financer les campagnes agricoles avec le concours des départements gouvernementaux concernés.
Il a, également, appelé à la conjugaison des efforts de tous pour que la Mauritanie profite au maximum de ses richesses, surtout dans le domaine agricole et de protéger ses agriculteurs et son produit national.
”Toute difficulté est susceptible d’être jugulée par la volonté, le dévouement et l’abnégation, surtout que l’Etat possède un excédent d’électricité et s’il y’a aujourd’hui des cas de délestage ils sont dus à des défaillances techniques qui seront résolues le plus tôt possible. De même le département concerné se penche actuellement sur le règlement des problèmes liés aux machines de décorticage et de semences. J’invite les opérateurs du secteur à s’investir dans la culture du blé qui est d’une importance vitale pour notre pays”, a noté le Chef de l’Etat.
Au sujet du problème des éleveurs mauritaniens au Sénégal, le Président de la République a souligné que chaque pays à ses spécificités et que la récente décision des autorités sénégalaises d’expulser le cheptel mauritanien est une décision souveraine du Sénégal, prise sans concertation avec la partie mauritanienne et qu’il faut la respecter et l’appliquer. Pour cela, il faut organiser des points de passage, de recensement et de contrôle sanitaire des bétails.
AMI
Les agriculteurs : l’avenir de l’agriculture est lié à la solution du problème de la commercialisation
Les représentants des fédérations et associations agricoles ont déclaré que l’avenir de l’agriculture irriguée dépend de la solution du problème de la commercialisation du paddy stocké en grande quantité dans les magasins et menacée de dépréciation eu égard à la chute vertigineuse des prix.
Au cours de leur encontre mercredi à Rosso avec le président Mohamed O. Abdel Aziz, les agriculteurs ont demandé qu’une solution radicale et définitive soit apportée au problème de la commercialisation.
Ils ont par ailleurs demandé la mise sur le marché de semences améliorées, une solution judicieuse au problème du crédit agricole à même d’atténuer les problèmes auxquels font face les agriculteurs en difficulté afin de pouvoir entreprendre la campagne agricole.
Les agriculteurs ont par ailleurs demandé la simultanéité des opérations de lutte aériennes et terrestres contre les granivores, la mise à leur disposition d’engrais et d’insecticides, une solution pour la culture du blé, l’électrification des zones de production et à octroyer des parcelles cultivables aux agriculteurs non propriétaires.
Ils ont demandé l’adaptation du secteur agricole aux exigences de son développement, par l’octroi de prêts à moyen et long terme afin de faire face aux aménagements nécessaires.
Autre doléance des agriculteurs, la mise en place d’un mécanisme de protection des agriculteurs contre les catastrophes naturelles, grâce à une activation de la caisse d’assurance, une requête vieille de quelques années.
Ils déplorent la baisse substantielle du prix du paddy que l’état payait à 103 UM le kilogramme, et vendu désormais seulement à 80 UM.
Les agriculteurs ont enfin demandé le retour de l’état dans le circuit d’achat du paddy, une opération suspendue depuis 2015.
saharamedias
MAURITANIE : 23 PERSONNES DONT DES MILITANTS ANTI-ESCLAVAGISTES INCULPEES ET ECROUEES
Vingt-trois personnes dont des militants anti-esclavagistes ont été inculpées et écrouées mardi en Mauritanie pour “agression contre la force publique”, a affirmé à l’AFP une source judiciaire mauritanienne.
Ces personnes avaient été arrêtées le 29 juin, lors d’une émeute provoquée par le déplacement forcé par les autorités des habitants d’un bidonville à Nouakchott. Une dizaine de policiers avaient alors été blessés par les manifestants en colère, d’après les autorités.
“Le procureur a entendu ce (mardi) matin les 23 activistes dans le cadre de la procédure de flagrant délit et les a placés sous mandat de dépôt pour agression contre la force publique”, a déclaré cette source sous couvert d’anonymat.
Elles sont également inculpées d'”incitation à la violence et appartenance à une organisation non autorisée” et “leur procès doit intervenir dans un mois”, selon la même source.
Ces 23 personnes “appartiennent majoritairement” à l’ONG anti-esclavagiste IRA (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste) interdite par les autorités, a-t-elle dit.
Lundi, la police avait dispersé à Nouakchott, à coup de matraque et de gaz lacrymogènes, des militants de l’IRA qui protestaient contre les arrestations dans leurs rangs et procédé, selon cette ONG, à sept nouvelles interpellations.
Selon les autorités, les habitants du bidonville évacué occupaient un domaine privé. Ils ont été déplacés vers des parcelles de terrain offertes par l’Etat.
Source : AFP via Africatime
GÉNÉTIQUEMENT, LES MAGHRÉBINS NE SONT PAS DES ARABES
Tribune libre Hannibal Genséric Le Fantasme
Alors que la majorité des Maghrébins s’identifie culturellement aux Arabes, des études scientifiques tendent à indiquer qu’ils seraient ethniquement plus proches des Berbères et de certains Européens, qu’ils ne le sont des Arabes. « Comparés avec d’autres communautés, notre résultat indique que les Tunisiens sont très liés aux Nord-Africains et aux Européens de l’Ouest, en particulier aux Ibériques, et que les Tunisiens, les Algériens et les Marocains sont proches des Berbères, suggérant une petite contribution génétique des Arabes qui ont peuplé la région au VIIe ou VIIIe siècle. » ( A. Hajjej, H. Kâabi, M. H. Sellami, A. Dridi, A. Jeridi, W. El Borgi, G. Cherif, A. Elgaâïed, W. Y. Almawi, K. Boukef et S. Hmida, « The contribution of HLA class I and II alleles and haplotypes to the investigation of the evolutionary history of Tunisians », Tissue Antigens, vol. 68, n°2, août 2006, pp. 153–162).
Bien que ces études se soient basées sur des échantillons retreints, elles sont parlantes. Elles confirment ce que les historiens ont toujours affirmé : l’apport arabe est très minoritaire dans les populations maghrébines (Ibn Khaldoun, Gabriel Camps, etc.), car quelques dizaines de milliers d’envahisseurs arabes n’ont pas pu, génétiquement et matériellement, changer des millions de Berbères en Arabes.
Le verdict des chercheurs ci-dessus est sans appel : l’identité arabe (ou arabo-musulmane) du Maghreb relève plus du fantasme que de la réalité. Ce fantasme a été injecté dans les têtes et les esprits à une époque récente, inventée par les monarchies pétrolières et leurs agents islamistes (on vient de découvrir que Ghannouchi est un agent du MI6 britannique, et que Morsi, le président égyptien déchu, est un agent de la NSA américaine, sans parler des rois et des émirs qui roulent tous pour l’impérialisme anglo-saxon). En psychologie, un fantasme est une construction consciente ou inconsciente, permettant au sujet qui s’y met en scène, d’exprimer et de satisfaire un désir plus ou moins refoulé, de surmonter une angoisse.
Par ailleurs, le plus grand historien maghrébin, Ibn Khaldoun, l’a énoncé et démontré : les Maghrébins ne sont pas des Arabes, ce sont des Berbères « arabisés » (mousta’arabouneمستعربون ).
Historiquement et de tout temps, la culture arabe a toujours nettement distingué les Arabes (considérés comme la race supérieure, celle qui doit, de droit divin, détenir pouvoir et richesse) des non Arabes (les sujets de seconde zone, les peuples dominés). Ceux-ci sont appelés ‘Ajam, عجم , c’est-à-dire des non arabes, « des étrangers », comme l’étaient les « barbares » pour les Grecs ou les Romains. Les ‘Ajam regroupaient les Perses, les Roums (Byzantins), les Turcs, les Berbères etc. tous les peuples soumis par les armes, même s’ils se sont islamisés. Se déclarer musulman permettait alors d’échapper à l’impôt (assez lourd) que devait payer tout sujet non musulman. Cet impôt constituait alors le principal revenu relativement stable de l’empire arabe. Donc, même pour ceux qui ont opté pour la culture et la religion arabes, ils restent, aux yeux des Arabes de souche, des « non Arabes ». C’est toujours le cas aujourd’hui : les Arabes du Golfe considèrent toujours les Maghrébins avec une certaine condescendance, ils les traitent comme des «Arabes de seconde catégorie ». Comme, en plus, ce sont eux qui disposent aujourd’hui de la manne des pétrodollars, leur morgue et leur mépris pour les Maghrébins et pour les autres non-arabes sont sans limite.
Rappel historique
Le Maghreb, initialement peuplé de Berbères, a été envahi par de nombreuses civilisations, qui ont toutes été assimilées à des degrés divers : Phéniciens, Romains, Vandales, Arabes, Espagnols, Turcs et Français. De plus, beaucoup de Maures (Espagnols islamisés) et de Juifs arrivèrent d’Andalousie à la fin du XVe siècle.
Les premiers Arabes orientaux, venus à partir du VIIe siècle avec les conquêtes musulmanes, ont contribué à l’islamisation du Maghreb. C’est à partir du XIe siècle, avec l’arrivée des tribus hilaliennes (tribus bédouines arabes) chassées d’Égypte, que l’arabisation linguistique et culturelle s’est renforcée. En conséquence, pour pouvoir profiter des gains et des prébendes, qui étaient le lot des conquérants arabes victorieux, il valait mieux se déclarer arabe et musulman, être du côté des vainqueurs et des maîtres. Beaucoup de tribus berbères ont opté pour ce choix : elles renient leur berbérité pour se déclarer arabe (voir Arabisation du Maghreb : qu’en est-il au juste ?). Le même phénomène continue jusqu’à nos jours.
Cette mentalité s’est incrustée dans la mémoire collective de beaucoup de Maghrébins depuis cette époque : se déclarer, aujourd’hui arabo-musulman, signifie être du côté des maîtres, des chefs, des prédateurs, des nouveaux oligarques islamistes. De nos jours, on voit ce phénomène en Tunisie, en Libye, et ailleurs : ceux qui veulent profiter des postes de direction et des prébendes qui vont avec, ceux qui veulent acheter les biens de l’Etat à vil prix, ceux qui veulent caser les membres de leurs familles, se découvrent, soudain, pro-islamistes. Car les islamistes, qui sont au pouvoir, considèrent la province conquise (pour eux, la notion d’Etat nation n’existe pas. Tous les pays ne sont que des provinces du califat projeté) comme leur propriété privée, leur prise de guerre, suite à une razzia appelée, par les démocraties occidentales, des « élections libres et transparentes », mais que les Tunisiens considèrent comme frauduleuses et truquées. Comme on disait en Mai68 : « élections, piège à cons ».
A. Génétique : Adn et généalogie ou l’histoire de nos ancêtres
A partir d’un simple prélèvement salivaire, les généticiens sont désormais en mesure de retracer l’histoire des migrations des ancêtres de tout individu. Leurs techniques sont si performantes qu’elles permettent de remonter jusqu’à la préhistoire, soit 900 ans avant Jésus-Christ, juste avant l’arrivée, en 814 av. J.C., de Didon/Elyssa, fondatrice et reine de Carthage.
C’est au travers de l’haplogroupe que les généticiens sont capables de remonter la lignée généalogique sur autant de décennies. Les haplogroupes peuvent se définir comme les branches de l’arbre généalogique des Homo Sapiens, ils représentent l’ensemble des personnes ayant un profil génétique similaire grâce au partage d’un ancêtre commun.
On distingue deux sortes d’haplogroupe, le premier étant d’ADN mitochondrial et le second le chromosome Y. L’ADN mitochondrial (ADNmt) est transmis de la mère à ses enfants (fille et garçon), l’haplogroupe ADNmt réunit les personnes d’une même lignée maternelle. Le chromosome Y est transmis uniquement du père vers son fils, l’haplogroupe chromosome Y se compose des hommes partageant un ancêtre de la lignée paternelle.
Grâce à l’identification des haplogroupes et à leur comparaison entre populations, il est possible de connaître, avec une certitude relative, les déplacements migratoires réalisés par des peuples. Ces techniques permettent donc de déterminer la zone géographique dans laquelle nos ancêtres vécurent.
Lignée paternelle maghrébine : l’ADN du chromosome Y
Les principaux haplogroupes du chromosome Y des Maghrébins (berbérophones et arabophones) les plus courants sont : le marqueur berbère E1b1b1b (M81) (65 % en moyenne) et le marqueur arabe J1 (M267) (15 % en moyenne). Plus de 80 % des Maghrébins y appartiennent.
E1b1b1b est le marqueur berbère. Il est caractéristique des populations du Maghreb. Dans certaines parties isolées du Maghreb, sa fréquence peut culminer jusqu’à 100 % de la population. Ce haplogroupe se retrouve aussi dans la péninsule Ibérique (5 % en moyenne) et à des fréquences moins élevées, en Italie, en Grèce et en France.
J1 est un haplogroupe « sémitique » très fréquent dans la péninsule arabique, avec des fréquences avoisinant 70 % au Yémen. J1 est le marqueur « arabe ». 20 % des Juifs appartiennent aussi à J1. On en conclut que l’origine des Arabes est le Yémen. Le marqueur arabe se retrouve aussi en Turquie, en Europe du Sud et en France.
D’après les données du tableau intitulé « Lignée paternelle : l’ADN du chromosome Y » figurant dans l’article de Wikipédia relatif aux Maghrébins, nous avons calculé que, en moyenne, chez les Maghrébins, le marqueur berbère est majoritaire à 59,6%, et que le marqueur arabe est minoritaire à 20,6%.
Lignée maternelle : l’ADN mitochondrial
Selon le même tableau cité ci-dessus, les études montrent que la structure génétique mitochondriale générale des populations du Maghreb est composée majoritairement d’haplogroupes (H, J, T, V…) fréquents dans les populations européennes (de 45 à 85 %), d’haplogroupes L (de 3 à 50 %) très fréquents dans les populations sub-sahariennes, et d’autres haplogroupes très minoritaires.
Conclusions de la génétique
En moyenne, le Maghrébin est donc , globalement, :
– à 60% d’ascendance berbère et à 20% d’ascendance arabe du côté paternel,
– à plus de 50% d’ascendances diverses, qu’il partage avec les Européens, du côté maternel.
Les défenseurs de l’hégémonie, voire même de l’exclusivité du caractère arabo-musulman du Maghreb, tentent de gommer de la mémoire collective toutes les autres composantes de l’identité nationale ou maghrébine et d’imposer une conception extraterritoriale de l’État nation, en l’occurrence la Oumma islamique, cet ensemble mou et informe, prélude à la dissolution de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc dans un califat archaïque et cauchemardesque. Mais là où le bât blesse encore plus, c’est que, alors que la plupart des sociétés modernes s’orientent vers le multiculturalisme et vers l’ouverture, le « monde arabe » semble à la recherche d’une pureté identitaire chimérique et complètement fantasmée.
B. L’héritage linguistique maghrébin
La langue berbère de nos premiers ancêtres maghrébins est devenue minoritaire aujourd’hui : quasiment éradiquée en Tunisie et en Libye, elle est encore vivante au Maroc et en Algérie.
Les Maghrébins actuels parlent, en majorité, une langue commune, la darija ou derji. Cet ensemble de parlers populaires est appelé maghribi par les linguistes, ou langue maghribia ou maghrébia. La Maghrébia est une langue issue du « mariage » des langues berbère et punique. Ces deux langues sont relativement proches car elles font partie de la famille linguistique chamito-sémitique. Elles sont aussi, historiquement, très antérieures à la langue arabe, la langue du Coran, dont la première preuve écrite indiscutable date du septième siècle (les plus vieux feuillets du Coran, visibles à la Bibliothèque Nationale de France, dateraient de 34 ans après l’hégire). La langue maghrébia précède donc la langue arabe de plus mille ans : affirmer que la Maghrébia découle de l’arabe est donc un « non sens » historique. Voir, pour plus de détail, notre article intitulé « La langue maghrébia date de plus de 25 siècles ».
Comme, par ailleurs, la langue phénicienne et la langue arabe sont des langues sémitiques, elles ont beaucoup de termes communs ou phonétiquement voisins. D’ailleurs les noms de beaucoup de lettres de l’alphabet arabe sont les mêmes en punique et signifient la même chose. Autrement dit, les langues maghrébia et arabe, issues du même ancêtre sémitique, sont des langues cousines, comme le sont par exemple l’espagnol et l’italien. Cet aspect linguistique explique pourquoi « l’arabisation » de la Berbérie s’est faite rapidement et facilement. En fait d’arabisation, les populations punico-berbère des villes et des côtes parlaient déjà la Maghrébia, une langue très proche de l’arabe. Avec les conquêtes arabes, la Maghrébia s’est enrichie de l’apport arabe, mais elle reste une langue distincte de l’arabe : lorsque deux Maghrébins parlent entre eux, un Saoudien ou un Syrien aura du mal à les comprendre.
Depuis ces temps préhistoriques, cette langue maghrébia – tant méprisée par les autorités politiques maghrébines, toutes tendances confondues – perdure et continue à vivre. Malgré toutes les lois et toutes les déclarations pompeuses, la langue arabe n’a jamais été et ne sera jamais la langue maternelle de quiconque, y compris à la Mecque, son lieu de naissance officiel. Elle ne perdure que grâce à deux phénomènes : (1) c’est la langue du Coran et (2) par la volonté politique des gouvernements des pays arabes.
Hannibal Genséric
adrar info
Urgent-Le Sénégal aurait-il lancé un ultimatum pour les éleveurs mauritaniens ?
Selon certains de nos confrères arabophones, le Sénégal aurait donné un ultimatum de 48 heures aux éleveurs mauritaniens pour quitter son territoire.
Al Hourrya précise que l’ambassadeur mauritanien à Dakar, Cheikhna Ould Nenni, aurait été informé par les autorités sénégalaises afin de transmettre le message à ses compatriotes.
La décision des autorités sénégalaises serait justifiée par la pression sur son couvert végétal de plusieurs milliers d’animaux en provenance de notre pays.
Selon le même site, des éleveurs mauritaniens auraient été aperçus au niveau du barrage de Diama dans une opération de retour au pays. Plusieurs milliers de camelins et petits ruminants auraient déjà transité par ce site, si l’on en croit cette même source.
Une situation qui s’avèrera difficile pour les éleveurs mauritaniens s’ils devaient attendre trop longtemps en cette période de soudure.
mauriweb



