Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Première pluie sur Nouakchott : La voirie montre ses limites !

Première pluie sur Nouakchott : La voirie montre ses limites !Nouakchott a reçu ce matin sa première pluie annonçant, espérons-le, un bon hivernage 2016. Depuis quelques jours, le climat était devenu trop lourd et humide à la fois et le ciel couvert de nuages.

Même si elle reste modeste, cette première pluie vient montrer à nos autorités les limites de la voirie de la capitale qu’on ne finit pas de nous vanter depuis quelques années. Des milliers, voire des millions de tonnes de basalte ont été déversées pour embellir nos trottoirs.

Résultat des courses, cette pluie a transformé la ville de Nouakchott en lacs et mares. Les citoyens obligés de sortir pataugent. Partout l’eau stagne ou elle ruisselle vers les dépressions.

Les grandes artères de Nouakchott sont toutes envahies par les eaux qui risquent de stagner pour longtemps – pas de possibilité d’infiltration dans le sol- si bien entendu, à cause du sommet de la ligue arabe, on ne les évacue pas par les camions citernes de l’Office de l’assainissement ou par ceux des privés qui en profiteront largement.

Le Calame avait relevé les limites de cette voirie sans ouvrages d’évacuation. En effet, contrairement à d’autres capitales, Nouakchott ne dispose d’aucun canal de drainage des eaux usées ou de pluie.

Pourtant, malgré les désagréments qu’a connus la capitale lors de l’hivernage très pluvieux de 2011, les pouvoirs publics n’ont jusqu’ici mis en œuvre aucun plan directeur à même de régler le problème des eaux usées et de pluie.

le calame

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LE MAROC ET SES ALLIES NE PEUVENT EXCLURE OU SUSPENDRE LA RASD DE L’ UNION AFRICAINE.

Maître Takioullah Eidda, avocat Montréal, CanadaAVANT PROPOS

Lors du dernier sommet de l’Union africaine tenu du 10 au 18 juillet 2016 à Kigali, le Maroc a fait savoir son intention de demander l’adhésion à cette organisation, et ce, dans une lettre distribuée aux chefs des délégations présentes.

À l’analyse de “l’Acte constitutif de l’Union Africaine”, on comprend aisément pourquoi le Maroc dans sa lettre n’a pas demandé l’exclusion de la RASD de cette organisation, car il savait, ou devait savoir, qu’il lui est impossible de faire une telle demande.

 

Évidemment, il est devenu insupportable pour le Maroc de rester en dehors de cette grande organisation africaine, ce qui a permis à la RASD et ses allies de prendre toutes les initiatives en son absence, dont la dernière fut la nomination de Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique, comme envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour le Sahara occidental.

Le Maroc cherche donc à intégrer l’Union Africaine, mais, ce faisant, il n’aura d’autres choix que de siéger aux côtés de la RASD, ce qui constitue une reconnaissance de fait de sa part, plutôt que de rester en parasite dans son sillage.

  • ADHÉSION DU MAROC À L’UNION AFRICAINE :

Le Maroc a quitté formellement “l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA)” le 12 novembre 1984, dont il était un membre fondateur en 1963.

Or cette organisation n’existe plus et fut substituée, le 11 juillet 2000 par “l’Union Africaine (UA)”, lors du sommet de Lomé, dont l’Acte constitutif est entré en vigueur le 26 mai 2001 à Durban (Afrique du Sud).

Par conséquent, le Maroc ne peut plus demander une “réintégration“, puisque l’OUA n’existe plus, mais plutôt une simple “adhésion” à la nouvelle Union Africaine, et ce, en fonction des principes et des exigences prévus à l’Acte constitutif de celle-ci.

  • OBSTACLES POUR LE MAROC AU SEIN DE L’UA:

Tout d’abord, aux termes de l’article 4 (b) de l’Acte constitutif, “l’Union africaine fonctionne conformément aux principes du Respect des frontières existant au moment de l’accession à l’indépendance”.

Puis, ces mêmes principes furent réitérés à l’article 4(f, h, i, k) du “Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine”, adopté par l’Assemblée de l’Union africaine à Durban le 10 juillet 2002 et entré en vigueur le 26 décembre 2003; de même qu’aux articles 3 (a) et 4(c) du “Pacte de non-agression et de défense commune de l’Union africaine”, adopté Abuja le 31 janvier 2005 et entré en vigueur le 18 décembre 2009.

Les dispositions de ces instruments juridiques fondamentaux, rendent impossible pour le Maroc la revendication du Sahara Occidental au sein de l’UA, d’autant plus que la RASD est un membre fondateur de cette organisation et en règle conformément à l’Acte constitutif de celle-ci!

  • EXIGENCES D’ADHÉSION POUR LE MAROC AU SEIN DE L’UA :

Selon l’article 29 de l’Acte constitutif de l’UA :

“1. Tout État africain peut, à tout moment après l’entrée en vigueur du présent Acte, notifier au Président de la Commission son intention d’adhérer au présent Acte et d’être admis comme membre de l’Union.

2. Le Président de la Commission, dès réception d’une telle notification, en communique copies à tous les États membres. L’admission est décidée à la majorité́ simple des États membres. La décision de chaque État membre est transmise au Président de la Commission qui communique la décision d’admission à l’État intéressé, après réception du nombre de voix requis.”

Cela veut dire que le Maroc doit d’abord “notifier” formellement “le Président de la Commission de son intention d’adhérer à l’Acte Constitutif et, d’être admis comme membre de l’Union.”

Bien sûr cette demande d’admission doit aussi être soumise au processus de ratification selon le droit interne au Maroc.

Or, le Maroc n’a jamais notifié le Président de la Commission de l’Union Africaine ou déposé une demande auprès de celui-ci relativement à son adhésion. Tout ce qu’il a fait, c’est de distribuer une lettre d’intention auprès des délégations participantes au sommet de Kigali, ce qui équivaut à un ballon d’essai pour tester les pays membres à l’égard de son hypothèse d’adhésion.

  • IMPOSSIBILITÉ D’EXCLURE LA RASD APRÈS ADMISSION DU MAROC:

Pour son fonctionnement, l’Union africaine (UA) dispose de plusieurs organes énumérés à l’article 5 de son Acte constitutif.

De ces organes, c’est la Conférence de l’Union qui décide souverainement, selon l’article 7 de l’Acte, par consensus ou, à défaut, à la majorité́ des deux tiers des États membres de l’Union.

Les pouvoirs de la Conférence, en fonction desquels elle peut décider, sont énumérés aux articles 9 & 23 de l’acte, que je reproduis ici:

“Article 9: Pouvoirs et attributions de la Conférence

1. Les pouvoirs et attributions de la Conférence sont les suivants:

(a) Définir les politiques communes de l’Union;

(b) Recevoir, examiner et prendre des décisions sur les rapports et les recommandations des autres organes de l’Union et prendre des décisions à ce sujet;

(c) Examiner les demandes d’adhésion à l’Union;

(d) Créer tout organe de l’Union;

(e) Assurer le contrôle de la mise en œuvre des politiques et décisions de l’Union, et veiller à leur application par tous les États membres;

(f) Adopter le budget de l’Union;

(g) Donner des directives au Conseil exécutif sur la gestion des conflits, des situations de guerre et autres situations d’urgence ainsi que sur la restauration de la paix;

(h) Nommer et mettre fin aux fonctions des juges de la Cour de justice.”

“Article 23: Imposition de sanctions

1. La Conférence détermine comme suit les sanctions appropriées à imposer à l’encontre de tout État membre qui serait en défaut de paiement de ses contributions au budget de l’Union: privation du droit de prendre la parole aux réunions, droit de vote, droit pour les ressortissants de l’État membre concerné d’occuper un poste ou une fonction au sein des organes de l’Union, de bénéficier de toute activité ou de l’exécution de tout engagement dans le cadre de l’Union

2. En outre, tout État membre qui ne se conformerait pas aux décisions et politiques de l’Union peut être frappé de sanctions notamment en matière de liens avec les autres États membres dans le domaine des transports et communications, et de toute autre mesure déterminée par la Conférence dans les domaines politique et économique.”

À la lumière de ces disposition, nulle part il n’est fait mention à l’exclusion, ou même du gèle, du statut d’un État membre de l’UA.

Outre le retrait volontaire prévu à l’article 31, la seule possibilité qui existe actuellement, aux termes de l’Acte constitutif de l’Union Africaine, est la suspension d’un État membre selon l’article 30 dans le cas d’une prise de pouvoir par «des moyens anticonstitutionnels (Coup d’État)», ce qui n’est évidemment pas le cas de la RASD.

  • CONCLUSION

Quels que soient les arguments du Maroc ou ses intentions, et, quoi qu’en disent ou promettent ses alliés au sein de l’Union Africaine (le Sénégal, la Côte-d’Ivoire et les autres), il est impossible de suspendre, de geler, d’exclure, et encore moins d’éjecter la RASD de l’Union Africaine suivant son Acte constitutif actuellement en vigueur.

Même les Protocoles sur les amendements adoptés à Maputo le 11 juillet 2003 et à Malabo le 27 juin 2014, lesquels sont encore en attente de ratification, n’y changent quelque chose à cet égard!

La RASD jouit donc d’un droit acquis au sein de l’Union Africaine, de sorte que le Maroc doit accepter de siéger avec elle, côte à côte, ou carrément s’abstenir d’adhérer à cette organisation, avec les conséquences qu’il connait.

Maître Takioullah Eidda, avocat

Montréal, Canada

RAPIDE INFO

LE MAROC ET SES ALLIES NE PEUVENT EXCLURE OU SUSPENDRE LA RASD DE L’ UNION AFRICAINE.

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L’aéroport Oumtounsi sera fermé au public pendant le sommet de la ligue arabe

L’aéroport Oumtounsi sera fermé au public pendant le sommet de la ligue arabeDes sources sûres ont annoncé à Sahara Medias que les autorités ont décidé de fermer l’aéroport international Oumtounsi au public pendant la tenue du sommet de la ligue arabe prévu en début de semaine prochaine.

Ces mêmes sources précisent que l’aéroport sera rouvert au public mercredi 27 aout.

L’aéroport continuera de recevoir les vols réguliers concomitamment avec l’arrivée des délégations mais seuls les voyageurs seront autorisés à accéder à l’aéroport.

Des barrages seront érigés au début de la route menant à l’aéroport et les passagers à l’aller et au retour acheminés jusqu’à la route de Nouadhibou.

La capitale s’apprête à recevoir des dizaines de délégations arabes, des rois et des chefs d’état devant prendre part au 27ème sommet de la ligua arabe lundi prochain.

 

saharamedias

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L’éditorial du calame: Un prêté pour un rendu

altOn ne parle plus que de ça. On renvoie tout à plus tard. Le monde, le nôtre bien sûr, semble s’arrêter. La date fatidique du 25 juillet approche à grands pas, celle qui verra les rois et chefs d’Etat arabes fouler, pour la première fois, notre sol national. Le Sommet arabe ! Le mot est lâché. Plus rien d’autre ne semble intéresser nos dirigeants.  Le Dialogue (avec un grand D) que notre guide éclairé nous avait promis « dans trois à quatre semaines, tout au plus » (c’était, s’il vous plaît, le 3 Mai dernier) ? Il n’est plus à l’ordre du jour, les promesses n’engageant que ceux qui y croient, selon la vieille formule chère aux politiciens. Ceux qui ne croient pas aux vertus du dialogue peuvent aller se rhabiller. Ould Abdel Aziz les a invités, ils ne sont pas venus, ils ont, du coup, raté le train. Ce n’est pas tous les jours qu’on est invité à venir discuter avec celui qui fut président de l’Union Africaine et s’apprête à se voir coiffer de la toge de Leader/Sauveur du Monde Arabe. N’est-ce pas lui qui a décidé de recevoir un sommet dont personne ne voulait ? N’est-ce pas lui qui va essayer de recoller les morceaux d’une ligue arabe dont les leaders s’observent en chiens de faïence, quand ils ne se vouent pas une haine tenace ?  L’intention est certes louable mais, comme il n’y a pas de petit profit, l’organisation d’une telle messe (inutile, soit dit en passant), par un petit pays aussi pauvre que le nôtre, donne généralement lieu à de nombreux soutiens, de toute nature. Et cette fois, on n’a pas dérogé à la règle. L’argent a coulé. Nouakchott – Tevragh Zeïna, pour être plus précis – est transformé, depuis quelques mois, en immense chantier. La route menant à l’aéroport et les principaux axes de ce quartier chic ont été élargis, refaits, éclairés. Les gros œuvres ont été confiés à ATTM et ENER. Le reste, c’est-à-dire l’éclairage solaire, la peinture des trottoirs, le tracé des lignes continues et discontinues sur le bitume, a été confié à un cercle restreint de proches et ils ne s’en cachent pas. Certain(e)s d’entre eux(elles) supervisent même les travaux, au vu et au su de tout le monde.

Et il y aura, certainement, encore beaucoup à vendre. Quoique… N’a-t-il pas, notre président des pauvres, déjà tout vendu ? La terre, le ciel, la ceinture verte, les mines, les relations diplomatiques, le poisson, le fleuve, un jour l’Iran, un autre, le Qatar ou l’Arabie Saoudite, l’Algérie, Kadhafi… Ah si, justement, reste le nom des rues. La rue Kadhafi, inaugurée en grande pompe, en 2008, lorsque le leader libyen appuyait le mouvement de rectification, est, désormais, rebaptisée Cheikh Zayed. En échange de quels services ? Un prêté pour un vomi, dit le dicton. N’y aurait que les déguerpis de la gazra  en face de la Fondation Bouamatou, pour en éprouver quelque nausée, là-bas, en cette désolation si dérisoirement drapée du prestigieux nom de Dubaï ?  

Ahmed Ould Cheikh

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La rebuffade réservée à l’invité de “Marmite du partage” Par ALASSANE HAROUNA BOYE

La rebuffade réservée à l’invité de “Marmite du partage” Par ALASSANE HAROUNA BOYEIl faut s’indigner et protester contre le refoulement de Tareq Ramadan par le pouvoir mauritanien, pour plusieurs raison. Mais que l’émoi ne nous aveugle pas. L’islamologue et intellectuel brillantissime est aussi et surtout, ne nous-y trompons pas, un grand prédicateur, qui ne fait pas, tant s’en faut, l’unanimité. Il fait l’objet, c’est bien connu, de vives controverses en occident mais aussi en Afrique, notamment au Sénégal où il eut un débat rugueux à la télévision avec le DR Bakary Sambe. Les deux universitaires n’en étaient pas à leur première passe d’armes. Lors de l’occupation du Nord Mali, Tareq Ramadan avait produit un article. En réponse à cet article, Bakary Sambe avait rédigé un texte dans lequel il critiquait vivement la position de Tareq Ramadan ; position qu’il jugeait autant que je m’en souvienne de « paternaliste », de « condescendante »… Les deux articles avaient été publiés par MEDIAPART.
L’on se souvient aussi du mémorable débat qui l’opposa à Abdelwahab Meddeb lors de l’émission « CE soir ou jamais » de Frédéric Taddeï. Abdelwahab Meddeb avait vigoureusement critiqué nombre de ses positions sur l’islam et l’islamisme. C’est dire si nombreux sont les griefs faits à M. Tareq Ramadan. Que tous ces griefs soient sans fondement, nul ne peut le penser.
Tocade ou engouement authentique ? à l’endroit de Tareq Ramadan lors de l’annonce de son arrivée à Nouakchott et de son refoulement. Quoi qu’il en soit le refoulement de Tareq Ramadan, donc l’annulation de ses prestations, constitue un « manque à gagner » certain ; puisque l’argent qu’auraient généré ses prestations et les produits proposés à cette occasion (les livres de Tareq Ramadan et probablement les cassettes audio de ses multiples conférences à travers le monde) auraient sans doute beaucoup aidé « Marmite du partage » — la très respectable organisation caritative qui l’avait invité — à faire face à ses nobles missions d’aide et d’assistance aux plus démunis. L’évènement aurait aussi largement contribué à promouvoir « Marmite du partage », « Main dans la main » et leurs louables missions. Cela est vital pour des organisations caritatives.
Que tout cela n’ait pu se réaliser, il faut le déplorer. Certes. Mais il faut surtout tenter d’en tirer les enseignements pour que de telles déconvenues ne se reproduisent pas ; car l’organisation « Marmite du partage » mérite mieux qu’un tel traitement.
Au-delà du fait qu’avec un régime autocratique et répressif aucune logique ne peut tenir lieu de ligne de repère et que tout, généralement le pire, peut advenir à tout moment et en tout lieu, ce qui vient de se produire est illustratif de ce qu’une très louable initiale ou une noble action peut avorter faute de contexte propice et d’acteurs sans doute compétents dans leur domaine mais qui présentent une ou plusieurs qualités disquafiantes.
Monsieur Tareq Ramadan est un islamologue brillant. Soit. Mais c’est aussi un prédicateur, avions-nous indiqué plus haut. Nul n’en est dupe. Il cherche des partisans, aspire à susciter des conversions ; même s’il prône l’esprit critique, le libre arbitre. Il ne fait pas que dispenser un savoir islamique à partir d’une chaire. Il aspire aussi à étendre son champ d’action, ses zones d’influence, notamment en Afrique noire, précisément au Sénégal où il semble avoir déjà établi une tête de pont. C’est de bonne guerre. Oui ! Par conséquent ce n’est pas désintéressé. Il importe donc d’en tenir compte. Si à cela nous ajoutons que ses prestations initialement prévues devaient avoir lieu à quelques jours de la tenue du sommet arabe auquel doivent participer nombre de chefs d’Etat qui, à tort ou à raison, ne le portent pas dans leur cœur ; et si nous considérons les arrestations en cours des cadres et sympathisants de l’organisation IRA, alors nous voilà avec les conditions nécessaires et suffisantes réunies, aux yeux d’un pouvoir autocratique, pour refouler M. Tareq Ramadan.
Quel projet de substitution pour « Marmite du partage », à court ou moyen terme ? Envisager d’inviter ( pourquoi pas ?), d’autres personnalités, spécialistes incontestés de l’islam ( le substantif islam écrit avec le i majuscule ou minuscule.) Ces personnalités, nous pouvons les trouver en Mauritanie même ou à l’étranger. On peut en citer quelques-unes. A l’étranger : Souleymane Bachir Diagne ; ou Malek Chebel qui, si je ne m’abuse, a déjà séjourné en Mauritanie dans le cadre de ses travaux sans avoir subi les lubies des autorités. On peut à loisir allonger la liste. En Mauritanie peuvent être sollicités : Thierno Abdallahi Dia ou Thierno Hamidou Ball, et bien d’autres.
Il est vrai qu’en son pays nul n’est prophète, dit-on à raison. Il est de la nature de l’homme de regarder ou de chercher ailleurs ce qu’il aurait facilement vu ou trouvé tout près de lui. Il est vrai aussi que les personnalités intellectuelles et religieuses susmentionnées n’ont pas la couverture médiatique de Tareq Ramadan, qu’elles n’ont pas recherchée du reste. Mais elles ne sont pas moins compétentes ni moins crédibles, tant s’en faut. Et s’il y a entre elles et M. Tareq Ramadan identité de domaines de compétences, il y a aussi différence de pédagogie, de méthodologie et de personnalités. Mais, dirait-on, il est de la liberté de chacun d’avoir ou de pas avoir son ou ses Dieux, son ou ses prophètes, ses préférences et ses références, intellectuelles ou religieuses. Là au moins, le consensus peut être obtenu, sans brouhaha.

19 juillet 2016
BOYE Alassane Harouna

Source : BOYE Alassane Harouna via Facebook

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