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Le président Aziz examine avec une délégation parlementaire française la sécurité dans la région
Le président mauritanien Mohamed O. Abdel Aziz a examiné avec une délégation parlementaire française actuellement en visite dans le pays les problèmes de l’insécurité en Libye et ce qu’elle pourrait engendrer de conséquences néfastes pour la région.
C’était lors d’une audience accordée jeudi à la délégation présidée par le député Guy Teissier, président de la mission d’information sur la coopération Maghreb – Europe et comprenant Jean Galvany, ancien ministre.
Dans une déclaration à l’agence mauritanienne d’information le chef de la mission a dit que les entretiens ont été particulièrement constructifs.
“Nous avons tenu, a-t-il ajouté, à aborder deux à trois sujets importants relatifs à la sécurité notamment la déstabilisation de la Libye, un problème qui risque de déstabiliser toute la région” et la coopération bilatérale Mauritanie – France.
Le député français a par ailleurs ajouté qu’il a été question de “la coopération de la Mauritanie avec l’Europe.
“La Mauritanie, comme ses voisins, a besoin d’une aide substantielle à la fois pour garantir sa sécurité mais aussi pour sa prospérité”.
SAHARAMEDIA
Notre apathie (Ely kane yektel matle ihachame)
Soyons francs, n’ayons pas peurs des mots, appelons les choses par leur nom, il y va de notre salut commun : jamais le pays ne connut de tels discours, racistes de tous bords, incitants à la division des Mauritaniens, à l’extrémisme et à la haine raciale. Jamais le fossé de la discorde, entre les différentes composantes de notre société, ne fut aussi exacerbé, par les harangues de ces spécialistes de la désunion. Un pied-de-nez à nos dirigeants qui n’ont su mettre en place une politique de cohabitation nationale et engager la bonne stratégie, pour réussir le défi de la tolérance et de la cohésion.
Ne généralisons pas. Ces champions du mensonge et du chaos social ne représentent pas, Dieu merci, nos populations, du moins dans leur intégralité. Déjà, tout récemment, encore, des voix on ne peut plus patriotes, honnêtes et courageuses se sont élevées pour arrêter cette course insensée vers l’abîme où veulent nous précipiter ces adeptes de la discorde nationale. Mais ne nous cachons pas, non plus, la réalité. Evitons la politique de l’autruche qui cache sa tête sous son aile, pour ne pas voir le danger, avant de s’écrouler sous la balle mortelle de son chasseur.
Cette spirale de l’intolérance – et de la confrontation en conséquence, que Dieu nous en préserve ! – suscitée et alimentée par les discours de la haine et du mensonge de ces semeurs de troubles, ce sont nos responsables, au plus haut niveau, qui l’entretiennent, par leur désastreuse politique sans vision, creusant encore davantage le fossé, entre les populations elles-mêmes, d’une part, et, d’autre part, entre celles-ci et la classe dirigeante. Pourtant nos populations, loin du cynisme corrupteur de notre société contemporaine, ont vécu, des siècles, ensemble et ont tout en commun : d’abord, des liens de sang ; ensuite, l’histoire, la géographie, le Saint Coran et notre belle culture islamique, la même langue et les mêmes valeurs culturelles, pour certains ; ainsi que le même destin, pour tous.
Qui a vu les horreurs perpétrées, autour des Grands lacs, en Afrique Centrale et dans la Corne (Somalie, Sud-Soudan), les effroyables destructions en Libye, Syrie et autres pays, ne peut s’empêcher de se demander à quoi bon des infrastructures, si l’on est incapable de contrer les vélleités extrémistes de tous bords ? Ces goudrons, aéroport, université, etc., sont bâtis sur des rancœurs et des incitations à des conflits sociaux. Par leur manque de maturité – gouverner, c’est prévoir – nos dirigeants n’ont su ni anticiper ni remédier à ces phénomènes qui nous présagent un sombre avenir. On dirait même que nos dirigeants portent le germe de leur propre destruction – et de leur pays, hélas ! – comme l’apprenti-sorcier qui déclenche des forces obscures qu’il n’arrive plus à maîtriser.
Même à parier sur qui ferait la plus mauvaise affaire pour son pays, on ne trouverait pas mieux. Certains diront, peut-être, que j’exagère, que je divague, même. Soit mais même si je ne dis que la vingtième partie du probable, c’est à faire frémir. Ces appréhensions nous interpellent sur le manque de prise de conscience, dans l’opinion, quant à l’avenir de la Mauritanie. Et le comble est que ce n’est pas de nos media qu’il faut attendre les impulsions décisives. Pourtant, les moyens audiovisuels ne manquent pas. Hélas, les débats, à la télévision et à la radio, sont creux. Le niveau, en général, et les questions en particulier, des journalistes, ne sont vraiment pas formidables.
Je ne prétends pas avoir exploré tous les aspects du problème, loin de là, ni cerner les enjeux qui se posent à nous. Heureusement, d’ailleurs, car mon vœu est simplement d’apporter une contribution à la non-violence dans notre pays. En attendant, l’hypocrisie bat son plein. Lors d’une précédente visite présidentielle à l’intérieur du pays, un chanteur-crieur s’écria, comparant le président Ould Abdel Aziz à un sauveur quasi-suprême : « Ha, grand visionnaire et bâtisseur imbattable, quel bon vent, si avantageux, a bien pu donc t’amener chez nous ? » et ajouta, dans son élan d’enthousiasme, au milieu des cris de joie, que le départ éventuel de notre grand visionnaire et bien-aimé guide éclairé serait une véritable catastrophe pour le pays, comparable au déluge de Noé ! A mon humble avis, le génial crieur a dû céder, malgré son côté idolâtre, à un accès d’idéalisme naïf, à moins qu’il n’ait craint les barbouzes à l’entour. Dieu sait où nous mèneraient de pareils dirigeants, si entêtés à jouer aux apprentis-sorciers ! Et dire que nous en avons mieux encore, en attente, qui se profilent à l’horizon ! En reconnaissance du chaos qu’ils nous préparent, on devrait leur décerner, en plus de leurs trophées, des palmes d’or, à la mémoire des générations futures.
Mais le plus étrange, en tout cela, est que les gens sont devenus tellement indifférents qu’ils ne s’étonnent plus de rien. C’est cette apathie qui doit faire horreur, non pas les méfaits de tel extrémiste ou de tel ou tel homme politique. D’où vient donc que nous réagissons si faiblement, devant ce qui sème la haine et le mensonge, dans les cœurs des Mauritaniens ? Serions-nous comme des enfants effrayés qui courent, au passage de ces fantômes, se réfugier sur la poitrine réconfortante mais vaine de leur mère ? Ou est-ce dû au scepticisme corrupteur de notre société, si jeune encore mais déjà pervertie ? Ou, encore, à l’aveuglement de nos taupes apprenties-sorcières, obsédées par la mégalomanie du pouvoir, au point de tout laisser faire, afin de perdurer sur le fauteuil présidentiel ? Il ne leur manque qu’« Après moi, le déluge ! » de Louis XIV, après avoir ruiné son pays par des fêtes somptueuses.
Je laisse en suspens toutes ces questions qui n’en sont pas moins terrifiantes et sollicitent l’attention de chacun d’entre nous. De fait, notre pays doit relever de nombreux défis, avec, en priorité, celui de bâtir une nation unie, cimentée par l’islam qui nous rapproche les uns des autres. Soyons de ceux qui trouvent ces défis plus exaltants qu’accablants, de ces hommes de conviction qui prêchent la tolérance ! Qu’Allah le Clément et Miséricordieux sauve la Mauritanie, comme Il l’a sauvée, déjà maintes fois, de ces incitateurs de tous bords aux mobiles obscurs et porteurs de dangers !
Lehbib ould Berdid
Chercheur et analyste, diplômé d’Etudes Supérieures de l’ITB
le calame.
Le Ps promet la guerre à Khalifa Sall
Les hostilités sont désormais ouvertes entre le Parti Socialiste (Ps) et Khalifa Sall. Me Moussa Bocar Thiam, porte-parole adjoint, s’est frontalement attaqué au maire de Dakar. Dans un entretien accordé au journal L’Observateur, il dénonce la démarche solitaire du leader de la Coalition Takhawou Dakar et s’engage pour qu’il ne soit jamais candidat du parti à la Présidentielle de 2019.
« La dynamique du parti est de soutenir le président Macky Sall dans le cadre de BBY. Donc, toute personne, dont Khalifa Sall, qui pose des actes contraires à cette dynamique est en porte à faux des décisions du parti. (…). Khalifa Sall a défié Tanor Dieng. Il continue également avec ses sbires de défier le parti. Mais je voudrais apporter une précision de taille : Khalifa Sall ne sera jamais le candidat du PS », fait-il savoir. Et de poursuivre: « Khalifa Sall incarne la division, la crise dans le parti. Comment voulez-vous que le parti investisse une telle personne à la Présidentielle ? Il ne sera jamais, jamais le candidat du PS à la prochaine présidentielle. Nous le combattrons ».
Auteur: seneweb News – Seneweb.com
Toile de fond |Samba Thiam, ou la clarté du débat pédagogique
« Pour les questions de style, nage avec le courant, sur les questions de principes, soit solide comme un roc ». T. Jefferson. L’un des faits marquants des sociétés humaines est l’existence de récits, appelés mythes, qui mettent en scène des êtres surnaturels, des légendes et des croyances.
Aussi désigne-t-on par mythologie, un ensemble de mythes et par mythologue un spécialiste de la mythologie dont l’une des tâches est de montrer comment le besoin d’évoquer un temps primordial permet aux hommes de comprendre « qui ils sont en tant qu’espèces et en tant que culture ».
La rédaction de haute facture de la contribution de M. Samba Thiam (voir Cridem du 4/O9.2016), sur l’enseignement, est, elle loin d’un mythe, mais elle est culture. Son diagnostic a touché du doigt les faits de l’école mauritanienne qui se trouve dans un émiettement total.
Il l’a si bien compris que le lecteur est entrainé dans les couloirs d’une véritable réforme de l’enseignement dans ce pays. Dépositaire d’expérience en matière scolaire, sa « Problématique du Système Educatif National » est un retour à l’âge d’or de l’enseignement, surtout pour les nouvelles générations de ce corps, décidés de s’en affranchir.
Le pédagogue y évoque les causes endogènes du retard voulu d’un corps, par d’opiniâtres pourfendeurs qui se sont dressés pour l’orienter loin de la même source du savoir. De nos jours, de nombreuses expressions témoignent du recul de l’école mauritanienne, qu’un système n’a pu assoir sur une voie stable, solide et durable, lui permettant le changement réel tant attendu.
Cette situation exceptionnelle, qui semble coller comme « une tache sans fin » est simplement absurde, quand on sait qu’elle sacrifie tant de générations. L’idéal d’émancipation humaine à travers une seule langue à l’école, et ce en quoi certains assument leur histoire dans sa complexité, avec un désir d’inventaire exhaustif, réclamé de longue date, n’a jamais été réalisé.
M. Thiam estime à juste titre, que « notre école souffre par ailleurs, d’une crise d’orientation », loin d’une orientation « technique et pragmatique, on a opté pour l’élitisme ». C’est ainsi que dans un supplice sans fin, l’école a été tuée. Tout enseignant sincère admet que la transition n’est pas encore trouvée pour l’école publique, qui ne se fixe pas des impératifs de résultats.
Aussi, la contribution du leader des FPC, propose des solutions qui nous éloignent du précipice et cela passe par un travail qui requiert une démarche intellectuelle, une compétence technique, une foi en Dieu et en ce que l’on fait, et un pari sur l’homme, son intelligence et en sa capacité de dépassement.
ADN
©Cridem 2016—–
Ali Bongo sous pression, l’UE met en doute sa victoire au Gabon
Réélu à la tête du Gabon, Ali Bongo concentre l’attention internationale.Une mission de l’Union européenne questionne la validité de sa victoire tandis que l’Union africaine a annoncé son intention d’envoyer une délégation pour aider à résoudre la crise dans le pays.
Le président sortant et son opposant Jean Ping revendiquent en effet tous deux la victoire à l’élection présidentielle du 27 août.
Le Premier ministre français, Manuel Valls, a estimé mardi qu’il serait sage d’organiser un nouveau décompte et a en outre demandé à Libreville de retrouver une quinzaine de ressortissants français dont Paris est sans nouvelle.
Le chef de file de l’opposition Jean Ping, qui juge la victoire “volée”, a appelé, lui, “la communauté internationale à aider le peuple gabonais”. “Tout le monde connaît le résultat et tout le monde sait que Bongo fait tout pour ne pas l’accepter”, a-t-il dit à Reuters.
Selon Jean Ping, la participation dans la province du Haut-Ogooué, dans le sud-est du pays, a été gonflée pour assurer la victoire d’Ali Bongo, dont la famille dirige le pays depuis près de cinquante ans.
Les résultats officiels publiés mercredi ont donné à ce dernier une très courte victoire, de quelque 5.000 voix, le reconduisant pour un nouveau mandat de sept ans.
Puis des émeutes ont éclaté, faisant six morts, selon un bilan officiel. Jean Ping estime que 50 à 100 personnes ont trouvé la mort depuis la semaine dernière, un bilan qui n’a pour l’heure pas pu être vérifié de manière indépendante.
Malgré les appels à la grève générale, le calme semble prévaloir à Libreville où les commerces ont rouvert et lesfonctionnaires regagné leur poste de travail.
TOUTES LES MÉDIATIONS
Les observateurs concentrent leurs regards sur la province du Haut-Ogooué, bastion électoral d’Ali Bongo, où les chiffres officiels comptabilisent 95,46% de votes en sa faveur, et une participation de 99,9%.
La mission d’observation de l’Union européenne rapporte que le nombre de non-votants et de bulletins blancs ou invalides ne correspond pas à la participation annoncée dans cette région, ajoutant qu’elle est ailleurs dans le pays d’environ 48%.
“L’intégrité des résultats provisoires de cette province est en conséquence mise en cause”, a déclaré Mariya Gabriel, chef de la mission de l’UE, annonçant ces anomalies.
Le gouvernement a refusé de commenter ces annonces avant mercredi, a dit un porte-parole.
L’Union africaine (UA) s’est proposée mardi pour une médiation. “C’est une question urgente et je pense que la délégation de haut niveau sera envoyée très bientôt”, a déclaré Jacob Enoh Eben, porte-parole de l’UA. Le président tchadien, Idriss Déby, qui assure actuellement la présidence de l’UA, dirigera les discussions, a ajouté le porte-parole.
“Nous acceptons toutes les médiations parce que nous voulons que la démocratie et la paix triomphent”, a déclaré Jean Ping à la chaîne de télévision France 24. La délégation de l’UA doit arriver jeudi, a déclaré en outre l’ancien diplomate et président de la Commission de l’Union africaine.
Jean Ping dit n’avoir aucune confiance dans la cour constitutionnelle susceptible de recevoir les appels contestant le scrutin. La jugeant trop proche d’Ali Bongo, il réclame un nouveau décompte effectué sous supervision internationale avant tout appel.
Les autorités gabonaises refusent pour l’instant de recompter les bulletins de vote comme le suggèrent les autorités occidentales et comme l’exige l’opposition. Elles ont également refusé de publier des résultats plus détaillés, déclenchant la démission du ministre de la Justice.
Jusqu’à 1.100 personnes ont été interpellées pendant les troubles de la semaine dernière, selon le ministère gabonais de l’Intérieur, la plupart ont été libérées depuis.
Les Nations unies suivent la situation au Gabon avec une “inquiétude croissante”, a dit mardi la porte-parole en matière de droits de l’homme de l’organisation, Ravina Shamdasani.
(Avec Aaron Maasho à Addis-Abeba, Stephanie Nebehay à Genève et Matthew Mpoke Bigg à Accra, Nicolas Delame, Danielle Rouquié et Julie Carriat pour le service français)
Auteur: obs – SenewebNews-RP
Réélu à la tête du Gabon, Ali Bongo concentre l’attention internationale.Une mission de l’Union européenne questionne la validité de sa victoire tandis que l’Union africaine a annoncé son intention d’envoyer une délégation pour aider à résoudre la crise dans le pays.
Le président sortant et son opposant Jean Ping revendiquent en effet tous deux la victoire à l’élection présidentielle du 27 août.
Le Premier ministre français, Manuel Valls, a estimé mardi qu’il serait sage d’organiser un nouveau décompte et a en outre demandé à Libreville de retrouver une quinzaine de ressortissants français dont Paris est sans nouvelle.
Le chef de file de l’opposition Jean Ping, qui juge la victoire “volée”, a appelé, lui, “la communauté internationale à aider le peuple gabonais”. “Tout le monde connaît le résultat et tout le monde sait que Bongo fait tout pour ne pas l’accepter”, a-t-il dit à Reuters.
Selon Jean Ping, la participation dans la province du Haut-Ogooué, dans le sud-est du pays, a été gonflée pour assurer la victoire d’Ali Bongo, dont la famille dirige le pays depuis près de cinquante ans.
Les résultats officiels publiés mercredi ont donné à ce dernier une très courte victoire, de quelque 5.000 voix, le reconduisant pour un nouveau mandat de sept ans.
Puis des émeutes ont éclaté, faisant six morts, selon un bilan officiel. Jean Ping estime que 50 à 100 personnes ont trouvé la mort depuis la semaine dernière, un bilan qui n’a pour l’heure pas pu être vérifié de manière indépendante.
Malgré les appels à la grève générale, le calme semble prévaloir à Libreville où les commerces ont rouvert et lesfonctionnaires regagné leur poste de travail.
TOUTES LES MÉDIATIONS
Les observateurs concentrent leurs regards sur la province du Haut-Ogooué, bastion électoral d’Ali Bongo, où les chiffres officiels comptabilisent 95,46% de votes en sa faveur, et une participation de 99,9%.
La mission d’observation de l’Union européenne rapporte que le nombre de non-votants et de bulletins blancs ou invalides ne correspond pas à la participation annoncée dans cette région, ajoutant qu’elle est ailleurs dans le pays d’environ 48%.
“L’intégrité des résultats provisoires de cette province est en conséquence mise en cause”, a déclaré Mariya Gabriel, chef de la mission de l’UE, annonçant ces anomalies.
Le gouvernement a refusé de commenter ces annonces avant mercredi, a dit un porte-parole.
L’Union africaine (UA) s’est proposée mardi pour une médiation. “C’est une question urgente et je pense que la délégation de haut niveau sera envoyée très bientôt”, a déclaré Jacob Enoh Eben, porte-parole de l’UA. Le président tchadien, Idriss Déby, qui assure actuellement la présidence de l’UA, dirigera les discussions, a ajouté le porte-parole.
“Nous acceptons toutes les médiations parce que nous voulons que la démocratie et la paix triomphent”, a déclaré Jean Ping à la chaîne de télévision France 24. La délégation de l’UA doit arriver jeudi, a déclaré en outre l’ancien diplomate et président de la Commission de l’Union africaine.
Jean Ping dit n’avoir aucune confiance dans la cour constitutionnelle susceptible de recevoir les appels contestant le scrutin. La jugeant trop proche d’Ali Bongo, il réclame un nouveau décompte effectué sous supervision internationale avant tout appel.
Les autorités gabonaises refusent pour l’instant de recompter les bulletins de vote comme le suggèrent les autorités occidentales et comme l’exige l’opposition. Elles ont également refusé de publier des résultats plus détaillés, déclenchant la démission du ministre de la Justice.
Jusqu’à 1.100 personnes ont été interpellées pendant les troubles de la semaine dernière, selon le ministère gabonais de l’Intérieur, la plupart ont été libérées depuis.
Les Nations unies suivent la situation au Gabon avec une “inquiétude croissante”, a dit mardi la porte-parole en matière de droits de l’homme de l’organisation, Ravina Shamdasani.
(Avec Aaron Maasho à Addis-Abeba, Stephanie Nebehay à Genève et Matthew Mpoke Bigg à Accra, Nicolas Delame, Danielle Rouquié et Julie Carriat pour le service français)
Auteur: obs – SenewebNews-RP



