Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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La Mauritanie choisie par les Etats Unis pour un nouveau programme de financement

Le président américain Joe Biden a révélé mercredi que la Millennium Challenge Corporation avait sélectionné la Mauritanie pour un nouveau « programme de financement » pour soutenir les réformes gouvernementales à même de réduire la pauvreté grâce à la croissance économique.

Selon l’ambassade des USA en Mauritanie ce programme représente un important engagement de la part des Etats Unis en faveur du peuple mauritanien et une opportunité pour consolider le processus positif du gouvernement mauritanien dans les domaines de la bonne gouvernance, les droits de l’homme et l’investissement social.

La PDG du MCC, Alice Albright, lors d’un point de presse mercredi que l’annonce faite aujourd’hui est une preuve éclatante de l’engagement permanent des Etats Unis à l’endroit de l’Afrique et sa détermination à créer une société mondiale plus forte et plu mûre.

Outre la Mauritanie, cette institution a choisi trois autres pays africains pour cette initiative : le Sénégal, la Gambie et le Togo.

Alice Albright a encore dit que la Millennium Challenge Corporation est depuis sa création en 2004, un partenaire constant pour les gouvernements de différents pays africains et a déjà investi 9,5 milliards de dollars dans 24 pays africains.

Avec les nouveaux choix, elle élargira ses programmes à 14 autres pays africains à travers des activités intégrées et précis pour une enveloppe de 3 milliards de dollars en plus de 2,5 milliards de dollars en préparation.

Albright a précisé que le choix de ces pays par le conseil d’administration confirme les aspirations de ceux-ci et leurs engagements à l’endroit de la démocratie et leur intention d’entreprendre les investissements et les changements institutionnels nécessaires pour la construction d’un avenir plus prospère à leurs sociétés.

« Cette décision a-t-elle ajouté intervient à un moment crucial où nous œuvrons ensemble à travailler avec chaque pays à développer des programmes qui traitent les défis les plus urgents auxquels font face leurs économies ».

La Millennium Challenge Corporation est une agence gouvernementale américaine indépendante qui œuvre à réduire la pauvreté dans le monde à travers la croissance économique.

Créée en 2004 elle consent des dons et des aides limités dans le temps à des pays qui respectent des normes strictes de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption et de respect des droits démocratiques.

Sahara Medias

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FOOTBALL QATAR 2022 : LE MAROC SE DÉMARQUE DE TOUTE  “ARABITÉ” IDENTITAIRE Lettre ouverte à France24 TV :

A l’attention de Mme. Vanessa Burggraf,Directrice de France 24,Et Mme. Marie-Christine Saragosse,PDG de France Médias
Objet : protestation contre la ligne éditoriale et idéologique de France 24, qui s’entête à arabiser « l’Afrique du Nord » et à traiter l’équipe marocaine de football d’Arabe.
Mesdames,Je porte à votre connaissance que j’avais envoyé, ça fait presque deux ans, afin d’insister sur la rectification de la dénomination du « Maghreb arabe » utilisée fréquemment dans les JT de vos chaînes de France24 en arabe, en vous assurant « Le Maghreb n’a jamais été arabe, et il ne le sera plus jamais à l’avenir », et voilà que vous continuez à traiter l’équipe marocaine d’équipe arabe alors que tout le monde sait pertinemment que les deux équipes, vraiment arabes, à savoir le Qatar et l’Arabie Saoudite ont été déjà éliminés, et le Maroc, comme unique équipe africaine, et qui continue à représenter notre continent africain, s’est classifiée aux huitième de ce mondial. Tous les Marocains, les nord-africains, c’est-à-dire les Amazighs, et les Africains nous sommes heureux d’avoir le soutien moral et la sympathie des pays amis arabes d’Asie, dont les Palestiniens, des musulmans du monde et inclus des israéliens juifs, mais notre équipe est tout simplement africaine et elle n’est pas de tout arabe.
Si le Royaume du Maroc s’est distingué par ces exploits sportifs et ces performances footballistiques cette fois-ci c’est grâce à ses joueurs amazighs, amazighophones ou arabophones, et plus particulièrement ceux originaires de la région du Grand Rif comme ils le sont Yassine Bounou (Taounat), Mounir Mohamadi (Melilla), Nasser Mezraoui (Tetouan), Roman Saiss (Nador), Soufiane Amrabet (Nador), Salim Amellah (Nador) Bilal Alqanous (Tanger), Hakim Ziyech (Berkane), Ilyass Chaêr (Tanger), Azeârioui (Oujda), Achraf Hakimi (Al Kasr Alkabir) … et Même et l’entraineur Walid Regragui (Fnideq) et le président de la fédération royale marocaine de football, Fouzi Lakjaa (Berkane), sont originaires de la même région. Ce dernier a le mérite d’encourager les footballeurs à parler en langue amazighe avec les journalistes vu leur grande difficulté de le faire en arabe classique ou en darija !
L’un de vos principes éditoriaux c’est de dire la vérité, de lutter contre les fakes news, d’offrir des informations crédibles, mais lorsque vos journalistes traitent les nordafricains d’Arabes et leur région du « Maghreb arabe », laissez-moi vous confesser que vous faillez à la vérité historique et à la vérité scientifique.
Peut-être vos journalistes, comme malheureusement pas mal de nos propres journalistes marocains (à l’exemple de ceux d’Hespress, d’Al Akhbar de Rachid Niny, de Medi1Sat…) se sont fait emporté par ce grand mensonge des historiens pan-arabistes comme quoi les Amazighs sont d’origine de la péninsule arabique, qui ont traversé la mer rouge de Yemen pour coloniser l’Afrique du Nord, alors qu’une toute récente étude d’anthropologie génétique démontre tout à fait le contraire : une grande partie des Saoudiens et des Yéministes sont plutôt originaires d’Afrique du nord  (1), comme le sont les populations ibériques, du sud de l’Italie et des Iles méditerranéennes (2). Ils ne sont pas les seuls, d’ailleurs, c’est votre média France24 qui a eu l’exclusivité de diffuser ce scoop le 7 juin 2017: les résultats des dernières découvertes archéologiques de l’origine des populations humaines, qu’ils soient les Arabes, les Iraniens, les Gaulois, le reste des peuples européens, les américains et les australiens se trouve en terre amazigh, à « Adrar Ighud » (en arabe Jbel Ighoud » où il a été découvert le plus vieux ancêtre de l’homo sapiens, daté de 315 000 ans, et qui se révèle, pour le moment, l’ancêtre incontestable de toute l’humanité (3), et auquel nous aspirons qu’il soit reconnu comme patrimoine mondial de l’UNESCO, comme je viens de le confesser à sa secrétaire générale, Mme. Audrey Azoulay, lors de la 17 session du Comité Intergouvernemental pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel qui a eu lieu la semaine dernière à Rabat.
En définitive, je vous prie, Mesdames de faire votre mieux pour que vos responsables de France24 et vos journalistes rectifient et d’utiliser une terminologie réaliste, loin des orientations idéologiques et de la promotion du « nationalisme arabe » décadent au détriment de l’objectivité scientifique et de la vérité historique, et par conséquent, essayer de leur conseiller d’éviter l’appellation « équipe arabe », « Maghreb arabe» ou même le «printemps arabe», qui blesse profondément la sensibilité, l’identité et la fierté de millions de citoyennes et citoyens autochtones de sud de la Méditerranée, et des millions de vos propres compatriotes français et de citoyens européens d’origine nord-africaine qui se sont sortis tous dans les grandes villes européennes à célébrer le triomphe des « Lions de l’Atlas » sur l’équipe espagnole. Et il n’y a aucun problème de les substituer respectivement soit par le « Grand Maghreb », ou tout simplement par l’appellation géographique « Afrique du Nord », et le « printemps démocratique des peuples », qui a commencé avec la révolution tunisienne de jasmin du 17 décembre 2010, suivi par celle du 17 Février en Libye, et du 20 Février au Maroc, du 25 Février en Egypte en 2011, et celle du 22 février 2019 en Algérie toutes en terre des Amazighs, dite Tamazgha ou Afrique du Nord.
Veuillez agréer mes salutations les plus distinguées,
Rachid RAHA,Président de l’Assemblée Mondiale Amazighe

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Large alliance de l’opposition en vue ?

Des partis, forces politiques et personnalités nationales ont annoncé dans un communiqué leur volonté de resserrer les rangs de l’opposition et de susciter les conditions d’une large alliance entre ces différentes formations pour gagner les prochaines élections. Les participants ont annoncé leur intention de rédiger ensemble ce qu’ils ont appelé « la Charte de l’Unité nationale et de la Paix sociale ». L’objectif de cette réunion est d’étudier la situation politique du pays caractérisée par une dégradation des conditions de vie des populations, la propagation de la corruption à grande échelle au sein de l’administration et les discours tribaux du gouvernement lors de ses précédentes campagnes.

Ils appellent toutes les forces nationales à se mobiliser afin de préserver les acquis démocratiques face à la volonté du régime de les saper et de les contourner. Et de s’élever contre « la restriction des libertés qui empêche des forces nationales importantes d’être présentes en leur refusant des agréments à leurs projets politiques ».

Ils font ainsi allusion au RAG lié au mouvement IRA qui n’a toujours pas obtenu son récépissé, tout comme les Forces Progressistes du Changement (FPC), deux partis qui étaient représentés à cette réunion. Dans leur communiqué, où l’on retrouve Tawassoul, le RAG, Sawab et Ribat, maître Ahmed ould Haroun ould Cheikh Sidiya, la Coalition « Vivre ensemble » et le Front Républicain pour l’Unité et la Démocratie (FRUD), les signataires condamnent ce qu’ils ont appelé « la corruption endémique au sein de l’administration » et exigent « de sérieuses réformes capables d’atténuer les souffrances de la plupart des citoyens qui ploient sous le fardeau de la cherté des prix et des mauvaises conditions de vie, de santé et d’éducation ». Ils condamnent également « toutes sortes de détention de citoyens pacifiques, en particulier les arrestations ayant visé des activistes isolés à Nouadhibou, Bababé et Djéol, exigeant leur libération immédiate ». 

le calme

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Commémoration du 28 novembre : déclaration de presse des FPC

Le 28 Novembre ne pourra plus jamais être, pour tous,  ce jour d’optimisme symbolisant la renaissance à la dignité et à la liberté du  peuple mauritanien tout entier. Depuis le 28 novembre 1990, ce qui aurait dû rester un grand jour- symbole de notre libération du colonialisme français s’est transformé en un Jour de douleur, de deuil, de grande tristesse pour toute la communauté négro-africaine, et en particulier pour toutes celles et tous ceux qui ont perdu des êtres chers.

En effet, le 28 novembre 1990, le pouvoir arabo-berbère, symbolisé par le régime du Colonel ould Taya, fait pendre, de sang froid par leurs frères d’arme, 28 soldats noirs mauritaniens, pour fêter le trentième anniversaire du pays ! Ils ont été pendus pour célébrer l’arabité exclusive de la Mauritanie, en solidarité avec l’Irak de Saddam Hussein, et  parce qu’ils  étaient noirs et non arabes.

Depuis, ils gisent dans la solitude des fosses anonymes. Depuis, ils attendent des sépultures décentes…

Par  devoir de mémoire et par exigence morale,  nous Forces Progressistes du Changement ( FPC), demandons  à toutes celles et à tous ceux qui aspirent à l’unité de notre pays – la Mauritanie- à  ceux qui  croient au respect des droits humains, d’avoir, en  ce jour, une pensée pieuse de recueillement  pour  ces victimes du racisme , du chauvinisme et  de la barbarie humaine  .

  Nous  Forces Progressistes du Changement ( FPC) , exigeons du gouvernement mauritanien actuel qui tente par des artifices de solder ce dossier : 

– La restitution des dépouilles des pendus du 28 novembre 1990  à leurs familles,

– L’ application  du devoir de vérité , du devoir de justice , du devoir de mémoire , des  réparations matérielles et morales pleines et entières ; au bout du processus la nécessité du pardon .

La Paix des cœurs et des esprits, pour une véritable réconciliation nationale, passe nécessairement par là.

La lutte continue!

 Nouakchott le 28 Novembre 2022

Le département de la Communication

www.flamnet.info

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La primauté de la condition sociale sur la langue

Ondeinfo – Pendant longtemps, appartenir à une même communauté linguistique, parler la même langue, était une raison suffisante pour défendre de facto, les mêmes intérêts et partant appartenir à un même « empire ».

C’était s’inscrire dans une même communauté des destins. En effet, la langue était un lien fort qui transcendait les marigots, les rivières, les fleuves, les montagnes, les dunes et même les océans pour fédérer, rassembler des locuteurs venus de partout et de nulle part.

Dans une échelle plus grande, la francophonie est devenue une véritable cacophonie pour certains,- ils ne s’y retrouvent pas – et se sentent plus liés à des lusophones, anglophones ou arabophones par le fait qu’ils ont en commun les mêmes problèmes existentiels.

Parler la même langue était source de rapprochement, de complicité et de confiance mutuelle ; si bien que les locuteurs d’une même langue partageaient les mêmes croyances et préjugés, des normes et références communes : ce qui était suffisant pour qu’ils s’unissent pour le meilleur et pour le pire.

La langue était ainsi l’un des critères de classification les plus déterminants comme la tribu, dans certains pays du monde, qui représente la référence Absolue, et dont la prééminence et la stature vont jusqu’à concurrencer, la nationalité ainsi que l’Etat et ses symboles.

Cette fracture est également observée dans la religion qui a montré ses limites : prier dans la même mosquée, fréquenter la même synagogue ou la même paroisse ne suffissent plus pour créer les conditions d’une alliance qui garantit la paix et la cohésion sociales.

Désormais, seule la condition sociale s’impose comme l’élément fédérateur le plus pertinent capable de créer des liens sincères et francs entre les humains : plus fraternels que les rapports sociaux et communautaires classiques basés sur la race, la langue, la tribu, l’appartenance géographique ou culturelle.

L’injustice, la discrimination, la marginalisation, l’exclusion créent ainsi des dynamiques sociales, « une supra classe sociale » portée par des réalités et contextes socio-politiques, économiques et culturelles spécifiques : des nouvelles alliances. Il en est de même pour une position sociale avantageuse et confortable qui rassemble des individus autour des mêmes intérêts et se moque de leurs appartenances diverses et spécifiques.

Dès lors, s’investir à défendre une langue, même de surcroit maternelle est certes une démarche identitaire et naturelle, mais elle ne peut garantir l’émancipation et l’égale dignité de toute la communauté linguistique et ethnique – les inégalités sociales mises « en jachère » referont surface une fois le but atteint- ; on combat une injustice venue du dehors et on camoufle et maintien celle de l’intérieur.

La langue est certes un facteur d’unité mais une unité de façade. Elle n’est pas toujours égalitaire pour tout le monde. Ses voyelles et consommes n’ont pas les mêmes longueurs et les mêmes largeurs pour tous les locuteurs, sa musicalité sonne différemment, selon les locuteurs : les intérêts sont divergents selon les classes.

En revanche, la condition sociale crée une ferveur et une rencontre heureuse entre des « victimes » de tous bords unies par l’instinct de survie pour former une communauté hétérogène du fait de la diversité des provenances et origines pour « fraterniser ensemble » autour d’un même destin, souvent implacable. Ce lien est plus fort que la parenté, la famille et la langue ou encore les classifications sociales traditionnelles et statiques.

La langue surtout lorsqu’elle fait référence à une « communauté ethnique » a cessé d’être un critère déterminant et identitaire pour unir des individus par ce que conjuguant seulement le même verbe. En effet, elle n’exprime pas toujours la même sagesse et la même fierté de s’y identifier pour tous les membres de la communauté linguistique.

En définitive, seule la condition sociale compte. Elle transcende et bouscule les liens et alliances traditionnels basés sur la langue ; par le fait qu’elle est partagée et commune à des millions et de milliers de personnes qui ne se connaissent forcement pas, ne se sont jamais rencontrées, mais liées par le besoin de s’affranchir, de s’émanciper d’une situation qui les broie, leur ampute une partie de leur dignité et de leur humanité.

Il faut donc compter avec cette nouvelle classe, une alliance nouvelle dynamique, ouverte, supranationale et mondiale née de l’expérience et du vécu pour défendre le même idéal et des intérêts Existentiels quasi identiques.

Seyré SIDIBE

CRIDEM

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