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APP s’opposera à toute “approbation illégale et anticonstitutionnelle en catimini” des réformes constitutionnelles par le Parlement
Essirage – Il circule ces derniers temps des rumeurs, de plus en plus insistantes et de moins en moins anonymes – puisqu’elles résonnent dans les couloirs de l’Assemblée Nationale et se font même entendre jusque dans l’hémicycle- quant à la remise en cause de la seule et unique décision qui aura véritablement réussi à dépasser démocratiquement, dans la sérénité et l’ordre, les divergences très nettement apparues au sujet de certaines propositions d’amendement de la Constitution.
Seul, en effet, l’argument de s’en remettre aux résultats du Suffrage Universel du Peuple exprimés à travers l’organisation d’un Referendum avait pu avoir la Force et la miraculeuse Vertu de mettre d’accord tous les antagonistes ; mais voilà que cette belle sortie serait en passe, selon les rumeurs persistantes, d’être remise en cause par une illégale et anticonstitutionnelle approbation, en catimini, desdits amendements par le Parlement réuni en Congrès.
Si une telle (dés)orientation devait se confirmer, Alliance populaire progressiste (A.P.P.) Affirme qu’il s’y Opposera Fermement, fidèle en cela à son objectif immuable de toujours contribuer dignement et sainement à la fondation d’un Etat de Droit véritable, démocratique et unitaire, parce que respectueux des Lois qui le fondent, des Engagements qu’il prend et des Accords qu’il signe,
Elle serait nulle et non avenue, parce que unilatérale, anticonstitutionnelle et en porte-à-faux avec les termes clairs du Document final du Dialogue qui vient de s’achever, le Président de la République n’ayant aucun pouvoir de passer outre un accord signé par des parties contractantes, quels que puissent être ses arguments.
En outre elle priverait le Dialogue du seul argument incontestable à opposer par les participants à leurs pourfendeurs, s’agissant des propositions d’amendements de la Constitution controversées. Réduire, en effet, le suffrage du peuple à celui d’une majorité politique automatique (partisane ou même pluri partisane) sera la preuve la plus patente du très faible intérêt que le pouvoir accorde à l’avis populaire, la majorité silencieuse et non politisée formant l’écrasante majorité des électeurs potentiels, même encadrés par les Partis.
Par ailleurs, l’objectif de A.P.P. quand nous poussons au Dialogue et quand nous y participons a toujours été l’espoir de donner au Pays L’Occasion d’un nouveau bon Départ, espoir qu’a renforcé la récente déclaration solennelle du Chef de l’Etat à propos du 3ème mandat ce qui offre, logiquement, L’Opportunité de solder tous les Comptes, surtout les mauvais, réels et innombrables.
Ce revirement serait inévitablement perçu par tous comme un retour au galop des mauvaises habitudes et oppose une fin de non recevoir à toute initiative de compromis transcendant, ce qui porterait un très grave préjudice à la paix et à la sécurité on ne peut plus fragilisées par les risques l’implosion économique, sociale, culturelle.
C’est pour toutes ces raisons que nous lançons solennellement un appel à toutes les bonnes volontés nationales, qu’elles soient de l’Opposition ou de la Majorité pour qu’elles s’unissent pour barrer la route à ce qui serait une nouvelle dérive autocratique fatalement suicidaire pour la démocratie et pour la République./-
Nouakchott 17/01/2017
Le bureau exécutif
cridem
Enseignement : L’intérêt est aux sous
Aujourd’hui, l’Etat semble avoir abandonné l’option d’incitation à la scolarisation universelle et à la promotion de l’enseignement et à l’acquisition du savoir. Jugez-en vous mêmes:
Pour se présenter au baccalauréat, il faut constituer un dossier qui, outre les charges du déplacement entre les bureaux et les longues attentes, vous coûtera au bas mot:
– une pièce d’identité à 1000 Ouguiyas,
– un extrait d’acte de naissance à 200 Ouguiyas. Et si vous disposez déjà d’un extrait, sachez qu’il ne sera accepté que lorsqu’il date de moins de 3 mois alors que rien n’est susceptible de changer dans cette pièce qui ne comprend que les données immuables de la filiation et les dates et lieux de naissance,
-il faut en plus deux timbres fiscaux de 200 UM chacun.
Voilà qui a fait dire à un usager en ma présence que ce qui importe pour les autorités actuelles, c’est le recouvrement et rien que le recouvrement, les sous et rien que les sous. « C’est comme si les pouvoirs publics, atteints de véritable boulimie, veulent mettre des bouchées doubles au risque d’appauvrir une population déjà déstabilisée par la hausse des prix », dit-il. Ici, lui dit son interlocuteur, vous voyez du n’importe quoi: vente d’écoles, de parcelles grignotées sur le patrimoine d’administrations publiques etc.., ajoutant qu’il est loin le temps où l’Etat encourageait le savoir, la scolarisation universelle et l’alphabétisation.
Aujourd’hui, l’intérêt est aux sous et seulement aux sous. Mais n’allez jamais penser que c’est parce qu’il y a un déficit de trésorerie! Le president, le général Abdelaziz et son argentier Ould Djay répètent à qui veut les entendre que le trésor dispose d’importantes réserves et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Vrai ou faux? Eux seuls savent ce qui en est. Mais si c’est vrai, l’Administration doit le prouver en allégeant les charges que doivent supporter les pauvres pour que leurs enfants puissent au moins se présenter au baccalauréat. Mieux, le « president des pauvres » doit penser aux pauvres et savoir que leur imposer des charges qu’ils ne peuvent supporter revient tout simplement à les exclure davantage, eux qui sont déjà exclus.
Passe qu’on encourage plus le savoir mais, au moins, qu’on ne le décourage pas!
Ely Abdellah
adrar-info
Ce qu’il faut retenir du sommet Afrique-France à Bamako
Le 27e sommet Afrique-France s’est clôturé samedi soir à Bamako. Adieux de François Hollande au continent, crise postélectorale en Gambie, polémique sur un enfant tué par les soldats français au Mali… Plusieurs sujets ont dominé les débats.
Les adieux de Hollande à ses pairs africains
Ce sommet Afrique-France était le dernier de François Hollande. Le président français, qui a annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat en mai, y a donc fait ses adieux à ses homologues africains. Il en a aussi profité pour vanter son bilan sur le continent, et en particulier au Mali, pays hôte de ce sommet, où il a pris une des décisions les plus importantes de son quinquennat : le déclenchement de l’opération Serval, le 11 janvier 2013.
Malmené en France, Hollande n’a pas boudé son plaisir à Bamako, où la plupart des chefs d’État et de gouvernement africains, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta en tête, lui ont témoigné leur reconnaissance, voire leur affection. Durant tout le sommet, IBK et son hôte francais ont rivalisé d’amabilités l’un envers l’autre. « De tous les chefs d’État français, il aura été celui dont le rapport à l’Afrique a été le plus loyal et le plus sincère », a par exemple déclaré le président malien, tandis que son homologue a affirmé qu’ »il y a peu d’exemples au monde comme celui du Mali, qui a été capable de se redresser aussi vite » après une telle crise.
Celui dont la politique africaine fut avant tout sécuritaire, avec des interventions militaires de grande ampleur au Mali, en Centrafrique, et dans plusieurs pays sahéliens, a par ailleurs insisté sur les liens solides qu’il a tissé avec le continent, où il a effectué une trentaine de voyages en cinq ans. « J’ai pour l’Afrique des sentiments intenses », a-t-il lâché à la conférence de presse de clôture du sommet, avant de reprendre la direction de Paris.
Un sommet réussi malgré la pression sécuritaire
François Hollande et Ibrahim Boubacar Keïta le disaient eux-mêmes : c’était un pari d’organiser un sommet international de cette envergure au Mali, où la situation sécuritaire est très précaire. À leur grande satisfaction, le défi a finalement été relevé sans incident et l’événement considéré comme réussi par la majorité des participants.
Il faut dire qu’un important dispositif de sécurité avait été mis en place dans Bamako, ville frappée par un attentat meurtrier le 20 novembre 2015, à l’hôtel Radisson Blu. Pour éviter toute attaque terroriste, plusieurs milliers de policiers, gendarmes, et militaires quadrillaient la ville, ponctuellement survolée par des drones et des hélicoptères. Les services de sécurité maliens ont notamment pu compter sur la collaboration de leurs homologues français pour assurer la sécurité de la trentaine de chefs d’État et de gouvernement présents.
Les sites d’accueil du sommet, ainsi que les grands hôtels hébergeant les délégations, avaient eux été sanctuarisés, prenant parfois des allures de bunker. De leur côté, les Bamakois n’avaient pas d’autre choix que de prendre leur mal en patience dans les bouchons, la plupart des grands axes de la capitale ayant été fermés à la circulation pendant 48 heures.
Le soutien affiché à Adama Barrow en Gambie
Les chefs d’État ouest-africains et François Hollande ont aussi profité de ce sommet pour afficher leur soutien à Adama Barrow, vainqueur de l’élection présidentielle du 1er décembre en Gambie face à Yahya Jammeh. Barrow a en effet été invité samedi au sommet en tant que « président élu ». Il s’agit là d’un nouveau signal fort envoyé à Jammeh, qui ne semble toujours pas décidé à quitter le pouvoir alors qu’approche la date butoir du 19 janvier, fin officielle de son mandat.
Après avoir participé au déjeuner officiel, Adama Barrow a pris part au mini-sommet organisé par les chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur la situation en Gambie. À la sortie, plusieurs ont affirmé qu’il fallait d’abord poursuivre les efforts de médiation en cours jusqu’au 19 janvier et qu’il était encore trop tôt pour envisager une éventuelle intervention militaire ouest-africaine en Gambie.
De son côté, Adama Barrow a été accueilli au Sénégal par Macky Sall, à la demande de la Cedeao. Il restera à Dakar jusqu’à son investiture, toujours espérée le 19 janvier à Banjul.
Polémique autour d’un enfant tué par les soldats français au Mali
C’est une polémique dont François Hollande et la délégation française se seraient bien passé en plein sommet Afrique-France à Bamako. Vendredi 13 janvier, quelques heures avant l’arrivée de Hollande dans la capitale malienne, Jeune Afrique révélait qu’un enfant de 10 ans avait été tué puis enterré en catimini par des soldats français lors d’une opération le 30 novembre près de Tessalit, dans le nord du Mali.
L’information a été confirmée le même jour par un communiqué du ministère français de la Défense, qui indiquait que des militaires de la force Barkhane avaient tué un individu « qui s’est avéré être un mineur » au cours d’une opération visant un « réseau de guetteurs agissant pour le compte d’un groupe armé terroriste ».
Présent à Bamako, Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, a fini par s’exprimer sur le sujet face aux journalistes. « Cette opération a été initiée car nous avions tous les éléments qui nous permettaient de conclure au fait que des engins explosifs improvisés (des mines, NDLR) allaient être déclenchés au passage d’un convoi logistique français », a-t-il expliqué, indiquant qu’il avait demandé une enquête de commandement – dont les résultats sont attendus d’ici début février – pour faire la lumière sur cette affaire.
Interrogé sur le sujet lors de la conférence de presse de clôture du sommet, samedi soir, François Hollande a déclaré que la France « n’avait rien à cacher » et rappelé qu’une enquête interne avait été rapidement ouverte sur les circonstances de la mort de cet enfant.
Auteur: jeuneafrique.com – Webnews
Hollande au sommet Afrique-France: “la France restera toujours au côté du Mali”
Romandie News – François Hollande a assuré samedi à l’ouverture du 27e Sommet Afrique-France à Bamako que Paris resterait “toujours au côté du Mali“, quatre ans presque jour pour jour après avoir ordonné une opération militaire française qui avait stoppé une offensive jihadiste dans le nord du pays sahélien.
“Je veux affirmer que la France restera toujours au côté du Mali jusqu’à l’aboutissement du processus de paix, jusqu’à ce que l’Etat malien puisse avoir son autorité respectée sur l’ensemble du territoire malien”, a lancé le chef de l’Etat devant une trentaine de dirigeants africains.
“Il y a quatre ans, presque jour pour jour, le forces maliennes, françaises, africaines étaient engagées pour reconquérir le Nord-Mali” alors que “la ville de Bamako était sous la menace d’une offensive terroriste de grande ampleur”, a-t-il rappel.
Tandis que “le peuple malien tremblait”, l’Europe “regardait parfois avec distance ce qui se passait au Mali, ne saisissant par toujours l’enjeu”, a-t-il relevé.
Mais à présent, s’est félicité François Hollande, “les terroristes ne contrôlent plus aucun territoire, la démocratie a repris son cours, les élections ont eu lieu(…), l’économie repart et la réconciliation avec les accords d’Alger est en cours”.
“C’est une leçon que vous adressez à la communauté internationale” mais aussi un message pour les “peuples martyrs” de Syrie, d’Irak ou de Libye, a-t-il enchaîné: “il y a de l’espoir, regardez vers le Mali!”.
François Hollande a achevé ce discours qui sera certainement son dernier grand discours sur le continent africain d’ici à la fin de son mandat en mai par une anaphore, sa figure de style de prédilection.
“Ensemble, la France, l’Afrique nous avons été capables de relever des défis et de faire avancer le monde (…), ensemble, l’Afrique, la France, nous avons été capables, aux Nations unies, de porter des objectifs de développement durable, l’Afrique, la France, ensemble, nous portons le message d’une réduction des inégalités à l’échelle planétaire”, s’est-il exclamé.
Le président français a poursuivi en évoquant une volonté “d’indépendance” partagée et la jeunesse qui est une “chance”.
François Hollande s’est aussi souvenu des “32 visites officielles” effectuées sur le sol africain au cours de son mandat. “Disant cela, je ressens un goût d’inachevé qui aurait dû, finalement, justifier d’autres prétentions”, a-t-il poursuivi dans une allusion à son renoncement à un second mandat.
“Je n’oublierai jamais les liens que nous avons pu tisser, personnels, humains, politiques” a-t-il ajouté, concluant ce discours-testament applaudi debout par les participants au sommet.
(©AFP / 14 janvier 2017 13h17)
Froid diplomatique entre la Mauritanie et la France
Les relations diplomatiques entre la Mauritanie et la France connaissent depuis quelques années un froid qui s’est manifesté par le manque de visite de grands responsables français à la Mauritanie, l’absence de celle-ci à plusieurs sommets organisés par la France et sa non participation à l’intervention militaire française au Nord Mali. Ce froid diplomatique entre les deux pays s’est aussi manifesté par le non renouvellement des contrats des experts militaires français qui sont rentrés chez eux en mai 2016. La polémique entre la France et la Mauritanie par communiqués interposés distillés de temps à autre par certains milieux dénotent d’une incompréhension au plan sécuritaire et militaire. En plus du communiqué du porte parole du ministre français de la défense relatif à l’intervention de la force Barkhane en territoire mauritanien et la réponse de l’armée mauritanienne, un communiqué de l’ambassade de France en Mauritanie mettant en garde ses compatriotes contre l’insécurité dans la capitale Mauritanienne auquel a répondu sur la TV officielle le directeur de la sureté de l’Etat, Sidi Ould Babe El Hassen. Tout comme les organisateurs du concours Vendée Globe en novembre 2016 ont mis en garde les concurrents de ne pas s’approcher des côtes mauritaniennes considérées comme peu sûres et de se placer au moins à cent kilomètres. Malgré la précision de l’ambassade de France en Mauritanie que l’origine de cette mise en garde n’est pas officielle, les organisateurs ont confirmé que leur prudence est fondée sur des informations fournies par les autorités françaises. Les relations diplomatiques entre la Mauritanie et la France ont commencé à se détériorer lorsque la France a qualifié de grandes zones du pays comme zones rouges très dangereuses à visiter par ses compatriotes, ce qui eût des conséquences désastreuses sur le secteur du tourisme en Mauritanie. Selon les sources d’Al Akhbar, le refroidissement des relations entre la Mauritanie et la France a commencé à la suite du refus de la Mauritanie de participer à l’opération Serval au Nord Mali. Un refus engendré par le désistement de François Hollande de visiter la Mauritanie comme il l’aurait promis à Ould Aziz lors de son évacuation en France en 2012 pour se soigner à la suite de la balle amie de Toueila. Les relations ont continué à se détériorer après l’absence d’Ould Abdel Aziz au sommet de Dakar et son refus d’envoyer trois mille soldats mauritaniens à placer dans la zone de Gao dans le cadre de l’opération Barkhane et se suffisant simplement d’envoyer des officiers à Bamako et Tombouctou en qualité d’experts et de conseillers pour travailler dans le cadre d’échange de renseignements avec la force internationale de l’opération. D’autres facteurs exogènes ont aussi interagi pour complexifier les relations entre Nouakchott et Paris, notamment le rapprochement entre le Sénégal et la France sur le compte de rapports équilibrés avec la Mauritanie et le grand réchauffement des relations entre la France et le Maroc, surtout au cours de l’avènement de Hollande à l’ombre de la crise silencieuse entre Nouakchott et Rabat qui dure depuis quelques années.
le calame



