Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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L’Editorial du Calame : Lettre à Aziz

L'Editorial du Calame : Lettre à AzizJe n’écris pas pour faire amende honorable ou mon mea culpa, je reste ce que j’ai toujours été : le pourfendeur d’une rectification catastrophique pour le pays. Certains ont considéré que je suis allé un peu trop fort et vite, ils commencent à se rendre compte que ce sont eux qui avaient fausse route, les rangs des déçus de l’Azizisme ne cessent de s’étoffer.

Et, certes, c’est dès le départ que j’ai essayé d’attirer l’attention sur les dangers que faisait courir, au pays, le retour des militaires au pouvoir, après une transition relativement réussie et l’élection d’un civil à la tête de l’Etat. Sans guère de succès au début, tant la populace et une partie de la classe politique étaient subjuguées par votre discours, si ouvertement « révolutionnaire », sur la lutte contre la gabegie, le détournement des deniers publics…

Ah, « président des pauvres », comme cela sonnait bien à leurs oreilles, largement majoritaires, hélas, en notre chère Mauritanie ! C’était suffisant pour vous faire élire. Cela sera, tout aussi certainement, pour vous faire maudire.

Car, « chassez le naturel, il revient au galop », vous êtes apparu rapidement sous votre vrai jour. Les marchés de gré à gré, si médiatiquement combattus, les premiers temps de votre règne, alors qu’ils n’étaient que l’exception, sont devenus la norme et votre clan a fait main basse sur le pays : centrales électriques, routes, barrages, aménagements agricoles, places publiques, écoles… rien n’échappe à sa boulimie.

La Mauritanie est à l’arrêt, l’ouguiya dégringole, jusqu’aux abysses, face aux devises étrangères, l’endettement atteint des records, la situation politique est bloquée, les partis d’opposition absents de l’Assemblée nationale, devenue, quant à elle, simple chambre d’enregistrement, après la suppression d’un Sénat dont le seul tort fut d’avoir rejeté vos amendements anticonstitutionnels et de tenter d’ouvrir la boîte de Pandore que constitue la Fondation Rahma…

Et, comme pour noircir un peu plus ce navrant tableau, une sécheresse implacable qui risque de décimer le cheptel et de jeter, dans nos villes déjà surpeuplées, des hordes de citoyens désemparés.

Je suis persuadé que cette lettre, comme mes précédentes, ne vous plaira pas. Mais c’est mon devoir de continuer à attirer votre attention, inlassablement, sur ce que notre pays endure. Vous n’avez, certes, plus que deux ans à tirer et, probablement, guère plus de temps pour rectifier le tir. Aurez-vous celui d’un départ, sinon honorable, du moins sans tumulte ?

Las, de quelle sortie votre compte à rebours a-t-il entamé le processus ? Au lieu de jouer l’apaisement, vous montez une cabale contre des sénateurs, des journalistes et des syndicalistes ! Avec en ligne de mire, celui qui vous a fait roi. Mohamed Ould Bouamatou, qui a fait avaler votre coup d’état à la communauté internationale et a contribué à votre élection à hauteur de milliards d’ouguiyas, a été contraint à l’exil 16 mois après votre investiture.

Il fait à présent l’objet d’un mandat d’arrêt international pour…. délit de mécénat. Tout comme son adjoint, Mohamed Ould Debagh que vous n’avez pas hésité à jeter en prison en 2013 et que vous avez, lui aussi, poussé à abandonner femme, enfants et affaires depuis six mois.

Vous ne pouviez pas vous tromper plus d’ultime combat. C’est contre le tribalisme et le népotisme, en plein âge d’or, depuis 2008 ; contre le favoritisme par la loi duquel on ne peut prétendre à rien, si l’on n’est pas adossé à un membre de votre club ; contre le régionalisme que vos plus proches collaborateurs pratiquent à merveille ; qu’il vous faudrait jeter vos dernières cartouches.

Vous avez fermé toutes les vannes de financement, pour étouffer la presse libre. Votre justice, qui devait être nôtre mais que vous avez vassalisée à l’outrance, m’a placé sous contrôle judiciaire, parce qu’un ami mécène a aidé le journal dont j’assume la direction, et vous n’hésiteriez pas, j’en suis sûr, à m’envoyer en prison, si vous en aviez la possibilité.

Mais, en tous les cas, vous ne me ferez pas taire, vous ne ferez jamais taire « Le Calame », journal le plus censuré de Mauritanie, au temps d’Ould Taya. Où est, aujourd’hui, celui dont les services prenaient un malin plaisir à nous saisir ? Où sera, demain, celui qui s’acharne à nous couper les vivres? Nul n’est éternel et il faudra bien, un jour, rendre comptes. Monsieur le président de votre petit club, j’ai, moi, la conscience, tranquille, d’agir pour notre pays tout entier.

Et, précision certes pas superflue, je ne vous ôterai jamais ce qui revient à tout citoyen qui sentirait lésé par quelque publication du Calame : le droit de réponse. Est-ce par mansuétude, mépris ou indigence d’arguments que vous oublieriez d’en faire usage ? Il doit certainement y avoir, entre ces trois hypothèses, au moins une vraie…

Ahmed Ould Cheikh 

Le calame

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Macron : “Le succès de la force conjointe est une obligation collective”

Macron : BBC Afrique – Le président français Emmanuel Macron a estimé mardi que “le succès de la force conjointe était une obligation collective” dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, après une rencontre à l’Elysée avec le président malien Ibrahim Boubakar Keita.

Emmanuel Macron a également insisté sur la nécessaire poursuite “d’un travail extrêmement important de retour des administrations et des services de base, de redéploiement de l’Etat sur l’ensemble du territoire malien afin de rétablir la confiance et la stabilité”.

Soutenue notamment par la France, la nouvelle force antijihadiste G5 Sahel (G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad)), formée de soldats de cinq pays de la région manque encore d’un financement et d’un mandat clairs, objets d’une réunion lundi du Conseil de sécurité de l’ONU.

La force conjointe doit atteindre d’ici à mars 2018 sa pleine capacité de 5.000 hommes, répartis en sept bataillons: deux pour le Mali et le Niger, et un pour le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie.

La ville de Sévaré, dans le centre du Mali, a été choisie pour accueillir le centre de commandement général, opérationnel depuis peu.

cridem

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G5 Sahel : Washington annonce 60 millions de dollars d’aide

G5 Sahel : Washington annonce 60 millions de dollars d'aideLes États-Unis se sont engagés, lundi, à apporter jusqu’à 60 millions de dollars d’aide au G5 Sahel, force conjointe de lutte contre le terrorisme. La France s’était lancée dans d’intenses tractations pour obtenir un soutien de Washington.

Un bailleur de fonds supplémentaire. Les États-Unis se sont engagés, lundi 30 octobre, à apporter jusqu’à 60 millions de dollars au G5 Sahel, la force antijhadiste pour le Sahel, a annoncé le secrétaire d’État américain Rex Tillerson.

La France dirige en parallèle une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU pour tenter de consolider l’aide à ce G5 Sahel, une force conjointe formée de soldats du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de Mauritanie.

“Pour vaincre le terrorisme, il faut s’assurer que les organisations terroristes ne bénéficient d’aucun refuge sur aucun continent”, estime Rex Tillerson dans un communiqué. “Dans cette optique, sous réserve de l’issue des consultations avec le Congrès, les États-Unis s’engagent aujourd’hui à soutenir pour un montant pouvant atteindre 60 millions de dollars les efforts antiterroristes de la Force conjointe du G5 Sahel, ajoute-t-il.

Selon lui, ces fonds vont “renforcer nos partenaires régionaux dans leur combat pour assurer la sécurité et la stabilité” face au groupe jihadiste État islamique et aux autres “réseaux terroristes”. “C’est un combat que nous devons gagner, et cet argent va jouer un rôle-clé pour y parvenir”, insiste le chef de la diplomatie américaine.

Le département d’État n’a pas précisé dans l’immédiat s’il s’agit d’une aide bilatérale aux pays concernés où s’il s’agit d’un soutien financier par le biais des Nations unies. Paris souhaitait obtenir l’aide logistique et financière de l’ONU, ce à quoi les Américains, premiers contributeurs de l’organisation, s’opposaient jusqu’ici.

Dans son communiqué, Rex Tillerson salue les efforts de la France, engagée militairement dans cette région d’Afrique très instable avec l’opération Barkhane et à la manœuvre pour renforcer le G5 Sahel. Mais il ne participera pas en personne, lundi, à New York, à la réunion de l’ONU, dirigée par son homologue français Jean-Yves Le Drian. Les États-Unis seront représentés par leur ambassadrice auprès des Nations unies, Nikki Haley.

Avec AFP

France24

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La dette et le doute politique menacent la croissance dans les pays subsahariens

La dette et le doute politique menacent la croissance dans les pays subsahariensDans un rapport publié ce lundi, le fonds monétaire international met en garde contre l’accroissement des dettes et les dangers politiques dans les grandes économies, ce qui est de nature à influer négativement dans l’avenir sur la croissance.

Le rapport estime cependant que la croissance économique dans la zone subsaharienne passera de 2,6% en 2017 à 3,4 l’année prochaine.

Le Nigéria et l’Afrique du Sud, les deux plus grandes économies subsahariennes, doutent du fait du flou politique lié au mandat de leurs chefs d’état.

Le FMI estime que la bonne campagne et l’amélioration de la production pétrolière au Nigéria amélioreront pour plus de la moitié de la croissance de la région cette année, au moment où la croissance sera dopée par l’accroissement des activités de l’industrialisation et une meilleure campagne agricole  en Afrique du Sud de même que l’amélioration de la production pétrolière en Angola.

Seulement le doute politique plane sur le Nigéria, où la santé du président Mohamed Bouhari fait planer des doutes sur sa capacité à diriger la plus grande économie du continent.

En Afrique du Sud, le président Jacob Zouma fait face lui aussi à des scandales dont des présomptions de corruption avant le congrès de son parti, l’ANC, en décembre prochain, pour le choix de son successeur.

Ces situations, selon le rapport du FMI, sont de nature à dissuader les investisseurs et à décourager les consommateurs.

Le FMI table sur une croissance de 3,4% en 2018, mais la tendance restera en deçà des précédentes à l’horizon de 2019.

La dette augmentera pour atteindre 53% du produit intérieur brut cette année, alors qu’elle était de seulement 48% en 2016.

Autre danger pour les économies du continent, les dettes contractées par les états auprès des banques locales, une situation qui devra entraîner des perturbations du secteur financier local et alimentera l’inflation.

Les coûts du service de la dette ont également augmenté, mais l’augmentation du niveau de la dette complique davantage les horizons économiques pour 6 pays de la région, notamment le Zimbabwe qui connait un manque criant de devises.

Selon le FMI le fardeau du service de la dette se ressentira davantage dans les pays producteurs de pétrole, où elle absorbera 60% des recettes gouvernementales en 2017.
 

SAHARAMEDIAS

 
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Coopération France /Mauritanie : Service de Sécurité Intérieure

Résultat de recherche d'images pour Le service de sécurité intérieure (SSI) appartient à la direction de la coopération internationale (DCI) du ministère de l’Intérieur.

Celle-ci rassemble policiers, gendarmes et experts de la sécurité civile au sein d’une même structure qui est la seule représentante du ministère à l’étranger. Cette direction couvre actuellement 157 pays au moyen de 74 implantations de services de sécurité intérieure.

A Nouakchott, le SSI de Mauritanie se compose de 5 personnels expatriés, assistés par deux employés locaux. Il est dirigé par un commissaire de police, attaché de sécurité intérieure. L’équipe compte également deux officiers : un gendarme, conseiller du chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale et un policier, expert en sûreté aéroportuaire et immigration irrégulière ; et deux gradés, un policier spécialiste du crime organisé et un gendarme conseiller du chef du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale.

Le SSI déploie une coopération technique soutenue avec les forces de sécurité intérieure mauritaniennes. Il la met notamment en œuvre avec la police, la gendarmerie, la garde nationale et la protection civile mauritaniennes ainsi qu’avec le groupement chargé de la sécurité des routes. Plusieurs dizaines d’actions sont organisées chaque année. Qu’il s’agisse de formations sur place ou en France, de séminaires, de visites, de dons en matériels, le but est de soutenir le développement du partenaire et de l’accompagner structurellement.

En plus de la coopération technique, le SSI collabore opérationnellement avec les différentes forces sur tous les sujets concernant la sécurité intérieure des deux pays.

Le SSI apporte enfin son soutien au développement des actions du G5 Sahel.

Source : service de presse de l’ambassade de France

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