Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Rapport de Human Rights Watch : Encore des choses à faire

altUne mission de Human Rights Watch a présenté lundi 12 février 2018 au siège du FONADH devant la presse et plusieurs membres d’associations de la société civile mauritanienne un rapport de 70 pages rédigé en sept chapitres allant d’un résumé à des recommandations au gouvernement mauritanien en passant par un contexte essentiellement marqué par l’esclavage, d’une part, et par l’expropriation des terres et du droit de citoyenneté, d’autre part. Le rapport traite aussi des restrictions imposées aux organisations de la société civile et du cadre juridique à travers l’évocation des obligations juridiques internationales de la Mauritanie sur la base des lois nationales et des conventions, chartes et traités internationaux auxquels le pays a souscrit par la ratification de ces textes. Selon le rapport, les délicats problèmes des droits humains qui se posent en Mauritanie seraient engendrés fondamentalement par les questions liées aux castes et à l’ethnicité. Aussi, le rapport s’intéresse-t-il à la manière dont les autorités mauritaniennes traitent les organisations dont la prolifération (plus d’un millier) constitue une preuve selon les responsables du gouvernement rencontrés par une délégation de Human Rights Watch en 2017 du dynamisme de la société civile ainsi que du respect des droits de l’homme par les autorités. Celles là mêmes, déclare le rapport, qui reconnaissent « d’une manière vague et générale que des agents de l’Etat ont commis de graves abus pendant le passif humanitaire. Toutefois elles soutiennent avoir rendu la justice et octroyé des réparations aux victimes ». Le rapport mentionne que les associations de défense de ces victimes continuent de dénoncer la loi d’amnistie de 1993 qui accorde l’immunité aux auteurs des si graves violations des droits humains perpétrées entre 1989 et 1991. Dans la partie intitulée ‘’affaires judiciaires relatives à la liberté d’expression’’ le rapport cite l’affaire du bloggeur Mohamed Cheikh Ould M’Khaitir et de l’ancien colonel de la garde Oumar Ould Beibacar retraité en juillet 2015 et mis sous contrôle judiciaire sur la base d’accusations fondées sur la loi relative à la lutte contre le terrorisme. Au chapitre des associations de lutte contre l’esclavage, le rapport rappelle que la Mauritanie n’a aboli l’esclavage qu’en 1981 avant de le criminaliser en 2007 et de lui dédier des cours spéciales ayant pour compétence de juger ses affaires. Le rapport mentionne que les deux principales organisations de lutte pour l’éradication de l’esclavage, notamment SOS ESCLAVES (reconnue) et IRA (non reconnue) réfutent entièrement ce discours officiel et affirment à qui veut l’entendre que l’esclavage existe bel et bien en pratiques. Par rapport aux obstacles à l’obtention de la pleine citoyenneté, le rapport évoque le recensement biométrique lancé en 2011 et qui serait selon l’autre organisation très active et non reconnue, TOUCHE PAS A MA NATIONALITE (TPNM) un processus éthiquement discriminatoire ayant pour objectif de saper la citoyenneté des Noirs de Mauritanie. Enfin, le rapport a formulé onze recommandations au gouvernement mauritanien dont la première est l’annulation de la condamnation de Mohamed Cheikh Ould M’Khaitir puis la remise en liberté des deux militants d’IRA détenus à Bir Moghrein, la clôture des poursuites à l’encontre d’Ould Beibacar, l’abrogation de toutes les dispositions du code pénal prévoyant la peine de mort, respecter le droit de réunion pacifique, harmoniser toute la législation mauritanienne y compris les articles 57 et 58 du code pénal avec les dispositions de la loi contre la torture de 2015 qui prévoit le droit des détenus à un avocat dés le début de toute période de détention et enregistrer officiellement toute organisation pacifique de la société civile ayant fait une telle demande.

le calame

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Le président mauritanien invité par les pêcheurs de “Guet N’Dar” à les visiter

 Le président mauritanien invité par les pêcheurs de Les pêcheurs de Saint Louis du Sénégal ont déclaré qu’ils seraient heureux si le président Mohamed O. Abdel Aziz leur rendait visite dans leur célèbre quartier « Guet N’Dar » à Saint louis, réaffirmant leur satisfaction quant aux résultats de la visite effectuée à Nouakchott par le chef de l’état sénégalais Macky Sall la semaine dernière.

Les pêcheurs sénégalais, après quelques jours de grande inquiétude, se sont réjouis de l’annonce faite, lors de la visite du président Macky Sall à Nouakchott, de la signature prochaine d’un nouvel accord de pêche avant mars prochain.

L’association pour la défense des intérêts des pêcheurs de Saint Louis s’est déclarée dimanche satisfaite des résultats de la visite du président sénégalais et elle a remercié les autorités mauritaniennes pour l’attention portée à leurs problèmes.

Le porte parole de cette association des pêcheurs sénégalais a déclaré que ceux-ci souhaitent accueillir le chef de l’état mauritanien dans leur quartier afin dit-il que l’ensemble des malentendus entre les deux peuples frères soient dissipés.

L’association qui a salué la conclusion de l’accord de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie a cependant demandé au ministre sénégalais des pêches et de l’économie maritime de revoir la constitution des comités de pêche.

Elle souhaite que soient inclus dans ces comités des personnalités hautement considérées et agrées par les habitants de Guet N’Dar pour les prochaines négociations relatives à la pêche.

Pour cette association c’est le mauvais choix des personnes au sein de ces comités qui est à l’origine des problèmes avec la Mauritanie.

La principale doléance des pêcheurs de Guet N’Dar est l’obtention d’une licence de pêche dans les eaux territoriales mauritaniennes depuis que celles dont ils disposaient avaient été retirées en 2015, après l’expiration de l’accord de pêche entre les deux pays.

La Mauritanie avait justifiée sa décision de ne pas renouveler les licences des pêcheurs sénégalais par l’adoption d’une nouvelle stratégie du secteur qui réserve le monopole de la pêche dans les eaux territoriales du pays aux seuls nationaux.

Les autorités mauritaniennes ont fait preuve d’une grande fermeté dans l’application de cette mesure, notamment dans la zone frontalière avec le Sénégal, où, selon les informations de Sahara Media, 4800 embarcations sénégalaises avaient été arraisonnées par les gardes côtes mauritaniens depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.

Pour leur part les gardes côtes mauritaniens ont annoncé la semaine dernière avoir intercepté 108 embarcations de pêcheurs sénégalais et arrêté 930 pêcheurs en majorité du quartier de Guet N’Dar.

Les habitants de ce quartier se souviennent des victimes des poursuites engagées par les gardes côtes mauritaniens contre les pêcheurs qui opéraient illégalement dans les eaux territoriales mauritaniennes, une dizaine selon un responsable du comité des pêcheurs.

La dernière victime de ces poursuites est un jeune de 19 ans dont les funérailles se sont déroulées quelques jours avant la visite en Mauritanie du président Macky Sall.

L’incident qui lui a coûté la vie aura en tout cas permis de relancer le dossier de l’accord de pêche avec la Mauritanie, et donc il nouvel espoir pour la communauté de Guet N’Dar qui devra bénéficier de nouveau de licences de pêches dans les eaux territoriales mauritaniennes.

Un accord annoncé pour le mois prochain.  

saharamedias

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La loupe : Dakar /Nouakchott : “Le linge sale se lave en famille”

La loupe : Dakar /Nouakchott : La visite de deux jours du Président Macky Sall à Nouakchott a permis de réchauffer les relations diplomatiques entre la Mauritanie et le Sénégal.

Mais au regard de la complexité des dossiers compilés sur la table des négociations, les chances d’un règlement global d’une crise récurrente et toujours latente constituent des sérieux défis à relever. Cependant la volonté politique et les intérêts économiques pourraient au moins calmer les susceptibilités et contenir les passions de manière durable et plus sereine.

Quand la diplomatie prend de la hauteur les désaccords se dissipent, le peuple retrouve espoir et la confiance renait. L’entente entre des voisins condamnés à vivre ensemble a besoin d’une sentinelle vigilante soutenue par une clairvoyance politique que ni les discours fumigènes, ni les oiseaux de mauvaises augurent ne sauraient aliéner.

Il appartient aux dirigeants de trouver les mécanismes juridiques appropriés en vue de consolider la paix. A ce titre, il urge d’élaborer un cadre global prenant en charge l’ensemble des problèmes générateurs de différends frontaliers. Que ce soit les ressources halieutiques, le champ gazier, la transhumance, l’agriculture, les échanges commerciaux, les trafics fluviaux et terrestres etc.

Des experts des deux pays doivent pouvoir présenter des schémas bien réfléchis pour orienter les décisions politiques communes. La remise à niveau des accords qui viennent d’être signés dans le communiqué conjoint ayant sanctionné la visité du président Sénégalais, est en soi un signe de redynamisation des relations de bon voisinage entre les deux rives.

Mais pour que ces accords portent leurs fruits, il faut des outils d’accompagnement bien conçus facilitant leur mise en œuvre. Il ne sert à rien de gérer des crises au coup par coup mais plutôt de manière pérenne. Il est évident que le degré zéro n’est pas assuré. Cependant il est possible de réduire au plus bas les risques de résurgence des conflits qui tirent leur source dans le laxisme des autorités frontalières et les préjugés anachroniques et autres instincts grégaires.

Laver le linge sale en famille telle a consisté la démarche des deux chefs d’Etat mauritanien et sénégalais visant à exhorter leurs peuples à cultiver l’esprit de tolérance et de bon voisinage. Les mots ne manquaient pas pour rétablir la confiance de part et d’autre, le tout dans un élan de dépassement. Les actes, c’est encore mieux. L’incident regrettable qui s’était produit a très vite été étouffé grâce au sang froid observé par les deux peuples mas aussi par la volonté politique des deux gouvernements.

Nos Nations sont très fragiles pour laisser s’installer les crises. Les exemples ne manquent pas pour nous rappeler que la paix est plus lente à construire que la destruction aveugle. Nous avons tellement de défis à réaliser face aux imprévisibles et nombreuses calamités qui menacent l’humanité. Et en cas de danger nous devons compter sur nous au lieu d’attendre que d’autres viennent au secours ! Ainsi le linge sale doit se laver en famille. Mais faudrait-il une bonne lessive …

CTD

http://le-renovateur.net

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Ould Abdel Aziz : les relations entre la Mauritanie et le Sénégal sont excellentes

ALAKHBAR (Nouakchott) – Les relations entre la Mauritanie et le Sénégal sont relations enracinées et excellentes tirant leur force de l’histoire commune longue et riche, du voisinage géographique et des liens spirituels, religieux, culturels mais aussi politiques, économiques et sociaux qu’entretiennent les deux peuples », a indiqué samedi le président mauritanien.  Mohamed Ould Abdel Aziz était en conférence avec son homologue sénégalais Macky sall

« La visite que le Président Macky Sall vient d’effectuer en Mauritanie traduit la volonté commune des deux Chefs d’Etat de renforcer et de consolider les excellentes relations bilatérales tissées entre les deux pays frères », a ajouté Ould Abdel Aziz.

Le président mauritanien de poursuivre: « Nos entretiens bilatéraux et les échanges entre les deux délégations d’accompagnement ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives de nature à impulser la coopération fructueuse entre les deux parties dans différents domaines pour servir nos intérêts mutuels ».

alakhbar

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Mauritanie : Répression à l’encontre de défenseurs des droits humains

Human Rights Watch a le plaisir de vous inviter à une conférence de presse à l’occasion de la publication d’un nouveau rapport intitulé « Ethnicité, discrimination et autres lignes rouges : Répression à l’encontre de défenseurs des droits humains en Mauritanie », le lundi 12 février 2018, à 11h00 au siège du FONADH (Forum des organisations nationales des droits humains en Mauritanie), ilôt C, no : 379 Tevragh Zeina,, à Nouakchott.

Les organisations de défense des droits humains et les activistes en Mauritanie ont une certaine marge de manœuvre. Cependant, les organisations et activistes qui travaillent ouvertement sur des questions politiques sensibles telles que l’ethnicité, la discrimination, l’esclavage et ses séquelles, ainsi que sur la responsabilité pour les crimes graves commis par les acteurs étatiques entre 1989 et 1991, sont pris pour cibles par la répression en cours. Les autorités refusent d’accorder un statut juridique à certaines de ces organisations, entravant ainsi leurs activités. Des activistes ont été arrêtés pour avoir manifesté pacifiquement ; d’autres ont été condamnés à des peines de prison au terme de procès inéquitables.

Le rapport, qui sera rendu public le 12 février, examine l’arsenal de lois et de pratiques répressives employées pour entraver l’activisme en faveur des droits humains, et exhorte le gouvernement de la Mauritanie à prendre un certain nombre de mesures pour garantir les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion, ainsi qu’à remettre en liberté des activistes injustement emprisonnés.

Quoi ?  ​Publication du rapport de Human Rights Watch « Ethnicité, discrimination et autres lignes rouges : Répression à l’encontre de défenseurs des droits humains en Mauritanie »

Qui ?  ​Eric Goldstein, Directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch
Candy Ofime, Titulaire d’une bourse Sandler, division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch

Quand ?  ​Lundi 12 février 2018

​11h00 – 12h30

Où? ​ Au siège du FONADH (Forum des organisations nationales des droits humains en Mauritanie),

 ilôt C, no : 379 Tevragh Zeina, à Nouakchott.

 

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