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Mamoudou Samboly Ba : Mythe Et Mérite
Le grand fondateur s’en est allé le 4 janvier 2012. Longtemps opposant, il fera partie de l’équipe des fondateurs puis sera une victime collatérale des événements de 1966, avant de se retirer de la vie politique. Nous avons eu le privilège de le côtoyer, de travailler avec lui en coulisse et de recueillir ses confidences pour nos recherches et sa biographie.
Mais au fond, que sait-on de cet homme qui fut grand témoin de l’histoire de notre pays ?
Né en réalité le 8 janvier 1920, Mamoudou Samboly Ba a effectué sa scolarité à l’école élémentaire de Kaédi avant de rejoindre l’école supérieure Blanchot à Saint-Louis pour des études secondaires puis l’École Normale des Instituteurs de Sébikotane au Sénégal.
Il n’eut guère le temps d’exercer cette fonction, car il fut aussitôt enrôlé dans l’armée coloniale avec son ami de toujours le Professeur Assane Seck (Ministre à plusieurs reprises sous le régime socialiste) jusqu’en 1946. Une amitié qui remonte à leur scolarité à l’école Blanchot. L’homme s’est donc forgé dans le vrai sens du terme et son itinéraire présageait un avenir politique significatif pour son pays d’origine.
À la fin de la grande guerre, il rejoint Dakar, siège du gouvernement de l’Afrique de l’Ouest, entre dans l’administration coloniale en qualité de cadre au cabinet du Haut Commissaire, puis à la Mairie de Dakar, avant d’être affecté à la direction des Finances à Saint-Louis. Cette affectation prend l’allure d’une « sanction » que seule l’analyse historique nous permettra de démêler. Elle mérite d’être étudiée pour mieux comprendre les enjeux et les fondements des décisions que l’homme allait prendre par la suite. En attendant déclinons quelques éléments d’appréciation de son engagement politique.
Opposant, il choisira sa vraie patrie : 1948-1957
Son retour coïncide avec un moment où se joue le destin du futur territoire la Mauritanie : l’élection en 1946 à l’Assemblée nationale française du futur représentant de la Mauritanie. Il intègre dans cette perspective une association d’anciens élèves des écoles coloniales, sortants pour la plupart de William Ponty, tous originaires de la vallée, deux rives confondues pour « créer un climat familial ». C’est le point de départ de son engagement politique qui le situera d’entrée dans l’opposition.
En effet, membre de l’Union Générale des Originaires de la Vallée du Fleuve (UGOVAF), il contribuera avec d’autres à faire évoluer à partir de 1947 cette organisation vers la défense des intérêts de la communauté noire en territoire de Mauritanie. C’est ainsi que lors du renouvellement de ses instances en 1948, se dégageront deux tendances, dont une incarnée par les « futurs mauritaniens » qui finiront par la quitter pour créer l’Entente Mauritanienne. C’est en compagnie de Samba Gandéga, avec qui il vient de quitter l’UGOVAF, qu’il rejoindra un groupe de Mauritaniens (NDiawar Sarr, Diéri Sidibé, Dey Ould Sidi Baba…) pour fonder en 1950 l’Entente Mauritanienne, présidée par Horma Ould Babana. Ce parti, qui n’avait pas les faveurs de l’administration coloniale, participera aux élections législatives de juin 1951 et janvier 1956 contre l’Union Progressiste Mauritanienne (UPM) de Sidi El Mokhtar NDiaye puis de Moktar Ould Daddah qui en prendra les commandes avec la bénédiction de la puissance coloniale. L’Entente perdra, bien sûr, ces élections.
Après sa défaite de janvier 1956, Horma Ould Babana s’en va de l’Entente, rejoint le Maroc et s’aligne sur les positions du parti marocain de l’Istiqlal puis officielles du Maroc qui avait des visées territoriales sur la Mauritanie. Mamoudou Samboly Ba pour sa part, quitte l’Entente et fonde le Bloc Démocratique du Gorgol (BDG) à Kaédi en 1956.
Ce parti, sensible aux idées fédéralistes de Senghor, serait-il un des ancêtres de la mouvance négro–africaine actuelle ? Toujours est-il que, son fondateur ne sera que toléré dans la mouvance gouvernementale.
Expérience gouvernementale et parlementaire : 1959-1966
Fort de ses expériences successives à l’UGOVAF et à l’Entente puis de son ancrage au BDG, c’est en poids lourd qu’il arrive au Congrès d’Aleg, tenu du 2 au 5 mai 1958. Moktar Ould Daddah l’a bien compris, qui l’invita au dépassement des clivages pour la mise en place d’un regroupement des forces politiques au sein du Parti du Regroupement Mauritanien (PRM). Le PRM deviendra le Parti du Peuple Mauritanien (PPM – parti unique) qui dirigera notre pays jusqu’au coup d’État militaire du 10 juillet 1978.
À l’issue de ce congrès, la Mauritanie s’est dotée d’une Constitution dite du 22 mars 1959 et d’un deuxième gouvernement (de dix membres) dans lequel il fera son entrée pour occuper le portefeuille de l’Urbanisme et l’Habitat aux côtés d’Amadou Diadié Samba Diom Ba, seul Noir membre du premier Conseil de Gouvernement (qui en comptait cinq) et qui l’a parrainé : la cooptation et l’entrée de Dey Ould Sidi Baba, transfuge lui aussi de l’Entente Mauritanienne, dans le Conseil de Gouvernement furent ainsi compensées. Dey Ould Sidi Baba finit malgré tout par rejoindre Horma ould Babana au Maroc. Il deviendra Président de l’Assemblée Nationale Chérifienne.
Le 29 septembre 1961, avec la mise en place du troisième gouvernement (onze membres) qui a vu l’entrée du Docteur Bocar Alpha Ba comme Ministre de la Santé, Mamoudou Samboly Ba est nommé Ministre des Finances. Il deviendra plus tard Président de l’Assemblée Nationale.
Parenthèse brutale d’une carrière politique : 1966
La création du PRM n’a pas dissipé pour autant les revendications des Noirs. Celles-ci passeront même de la représentativité proportionnelle à la remise en cause de la cohabitation.
Ainsi, en 1963, des dizaines de cadres Noirs, déçus de la suite réservée aux résolutions du Congrès d’Aleg et regroupés au sein de l’Union Générale des Originaires de la Mauritanie du Sud (UGOMS) expriment ceci, dans un document remis à Moktar Ould Daddah, Chef de l’Etat : « Nous ressortissants de la Mauritanie noire, adjurons le Congrès, le Parlement et le Chef de l’Etat de réviser immédiatement les structures de l’Etat, dans un sens Fédéral pour répondre à la volonté du pays ».
Dans le sillage de l’UGOMS, en février 1966, 19 cadres noirs (dont ses proches par la parenté) rédigent et publient le Manifeste dit des 19 dans lequel, ils dénoncent comme l’UGOMS la place réservée à leur communauté, tirent la sonnette d’alarme et demandent une meilleure répartition des pouvoirs. La sortie de ce Manifeste provoqua une guerre civile.
Mamoudou Samboly Ba prit sur lui l’initiative d’aller voir Moktar Ould Daddah pour lui demander que les inquiétudes exprimées par les jeunes cadres puissent être entendues et prises en charge. Mais, Moktar Ould Daddah, qui le soupçonnait d’être en intelligence avec certains auteurs de ce Manifeste et qui n’a rien oublié à la fois de son passé d’opposant et de son penchant pour la création d’un État Fédéral, le démit de sa fonction de Président de l’Assemblée Nationale et le muta à Chinguetti comme Chef de Subdivision, sous les ordres de quelqu’un qu’il est amené à former.
Un communiqué laconique du Bureau Politique National (BPN) du parti unique, à l’issue de sa réunion du 21 février 1966, tente de maquiller cette éviction en ces termes : « le BNP constate la démission en blanc de Ba Mamoudou Samboly qui, n’étant plus Député, cesse d’être Président de l’Assemblée Nationale ». Quelques semaines plus tard, il sera mis fin à la fonction ministérielle (Développement) d’Elimane Kane. C’est la fin d’une carrière politique et le début d’une autre : les affaires. Mais la politique n’était jamais loin pour ce symbole respecté.
Avec son benjamin Bocar Alpha Ba, il a repris avec succès les établissements Lacombe et a créé la Société Mauritanienne du Bâtiment (SoMaBat) offrant ainsi des emplois à des dizaines de personnes. La gestion très sociale de ces entreprises a permis à de nombreuses familles de vivre dignement et à des jeunes d’avoir un métier.
Mythe et mérite
Le nom et l’image de Mamoudou Samboly Ba restent associés à la fondation de la Mauritanie et au Congrès d’Aleg. L’opinion publique Fuutanke, noire de façon générale traumatisée et qui avait besoin de fabriquer des héros historiques ou de trouver un bouc émissaire, parle de lui comme l’homme qui a refusé d’assumer la fonction de Président de la République qui lui était tout naturellement accessible, ouverte, donc comme responsable de la « souffrance de sa communauté ». En réalité, il n’en est rien.
Il est indispensable d’interroger l’histoire pour mieux saisir toutes les subtilités qui alimentent cette mise à l’écart et les supputations qui en découlent. Les enjeux et les intrigues, qu’elles alimentent pour les positionnements dans une Mauritanie encore fragile, en sont pour quelque chose. En tout cas ce qui est sûr c’est que Mamoudou Samboly Ba ne peut être soupçonné de manque de patriotisme car quand le bruit de la défection de Horma Ould Babana commença à circuler, il n’hésita pas à dire à son désormais ex-camarade qu’il leur était impossible de continuer à le soutenir si son option pour rejoindre le Maroc au détriment de l’indépendance de la Mauritanie s’avère. Il est d’ailleurs aberrant de continuer à penser à cette éventualité dans la mesure où déjà dans les années 1950 quand Mamoudou Samboly Ba rencontre Moktar Ould Daddah, sur la demande de ce dernier, à Saint-Louis, le destin du «père de la nation» était déjà scellé. Dans son témoignage d’autres éléments permettront d’apprécier à sa juste valeur ce qui s’est passé au moment de sa mise à l’écart. De toute façon, l’administration coloniale avait choisi son homme, Moktar ould Daddah, et le pouvoir devait échoir à ce dernier comme si c’était naturel.
La longévité de Mamoudou Samboly Ba et son silence ont fini par créer un mythe. Dès 1985, nous avions engagé un travail d’approche, poursuivi sous une autre forme une fois en exil. L’un des coauteurs de ce témoignage, Abderrahmane Ngaïdé « Bassel », sur la demande pressante de notre Professeur Abdoulaye Bathily, avait entrepris des entretiens avec l’homme en juin 2008. Des circonstances particulières ont stoppé ces entretiens et d’autres en retardent la production. Notre grand témoin rompra le silence une nouvelle fois en 2010, lors de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance nationale. Cette «confession» consignée sera publiée très prochainement dans un cadre scientifique. Il prend sur lui l’engagement ferme de réaliser ce début de travail historique que la génération d’historiens d’aujourd’hui doit entreprendre de manière impérative. L’objectif est de réaliser un livre d’entretiens avec l’ancien président de l’Assemblée Nationale mauritanienne.
Cet inlassable combattant, lutta de toutes ses forces pour empêcher la déportation en 1989 de nombreuses familles. Il a permis la restitution des biens confisqués de plusieurs autres. Ces évènements l’ont meurtri au point qu’il n’a pas hésité la même année à sillonner, avec les regrettés Aboubakry Kalidou Ba et Baba Gallé Wone, la sous-région ouest africaine pour tenter de mettre fin à ce qui représentait à ses yeux une véritable catastrophe.
Ils eurent la sagesse de nous y associer, ainsi que certains de nos camarades en exil forcé. C’est donc un des derniers témoins de la construction de notre pays, au parcours atypique qui disparait. Sa mémoire – comme celles de tous les fondateurs – mérite d’être partagée, sauvegardée. Il importe pour cela que la jeunesse s’intéresse à ceux encore vivants qui peuvent témoigner sur le parcours d’hommes qui, par leur position et leur courage, ont vécu sous l’ombre de l’anonymat. Mamoudou Samboly Ba fait partie de ces hommes. Il est parti après avoir traversé presque un siècle, emportant avec lui des souvenirs inestimables. Aujourd’hui, les enregistrements en possession d’Abderrahmane Ngaïdé seront exploités, dans les limites qu’exige la déontologie du chercheur, pour commémorer ce patriote que l’histoire mauritanienne doit célébrer.
Sur un plan symbolique, il serait presque exigé du patron de la Communauté Urbaine de Nouakchott, associé aux autorités centrales, de lui consacrer une artère à son nom, à l’instar de son alter égo Moktar Ould Daddah. Ce serait un hommage bien mérité pour un grand patriote, membre fondateur de la nation mauritanienne.
Réhabiliter toutes les figures historiques nationales, serait non seulement reconnaître leur mérite, mais inscrire dans notre mémoire collective le souvenir d’hommes et de femmes qui ont participé à la proclamation de notre souveraineté nationale à un moment crucial de notre histoire.
Que son âme repose en paix dans cette terre qui l’a vu naître et pour laquelle il s’est tant dépensé. Amine.
Abderrahmane Ngaïdé, Boubacar Diagana & Ciré Ba
Dans la même rubrique, vous pouvez lire Tijane Bal, les raisons d’un deui
Les médecins décident à l’unanimité de continuer la grève
Le bureau exécutif du syndicat des médecins spécialistes mauritaniens s’est réuni le dimanche 20 mai en session ordinaire comme tous les week-ends. Ordre du jour : évaluation de la grève, perspectives et programme de la semaine prochaine.
– Le bureau demande à tous les adhérents d’être plus patients, plus de solidarité, cohésion et persévérance dans cette optique d’impasse qui plane.
– insiste sur la diffusion des messages sur les réseaux sociaux, messages clés, succincts, lisibles et compréhensibles par tous visant à mieux vulgariser et faire entendre notre cause.
– Réitère sa volonté d’aller jusqu’au bout de nos revendications justes par les moyens disponibles.
– l’organisation d’un sit-in à l’hôpital Zayed le mardi à 10h.
– après concertation, mûre réflexion et débat sur les demandes de nos collègues et exigences de nos employeurs en privé; la balance était pour l’autorisation de l’exercice privé à partir du lundi 14 mai 2018.
– Le bureau n’épargnera aucun effort pour rendre l’accès facile aux soins pour les plus démunis. Les idées des uns et des autres sont toujours les bienvenues.
Notre force est dans notre unité.
Le bureau exécutif
le calame
Mauritanie-Nigéria : les Mourabitounes juniors ont rendez-vous avec l’histoire!
Towdsport – Rien qu’un tour et un adversaire de taille, le Nigéria, pour un rendez-vous historique entre la Mauritanie et une phase finale continentale, la CAN U-20 prévue en 2019 au Niger.
En effet, après avoir éliminé le Maroc, puis la Guinée, il ne reste aux Mourabitounes qu’un dernier exploit face aux Supers Eagles Juniors, en juillet prochain. Le Nigéria qui s’était défait de la Guinée-Bissau dimanche 20 mai dernier par 1-0 (2-2 au match Aller).
Cette rencontre entre les Mourabitounes et les Supers Eagles Juniors est le match phare de ce 3ème et dernier tour qualificatif de la CAN U-20 Niger 2019. Pour les Mauritaniens, c’est presqu’une finale avant la lettre, puisqu’aucune équipe mauritanienne n’a jamais atteint ce stade de compétition. De quoi fournir à Baye Bâ, le coach malien de la sélection nationale junior des arguments solides pour gonfler à bloc ses protégés.
Au total, quatorze équipes se sont qualifiées la semaine dernière pour l’ultime étape des éliminatoires. Il s’agit du Sénégal, du Mali, de la Mauritanie, du Nigéria, Cameroun, Afrique du Sud, Zambie, Ghana, Bénin, Burkina Faso, Gabon, Burundi, Malawi et le Congo. Les sept qualifiés rejoindront le Niger pour les phases finales.
A noter que parmi les demi-finalistes de l’édition 2017, trois sont présents à cette ultime épreuve, Sénégal, Afrique du Sud et Zambie. Seule la Guinée est absente suite à son élimination par la Mauritanie.
Qui sont les Super Eagles Juniors
L’équipe U-20 du Nigéria, prochain adversaire des Mourabitounes, est sept fois championne d’Afrique (dernier titre en 2015). C’est la première équipe africaine à atteindre la finale de la Coupe du monde des moins de 20 ans à deux reprises, en 1989 et en 2005, après 11 qualifications.
Cheikh Aïdara
Avertissement (rectificatif)
Flamnet présente ses excuses aux lecteurs et au camarade Samba Thiam-président des FPC , après lui avoir prêté par erreur l’article « AVERTISSEMENT ». L’auteur de l’article en question est Cheikh Tidiane Ndiaye, un Prof –chercheur en Histoire à l’UCAD.
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TEXTE DE L’ARTICLE DE CHEIKH TIDIANE N’DIAYE
AVERTISSEMENT
Chers amis, j’ai le regret de constater que dans vos échanges sur ma page, l’antisémitisme s’invite à mon grand regret. Il est notoirement connu que ma démarche de chercheur objectif, n’implique ni engagement politique, ni concurrence des mémoires, encore moins le conflit israélo-palestinien. Cependant, nombre d’Africains s’impliquent dans cette nébuleuse, en ignorant tout sur sa genèse, pour pouvoir comprendre la complexité de son évolution actuelle. Aussi, la réalité est que dans cette région du monde, il y eut les Philistins. Ces hommes venus du nord sont apparus dans des sources égyptiennes au XIIe siècle av. J.-C. et présentés comme des ennemis de l’Égypte . Ils faisaient partie des « peuples de la mer. » C’est après leurs affrontements avec les Égyptiens, que ces Philistins se sont fixés sur la bande côtière du sud-ouest de la terre de Canaan, c’est-à-dire dans une région longeant la Méditerranée depuis l’actuelle bande de Gaza jusqu’à Jaffa. Les dernières mentions des Philistins datent du IIème siècle av JC. Dans le premier livre des Maccabées. Leur langue était indo-européenne. En fait pour rétablir une vérité anthropologique et historique, il faut dire que le nom de « Palestine » est un dérivé de ce mot « Philistin », qui signifie en hébreu : « envahisseur ». C’est après la révolte des Juifs contre les Romains (révolte dite de Bar Kokhba (132-136 après J.-C.), que l’empereur Hadrien a donné au pays des juifs le nom de Palestine, voulant les punir pour s’être révoltés contre lui. Puis après la partition de 1948 par l’ONU, les Juifs ont abandonné ce nom, pour reprendre celui, originel, d’Israël. La terre d’Israël, appelée terre sainte par les chrétiens, correspond au pays de Canaan. Elle a de tout temps, joué un rôle central dans l’histoire des Juifs, si bien qu’ils l’appellent souvent familièrement ארץ – Eretz (terre). À toute époque, malgré exil et massacres, il y a eu une vie juive en terre d’Israël. Dans l’Antiquité, cette terre juive depuis des millénaires, fut sans cesse envahie, par les Babyloniens, les croisés, les Ottomans et les Arabes. Pourtant malgré l’exil de nombre de ses populations, pendant les dix derniers siècles, les Juifs étaient encore majoritaires sur leur terre.
Ils connurent cependant, un triste sort dans leurs exils. Du terrible été 1096 à Prague, Worms ou Spire, en passant par le supplice de la cité anglicane de York en 1186 ou l’annexion de Polotzk par Ivan le Terrible, jusqu’à la sinistre entreprise de « solution finale », sortie des cerveaux malades des Nazis, les hommes et les femmes de ce peuple seront persécutés presque partout où ils s’implanteront. Alors un très lent mouvement de retour de leurs diasporas vers la terre d’Israël, s’est produit ensuite. Il est devenu significatif à partir de l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492. Ce mouvement va s’accélérer à la fin du XVIIème siècle puis nettement avec la naissance du sionisme à la fin du XIXème. Les Juifs ont retrouvé leur souveraineté sur leur terre ancestrale avec la renaissance de l’État d’Israël en 1948. Toute autre présence non juive sur cette terre, résulte d’invasions étrangères notamment arabe. Le problème est qu’ils sont « rentrés » dans leur pays, mais des populations non juives y vivaient aussi depuis 13 siècles. La complexité du problème réside dans le fait qu’au regard du droit du sang, ce pays appartient entièrement aux Juifs depuis toujours. Mais au regard du droit du sol les « Palestiniens » peuvent aussi le revendiquer, ou au moins en partie. L’ONU en a tenu compte avec sa partition du pays en 1948. Ben Gourion et les dirigeants israéliens l’ont accepté de bonne foi, mais les Palestiniens aidés par les autres pays arabes l’ont refusé. Ils préféré résoudre le problème, en engageant 4 guerres, qu’ils ont toutes perdues. Une telle complexité explique le silence plus que gêné, de tous les pays arabes environnants. Alors que viennent faire les Africains dans cette « Nébuleuse » ? Chers amis, ma page Facebook ne doit pas servir de lieu d’affrontements pour cela. Je supprimerai toute intervention sur cette question parce que, hors sujet…
Mais en PS, je vous dirais chers amis africains, si vous voulez vous mêler des problèmes de cette région, commencez par vous intéresser au sort que les Palestiniens réservent à leurs compatriotes noirs. Contrairement à celui des Falachas en Israël, aujourd’hui respectés et bien intégrés. Ceci pendant que les Palestiniens noirs à Gaza ou en Cisjordanie souffrent le Martyr, méprisés, marginalisés voire même cachés. Vous avez sans doute raison de dénoncer les graves bavures de l’armée israélienne, comme d’autres ailleurs. Mais lorsque je verrai vos posts dénoncer aussi le sort réservé aux Noirs dans tous les pays arabomusulmans, notamment en Palestine, je vous prendrai au sérieux, “Fumisterie quand tu nous tiens” En attendant recevez respectueusement de ma part, le mot de Cambronne…
Cheikh Tidiane Ndiaye
Tiré de sa page facebook
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Mise au point!
L’article paru ces jours portant sur l’histoire de la Palestine avec ma photo n’est pas de moi, mais de Cheikh Tidiane Ndiaye, un historien chercheur a l’’UCAD de Dakar.
Il s’est produit une erreur de communication … vous voudrez bien nous excuser …
Samba Thiam, President des FPC
Cavalcade de l’UPR : Une implantation porteuse de dangers
Parti Arc-en-Ciel – Depuis quelques semaines, les mauritaniens ont été embarqués par la campagne menée tambour battant par le parti au pouvoir, l’Union pour la République(UPR).
En effet toutes les attentions se sont focalisées sur cette campagne inédite, réalisée avec un faste insolent et ce au moment où les mauritaniens qui se sont conduits comme des moutons de Panurge font face à l’une des pires années de sécheresse.
C’est ainsi que c’est en cette période de disette, où le monde rural se meurt à petit feu et où la plupart des citoyens tirent le diable par la queue, que ce parti-état, a décidé de déployer la grosse artillerie pour lancer une véritable OPA sur le terrain politique en achetant à coup de liasses les cartes d’identités, d’hypothétiques militants.
Et au finish, les résultats de cette inscription à pas forcés ont dépassé tous les records avec plus d’un million d’inscrits à l’UPR, un chiffre sur lequel n’aurait jamais parié le plus doué des auteurs de science-fiction.
Jusque-là, on avait les tristement célèbres scores à la soviétique avec parfois 99, 99%, et là on aura désormais dans le Guiness des records les scores à la mauritanienne avec l’UPR qui fait la prouesse de ravir la vedette aux soviétiques, pour afficher plus de 100%.
C’est à se demander comment ce parti jusque-là présenté comme surendettée a pu mobiliser des milliards d’ouguiyas en un temps record; des milliards qui ont servi à financer des extravagances dignes d’un compte des Mille et une nuit, à l’image de ces grands banquets offerts ça et là sur toute l’étendue du territoire.
Tout cet argent dépensé à tour de bras aurait pu servir à renforcer le plan d’urgence dont l’effet semble si limité, que certains éleveurs en sont arrivés à offrir des crottes de chameau à leurs animaux.
Autre conséquence non moins fâcheuse de cette campagne d’implantation, c’est le fait qu’elle a semé partout les germes de la division et a réveillé les vieux démons du tribalisme et de l’éthnicisme.
Partout on a assisté à de chaudes empoignades.
Les cadres du parti qui se sont lancés dans l’arène ne se sont pas fait de cadeau et tous les coups bas étaient de mise.
Ministres, hommes d’affaires, cadres de la haute administration, officiers supérieurs de l’armée, tout ce beau monde se livre à une lutte sans merci pour conquérir une parcelle de pouvoir au sein du parti et partant du pouvoir.
Il s’agit là comme on le voit d’un véritable cocktail explosif, qui si l’on n’en prend garde risque de faire voler en éclats l’équilibre précaire de notre pays.
Il y a lieu donc de s’alarmer d’une telle situation et Arc-en-ciel étant un lanceur d’alertes, nous demandons aux différents protagonistes de mettre en veilleuse leurs intérêts personnels et de mettre en avant pour une fois les intérêts supérieurs de la nation.
De ce fait, nous en appelons à l’intervention du président de la République en sa qualité de garant de l’intérêt du pays et du bien être des citoyens de mettre fin à cette cavalcade qui n’est autre q’une opération de gabegie grandeur nature qui menace d’ébranler les fondements de l’unité et de la stabilité de notre cher pays.
Alassane Hamady Soma Ba, dit Balas
Président du PMC Arc en ciel
CRIDEM




