Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Fosses communes au Mali: la société civile attend des sanctions

altC’est une reconnaissance rare de la part des autorités concernant des exactions commises par l’armée. Mardi 19 juin, le ministère de la Défense du Mali a reconnu l’implication de militaires des forces armées dans les évènements de Nantaka et Kobaka, deux localités près de Mopti, dans le centre du pays. Deux charniers y ont été découverts. Dedans, 25 corps, des hommes peuls. Ce n’est pas la première fois que les forces armées et de sécurité du Mali (FAMAS) sont soupçonnées de commettre des exactions à l’encontre de la communauté peule. Aujourd’hui, les militants des droits de l’homme demandent des sanctions.

L’incident de Nantaka et Kobaka n’est pas isolé. En mars déjà, six corps étaient découverts dans un charnier vers le village de Dogo, dans le cercle de Youwarou, toujours près de Mopti. Quelques heures plus tôt, ces commerçants peuls avaient été arrêtés par les soldats maliens.

A chaque incident, le ministère de la Défense lance une enquête, mais pour l’heure aucune sanction n’a été prononcée. Selon maître Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme, le cas de Nantaka et Kobaka sera différent : « J’ai confiance dans le ministre de la Défense, cette fois-ci il sera obligé de sévir, nous n’en doutons même pas. Nous pensons qu’il doit aller jusqu’au bout. Bien avant ce cas-là il y a eu beaucoup de présomptions d’exactions reprochées à l’armée malienne, et comme c’est toujours les communautés  peules qui le rapportaient, on ne prenait pas ça au sérieux. Cette fois-ci il est allé sur le terrain et il a vu le charnier au centre du Mali ».

Un optimisme que ne partage pas Hamadoun Dicko, président de l’association de jeunesse peule, Tabital Pulaaku. « Ils vont nous faire croire qu’ils vont sanctionner, ils vont nous dire qu’ils ont mené une enquête, que les coupables seront traduits en justice,  et ils vont être jugés, mais pas de suite, dossier classé… C’est comme ça d’habitude… Tous les jours nous découvrons des fosses communes ».

Mardi, le chef d’état-major des armées s’est rendu sur les lieux  pour diligenter « les procédures réglementaires ». Aucun détail sur ces procédures n’a été communiqué.

RFI

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En Mauritanie, la question nationale a droit de Veto

Participer à des élections administrées, c’est accepter la corruptionLes combats menés par certains partis autour de la question nationale vise à restaurer la conscience historique des noirs salie par des violations innommables des droits de l’Homme, de sortir de la servitude volontaire des négres de service qui prônent l’oubli, de la restauration de notre véritable fierté à la place des pratiques humiliantes auxquelles nous invite les négres de services et leurs employeurs, et tout le système économique de prédation qui nous gouverne….

Qui ne le sait pas ? L’état s’est engagé depuis toujours dans des pratiques humiliantes et dégradantes que sont, entre autres, l’exclusion systémique de tous les noirs, l’expropriation foncière et la spéculation dans la vallée, les tracasseries quotidiennes qui ciblent la majorité noire, la promotion de la pauvreté, toutes choses qui méritent que les opposants dignes et les mauritaniens soucieux se mobilisent. …

Pour y arriver, il ne sert à rien d’aller à des élections pour jouer aux tiers complaisant ou de se lancer dans des alliances paradoxales mais plutôt aller aux tréfonds de soi et de la société pour dénouer les chaines de notre aliénation aux schèmes des « dominateurs » du jour ; Aliénation qui se traduit invariablement par des démissions progressives et pernicieuses de l’élite politique.

Un travail immédiat être à faire. Il ne sera pas facile et il n’est pas surement donné à tous car il interroge nos consciences et interpelle nos pratiques quotidiennes rendues évidentes par l’état dans lequel se trouve toutes nos structures que sont nos partis politiques, nos regroupements associatifs, nos organisations apolitiques et humanitaires, bref notre société.

Mais je reste convaincu que ce travail difficile est la voix de salut mais il doit rester et il doit être STRATEGIQUE et non pas revendicatif et réactionnaire.

ADAMA NGAIDE. USA. NEW-YORK

 

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Hier AC-APP,aujourd’hui IRA/RAG-SAWAB,le devenir hratin n’est pas Kaw encore moins Ciré.

Hier AC-APP, aujourd’hui IRA/RAG-SAWAB : Les Harratines quel devenir ? Surtout en quoi sont-ils accusés ?Chers amis pour la liberté, je reviens à vous après ce déluge de fureur et de feu  versés par certains courtiers et pensionnaires des hôtels en occident et aux Amériques sur la communauté haratine. Ces abonnés à l’exil volontaire ont majoritairement obtenu leurs papiers en se réclamant des haratines courant le risque de  la servitude chez eux, pire certains même avaient demandé à l’office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de refuser les papiers au doyen Docteur Mohamed Yahye Ould Ciré.

Certainement le contenu du  point de vue succinct qui sera développé en quelques lignes ne manquera pas d’heurter  la sensibilité de certaines rancœurs à l’affut mais le mal est déjà fait et la réaction devait lui être à la hauteur, Patience!

Oui, sachez de prime à bord que je ne suis motivé d’aucun agenda de défense d’un homme avec qui je ne partage désormais que l’ascendance servile ,l’idéologie d’une initiative créée voilà il y’a 10 ans passés  et l’idéal d’une Mauritanie égalitaire ni  d’aucune intention de vengeance,   encore moins de rancune contre mes cousins de race Halpoularens car avec eux je partage  la souffrance du martyr et de la discrimination mais aussi la paix de l’âme vivante et  morte, n’oubliez pas  que je suis né dans les environs de tékane (diwanTékane) terre de mes ancêtres  mais aussi  les ancêtres  de Moustapha Boli Kane dit Seidou Kane et de mon président de parti Dr Hamidou Baba Kane ( hamdou pour les intimes). Encore une fois de plus ces propos ne sont point  généralisant mais justes  dressés contre les mauvaises langues auxquelles il faut rendre la dent.

La communauté haratine, comme disait feu Seidoukane : « elle est  aujourd’hui à la fois désirable et redoutée de la classe politique mauritanienne qui cherche soit à s’inscrire dans son mouvement d’émancipation pour ne pas être surprise  le moment venu soit à la manipuler dans ses intérêts ».

C’est vrai, cette communauté  forte de plus 50%, même si on sait que les statistiques sont un secret d’Etat surtout en Mauritanie est racialement noire et linguistiquement Hassanophone ce qui fait d’elle un groupe propice d’enjeu de  rapport de force et de représentativité démographique entre deux communauté qui, depuis l’aube des temps se regardent en chien de faïence. Mais ce qui est révélateur aujourd’hui, se sont les deux bords extrêmes de ces deux  segments  imbus de chauvinisme, et de condescendance particulièrement contre l’élite d’origine servile, sur laquelle ils versent leurs diatribes haineuses et méprisantes, et il n’est pas rare d’entendre les uns dire HARDANI KO HARDANI TANE et les autres IBEIID ITEM LA IBEIID ; les uns  la considèrent comme étant le bras séculier et l’instrument de frappe de ceux qui ont le monopole des pouvoirs( j’ai encore dans l’esprit comme c’était hier en 2007 dans la salle de conférence de l’IPG à Dakar lors des journées culturelles de l’institut les propos tenus devant plusieurs nationalités par le professeur Aberhamane N’gaidé : « les haratines à ascendance servile furent et ce depuis toujours les exécutants des basse et sales  besognes de la communauté beyadane contre nous les noirs en Mauritanie » . Reprenant la parole l’éminent   professeur  a été surpris par les vérités d’un hartani certes d’allures peulh de visu les tirant certainement de l’un de mes ancêtres côté grand-mère maternel un dénommé Sambe Elvoulani (Sambe le peulh) qui avait débarqué dans le sud Mauritanien milieu des années 1800 ; les autres la prennent comme le danger du futur surtout avec le rapprochement enregistré ces dernières années avec leur ennemis de toujours. Les uns veulent qu’elle soit avec eux et les autres veulent qu’elle soit  contre les autres, bref, je leur répondrai par ce que disait le professeur journaliste Mohamed Sneibe petit frère du martyr Sidi Jaber dans l’une de ses brillantes interviews, il faut laisser les haratines êtres eux même.

Par ailleurs et caressant le rêve du feu Moustapha Boli Kane qui le tenait à cœur, la création d’un lien organique entre tous  les opprimés, j’avais plusieurs fois à titre individuel entrepris des initiatives  de rapprochement IRA-MPR ; la dernière datant de plus de  2 ans était officielle car mandat a été donné à seidou Kane Junior et moi par le directoire du parti pour le même objectif. Malheureusement ces tentatives sont restées vaines. Pour rappel le MPR est le seul parti qui reconnait dans sa Déclaration de Politique Générale (DPG) les haratine en tant que communauté entièrement à part. Après l’autodafé de certains livres du rite  malékite alors que l’exécutif avait brandis des menaces sévères le 28-4-2012 devant une foule de couleur venue à la présidence ; menaces réitérées en conseil des ministres le 3-5-2012 à l’encontre des auteurs de cette incinération, en ces  moments difficiles le Président Kane Hamidou Baba dans une émission sur la TVM dénommée Elhiwar (Dialogue), alors que le MPR appartenait à la majorité présidentielle, était le premier à prendre la défensive de Biram et compagnons. Nonobstant ceci nous au parti, nous n’avons pas été offusqués par l’alliance RAG/IRA-SAWAB, au contraire nous leurs avons souhaité bonne chance, estimant ce rapprochement comme étant une station de lutte comme les autres et que seule l’histoire jugera. Notre souhait que cette alliance ne mettra pas  ce qui reste de la ferveur  abolitionniste qui avait galvanisé tant de  foules et suscité beaucoup d’espoir  dans les forces des  ténèbres comme ce qui fut AC en son temps, d’autant plus que l’un des artisans de cette dernière alliance en la personne d’Oumar Ould Yalli était aussi un des responsables du pacte AC-APP.

Attention ! Les erreurs en politiques se payent cash.

Les haratines ne sont pas dédouanés car en partie ils sont responsables du trébuchement de leur lutte. Dans une contribution passée intitulée « Les Harratines : Communauté entre l’enclume et le marteau, parcours de lutte », j’avais écrit : « les initiatives et alliances contre nature à dessins électoraliste et politique, à intérêt individuel ou groupal, les luttes de positionnement et de leadership au détriment de la cause principale aboutissent dans la plus part des cas à l’éclatement des structures et à la dispersion des forces ».

 

En fin je dirai à qui  veut l’entendre, je peux comprendre l’amertume et le remord  de certains mais jamais  leur accepter l’offense de ma communauté la leur aussi (les Harratines); et que la marche de ces derniers vers leur émancipation demeurera irréversible car ses enfants nés dans les Adwabas et la périphérie excédée ont grandi et appris.

A bon entendeur salut!

Maham Ould Youssouf membre fondateur du Mouvement Pour la Refondation(MPR)

Et Président de sa  Commission des droits de l’homme

Guidumakha.com

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En Mauritanie, c’est Aziz qui s’enrichit!

En Mauritanie, c’est Aziz qui s’enrichit!Mondafrique – La famille Aziz continue à resserrer son emprise sur les principaux rouages de l’économie mauritanienne. Mohamed Ould Abdel Aziz passe le plus clair de son temps à s’enrichir et à enrichir son cercle familial le plus proche alors que la majorité de la population vit dans pauvreté immense.

Lors de la présente livraison nous avons voulu revisiter cette thématique et actualiser nos connaissances et les vôtres, sur ce processus d’accumulation qui semble accaparer le clan Aziz et le souder.

Dans un fameux discours, Aziz faisait le serment devant les Mauritaniens de renouveler la classe politique et la classe économique à la fois. Treize ans après, nous pouvons attester que la classe économique a été renouvelée, de fond en comble.

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Renouvelée et réduite à l’entourage proche de Ould Abdel Aziz. Voici quelques exemples de ce renouvellement à marche forcée, qui mit à la tête de notre économie une bande de prête-noms gravitant autour d’un général à l’appétit abyssal.

Le Port Autonome de Nouakchott (PAN)

Il y a moins de quinze ans se côtoyaient sur le terreplein du Port Autonome de Nouakchott, la SMPN (Société Mauritanienne de Pêche et de Navigation), la SAMMA (Société d’Accompagnement et de Manutention en Mauritanie), la SEP (Société d’Equipements Portuaires), MAERSK, la SOGECO et bien d’autres.

Aujourd’hui, le grand manitou du PAN s’appelle Med Abdallahi Ould Iyaha qui opère sous le pavillon de la très influente MAURILOG (MAURItanienne de LOGistique). Ayant acquis plus de douze hectares de quai et de terrepleins stratégiques du domaine portuaire, c’est la MAURILOG qui fait la pluie et le beau temps au PAN.

Associé à SHENKER et au Chinois HONDONG (tristement célèbre par ses licences de pêche plus que douteuses), Ould Iyaha est le maître incontesté de cette porte d’accès maritime à la Mauritanie, au Mali et à une partie du Burkina Faso.

Il partage le domaine portuaire avec d’autres prête-noms de la Azizie tels Ould Ghadda, Ould Dewla et Ould M’Sabou.

L’idée, de moins en moins implicite, serait, pour le clan Aziz, de se positionner pour le contrôle de la logistique, de la maintenance et de la fourniture du marché de l’exploitation et de l’exportation des hydrocarbures qui s’annoncent prometteurs en Mauritanie et dans d’autres pays de la sous-région.

C’est ainsi que les futurs opérateurs étrangers dans le domaine des hydrocarbures (BP, Total,…) ont été instamment encouragés à nouer les plus fortes collaborations avec MAURILOG.

C’est aussi l’objet de la Convention d’Etablissement approuvée en Conseil des Ministre le 23 novembre 2017 entre l’Etat mauritanien et l’OPM-Groupe (Opérateurs Portuaires Mauritaniens) qui regroupe tous les prête-noms et porte-flingues de Ould Abdel Aziz. Cette convention porte sur 16,6 millions de dollars.

Les boutiques, toujours des boutiques

Les artères de la Capitales se couvrent de barrettes de boutiques. Des « marchés » apparaissent un peu partout.

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Là ce sont les rangées de boutiques et d’appartements bâtis sur le terrain annexé à l’Ecole de Police sur l’avenue Moctar Ould Daddah. Sur la photo du bas, une autre barrette de boutiques construites sur le terrain de ce que fut l’Ecole Marché.

 

 

 

 

 

alt

Cette rangée de boutiques est située tout près du Marché dit «de la Capitale» qui est le marché historique de Nouakchott. Les Nouakchottois ne se lassent pas de se raconter l’histoire du «Marché de la Capitale». Après avoir été débouté par la justice qui donna raison aux propriétaires et exploitants du «Marché de la Capitale» qui refusent de quitter les lieux, le clan Aziz décida de s’y prendre autrement.

Pour obliger les commerçants du « Marche Capitale » d’accepter que ce dernier soit démoli et reconstruit selon leur volonté et à leur bénéfice exclusif, les prête-noms de Aziz entreprirent de construire pas moins de deux nouveaux « marchés », un au sud (celui sur la photo) et l’autre à l’ouest (à l’emplacement de l’ancienne « fanfare »).

C’est là un exemple classique des méthodes mafieuses de ceux qui nous gouvernent. Si tu ne te plie pas à ma volonté, je te tue à coups de concurrence déloyale.

Toujours à Nouakchott, la bande à Aziz investit massivement dans l’immobilier locatif en important le concept, nouveau, de quartier résidentiel pour personnes fortunées.

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Cette photo montre une résidence de 12 villas en cours d’achèvement sur ce que fut la terre des Cheibany, de l’autre côté de la rue par rapport à l’hôpital Bouamatou.

Pour financer tous ces investissements dans l’immobilier (boutiques et appartements), la famille Aziz est en train de se doter d’outils de gestion financière, tels des banques et des établissements bancaires.

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L’immeuble surmonté d’une coupole est celui de la BFI (Banque de Finances Islamiques) dont la propriétaire ne serait autre que la Première Dame, Tekeyber Mint Malainine.

 

 

 

alt

Cette photo est celle de la BMI (Banque Mauritanienne pour l’Industrie) dont le capital serait détenu directement ou indirectement par Aziz et opérée par le fameux Zeine El Abidine Ould Ahmed Mahmoud.
Ces banques permettent au clan Aziz d’accéder aux devises et à financer les opérations à l’intérieur et à l’extérieur de la Mauritanie. Elles sont très utiles, par exemple, pour l’achat et la gestion des propriétés multiples au Maroc, en France et aux Emirats.

Nous apprenons, par ailleurs, que le marché du nouveau Palais des Congrès, octroyé de la façon la plus opaque et la plus irrégulière possible à l’un de ses proches, a été l’occasion, pour le clan Aziz, de faire rentrer, sans aucun droit de douane, des dizaines de milliers de tonnes de fer à béton qui seront écoulés sur le marché ou qui serviront à construire d’autres boutiques.

Mais Nouakchott n’est pas la seule ville qui intéresse les Aziz. Il y a aussi Nouadhibou, la capitale économique de la Mauritanie. Comme par hasard, tous les anciens bâtiments administratifs, les terrains, les réserves foncières dont l’Autorité de la Zone Franche a décidé (ou à reçu l’ordre) de se séparer, n’ont trouvé preneur en dehors du cercle rapproché de Ould Abdel Aziz (la Première Dame, le Gendre…).

Bientôt vont y pousser des résidences, des boutiques et des Malls commerciaux. Nous reviendrons en détail sur le cas de Nouadhibou dans une prochaine livraison.

Les origines de la fortune

Les Mauritaniens observent, incrédules, l’ascension fulgurante d’une poignée d’hommes et de femmes, presque tous jusque-là inconnus, et se demandent comment une telle fortune a pu être amassée en si peu de temps par des individus que ne distinguent ni l’intelligence, ni le courage et encore moins le niveau d’étude.

Au moment où la sécheresse décime leur cheptel, anéantit leurs champs et les réduits à la pauvreté la plus noire, ils voient les ballets de grues faire pousser, tels des champignons, des boutiques et des résidences un peu partout à Nouakchott

Mais les Mauritaniens savent que les salaires cumulés de toute une vie d’officier supérieur de l’armée nationale ne peuvent, en aucun cas, permettre de construire ne serait-ce que l’immeuble de la banque destinée à gérer les biens mal acquis de la Première Dame.

Les Mauritaniens savent aussi que cette Première Dame était, il y a moins de quinze ans, gérante d’un Hammam situé dans un quartier miséreux du Ksar (voir photo). Son président de mari, Mohamed Ould Abdel Aziz, était connu pour s’adonner à un trafic bien particulier, celui du bois des prosopis en provenance du Parc de la Présidence qu’il apportait pour faire fonctionner le four du Hammam de Tekeyber.

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Les portes, juste avant la façade peinte en vert, sont celles de l’ancien Hammam de la Première Dame. Son mari était champion en matière de trafic de bois venant du Parc de la Présidence, du temps où il était chargé de la sûreté présidentielle (BASEP). On mesure la fulgurance de l’ascension économique et sociale en comparant la situation où était ce couple, il y a vingt ans, à sa situation actuelle.

 

avec l’Observatoire des Biens et Avoirs Mal Acquis

 

Source : Mondafrique
Via Cridem

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En Mauritanie, c’est Aziz qui s’enrichit!

En Mauritanie, c’est Aziz qui s’enrichit!Mondafrique – La famille Aziz continue à resserrer son emprise sur les principaux rouages de l’économie mauritanienne. Mohamed Ould Abdel Aziz passe le plus clair de son temps à s’enrichir et à enrichir son cercle familial le plus proche alors que la majorité de la population vit dans pauvreté immense.

Lors de la présente livraison nous avons voulu revisiter cette thématique et actualiser nos connaissances et les vôtres, sur ce processus d’accumulation qui semble accaparer le clan Aziz et le souder.

Dans un fameux discours, Aziz faisait le serment devant les Mauritaniens de renouveler la classe politique et la classe économique à la fois. Treize ans après, nous pouvons attester que la classe économique a été renouvelée, de fond en comble.

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Renouvelée et réduite à l’entourage proche de Ould Abdel Aziz. Voici quelques exemples de ce renouvellement à marche forcée, qui mit à la tête de notre économie une bande de prête-noms gravitant autour d’un général à l’appétit abyssal.

Le Port Autonome de Nouakchott (PAN)

Il y a moins de quinze ans se côtoyaient sur le terreplein du Port Autonome de Nouakchott, la SMPN (Société Mauritanienne de Pêche et de Navigation), la SAMMA (Société d’Accompagnement et de Manutention en Mauritanie), la SEP (Société d’Equipements Portuaires), MAERSK, la SOGECO et bien d’autres.

Aujourd’hui, le grand manitou du PAN s’appelle Med Abdallahi Ould Iyaha qui opère sous le pavillon de la très influente MAURILOG (MAURItanienne de LOGistique). Ayant acquis plus de douze hectares de quai et de terrepleins stratégiques du domaine portuaire, c’est la MAURILOG qui fait la pluie et le beau temps au PAN.

Associé à SHENKER et au Chinois HONDONG (tristement célèbre par ses licences de pêche plus que douteuses), Ould Iyaha est le maître incontesté de cette porte d’accès maritime à la Mauritanie, au Mali et à une partie du Burkina Faso.

Il partage le domaine portuaire avec d’autres prête-noms de la Azizie tels Ould Ghadda, Ould Dewla et Ould M’Sabou.

L’idée, de moins en moins implicite, serait, pour le clan Aziz, de se positionner pour le contrôle de la logistique, de la maintenance et de la fourniture du marché de l’exploitation et de l’exportation des hydrocarbures qui s’annoncent prometteurs en Mauritanie et dans d’autres pays de la sous-région.

C’est ainsi que les futurs opérateurs étrangers dans le domaine des hydrocarbures (BP, Total,…) ont été instamment encouragés à nouer les plus fortes collaborations avec MAURILOG.

C’est aussi l’objet de la Convention d’Etablissement approuvée en Conseil des Ministre le 23 novembre 2017 entre l’Etat mauritanien et l’OPM-Groupe (Opérateurs Portuaires Mauritaniens) qui regroupe tous les prête-noms et porte-flingues de Ould Abdel Aziz. Cette convention porte sur 16,6 millions de dollars.

Les boutiques, toujours des boutiques

Les artères de la Capitales se couvrent de barrettes de boutiques. Des « marchés » apparaissent un peu partout.

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Là ce sont les rangées de boutiques et d’appartements bâtis sur le terrain annexé à l’Ecole de Police sur l’avenue Moctar Ould Daddah. Sur la photo du bas, une autre barrette de boutiques construites sur le terrain de ce que fut l’Ecole Marché.

 

 

 

 

 

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Cette rangée de boutiques est située tout près du Marché dit «de la Capitale» qui est le marché historique de Nouakchott. Les Nouakchottois ne se lassent pas de se raconter l’histoire du «Marché de la Capitale». Après avoir été débouté par la justice qui donna raison aux propriétaires et exploitants du «Marché de la Capitale» qui refusent de quitter les lieux, le clan Aziz décida de s’y prendre autrement.

Pour obliger les commerçants du « Marche Capitale » d’accepter que ce dernier soit démoli et reconstruit selon leur volonté et à leur bénéfice exclusif, les prête-noms de Aziz entreprirent de construire pas moins de deux nouveaux « marchés », un au sud (celui sur la photo) et l’autre à l’ouest (à l’emplacement de l’ancienne « fanfare »).

C’est là un exemple classique des méthodes mafieuses de ceux qui nous gouvernent. Si tu ne te plie pas à ma volonté, je te tue à coups de concurrence déloyale.

Toujours à Nouakchott, la bande à Aziz investit massivement dans l’immobilier locatif en important le concept, nouveau, de quartier résidentiel pour personnes fortunées.

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Cette photo montre une résidence de 12 villas en cours d’achèvement sur ce que fut la terre des Cheibany, de l’autre côté de la rue par rapport à l’hôpital Bouamatou.

Pour financer tous ces investissements dans l’immobilier (boutiques et appartements), la famille Aziz est en train de se doter d’outils de gestion financière, tels des banques et des établissements bancaires.

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L’immeuble surmonté d’une coupole est celui de la BFI (Banque de Finances Islamiques) dont la propriétaire ne serait autre que la Première Dame, Tekeyber Mint Malainine.

 

 

 

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Cette photo est celle de la BMI (Banque Mauritanienne pour l’Industrie) dont le capital serait détenu directement ou indirectement par Aziz et opérée par le fameux Zeine El Abidine Ould Ahmed Mahmoud.
Ces banques permettent au clan Aziz d’accéder aux devises et à financer les opérations à l’intérieur et à l’extérieur de la Mauritanie. Elles sont très utiles, par exemple, pour l’achat et la gestion des propriétés multiples au Maroc, en France et aux Emirats.

Nous apprenons, par ailleurs, que le marché du nouveau Palais des Congrès, octroyé de la façon la plus opaque et la plus irrégulière possible à l’un de ses proches, a été l’occasion, pour le clan Aziz, de faire rentrer, sans aucun droit de douane, des dizaines de milliers de tonnes de fer à béton qui seront écoulés sur le marché ou qui serviront à construire d’autres boutiques.

Mais Nouakchott n’est pas la seule ville qui intéresse les Aziz. Il y a aussi Nouadhibou, la capitale économique de la Mauritanie. Comme par hasard, tous les anciens bâtiments administratifs, les terrains, les réserves foncières dont l’Autorité de la Zone Franche a décidé (ou à reçu l’ordre) de se séparer, n’ont trouvé preneur en dehors du cercle rapproché de Ould Abdel Aziz (la Première Dame, le Gendre…).

Bientôt vont y pousser des résidences, des boutiques et des Malls commerciaux. Nous reviendrons en détail sur le cas de Nouadhibou dans une prochaine livraison.

Les origines de la fortune

Les Mauritaniens observent, incrédules, l’ascension fulgurante d’une poignée d’hommes et de femmes, presque tous jusque-là inconnus, et se demandent comment une telle fortune a pu être amassée en si peu de temps par des individus que ne distinguent ni l’intelligence, ni le courage et encore moins le niveau d’étude.

Au moment où la sécheresse décime leur cheptel, anéantit leurs champs et les réduits à la pauvreté la plus noire, ils voient les ballets de grues faire pousser, tels des champignons, des boutiques et des résidences un peu partout à Nouakchott

Mais les Mauritaniens savent que les salaires cumulés de toute une vie d’officier supérieur de l’armée nationale ne peuvent, en aucun cas, permettre de construire ne serait-ce que l’immeuble de la banque destinée à gérer les biens mal acquis de la Première Dame.

Les Mauritaniens savent aussi que cette Première Dame était, il y a moins de quinze ans, gérante d’un Hammam situé dans un quartier miséreux du Ksar (voir photo). Son président de mari, Mohamed Ould Abdel Aziz, était connu pour s’adonner à un trafic bien particulier, celui du bois des prosopis en provenance du Parc de la Présidence qu’il apportait pour faire fonctionner le four du Hammam de Tekeyber.

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Les portes, juste avant la façade peinte en vert, sont celles de l’ancien Hammam de la Première Dame. Son mari était champion en matière de trafic de bois venant du Parc de la Présidence, du temps où il était chargé de la sûreté présidentielle (BASEP). On mesure la fulgurance de l’ascension économique et sociale en comparant la situation où était ce couple, il y a vingt ans, à sa situation actuelle.

 

avec l’Observatoire des Biens et Avoirs Mal Acquis

 

Source : Mondafrique
Via Cridem

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