Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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L’Editorial du Calame: Un pas vers 2019

L'Editorial du Calame: Un pas vers 2019La situation se répète à chaque élection. Invariablement. Le peuple est appelé à voter ; on lui fait miroiter l’espoir que sa volonté sera respectée ; la campagne électorale prend, chaque fois, des allures de fête foraine ; les portraits des candidats sont affichés partout ; les logos et les slogans foisonnent ; les media publics sont, une fois n’est pas coutume, ouverts à tous, qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité ; tout a l’allure d’une démocratie réelle où un homme égal une voix…. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres.

Car, entre l’une et les autres, il y a un chef d’orchestre. Plus précisément, le président en exercice de la République, auto-promu directeur effectif de campagne du parti au pouvoir. Il sillonne le pays, tient meeting sur meeting, reçoit, promet, menace, tempête et sort même, parfois, de ses gonds.

Les généraux sont mobilisés. Les hommes d’affaires et les banquiers obligés de débourser et de battre campagne. Un redressement fiscal plane sur leurs têtes, comme une épée de Damoclès. Leur préférence doit aller au parti du chef. Interdit de s’afficher ailleurs ou de donner la moindre ouguiya à un autre parti ! Les notables et autres gabegistes recyclés sont appelés à la rescousse, pour monter la « bonne » voie aux électeurs.

L’opposition est diabolisée, vouée aux gémonies et nul n’a le droit de lui manifester la moindre sympathie, s’il veut conserver ou prétendre à la moindre petite fonction dans un État mafieux qui classe ses ressortissants selon leur appartenance politique. L’armée, comme d’habitude, est appelée en renfort.

Des régiments entiers, encadrés par leurs chefs, votent un peu partout, souvent sans être inscrits sur les listes électorales. Ils feront pencher la balance en faveur des candidats du pouvoir. Les représentants de la Commission électorale, jugés peu dociles face aux injonctions des notabilités, sont mutés sans autre forme de procès.

Ajoutez, à ce sombre tableau, les pressions en tous genres exercées sur les électeurs, l’achat des consciences, le bourrage des urnes par des gens sans scrupules ; les votes multiples, le déplacement en masse des électeurs pour voter dans des zones où ils n’ont aucune attache et l’utilisation de l’argent sale.

Comment parler d’élections honnêtes et transparentes, dans ces conditions ? Comme toutes celles que le pays organise, depuis l’avènement de cette pseudo-démocratie octroyée par les militaires en 1991. Aucune n’a dérogé à la règle. Toutes étaient des simulacres de consultation électorale, des pièges à cons, des pièces de goût où le recyclage, parfois, même, l’acharnement thérapeutique, sont de règle.

Où même les apparences ne sont plus sauves. Où la forme n’est pas respectée. Où la commission chargée de les organiser n’a pas fait l’objet d’un consensus et dont les membres sont choisis sur des critères paternalistes. Où l’administration affiche un parti-pris flagrant.

Un système bâti de la sorte ne peut que générer fraude, dévoiement de la volonté des uns et des autres et profond sentiment d’injustice. Mais à quelque chose malheur est bon. Malgré tous les moyens mis en œuvre, l’omnipotent parti au pouvoir a tremblé. Ses plans sont tombés à l’eau.

Des citadelles, jusqu’ici imprenables, sont tombées. Des gros bonnets ont sué, jusqu’à la dernière minute. Un pas vient d’être franchi dans la déconstruction du système. Petit, diront les uns. Mais un pas tout de même, rétorqueront les autres. 2019 tranchera-t-il ?

Ahmed Ould Cheikh

le calame

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LA VOLONTE POPULAIRE FUT CONFISQUEE

Participer à des élections administrées, c’est accepter la corruptionNous sommes le 16 juillet 2018. A Boghe et dans la majorité des circonscriptions administratives, l’UPR via sa CENI dit avoir remporte des élections organisées, gérées et administrées unilatéralement par un état qui a fini par faire de l’establishment arabe la matrice de son fonctionnement. Si le propre d’une démocratie est d’instaurer la LIBERTE, nous pouvons dire sans risque que nous, mauritaniens, sommes loin de la démocratie….Dans une analyse holistique, magnifier ou se féliciter du déroulement de cette élection relève du manque de foi et revient à adhérer au discours et pratiques negrophobes de l’UPR. En effet ce parti dont la vision nationale et décentralisée est contraire aux valeurs de paix et de développement, a connu une “ascension” dans toutes nos villes, ce qui, a notre humble avis, va consacrer une amplification de la coercition, du totalitarisme mais aussi de la dégradation de nos conditions de vie socio-économiques. Le danger de l’arrivée dans nos villes de “maires”, “députés” et “conseillers régionaux” UPR réside dans un FAIT unique celui de donner a la dictature azizenne, au racisme et à l’aristocratie locales toutes les armes pour nous finir et pour achever l’agenda cynique du régime actuel (3eme mandat, création d’une monarchie, enracinement de l’hégémonie arabe, oubli de tous les passifs….). Décidemment la corruption par les statuts, l’achat des consciences, la manipulation des valeurs mesquines telles la famille, les castes, l’autochtonie des uns ou l’allochtonie des autres, la dictature de l’argent pourtant subtilise aux mauritaniens ont encore la peau dure…….dans un walo, un foutaa et un Guidimaxa meurtri par plus d’un 1/2 siècle d’ignominie, de racisme et de violations innommables de droits humains. Toute cette immondice, Toutes ces insalubrités n’ont point suffit pour convaincre un terroir qui ne fait que reculer et/ou subir les corollaires de politiques éloquemment racistes conçues par l’UPR. C’est ce parti qui a organise toutes les élections avec, en appoint, une administration corrompue et partisane composée de gouverneurs, préfets, adjoint-préfets, adjoints gouverneurs, commissaires tous acquis a la cause du parti présidentiel. Le comble est devoir un président sortant donc ayant épuisé ses cartouches, descendre dans l’arène avec comme mot d’ordre de voter massivement pour permettre un 3eme, un 4eme ou une monarchie alors que la constitution qu’il s’est taillée sur mesure le prohibe. Quand on agrège ces quelques scandales, on se rend a l’évidence que les élections n’ont pas été transparentes encore moins libre. L’argent, les familles et les autres factions créent par les ennemis de ce pays que sont les décideurs du système et leurs larbins, ont eu raison sur le camp de l’opposition. A cette dernière nous disons BRAVO pour avoir non seulement présenté des candidats crédibles et des programmes fiables mais aussi pour leur engagement respectif pour barrer la route a l’UPR. Leurs tentatives loin d’être vaines correspondent à un refus et à un rejet du chaos dans lequel nous entraine le système politique actuel. Un examen profond de nos responsabilités dans la formation, l’information et l’éducation des mauritaniens se pose. Un travail énorme est a faire pour arriver a sortir beaucoup de nos compatriotes du microcosme social qui les dicte a “Voter” a cause de l’argent, de la famille, la caste et d’autres raisons renversantes et immorales que les larbins du régime n’hésitent jamais a faire valoir comme argument. Sans élections libres et transparentes, le pays n’avancera jamais. Sans état de droit, le pays sera rattrape et il ne sert a rien d’acheter les consciences ou d’utiliser la famille et de créer des factions pour gouverner. Ces pratiques honteuses nous rattrapent et sont, par ailleurs, le soubassement même de toute la crise existentielle dans laquelle ce pays patauge. Vous croyez avoir gagne? Au contraire vous avez TOUT perdu. Ni Bele, ni Ba Adama encore moins Ould Aziz ne sont une REFERENCE pour faire face a la crise existentielle……….a laquelle nous faisons face….

ADAMA NGAIDE. USA

 

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Pourquoi pas les islamo-démocrates ? / Par Isselmou ould Abdel Kader

altNous n’avons malheureusement ni la compétence scientifique ni le temps d’engager une polémique sur l’existence d’un État normatif selon l’islam. Qu’il nous soit au moins permis de penser comme Ali Abelderrazigh dont l’essai sur la nature de l’autorité politique dans le monde islamique suscite, depuis1925, un débat houleux sur la question. Cet éminent jurisconsulte et théologien estime envisageable la séparation du spirituel et du temporel, en s’appuyant sur l’argument péremptoire selon lequel, selon lui, le Prophète Mohamed (PSL) fut un guide spirituel et moral et non un roi de ce monde. Le débat au sein de la nébuleuse sunnite entre les tenants de cette conception et les courants salafistes ou wahhabites qui empoisonnent actuellement le monde a abouti à la formation de deux grandes mouvances politiques opposées, en l’occurrence celle des Frères musulmans et celle de l’Etat Islamique (DAECH).

Forcé de schématiser, mais sans vouloir dénoncer certains pays musulmans connus, pour avoir la même source d’inspiration que cette dernière mouvance extrémiste, on peut souligner que la première se reconnaît à travers le modèle étatique de la Turquie actuelle, la conduite du parti de la Nahda tunisienne et la gestion du présent gouvernement du Maroc. 

Dans ces trois pays, le Mouvement des Frères musulmans tutoie de très près le modèle de démocratie classique en tirant le plus possible sur le fil trop élastique –quand on veut- de la chariaa islamique. L’habileté et l’intelligence de ce mouvement ne sont pas tant d’avoir accepté le jeu démocratique et le mode d‘accès au pouvoir par des urnes exprimant parfois la volonté de personnes n’ayant pas nécessairement la capacité juridique entière au regard de l’islam, mais d’avoir entériné le principe de la séparation des pouvoirs. Or, accepter ce principe qui est le fondement essentiel de la démocratie, c’est frapper à la porte de la laïcité en courant le risque d’être pointé du doigt par une grande majorité d’exégètes de la chariaa. Ne peut-on pas en conclure que le mouvement des Frères musulmans est, jusqu’ici, l’unique obédience islamique à offrir à l’Umma la possibilité d’accéder à la modernité et à participer à l’harmonie universelle sans se renier ni rompre avec ses racines spirituelles et culturelles ?

Montée inexorable 

Retenons-nous cependant de parier sur le caractère inexorablede la montée de ce mouvement, même s’il donne l’impression d’être voué à régenter la plus grande partie du monde musulman, en particulier l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, en dépit de la force montante de l’obédience chiite qui semble avoir de beaux jours devant elle.

En Mauritanie, de nombreuses voies ont exprimé leur inquiétude face à la remontée spectaculaire du mouvement islamiste se regroupant principalement au sein d’une formation politique et noyautant par d’insoupçonnables ramifications de nombreux autres partis. L’on est obligé, en observant cette ascension, de se demander s’il était possible de l’endiguer et quel sacrifice il faudrait consentir pour y arriver. La réponse à ces deux questions interactives nécessite de formuler quelques observations d’ordre logique. Il convient de souligner d’abord que l’éradication d’un mouvement islamique qui accepte les règles du jeu démocratique ne saurait se concevoir autrement que par la voie des urnes, car l’utilisation de la force n’est ni acceptable ni opérante. Si c’était le cas, les partis nazis et fascistes n’auraient pas plongé le monde dans l’horreur pendant plusieurs années et leurs vestiges n’auraient pas perturbé actuellement le sommeil des leaders des démocraties occidentales. On aurait même éliminé les démocrates chrétiens et autres courants cherchant une légitimité dans l’attachement aux valeurs de la chrétienté. L’on ne peut donc arrêter l’ascension des démocrates islamistes que par des arguments et lorsqu’ils auront prouvé leur incapacité à accompagner l’évolution de la société ou réussi à convaincre de leur efficacité. Dans le premier cas, ils seront mis définitivement hors jeu à cause du caractère anachronique de leur référentiel méthodologique par rapport aux aspirations d’une société qui souffre principalement de l’obscurantisme. Dans le second, comme ce qui semble jusqu’ici le cas au Maroc, leur réussite sera dans l’intérêt de tout le pays. Quels seront alors les opportunités dont ils bénéficieront et les obstacles auxquels ils pourront se heurter ?

Le mouvement islamiste évolue grâce à l’attachement à l’islam, les Mauritaniens qui perçoivent cette religion comme un toit commun pouvant résister aux menaces pesant sur leur unité et leur diversité culturelle. S’ajoute à cet attachement le goût de la revanche sur le déclin précipité du mouvement des Almoravides et, probablement, de l’échec du mouvement réformiste de l’Imam Nacer Eddine au milieu du 16e siècle dans la principale région du pays. Ce sont là, certes, de simples réminiscences qui ont, cependant, dans la mémoire des hommes du désert une trace indélébile. 

La crise morale qui secoue la société mauritanienne depuis le début du cycle de la sécheresse et l’avènement du régime militaire, ont engendré une criminalité revêtant un caractère inédit et multiforme qui restitue à l’islam son rôle historique de refuge pour les victimes de l‘oppression, de l’exclusion et de l’épouvante, comme au début de la Rissala. C’est, à peu de chose près, comme maintenant où les Mauritaniens tiennent à survivre au règne de l’immoralité, à la misère et aux dangers économiques et culturels d’une modernité envahissante.

Les islamistes peuvent exploiter ce contexte dont ils ont une bonne connaissance en tant que produit tellurique du tissu social et culturel du pays. Ils peuvent obtenir facilement, et ils en ont le droit, des soutiens multiformes grâce à une solidarité agissante entre nébuleuses idéologiques et religieuses.

Contrairement aux autres mouvements qui demeurent emprisonnés sous les décombres des idéologies classiques et se limitent à un discours scolastique, les démocrates islamistes (ou Frères musulmans) compensent la vétusté apparente de leur référentiel par un élan d’enthousiasme exceptionnel et une imagination  fertile en matière d’expression et de réponse, quand c’est possible, aux besoins de populations nécessiteuses.

Cordes sensibles 

En évoquant ces opportunités, on touche des cordes sensibles qui risquent à tort ou à raison de susciter davantage de crainte de voir s’accélérer la montée du mouvement islamiste, particulièrement en Mauritanie où pourrait se manifester, dans le subconscient collectif, le souvenir du clivage entre la hiérarchie du Livre et celle  de l’Étrier. Aussi, pourrait-on soupçonner ce mouvement d’avoir une faible marge d’évolution entre les besoins de rénovation sociale et la limite de tolérance que permet son interprétation des enseignements islamiques. L’on sait que tôt ou tard, cette marge aura besoin d’être élargie pour tenir compte de toute l’aspiration à la liberté. Or, il a été constaté que les questions relatives à l’émancipation des groupes sociaux vulnérables et à l’équité de genre ne sont pas encore bien traitées là où les islamistes assurent la gestion des affaires d’État. 

Est-il vrai enfin qu’il existe un lien entre l’islamisme modéré et les groupes terroristes comme certains analystes le pensent ? D’aucuns affirment, en effet, que la galaxie islamiste est un labyrinthe à trois compartiments, à savoir le mouvement des Frères musulmans qui occupe la scène politique et accepte les règles du jeu démocratique, le mouvement salafiste fondé sur la vision wahhabite qui rejette la démocratie et donne raison à la seule voie des armes et enfin le mouvement des « Douatt » ou la djamaa-tabligh, une association pour la Prédication, fondée dans les années 1920 en Inde par Muhammad Ilyas Al-Kandhlawi. Selon des spécialistes, ce groupe aurait pour tâche de pourvoir les deux autres en militants selon les capacités de ceux qu’ils forment. 

Force est de reconnaître, toutefois que, contrairement à une telle analyse, le mouvement islamiste mauritanien a prouvé sa capacité de rassembler autour de l’aversion pour la violence et de la pertinence de sa stratégie. Il a un capital humain auquel on peut faire confiance et capable de savoir que l’histoire ne doit être utilisée que pour en cautériser adroitement les plaies, que la modernité a des vertus et que l’État mauritanien a besoin d’une force politique disposée à en revisiter les fondements avec une grande dextérité et d’en rénover la charpente.

Quoi qu’il en soit, aucune mouvance politique autre que les islamistes ne semble, dans le contexte actuel, pouvoir rassembler les Mauritaniens autour d’un projet de société largement partagé en rassurant les autres formations politiques qu’elles ne seront pas laissées sur le trottoir comme dans d’autres pays.

le calame

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Ministre de l’enseignement superieur : Il y’a lieu de distinguer entre ceux qui sont de la majorité et ceux qui s’appuient sur Satan et les forces de l’extrémisme

جانب من الإجتماع الليلة للحزب الحاكم في مدينة نواذيبو/ تصوير الأخبارLe coordinateur de la campagne du parti au pouvoir (UPR) à Nouadhibou , le  ministre de l’enseignement superieur , Sidi Ould Salem, a déclaré  : qu’il y’a lieu de   faire la différence entre ceux qui sont dans la majorité , membre du  parti au pouvoir et qui soutiennent le président Mohamed Ould Abdel Aziz et ceux qui  utilisent  Satan et les forces de l’extrémisme, du  séparatisme et du particularisme pour faire face à ce que le  Président de la républque a accompli de réalisations qu’on ne peut  surenchérir que par arrogance .

Ould Salem a fait cette declaration, lors de la première réunion tenue ,  après l’annonce des résultats du second tour des elections , ajoutant que l’on  doit être clair : Celui qui  est avec le parti au pouvoir doit l’annoncer et  ne pas s’en cacher et celui qui n’est pas avec le parti ,doit le quitter de lui meme sinon il en sera expulsé  .

Le ministre a , ensuite,  révélé la gestion  transparence des fonds destinés à la campagne electorale , affirmant que beaucoup de citoyens ne  sont pas habitués, à ce genre de revelations considerées comme secret.

Il a indiqué que la  federation de la pêche leur a donné 60 millions d’ouguiyas  au premier tour .

Au second tour , la meme  fedration de la peche leur a  fourni 60 millions d’UM et l’Etat leur a versé 25 millions d’UM, affirmant que  les  60 millions d’UM ont  été dirigés vers les cellules de base du parti .

Le ministre parlant des concurrents  politiques de l’UPR a estimé,  qu’ils joueraient le rôle d’opposition au conseil municipal de Nouadhibou ,quoi qu’ entente trouvée avec le parti Al Karama ,mais là ,  c’est une autre affaire.

Ould salem considére que le parti au pouvoir est fort à Nouadhibou et que personne ne peut rien faire sans sa participation .

À son tour, la fédérale  du parti UPR , Mariem Mint Dahoud, a déclaré que son parti avait remporté un grand succès dans la ville et que l’opposition n’avait rien accompli, décrivant ce qui s’est passé dans la municipalité, où, pour l’election municipale,  cinq partis se sont joints sournoisement  à un parti de la majorité.

Mint Dahoud a qualifié la campagne de son parti de  « responsable » au cours de laquelle  personne n’a offensée et tout en reconnaissant les résultats du scrutin au niveau de la municipalité de Nouadhibou , elle a qualifié l’alliance d’un parti de la majorité avec l’opposition comme une « trahison ».

Source : https://alakhbar.info/?q=node/13371

Traduit par Adrar-info.net

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Le Mali, la Mauritanie et le futur protectorat de l’Azawad en bordure du Sénégal (Par Babacar Justin Ndiaye)

Le Mali, la Mauritanie et le futur protectorat de l’Azawad en bordure du Sénégal (Par Babacar Justin Ndiaye)Après le vacarme électoral et l’investiture sobre du Président Ibrahim Boubacar Keita (le calendrier sino-africain avait bloqué plusieurs chefs d’Etat à Beijing), le compte à rebours a commencé simultanément à Bamako, Nouakchott, Alger et Paris.

 
La paix au pas de charge (à vive allure) meuble le second mandat du Président malien qui est pris en étau par des faisceaux de pressions, tous vecteurs d’urgence et d’accélération dans l’application correcte de l’Accord d’Alger du 15 mai 2015. A cet égard, des signes structurants du sort du Nord-Mali sont tantôt signalés, tantôt observés et toujours guettés. Et tous convergent vers un remodelage institutionnel et territorial du Mali. Le ton est donné, à l’unisson, au sortir de la cérémonie d’investiture du 4 septembre, par les ambassadeurs de France et d’Algérie à Bamako. Leurs Excellences, Evelyne Decorps et Boualem Chebihi, ont dit à IBK – par médias interposés – que la paix et la sécurité sont les attentes de leurs gouvernements respectifs. Le cahier des charges est ainsi collé et imposé au Président réélu.

Dans cette optique, la lecture et l’analyse de quelques évènements récents ou en cours, pré-dessinent un schéma inspiré par l’Accord de paix d’Alger mais amendé et amélioré dans un sens (présumé) politiquement plus digeste. Un Plan de paix vraiment inédit. Convenons-en, le ver de la partition du Mali était déjà dans le fruit, avant d’être glissé, aux forceps, dans une chemise déposée sur la table de travail d’IBK. En effet, l’Accord d’Alger du 15 mai 2015 constitue, en lui-même, une oraison funèbre pour le Mali, jusque-là, Etat entier et indivisible sur la mappemonde. D’où sa difficile voire sa périlleuse application par le Président de la république qui en est pourtant le cosignataire. Le référendum qui devait constitutionnellement préluder à sa mise en œuvre, est abandonné face à l’énergique réprobation du peuple massivement descendu dans la rue, pour conjurer toute velléité de démantèlement du « Grand-Mali ». Un blocage que la France désireuse de décamper (BARKHANE coûte cher et s’ensable) contourne habilement par le parrainage d’une entité étatique dénommée Azawad qui sera placée sous la tutelle de la Mauritanie. Un Protectorat formellement maintenu dans l’ensemble malien mais étroitement rattaché à la Mauritanie qui le sécurisera, en lieu et place, de l’armée de Bamako définitivement interdite d’accès à Kidal.

Plusieurs faits alertent et intriguent les observateurs. D’après nos confrères du site Africa-Kibaru, une colonne d’une quinzaine de véhicules de l’armée mauritanienne est entrée à Kidal, dans la nuit du 11 au 12 septembre. Le détachement précurseur est commandé par le Colonel Ahmed Mohamed Abdi. Immédiatement, les contacts entre l’officier mauritanien et ses collègues français de BARKHANE ont commencé. Informations ni confirmées ni infirmées par le gouvernement muet de Bamako.  Après l’alerte donnée par Africa-Kibaru, Dakaractu a interrogé des journalistes du site Kidal-infos qui ont répercuté des rumeurs persistantes. Des rumeurs qui enflent sans cesse et précisent que la base principale et le PC des soldats mauritaniens seront implantés à Essouk, à 45 km de Kidal. Pour l’instant, selon les derniers échos, le matériel et quelques militaires mauritaniens bivouaquent non loin des Abattoirs de Kidal. Question : Nouakchott pose-t-elle les premiers jalons d’une annexion convenue et, surtout, bénie par Bamako, Alger et Paris ?

En tout cas, chacun des trois pays trouverait des motifs de bénédiction et de satisfaction dans un tel cas de figure. La France allègerait son dispositif puis mettrait progressivement un terme au lourd volet malien de BARKHANE, tandis que l’Algérie serait moins inquiète et plus heureuse de voir l’armée française assez éloignée de sa frontière. Mieux, les Algériens apprécieraient, sans aucun doute, une tutelle rampante de la Mauritanie, un pays ami qui a reconnu, dès 1979, le Polisario. Et qui, demain, stabiliserait l’Azawad, en encadrant la future armée régulière du MNLA. Vu d’Alger, la permanence de la présence et l’accroissement de l’influence de la Mauritanie (pays arabo-africain) seraient le moindre mal dans le Nord-Mali. Quant au Président Mohamed Abdelaziz, il saisirait cette aubaine octroyée par Macron et IBK, pour asseoir son leadership dans le Sahel. Une division géopolitique du travail qui ferait du Président Idriss Déby, le Clausewitz du Sahel et du chef de l’Etat mauritanien, le Bismarck du G5. Dans l’attente de la dissipation du brouillard encore épais autour du débarquement de l’armée mauritanienne à Kidal, admirons la maestria dans cette manœuvre exécutée par le Général Aziz ! Un double champion du coup de poker et du jeu clair-obscur. Après avoir joué sa partition dans la déstabilisation de son voisin, « l’homme fort de Nouakchott » se pose en sauveur du Mali au bord du naufrage.

Pour les milieux bien informés, les visées de la Mauritanie sur le Mali ont fait l’objet d’une d’une réelle planification. Rien n’a été improvisé. Grandement servie par l’histoire et la géographie, la Mauritanie possède une grande et pointue connaissance du Mali (ex-Soudan français) dont elle a avalé, en 1941-1945, les villes de Néma et d’Aïoun el-Atrouss, à la faveur d’un redécoupage territorial subitement opéré par le Gouverneur Christian Laigret. D’où le gros vivier de « Maures de culture bambara » bien éparpillés dans l’administration, la police et les armées mauritaniennes. Le Général Hanena Ould Sidi, nouveau Commandant en chef des Forces du G5 Sahel en est la parfaite illustration.

Natif de Néma (département de Bassiknou), ce n’est pas un hasard, si le Président Abdelaziz en a fait le Patron du QG de Mopti et, par ricochet, le Proconsul du Sahel, une sorte de Général Mc Arthur de la bande saharo-sahélienne. Exactement dans le même que le pugnace Général américain joua, jadis, au Japon et dans le Pacifique. Avant la nomination du Général Hanena Ould Sidi, c’est un autre Maure-bambara, le Colonel Hassan Koné, attaché militaire et haut cadre des services de renseignement mauritaniens qui a supervisé, depuis l’ambassade de Mauritanie à Bamako, tout le processus qui débouche, aujourd’hui, sur le protectorat programmé de l’Azawad. En mai 2014, le Colonel Hassan Koné prépara – en tant qu’éclaireur de pointe – la brève visite de médiation du Président Mohamed Abdelaziz, à Kidal.

Le savoir-faire personnel du Président Mohamed Abdelaziz n’est pas en reste. Bien au contraire. L’action couronnée de succès a été préparée de longue main. En effet, le chef de l’Etat mauritanien a été le parrain et l’artisan, au plan logistique, de la réélection contestée d’IBK. Les gros des moyens de la campagne électorale ont été fournis par Nouakchott. IBK a fait le tour du Mali, à bord d’un avion de « Mauritanie Airways ». Beaucoup de véhicules 4X4 allongeant indéfiniment les cortèges du candidat IBK, gardaient intacts leurs numéros d’immatriculation RIM. Il n’est donc pas étonnant – par voie de conséquence – que la première visite à l’étranger du second mandat d’IBK soit effectuée, le 24 août, en Mauritanie. Avant son investiture. Un axe Bamako-Nouakchott tellement fluide qu’il a accouché de la sous-traitance du destin de l’Azawad, à la Mauritanie. Signe de la complicité du duo Macron- Aziz et, notamment, de l’enchevêtrement des intérêts des deux pays, c’est l’actuel l’ambassadeur de France à Nouakchott, Joël Meyer, qui va incessamment présenter ses lettres de créances à Ibrahim Boubacar Keita, en qualité de nouveau Représentant de la France au Mali. En attendant d’être cumulativement nommé à Kidal.

La partie dissimulée de l’iceberg (la tutelle mauritanienne sur l’Azawad) réside profondément dans les calculs et les arrière-pensées du Président Abdelaziz. Avec l’ajout des Touaregs blancs, c’est une Mauritanie davantage arabo-berbère qui prendra démographiquement forme. Dans le Gotha politique mauritanien, ce sont les tenants du nationalisme et, surtout, du panarabisme hégémonique qui se frottent les mains. La deuxième occasion est ainsi offerte, de réajuster ou de rééquilibrer le peuplement de la Mauritanie de plus en plus noire. Déjà, lors du conflit sénégalo-mauritanien de 1989-1990, certains conseillers de l’ex-Président Maouiya Ould Taya avaient préconisé un transfert massif de réfugiés Touaregs maliens sur la rive mauritanienne du Fleuve Sénégal, en vue de surclasser numériquement les Haal Pulaars, au lendemain des déportations massives.

Comme on le constate, l’agenda de la Mauritanie s’accommode mal de la présence vigilante du Sénégal dans le G5 Sahel. D’où la mise à l’écart de Dakar. Voilà les agissements, d’hier et d’aujourd’hui, d’un voisin avec lequel le Sénégal est en double partenariat gazier et pétrolier. A l’heure des craquements territoriaux et des bouleversements géostratégiques qu’induit le crépuscule de la crise malienne – La Mauritazawad est entrain de naitre – le Sénégal est englué dans le parrainage, alors qu’il a besoin de blindage.

source dakarposte.com

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