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Mauritanie : un projet de loi encadre strictement l’activité politique et le devoir de réserve des militaires
Nouakchott : Le gouvernement mauritanien a transmis au Parlement un projet de loi interdisant aux militaires, en activité comme à la retraite, toute forme d’engagement politique ou de participation à des activités à caractère politique.
Le texte prohibe notamment la participation à des débats politiques, la diffusion de documents ou publications politiques, la signature de pétitions à caractère politique, ainsi que toute collecte de fonds à des fins politiques ou participation à de telles initiatives.
Adopté en Conseil des ministres le 10 juin et désormais soumis aux députés pour approbation, le projet de loi assimile ces comportements à une violation du devoir de réserve et à une faute professionnelle grave. Ils exposent leurs auteurs à des sanctions disciplinaires prévues par les textes militaires, sans préjudice d’éventuelles poursuites pénales et de l’application des dispositions du Code de justice militaire.
Les militaires non officiers (sous-officiers et soldats), qu’ils soient en activité, radiés ou retraités, pourront également faire l’objet de poursuites pénales conformément au droit commun, en cas de violation de ces dispositions.
Le texte étend également le devoir de réserve et le secret professionnel à l’ensemble des personnels non officiers, en activité ou non. Il interdit la divulgation d’informations classifiées à caractère militaire ou sécuritaire, ainsi que la détention non autorisée de documents officiels sensibles en dehors des circuits administratifs habilités.
Le projet de loi précise que le secret professionnel inclut également tout comportement ou propos susceptible de nuire au moral des forces armées, à leur loyauté républicaine ou à leur image institutionnelle.
Il définit par ailleurs le devoir de réserve comme toute attitude ou déclaration susceptible de porter atteinte à la discipline militaire, à la neutralité des forces armées, ou au caractère confidentiel de leurs missions et opérations.
Le texte interdit également toute prise de parole publique sur des questions militaires ou sécuritaires sans autorisation préalable, notamment dans les médias ou sur tout autre support de communication, ainsi que la divulgation d’informations sensibles relatives à la sécurité nationale à des personnes non habilitées.
Dans son exposé des motifs, le Premier ministre Mokhtar Ould Djay a indiqué que ce projet de loi vise à renforcer le devoir de réserve et la protection du secret professionnel, afin de préserver les informations liées à la défense et à la sécurité nationale, ainsi que les intérêts supérieurs de l’État.
Il a ajouté que cette réforme garantit le respect des principes de discipline, de loyauté et de neutralité inhérents à la fonction militaire, aussi bien durant le service qu’après sa cessation.
#senalioune
PÉTITION : NON À L’AMALGAME SUR LE “PASSIF HUMANITAIRE “!
Une déclaration signée par près de cinq cents personnes a été récemment rendue publique. Elle appelle à une uniformisation de la qualification et du traitement de l’ensemble des violations des droits humains survenues en Mauritanie depuis l’indépendance.
Une telle démarche, quelle que soit la diversité des motivations de ses signataires, soulève des interrogations légitimes quant à ses implications historiques, politiques et morales. Car si toute violation des droits humains mérite reconnaissance, justice et réparation, encore faut-il éviter que la recherche d’une approche globale ne conduise à l’effacement des faits, à la confusion des responsabilités ou à l’amalgame entre des réalités de nature profondément différente.
La Mauritanie est une nation jeune, encore engagée dans le long travail de sa construction historique. Comme beaucoup d’États issus des indépendances africaines, elle a connu des périodes de tensions, des crises politiques, des injustices et des atteintes aux libertés fondamentales. Toutes les victimes de ces violations méritent considération, respect et justice.
Mais la construction d’une nation exige également de la lucidité. Elle requiert que l’histoire soit regardée avec honnêteté et rigueur, sans hiérarchisation arbitraire des souffrances, mais aussi sans dilution des responsabilités particulières dans une généralisation qui finit par obscurcir la vérité.
La Mauritanie n’a besoin ni d’une concurrence entre les mémoires ni d’une compétition entre les douleurs. Elle a besoin d’un effort collectif visant à établir les faits, à reconnaître les responsabilités et à construire une réconciliation fondée sur la justice. Les élites nationales portent à cet égard une responsabilité particulière : celle d’élever le débat au-dessus des réflexes identitaires, des calculs politiques de circonstance et des logiques partisanes, afin de consolider les fondements de l’unité nationale, de la paix sociale et de la cohésion du peuple mauritanien.
C’est précisément dans cet esprit qu’il convient de rappeler une vérité essentielle : les événements regroupés sous l’appellation de « passif humanitaire » occupent une place singulière dans l’histoire contemporaine de notre pays.
Par leur ampleur, leur caractère systématique et le ciblage de populations déterminées en raison de leur appartenance à une composante spécifique de la nation, ces événements constituent une atteinte d’une gravité exceptionnelle aux principes mêmes sur lesquels repose le vivre-ensemble mauritanien.
Les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, les déportations massives, les licenciements collectifs ainsi que les multiples formes d’exclusion qui ont marqué cette période ne sauraient être réduits à un épisode parmi d’autres de l’histoire nationale. Ils ont profondément altéré le pacte national et laissé des blessures dont les effets continuent de traverser les générations.
Reconnaître cette singularité ne revient ni à nier d’autres injustices ni à minimiser d’autres souffrances. Il s’agit simplement de refuser que l’exigence de vérité soit diluée dans une approche globalisante qui, sous couvert d’universalité, risque de banaliser une tragédie sans précédent dans l’histoire de l’État mauritanien indépendant.
L’enjeu n’est pas d’établir une hiérarchie des douleurs. Il est de reconnaître chaque réalité dans sa nature propre afin que chaque dossier reçoive la réponse politique, juridique et morale qui lui correspond.
La résolution définitive du passif humanitaire constitue aujourd’hui un impératif national. Elle ne vise aucune communauté, aucune région et aucune composante de notre peuple. Elle tend au contraire à refermer, dans la vérité, la justice et la dignité, l’une des pages les plus douloureuses de notre histoire commune.
Nous réaffirmons notre attachement aux quatre principes qui doivent guider ce processus : la vérité, la justice, la réparation et la réconciliation.
Nous appelons l’ensemble des forces politiques, sociales, intellectuelles et morales du pays à préserver les acquis du consensus progressivement construit autour de cette question, à faire prévaloir l’intérêt supérieur de la nation sur les calculs partisans et à œuvrer ensemble à l’avènement d’une Mauritanie pleinement réconciliée avec elle-même.
Car il ne peut y avoir d’unité nationale solide sans vérité, ni de paix durable sans justice. Et il ne peut y avoir d’avenir commun sans la reconnaissance pleine et entière des blessures qui ont marqué notre histoire.
La Mauritanie mérite que ses filles et ses fils regardent ensemble vers l’avenir, non dans l’oubli, mais dans la fidélité à la vérité ; non dans la division, mais dans la volonté partagée de bâtir une nation de citoyens libres, égaux en droits et unis dans une même destinée.
Votre signature est un acte d’engagement en faveur de la vérité, de la justice, de la réparation et de la réconciliation.
Ensemble, nous faisons entendre notre voix.
LES SIGNATAIRES :
Nom, prénom, profession et résidence.
REPONSE AUX CHAUVINS …
En vérité tout est parti du discours de Kaédi du Président Ghazouani, à travers un passage qui disait en substance, que chaque Communauté avait eu son lot de souffrance, ses déboires avec l’Etat, par allusion au Passif pour lequel il fallait tourner la page . J’avais été le seul à l’époque à me démarquer , à tout le moins à nuancer cette manière de poser les choses qui comparait l’incomparable et minimisait, de facto, la dimension gravissime du ‘’Passif ‘’.
Ce fut la première brèche ouverte qui a offert à ce groupe –champion du négationisme et du suprémacisme – l’occasion de tenter, ces derniers temps, de diluer voire de banaliser le dossier du ‘’ Passif humanitaire ‘’ ,considéré comme une injustice comme les autres…
« Le Passif » fut un crime d’Etat , un crime de masse pensé et planifié , un génocide en un mot ….Pas une injustice.
Après cette première brèche , le Président en ouvrit une seconde qui alluma les appétits, en laissant filtrer l’éventualité de réparations financières , chiffrées en dizaines de milliards d’ouguyas… Si au tout début un petit de groupe de militaires s’agita autour , cette nouvelle offre éguisa des appétis féroces ‘’. Connaissant notre rapport fusionnel à l’argent, ces sous en perspective furent l’élément déclencheur de la ‘’ruée vers l’or, sonnant le ralliement … Pour l’homo-mauritanicus’’ ,c’est connu, l’argent constitue la valeur cardinale essentielle qui, seule, compte …
C’est tout cela ensemble qui a poussé ce groupe d’hommes aux intentions pernicieuses, truffé de chauvins , d’essayer de diluer ,disons de banaliser la question du « passif humanitaire » ‘’, par des amalgames fantaisistes et de mauvaise foi …
Si nous concédons que des groupes politiques ou syndicaux eurent maille à partir avec tel ou tel régime , à un moment donné de l’histoire , en subissant des violences et des répressions de toutes sortes , il n’a jamais été question de ‘’ l’effacement’’ de leur communauté respective ou de leur groupe ethnique , à la manière de ‘’la solution finale ‘’ . Les répressions ayant touché les Nasseriens , les baathistes , le MdI , d’autres putschistes et même El hor , ces répréssions n’avaient pas eu pour but d’éliminer physiquement les fractions tribales ou la communauté bidhaan ou haratine , en tant que telle. . Aucun de ces groupes ethniques, dans leur répréssion , n’avait fait l’objet de plan de liquidation .
Or dans le cas du Passif , l’intention de l’Etat ,soutenu par des fractions politiques extrémistes et racistes , était manifestement de liquider physiquement les Peuls , essentiellement, d’épurer ethniquement le territoire , à l’image de ce qui s’est passé au Rwanda !
L’élément distinctif fondamental entre ces violences et le Passif c’est le mobile de cette répression – intention cachée , planification , expression génocidaire- . Ce que, du reste, confirme, en filigrane, cette note confidentiellle de Gabriel Cymper –ministre de l’interieur- envoyée aux administrateurs des régions : « Les Halpulareen tentent de destabiliser la Mauritanie en remettant en cause son arabité . La base sociale sur laquelle se développe ce particularisme –tributaire de l’hégémonisme sénégalais – c’est la composition ethnique du peuplement local actuel, majoritairement halpulareen . En modifiant radicalement la composition de ce peuplement , on prive ce particularisme de tout développement futur » fin de citation.
L’intention est on ne peut plus clair…
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Soit dit en passant , dans le posting de ce groupe tous les groupes politiques ayant été victimes de répression , de torture jusqu’à ce que mort s’en suive ont été cités ; tous, à l’exception des Flamistes , morts à Walata . Révélateur non ? Que faut-il penser , par ailleurs, de la moralité d’un groupe qui a le toupet et l’indécence d’ évoquer le ‘’coup de 1962’’, que l’on sait piloté de l’extérieur, hostile à l’indépendance du pays qu’il combattait ? N’est-ce pas là une insulte et à tout le moins de la provocation ? Par ailleurs , Il est surprenant de constater que des chefs de partis, membres du ‘’pôle des 15’’ , soient signataires de ce torchon , alors que notre plateforme commune a nettement tranché ces questions : solution juste et équitable du Passif humanitaire à travers les quatre devoirs , en même temps que ‘’ réparations pour toutes les victimes d’injustices et de l’arbitraire de l’Etat ’’ . Quelle confiance avec des partenaires à multiples facettes ?
Pour revenir encore au Passif humanitaire , rappelons en guise de conclusion ,qu’il se distingue nettement de toutes ces exactions ou violations pré-citées de par ,
– L’ amplitude ; toute la vallée du fleuve fut touchée par des exécutions extrajudiciaires sommaires , des viols massifs et collectifs , des déportations de populations ,des radiations administratives ciblées , des spoliations de biens et de terres de culture ,
– La durée –de 1988 à 1991- (d’aucuns remontent à 1986); Six longues années d’enfer, dont les conséquences s’installent durablement et affectent encore aujourd’hui des dizaines de milliers de vie à travers le Système raciste en place qui en découle ! Système que décrivait Mandéla en ces termes : ‘’ Utiliser la force numérique et la force de travail des Noirs pour les transformer en instruments , sans qu’aucune possibilité ne leur soit laissée de sortir de cette situation ’’.
– La cruauté ; (pendaisons , écartelement d’hommes entre deux voitures, enterrement de vivants , des hommes, la corde au cou ,les mains liées derrière le dos, tirés par une voiture).
Voilà pourquoi nous disons à ces auteurs que vouloir faire l’amalgame entre ces violations des droits humains et le ‘’Passif’’ c’est faire preuve de légéreté grave et de mauvaise foi évidente !
S’il faut souhaiter la réparation de toutes les injustices , de tous les arbitraires de l’Etat pour apaiser les cœurs et les esprits , il ne faut cependant pas confondre les genres ou les dossiers .Il faut séparer distinctement les choses … Libre à l’Etat d’élargir l’assiette pour un apaisement général, mais sans confusion de genres !
Il y a tant de chauvins et de racistes déguisés en progressistes dans cette république que nous aurions tant aimé entendre les autres , les vrais…
( je suis heureux de retrouver le nom de Taleb khyar que je suis depuis des décennies et qui n’a jamais varié ,dans une short liste . Il faut saluer le courage intellectuel de ces quelques éléments composant cette liste qui dérogent…) .
Samba Thiam président, des FPC
Mauritanie – Après le dernier round du mercredi : Un dialogue mort-né ?
Le Calame – Le dialogue national mauritanien est-il en état de mort clinique ? La réunion restreinte du 3 Juin 2026 entre le coordinateur national, Moussa Fall, et les chefs de file des différents pôles politiques s’est soldée par un échec prévisible. Aucun compromis, aucune avancée. Chaque camp se mure dans ses certitudes. Jusqu’ici, les efforts du facilitateur se brisent sur le mur des égoïsmes partisans. Face à ce surplace chronique, une question taraude les observateurs avertis : Mohamed ould Ghazouani veut-il réellement ce dialogue ? Initiateur du processus et chef d’une majorité hégémonique, le président de la République avait pourtant affiché de grandes ambitions en remettant sa lettre de mission à Moussa Fall, ainsi que s’en félicitait celui-ci lors de sa première conférence de presse en Avril 2025. Quatorze mois plus tard, la mayonnaise n’a jamais pris. Les discussions préliminaires sur la feuille de route s’enlisent. À ce stade, ce n’est plus de la lenteur, c’est une fin de partie qui ne dit pas son nom.
Le contraste est saisissant avec l’euphorie des débuts. À l’origine, la classe politique avait unanimement salué l’initiative présidentielle et la méthode Fall. Reçus en audience au palais de la République, les chefs de parti en étaient sortis rassurés par les promesses du « Raïs », qui s’engageait alors à appliquer scrupuleusement les résolutions consensuelles qui naîtraient des prochaines discussions. L’alignement apparent des agendas et l’urgence des réformes laissaient présager un dénouement historique. Moussa Fall lui-même théorisait cette rupture avec les grandes messes du passé : « Contrairement aux dialogues précédents, le Président n’a pas voulu imposer une structure rigide. Il a défini des objectifs, laissant aux acteurs politiques et civils la co-responsabilité du contenu ». Porté par un optimisme volontariste, il affirmait alors que l’état d’esprit des Mauritaniens avait changé, exigeant une concertation sincère et féconde.
Aujourd’hui, le réveil est brutal. Le capital confiance est dilapidé. Si le coordinateur promet une ultime réunion de la dernière chance, le scepticisme est général. L’histoire bégaye : chacun garde en mémoire le fiasco de 2023, où le dialogue avait capoté à la veille de son lancement, face au boycott intransigeant de poids lourds de l’opposition comme Messaoud Ould Boulkheïr et Biram Dah Abeïd. Mais, cette fois, le blocage n’est pas venu de l’opposition : il est imputé au camp présidentiel.
Si ce nouveau processus s’effondre, la responsabilité des élites politiques sera immense. À commencer par celle du chef de l’État. Rien n’obligeait le président Ghazouani à ouvrir ce chantier, si ce n’est la poursuite de sa stratégie de décrispation entamée dès son élection en Juin 2019. Ses partisans aiment à le rappeler : le pays ne traverse aucune crise institutionnelle majeure et le pouvoir s’appuie sur une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Dès lors, un second échec consécutif sonnerait comme un aveu de faiblesse politique. L’opinion publique y verrait le signe inquiétant d’un président qui ne contrôle plus ses propres troupes. Quant à l’opposition, elle s’apprête à rater le coche. Incapable d’imposer un rapport de force favorable par les urnes ou dans la rue, elle rate une occasion en or de graver ses priorités dans un agenda consensuel. En restant inflexible, ne se prive-t-elle pas du seul levier qui lui aurait permis d’aborder les prochaines échéances électorales avec un minimum de sérénité ?
Dalay Lam
Source : Le Calame (Mauritanie)
LARENCONTRE AVEC LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Nous avons été hier invités en tant que ‘’Pôle des 15’’ de l’Opposition à un échange avec le Président de la République . Echange long ,même trop long, dispersé mais intéressant par ce qu’il révèle…
D’un côté , il s’agissait d’ informer sur ce qui a été fait pour contenir les conséquences de la crise des hydrocarbures au regard des efforts accomplis , de l’autre, apprécier mais encore porter des attentes ,exprimer l’espoir de voir le président s’impliquer pour débloquer, enfin, le dialogue en panne …
Examinons d’abord la forme …
Je découvre un président avec de grandes qualités humaines ; patient , calme , ouvert , impassible et presque permissif face à des postures parfois désinvoltes qui frisent les dérapages… Une Opposition ,par certains éléments ,qui révèle un nationalisme intolérant et chauvin qui refuse la traduction, alors que tous ne parlaient pas Hassanya. C’est le camp du Président qui traduit , insiste et en rappelle la nécéssité , c’est notre camp de l’opposition qui fait fi du rappel… Alors que la traduction est une des règles essentielles du fonctionnement du Pôle. La traduction est un droit -pour permettre à tous d’être au même niveau dans le débat- en même temps qu’un respect implicite de notre diversité-, même si certaines victimes se jouent de cette dimension , à leur perte, pour des raisons obscures …
Autre élément notable , un ‘’pôle des 15’’ dans un cafouis indescriptible où chaque membre tient à s’exprimer ; Ca va dans tous les sens , alors que le président du pôle a passé correctement le message.. Un discours décousu , sans fil directeur , répétitif à géner…Des jeunes loups aux dents longues, qui cherchent de la visibilité… S’asseoir auprès d’un Président ça fait gloriole ! Il faut forcer la dose en lui adressant la parole , et parfois même tomber dans la polémique. Parler en désordre de tous les sujets, pêle-mêle , même des plus superficiels et personnels . Le ‘’m’as-tu-vu’’ en somme…assez courant chez le genre humain !
Maintenant venons en au fond
Le Président ouvre la séance en nous expliquant avec force détails et chiffres à l’appui , de ce qui avait été fait, depuis notre dernière rencontre , pour contenir la crise , ou du moins ses conséquences négatives sur les populations… En termes d’appui aux familles démunies, aux handicapés, aux fonctionnaires, aux retraités ,aux malades etc, à travers une rallonge de plusieurs milliards d’ouguyas .
Le sentiment général qui se dégage ,je crois , de l’appréciation collective était que , si nous ne contestions pas ces mesures , leur impact sur le terrain ne nous semblait pas visible . En effet , les prix ,-tous les prix-flambent à commencer par les denrées de 1ere nécéssité , les viandes , le poisson, par répercussion du prix du transport ( Taxis ,routiers etc ).
Efforts financiers , sans nul doute , mais effet presque nul à l’arrivée …comme sentiment général.
Sur ce point des mesures correctives , la question a été posée au Président : qu’attendait –il de nous , de l’Opposition, en nous informant de cette situation ? Juste nous informer , en spectateurs passifs , ou faire de nous des acteurs ‘’actifs’’ ? J’ai eu le sentiment que sur cette question le Président a botté en touche .
Autre point sur lequel un certain nombre de camarades , à commencer par le president Maouloud , sont revenus : la question du dialogue…bloqué. L’opposition souhaitait que le Président mette le holà dans les rangs de sa Majorité . Là , il m’a semblé tiquer un peu , avant de mettre fermement les points sur les « i » ; il n’était pas question de contraindre sa Majorité a changer de posture, renvoyant dos à dos cette Majorité et l’Opposition dans la responsabilité du blocage du dialogue. Ambiguité on ne peut plus claire pour qui veut décrypter…
J’ai eu , par ailleurs ,le sentiment ,dans les limites de ma compréhension (en raison de l’absence de traduction bien souvent ), que les questions des libertés fondamentales , les tensions dans la vallée du fleuve autour des terres , l’apaisement du climat social n’ont pas été abordées ou l’ont été insuffisamment. ..hélas !
Maintenant , quelle lecture des motivations sur les non- dits de cette rencontre , et quelle perspective pour l’Opposition ?
Le Président brandit l’instabilité qui nous entoure à nos frontières en appelant à une ‘’Opposition responsable’’ ; appelant toujours au dialogue sur les grandes questions d’intérêt national….
Décryptons : tenez vous tranquilles, pour nous éviter des turbulences , mais ne perdez pas espoir …vous aurez quand meme votre dialogue !
Stratégie de ‘’ containement’’ subtil ?
A l’opposition de choisir , entre un dialogue mais pas dans les conditions souhaitées de départ ou la voie de l’opposition frontale.
Je ne suis pas sùr , par ma part , aux yeux de la composition de cette opposition , de sa fragilité en raison de l’origine de ses jeunes loups aux dents longues , désireux de se faire adouber, pour un bon nombre parmi eux, que le choix de cette derniere option prévale .
Mais bon, wait and see…Personne n’est devin.
Samba Thiam President des FPC




