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L’Afrique du Sud piétine la mémoire de Nelson Mandela et a la mémoire courte

Cire Ba – De l’Afrique du Sud, parviennent d’insoutenables vidéos et images actuelles de meurtres, de destructions de biens de travailleurs migrants africains établis sur son sol. Je m’abstiens de les publier. Les auteurs de ces violences filmées y apparaissent en état second, déterminés et soulagés d’avoir « débarrassé » leur pays de « sangsues ».
Des scènes de populations autochtones noires et pauvres se livrant à des pillages systématiques de commerces d’étrangers qui leur ressemblent , les pourchassant dans les rues et avenues, les mutilant et les tuant.
Cette chasse au migrant africain inquiète. Elle s’est étendue pour la première fois, depuis plusieurs années qu’elle se répète, à plusieurs villes du pays de Madiba qui doit se retourner mille fois dans sa tombe.
Ici naturellement, le mot racisme est remplacé par xénophobie de grande ampleur. Le résultat est le même. Ne fermons pas les yeux, il n’y a aucune gène à dénoncer la barbarie. Elle est incolore et rien ne peut justifier cette folie collective et sélective. Surtout pas le chômage (de locaux qui rechignent à occuper certains emplois pénibles) qui a souvent bon dos partout dans le monde.
Désigné comme bouc émissaire, le travailleur migrant venu de pays voisins et du reste de l’Afrique noire, parfois du Pakistan, sert d’exutoire et doit endosser la responsabilité de l’échec du pouvoir politique qui n’a pas pu ou su améliorer les conditions de vie de la majorité noire depuis la fin de l’Apartheid.
Pour ne rien arranger, différentes corporations avaient appelé à une grande manifestation le 1er septembre 2019 contre des étrangers accusés de prendre l’emploi, de commettre des crimes et de vendre de la drogue. Cet appel a été entendu. Une surenchère indigne d’un peuple qui a bénéficié de soutiens d’autres peuples pendant les heures sombres de son histoire récente.
En Angola voisin, un autre pays de l’ancienne ligne de front, la situation des migrants ouest africains n’est guère plus reluisante. Régulièrement, la presse guinéenne fait état de meurtres de ses compatriotes installés en nombre et travaillant dans ce pays.
Ciré Ba – Paris
DEVOIR DE MÉMOIRE ET REFUS DE L´OUBLI: 4 septembre 1986, le début des années de braise en Mauritanie
C´était le 4 septembre 1986, le début des premières arrestations des militants et sympathisants de notre mouvement les Flam suite à la publication du “Manifeste du Négro-mauritanien opprimé”. En publiant ce manifeste en 1986, nous avions montré que des problèmes réels de coexistence entre les deux communautés raciales existaient. Nous avions aussi montré par quels mécanismes, ils avaient été engendrés. Nous avions également indiqué les perspectives dangereuses (guerre civile) sur lesquelles pouvaient déboucher ces problèmes, s´ils n´étaient pas résolus à temps correctement. Nous avions enfin appelé à un débat national sur la question. L´esprit du Manifeste était, en Patriotes sincères d´attirer l´attention des pouvoirs publics sur les problèmes de la nation, en vue de leur trouver des solutions avant qu´il ne fut trop tard. Quelle fut la réponse du gouvernement raciste de Ould Taya? Cinglante, féroce et sanglante. Depuis 1986, le système d´Apartheid mauritanien a systématisé dans le cadre de sa consolidation la politique de répression et de la mise à l´écart de la communauté noire et cela dans tous les domaines de la vie politique. Ainsi en septembre de la même année, prenant comme prétexte la parution du “Manifeste du Négro-mauritanien opprimé”, L´Etat raciste (parce qu´il n´avait pas des idées à nous opposer), procéda arbitrairement à l´arrestation d´une centaine d´intellectuels noirs qui furent inhumainement torturés, sommairement jugés et lourdement condamnés. Plusieurs centaines d´autres seront révoqués de la fonction publique ou contraints à l´exil. C´est un petit rappel pour ceux qui ont une mémoire courte ! En 1987, les corps militaires et para-militaires connaitront une véritable purge qui se soldera par la radiation de plus de 3000 gendarmes, policiers, gardes et militaires noirs. Cette politique de mise à l´écart s´accompagne d´une volonté délibérée d´extermination de la communauté négro-mauritanienne déjà largement sous représentée dans tous les secteurs de l´Etat. Ainsi, après l´assassinat le 6 décembre 1987 des lieutenants BA SEYDI,SY SAÏDOU et SARR AMADOU, le régime totalitaire du colonel Maawiya Ould Sid´Ahmed Taya s´attela à la liquidation physique des prisonniers politiques envoyés à cet effet à la prison mouroire de Oualata, l´écrivain TENE YOUSSOUF GUEYE, L´ADJUDANT-CHEF BA ALASSANE OUMAR, LE LIEUTENANT BA ABDOUL GHOUDOUSS, LE DOYEN DJIGO TAFSIROU y seront froidement assassinés. C´est un petit rappel pour ceux qui ont une mémoire courte ! Le pouvoir engagé dans le démentélement de la composante noire s´appuie essentiellement sur les Baathistes et Nassériens qui infiltrent l´appareil d´Etat à tous les niveaux en rivalisant d´ardeur dans la répression des noirs. C´est ainsi que durant toute l´année 1988, les exactions contre les noirs étaient devenues des pratiques quotidiennes. Les élèves, étudiants et civils noirs qui avaient tenté de manifester contre cette situation d´injustice à Nouakchott furent arrêtés, torturés et obligés à payer des lourdes amendes que les officiers de police baathistes fixaient selon leurs humeurs. C´est un petit rappel pour ceux qui ont une mémoire courte! A Kaédi, Djowol, Rosso, Sélibaby, Nouadhibou, Zouératt, c´est la même atmosphère de terreur contre les civils noirs avec arrestation, tortures et amendes à ceux qui disaient non à l´injustice. C´est un petit rappel pour ceux qui ont une mémoire courte ! Durant la même année 1988,le gouvernement envoya dans le Sud des brigades militaires exclusivement beydanes, pour exproprier les terres, perquisitionner et désarmer les villageois négro-africains, en état de siége. C´est dans ce contexte de chasse à l´homme généralisée contre les Négro-africains que survient le conflit dit “sénégalo-mauritanien”. En avril 1989, le régime raciste organise des massacres de plusieurs centaines de Négro-mauritaniens et autres ressortissants Ouest-africains, des viols, des vols, des déportations au Sénégal et au Mali de plusieurs dizaines de milliers d´authentiques citoyens noirs, la confiscation de leurs biens, l´arrestation de plusieurs d´entre eux, dont plusieurs souvent froidement abattus. Cette politique délibérée d´extermination des Noirs a fini par instaurer une très grave situation interne qui a fait des Négro-mauritaniens des otages du Système. Le choix par le régime du génocide de la composante noire comme solution aux problèmes mauritaniens, à travers les événements d´Avril 1989, dans leur préparation méthodique, les conséquences horribles montrent à quel point la communauté noire est menacée. La persistance en 1990 du même climat de terreur sur toute l´étendue du territoire marquée par les déportations, des licenciements massifs, la systématisation des exécutions sommaires qui prennent l´allure de véritables massacres atteste la réalité de cette menace. C´est cette même logique de despotisme sanguinaire qui a conduit le régime de Taya à procéder en fin 1990 début 1991 à l´arrestation pour la nième fois de plus de 3.000 Négro-mauritaniens civils et militaires accusés, selon les “prétextes classiques” d´avoir comploté contre l´Etat. En mars 1991, avec la pression nationale et internationale, la dictature raciste recula et procéda à des “remises de peine grâcieuses” qui devaient aboutir à la “libération”des prisonniers politiques Négro-mauritaniens. Le bilan de ces arrestations s´éléve à des centaines de morts tous exécutés extra-judiciarement, des milliers de cas de disparition dans la vallée pendant ces années de braise. C´est un petit rappel pour ceux qui ont une mémoire courte! Dans la totalité des villes et villages du Sud (de Ndiago à Daffor) il n y a aucune famille négro-africaine qui ne compte en son sein, soit un exilé, soit un déporté, un assassiné ou estropié á vie. C´est un petit rappel pour ceux qui ont une mémoire courte ! Le 4 septembre 86, l´histoire des années de braise commencait par là et elle continue toujours à faire des ravages. Que beaucoup de larmes, de sang et de salives versés ! Les FLAM d´hier, les FPC d´aujourd´hui , portèrent les premières le flambeau de la résistance et elles continuent à lutter contre vents et marées et à résister aux coups d´assaut du Système, de ses valets et de ses alliés. Une chose est sûre: on a beau critiquer, dénoncer, réformuler, réformer, refonder, on revient au même constat du Manifeste du Négro-mauritanien Opprimé 1986 et reformuler ses recommandations: le dialogue inter-communautaire pour un Etat juste, égalitaire et non-racial. A cette occasion nos pensées pieuses et militantes vont à nos martyrs tombés sur le champ d´honneur à Oualata, Djreïda, Inal, Azlat, Nbeyka et dans la vallée.
Et la lutte continue!
Le jour où Ghazouani Parlera… par Pr ELY Mustapha
Pr ELY Mustapha – Parlera… Parlera pas…Toute la Nation est accrochée aux lèvres de Ghazouani. Parlera, parlera pas…. A Nouakchott et ailleurs les paris sont pris et même des prises d’options sur la date de prise de parole.
Mais que pourrait-il dire que toute la Mauritanie ne sait pas ?
Vous dira-t-il que c’est un homme loyal et que c’est une loyauté à toute épreuve ?
Vous le savez.
Vous dira-t-il qu’avec une balle dans le ventre, loin du pouvoir et affaibli, Aziz aurait pu être déchu de ce pouvoir qu’il a accaparé par un coup d’Etat. Et le plus à même de le réaliser à ce moment-là, c’était bien lui. Qu’il avait tous les atouts pour prendre aisément la place de l’absent. Il ne l’a pas fait malgré la longue durée de la convalescence de Aziz.
Il vous dira que s’il l’avait fait, on ne le lui reprochera pas, car il aurait souscrit à la tradition depuis 1978, caractérisant ses compagnons d’armes, arrivés au sommet de l’Etat. Chacun profitant de l’absence d’un Président absent pour s’accaparer de la présidence. Taya, l’a jouée froide à Haidalla, Ely Ould Mohamed Vall (et Cie) à Taya. Autant d’exemples qui prouvent que la loyauté, pourtant l’un des principes fondamentaux des armées, ne fut pas le lot de nos hauts gradés.
Ghazouani vous dira qu’il n’y a pas souscrit et qu’il a donc patiemment, géré les affaires de l’Etat durant l’absence d’Aziz…Et personne ne l’a entendu en parler …jusqu’à son retour.
Vous dira-t-il que son amitié pour Aziz est à toute épreuve ?
Vous le savez.
Il vous dira que la préservation de la relation entre lui et Aziz, ne relève pas d’un simple rapport de militaire à militaire mais d’une amitié qui aurait pris naissance depuis les premières années de formation au Maroc, où les deux hommes se sont retrouvés sur les mêmes bancs. Qu’ils ont partagé une amitié générant une solidarité jusque au sommet du pouvoir.
Et il vous expliquera que l’on ne porte pas de coups à un ami absent qu’il soit au pouvoir, en déplacement ou hors du pouvoir. Chez lui, le pouvoir ne corrompt pas l’amitié.
Cette amitié s’est retrouvée au sommet de l’Etat et s’est certainement consolidée suite à la confiance non déméritée que Aziz a renouvelée à Ghazouani.
Vous dira-t-il qu’il a une révérence spéciale et un respect pour la famille?
Vous le savez.
Il vous dira que c’est le seul candidat aux élections présidentielles au monde qui s’est fait accompagner de sa propre mère lors de sa déclaration de candidature. Et que par là il veut prouver le respect que l’on doit à ses géniteurs, ce qui est une valeur ajoutée réelle aux yeux de tout mauritanien imbu de sa foi et de sa culture.
Vous dira-t-il qu’il connait tout ce qui se passe dans le pays et au-delà ?
Vous le savez.
Il vous dira que durant des années il a géré les services les plus sensibles de l’Etat, les renseignements, la sécurité et la défense. Il vous dira qu’il connait mieux que quiconque les rouages de l’Etat et que toute sa carrière s’y est déroulée. Et qu’en matière de politique intérieure il a gagné bien des galons.
Alors, que voulez-vous qu’il vous dise que vous ne savez pas ?
Qu’il vous dise que la Mauritanie est à la traine des pays en voie de développement ?
Vous le savez.
Qu’il vous dise que son système éducatif est l’un des plus médiocres au monde ?
Vous le savez.
Que les régimes passés, n’ont fait que piller le pays et accru la pauvreté ?
Vous le savez.
Que la croissance économique du pays est une fausse croissance, car bâtie sur le revenu de ressources naturelles qui tarissent. Et que le Revenu national est une rente nationale, qui n’est bâtie sur aucune ajoutée pérenne d’unités économiques (commerciales ou industrielles) ou technologiques mauritaniennes ?
Vous le savez.
Qu’il vous dise que la santé en Mauritanie est une catastrophe et que les hôpitaux sont des mouroirs ?
Vous le savez.
Que les pharmacies sont des boutiques de la mort, étalage de médicaments dangereux ?
Vous le savez.
Qu’il vous dise même que vous êtes incapables d’assurer la propreté de vos villes et que les militaires s’en chargent ?
Vous le savez.
Sinon, pourquoi voudriez-vous qu’il parle ?
Pour vous dire ce que vous savez et dans lequel vous êtes vous-mêmes les premiers responsables de ce qui vous arrive et ce qui arrive à votre pays.
Est-ce lui qui vous a poussé à l’élire ?
Est-ce lui qui vous a poussé à élire ceux qui l’ont précédé et que vous vous évertuez aujourd’hui à demander l’audit de leur gestion longtemps qu’ils soient partis ?
Que voulez-vous qu’il vous dise ?
Alors n’est-il pas plus préférable qu’il garde le silence. Il se pourrait que ce soit « un silence qui vaut acceptation » comme le prônent les juristes ou « le calme qui précède la tempête » comme le prônent les météorologues.
Si la parole est, dit-on, d’argent et que le silence est d’or, laissons Ghazouani s’enrichir de son silence et faire de ses porte-paroles des argentiers. Personne n’y perdra son âme.
Alors le jour où il parlera, il aura bien mûri sa politique et posé les jalons de son autorité, alors ce ne sera certainement pas pour ne rien dire.
Ce que nous aimerions qu’il nous dise
Qu’il nous dise :
– Que l’injustice n’est plus permise en Mauritanie et donnera un exemple dans le jugement et la sanction de ceux qui ont spolié le pays et les gens.
– Que l’enrichissement illicite est un crime sanctionné et que ceux qui s’y sont adonné, restitue les biens mal acquis.
– Que l’éducation, l’enseignement, la santé, l’emploi sont la priorité des priorités et que l’Etat met tout en œuvre pour que ces secteurs soient les plus performants.
– Que l’Etat ne tolèrera plus la pauvreté et mettra en place un véritable programme doublé de moyen humains et financiers pour l’éradiquer.
– Que la réforme la Justice et la sécurité est une réalité et que l’extraction de son sein des éléments qui spolient le droit des personnes et portent atteinte à leur intégrité physique et morale est réalisée.
– Qu’il édicte des règlements d’autorité pénalisant et réprimant tous les actes portant atteinte à la salubrité de l’environnement urbain, que ces actes soient individuels et collectifs.
– Qu’un audit approfondit de la gestion des entreprises publiques est réalisé et que l’assainissement de leur gestion est appliqué.
– Que le népotisme, le favoritisme et la corruption ne sont plus de mise dans la fonction publique, les marchés publics et les recrutements aux emplois publics.
– Que les faux diplômes et falsification des documents officiels seront pénalement réprimés et une commission d’enquête sur les faux diplômes dans la fonction publique est instituée.
Voilà ce que nous voulons qu’il dise.
Car si cela n’est pas fait, sur le pays, actuellement, il n’y a rien à dire. Sinon garder le silence. Et sur ce plan Ghazouani, en gardant le silence, est bien le Président qui lui sied. Il gardera le silence jusqu’à ce que réalisant son programme pour le pays…il parlera.
Et ce jour-là, on saura.
On saura s’il a apporté les solutions à ce que « vous savez », ou si ce que « vous savez » restera un regrettable savoir.
Pr ELY Mustapha.
cridem
CVE : le temps des interrogations

Tijane Bal – La CVE a été confrontée d’emblée à des questionnements sur son devenir.
Interrogations encore et d’autant plus d’actualité au lendemain de la présidentielle et à la veille d’une dissolution possible ou probable. L’instance personnifiée par M. Kane Hamidou Baba est née d’un contexte Elle procède surtout de la volonté populaire et est condamnée à œuvrer pour survivre à l’un et ne pas décevoir l’autre.
Association, par définition pluraliste, d’éléments soudés par un objectif transcendant, la CVE couve aussi des ambitions concurrentes. Malgré son caractère innovant, le mode de désignation de son leader a pu générer des ressentiments propres à toute compétition. La séquence présidentielle fut un étouffoir et non un éteignoir.
Agrégeant notamment des formations politiques préexistantes, avec des destins contrastés (certaines sont dissoutes par exemple), des profils différents, la CVE ne pouvait échapper à ses questionnements actuels. C’est l’occasion de faire quelques rappels et d’envisager des possibles.
L’histoire de la CVE est enracinée dans la présidentielle. Cette imbrication pourrait durer aussi longtemps que le cap de sa transformation en parti politique n’aura pas été franchi. Dans l’attente de ce tournant éventuel, le maintien à sa tête de KHB relève de la cohérence minimale et de l’ordre naturel des choses. A moins évidemment que ce dernier n’en décide autrement.
Pour la première fois, en Mauritanie, le scrutin présidentiel a suscité une dynamique unitaire autour d’une candidature centrée principalement sur la « question nationale » ou perçue comme telle. Chahuter cet acquis sans offrir de solution alternative au moins équivalente serait rédhibitoire et contre-productif. Il ne faut pas perdre de vue une donnée essentielle tenant au fait que l’avènement d’un cadre fédérateur de concertation avait été fortement voulu par divers acteurs et par la base électorale. Bon nombre de soutiens à la CVE ne revendiquent aucune affiliation partisane.
Pour l’heure, force est de constater qu’aucune nouvelle offre unitaire de substitution ne s’impose de manière évidente. Reste un pis-aller: détruire sans remplacer.
La CVE n’est pas totalement immunisée contre des risques d’implosion ou à tout le moins de défections. Si celles-ci venaient à se produire, les partants auraient le choix entre se replier sur leur formation originelle ou tenter l’expérience d’une nouvelle structure « confédérale ». Laquelle ne pourrait évidemment se dénommer CVE. Il lui manquerait irrémédiablement le moment électoral fondateur. Mais là n’est pas l’essentiel. Le pari est risqué. Les deux questions fondamentales auxquelles les éventuels « transfuges » pourraient être contraints de répondre seraient les suivantes : pourquoi et pourquoi faire ? Ils auraient donc à s’expliquer sur le sens et sur la portée de leur démarche.
Toutes ces occurrences auront bien entendu un impact sur la perspective électorale dans l’hypothèse d’une dissolution. Faut-il rappeler qu’en tout état de cause, d’un point de vue réglementaire, seuls AJD et le FRUD seront en mesure de présenter des candidats au nom de la CVE ? Ce qui suppose le maintien de ces formations à l’intérieur de ce cadre. Ce qui, également, en filigrane, interroge l’attitude des responsables de ces partis. Seraient-ils prêts et, si oui, jusqu’à quel point, à privilégier une candidature de KHB aux législatives? Cette dernière aurait, sans nul doute, la légitimité pour elle, doublée d’une cohérence avec la trajectoire politique de l’intéressé.
L’autre hypothèse serait la transformation, dans l’intervalle, de la CVE en une formation politique reconnue. Dans cette hypothèse, KHB en serait ipso facto un des candidats naturels. Beaucoup de questions et d’incertitudes. Puisent les acteurs méditer l’adage suivant : mieux vaut un œuf dans la main qu’une poule sur le toit».
Tijane Bal
Mauritanie : les inondations de Sélibaby ont fait 6 morts (Commission)

Xinhuanet – Les inondations de Sélibaby, dans le sud-est de la Mauritanie, ont fait 6 morts et détruits de nombreuses habitations précaires, selon un communiqué, rendu public mercredi, par le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).
“Je me suis rendu à la ville de Sélibaby qui vient d’être endeuillée en début de cette semaine par des pluies diluviennes et des inondations qui ont provoqué la mort de 6 personnes dont 3 enfants de 8, 9 et 12 ans ainsi que la destruction de nombre d’habitations précaires”, précise le communiqué de Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeyni.
“(…) je voudrai dire que, sur place à Sélibaby, j’ai pu prendre connaissance des dégâts occasionnés par les eaux et je me suis informé sur les actions de secours organisées par les pouvoirs publics pour venir en aide aux populations”, précise le communiqué.
“Face à l’ampleur de cette catastrophe naturelle, et compte tenu du droit inaliénable des victimes à la solidarité nationale et de la précarité des conditions vécues par les populations, je demande(…) aux pouvoirs publics de redoubler d’efforts pour soulager les souffrances des populations dont certaines se sont retrouvées dans le dénuement le plus total”, a plaidé le président de la CNDH.
La ville de Sélibaby a connu des pluies diluviennes, durant les journées du lundi à mardi, qui ont provoqué la destruction d’un axe routier et la rupture d’un pont reliant différents quartiers de la ville.
Des unités du génie de l’armée mauritanienne ont été déployées à Sélibaby pour la construction de voie de déplacement et l’organisation de secours aux populations.
Cridem





