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FLAMNET-RETRO: Français out , langues nationales welcome dans l’hémicycle ?
Nous republions le texte du Président Samba Thiam des FPC qui stigmatisait l´approche dilatoire du président de l’ assemblée nationale sur laquestion…c´est une arnaque, une vaste superchérie, une mesure sans aucune base légale qui ne s´inscrit pas dans une vision d´ensemble cohérente…
Un président se lève et décide ceci ou cela par humeur qui affecte la cohesion nationale.
Bonne lecture et la lutte continue!
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Français out , langues nationales welcome dans l’hémicycle ?
L’information relayée par rapide-info qui fait dire au président de l’Assemblée que, désormais, les langues nationales seraient les seules en usage dans l’hémicycle, reste à confirmer . Et si elle s’averait exacte que faudrait -il en penser ?
D’abord se réjouir que l’on se propose d’ accorder, enfin , dans le futur , plus d’attention et de valeur aux langues pulaar , sooninke et wolof . Ensuite faire remarquer que les choses sérieuses demandent souvent un temps de réflexion , mais aussi de transition .Toutes les réformes qui avaient été conçues et appliquées , sans transition, dans la précipitation, ont échoué .
Enfin faire remarquer que si l’initiative s’appliquait, elle répondrait au double souci d’équité et de justice sociale pour consacrer ,dans les faits , la reconnaissance de notre diversité culturelle .
Mais ajouter , que par-dessus tout , nous devons rester vigilant pour ne pas tomber dans le piège de la ‘’ghéttoisation’’ à l’assemblée, et pour se faire, exiger du gouvernement qu’un socle, solide , soit posé , qui passe par leur officialisation à traduire à plusieurs niveaux :
-au niveau de l’école où elles seront enseignées et introduites dans les examens et concours, pour corriger l’inégalité structurelle du système éducatif actuel .
-au niveau de l’administration, toute l’administration, où elles auront cours dans les rapports avec les administrés… Avec comme- support naturel- la mise en place d’une véritable la décentralisation .
‘’Affirmer la personnalité authentique de la Mauritanie , renforcer son unité à travers l’officialisation des langues nationales fut, par le passé, une option du CMSN . Mais quelle fut l’évolution de cette noble tentative ?
Sans détermination sérieuse , sans volonté politique réelle qui embrase tous les aspects de la question , on ne pourra rien construire de durable…Or la façon cavalière dont cette initiative-si elle existe- a été prise à pied levé , laisse penser qu’elle manque non seulement de réalisme , mais surtout ne repose, de surcroît, sur rien de véritablement pensé avec le sérieux requis…Alors c’est soit un piège grossier tendu, soit une idée aventureuse, fantaisiste émise, juste pour amuser la galerie , comme on sait si bien le faire chez nous !
Mais bon , wait and see!
Samba Thiam
21 decembre 2019
Mesure de l’Assemblée nationale , quels soubassements ? Par Samba Thiam
Des journaux ont relayé hier l’information selon laquelle , désormais , on ne parlera plus Français à l’assemblée , mais les langues nationales , et exclusivement elles ! On comprend maintenant que la rumeur qui avait circulé à ce propos il y a quelque temps avait été distillée en guise de ballon d’essai, de sondage de l’opinion. Curieusement ,soit dit en passant-, on n’a pas encore entendu la fameuse Association des francophiles de Mauritanie sur le sujet . Silence radio !
Je ne reviendrai pas sur tout ce que j’avais écrit à ce propos , quand cette rumeur avait couru…Je ne saurais , en revanche , ne pas souligner le caractère léger, dilatoire et malsain de la mesure , son ambition, cachée, qui est de perpétuer le même Système qui opprime, depuis des décénnies, les Negro-Africains de Mauritanie .
Au ballon d’essai, constatant que seuls Gourmo et moi-même, hélas, avions réagi , devant un peuple et des cadres comme petrifies, ‘’ils’’ sont passé à l’acte …Cette pratique n’est pas nouvelle.
En effet, l’on se souvient il n’y a guere longtemps ,un ministre de la justice s’était levé un jour pour imposer l’arabisation totale du secteur, comme ça, par humeur , sans aucune base légale, pour rompre avec le statu-quo ante qui prévalait . Puis avait suivi un recteur qui , lui aussi, un jour décida , à pied levé, que l’enseignement de l’histoire et du Droit à l’Université , jusques-là dispensé en Français , se ferait désormais en arabe ; poussant les Enseignants négro-africains au chômage technique; les Profs arabo-berbères, eux ,se recycleront facilement puisque celui qui parle hassanya est assimilé naturellement comme parlant arabe ! Au recteur succédera un chef d’Etat major ( Ghazouani?)qui , lui aussi , décrèta que l’Armée nationale parlera désormais arabe , dans son fonctionnement et dans son recrutement …
Ce qui vient de se produire hier à l’assemblée n’est donc pas nouveau , et s’inscrit dans une pratique devenue courante. Le Président de cette auguste assemblée suivant la trace de ceux qui l’avaient précédé acte de la même façon , en décidant à son tour , sans étude ni transition ,nécessaires, sans compétences, requises, que le Français serait éjecté de l’hemicycle , remplacé par l’arabe , le pulaar , le sooninke , le wolof qui seraient traduits à sens unique … ces langues vers l’arabe et inversement , au mépris de la connection et de l’identité culturelle commune des populations négro-africaines, comme pour briser tout lien entre elles … Si le Soninke ne reçoit pas le message du Peul ou du Wolof ou inversement , tant pis ! Ce n’est pas le plus important, qui est ailleurs …’’ que tous perçoivent ou saisissent seulement le message exprimé en arabe ‘’ …
La diversité linguistique est le pivot de toute diversité’’ , nous rappelle Amin Maalouf , malheureusement la nôtre est souvent déclinée tout juste comme un slogan!
Si , en soi, nous devons soutenir la valorisation de nos langues et cultures nationales-tout le monde y souscrit-, cela ne doit pas être fait dans la précipitation, sans étude , sans transition, à la va-vite , sans compétences formées,ÂÂ mais surtout sans l’inserer dans une vision globale d’une politique culturelle claire et définie! Pour que cette mesure fût perçue comme crédible , de bonne foi et donc soutenue , il eût fallu qu’elle soit précédée d’une déclaration officialisant les langues wolof pulaar et sooninke d’une part , et par l’annonce de la réhabilitation de l’Institut des langues et l’enseignement de ces dernières ,d’autre part . Sinon, nous sommes dans la diversion, la mystification , devant un piège à nigaud, cachant une volonté de ‘’ghettoiser’’ la communauté négro-africaine . Demain vous entendrez les memes tenter de ramener en surface le débat , dépassé, du choix des caractères…
Les cadres et intellectuels de tous bords observent ces provocations sans rien dire…Les Profs de fac s’étaient terrés dans le silence, muets …ceux des lettres attendent leur tour, comme tous ceux-là formés dans la langue de Molière qui , pour beaucoup, trouvent refuge dans les institutions internationales sur place ou dans le gardiennage; refuges précaires , hélas , car ils n’échapperont pas au rouleau compresseur, puisque demain les mêmes se lèveront un beau jour pour décréter ‘’le Français ‘’out’’ de Mauritanie’’ … et les institutions internationales seront sommées de s’y conformer dans leur recrutement de personnels; par respect d’une souveraineté interne . Non, les tenants du Système n’ont pas renoncé à leur projet hégémonique, funeste de domination et d’assimilation des populations négro-africaines . Ils veulent copier leurs frères de race du maghreb , où les Noirs maghrebins ,autochtones et nombreux (80 milions Egypte inclus), dominés et assimilés rasent les murs, invisibles dans la superstructure, contraints et réduits aux basses besognes ( culture des palmiers ou des oliviers, forgerons et creuseurs de diguettes , blanchisseurs etc)Â honteux d’être noirs , rivalisant d’ardeur à s’assimiler …Voilà ce qui nous attend …
Allons-nous accepter de subir ce que nous refusons? That is the question?
Samba Thiam
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KHB : nous accepterons l’entrée au Gouvernement si notre programme est pris en considération (interview)
Le président de la Coalition Vivre Ensemble (CVE) et candidat aux dernières élections présidentielles, Kane Hamidou Baba, a déclaré que la CVE ne s’oppose pas en principe, à l’entrée au Gouvernement si son programme et sa vision politiques sont pris en considération.
Dans une interview accordée à l’agence Alakhbar.info, Kane Hamidou Baba a salué la création de l’agence “Taazour” (solidarité), la qualifiant de “très importante”, notant que des “éléments positifs” ont été enregistrés au cours des six premiers mois du règne du président Mohamed Ould Ghazouani.
Le président de la CVE a ajouté : “Il y a d’autres mesures fortes qui doivent être prises en ce qui concerne l’unité nationale et la démocratie, pour nous permettre de fournir les éléments d’une nouvelle évaluation et nous pousser vers une décision”.
“Je n’ai pas encore vu de cadre cohérent sur les questions d’unité nationale, de cohésion sociale et de démocratie, et tant qu’aucun dialogue n’a été annoncé, il est clair que la question reste insuffisante, en termes de réussite, de renforcement de la démocratie et d’enracinement de l’unité nationale”, explique-t-il.
Source : https://www.alakhbar.info/?q=node/22978
Traduit par Adrar.info
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Mauritanie: un ex-sénateur exhibe les documents accusant Ould Abdel Aziz de corruption
Mohamed ould Ghadda, ancien sénateur, a accusé de «corruption et gabegie» Mohamed ould Abdel Aziz, ex chef de l’Etat mauritanien (2008-2011), à l’occasion d’une sortie médiatique sur les antennes de la télévision privée «El Mourabitoune», un organe proche de la mouvance islamiste modérée.
Devant le journaliste, il a brandi des documents destinés a étayer ses propos. Parmi ces accusations de corruption, l’affaire du marché de fourniture des poteaux destinés à servir de support à la ligne électrique Haute Tension (HT) Nouakchott-Nouadhibou, sur une distance de 465 kilomètres.
Le marché incriminé, d’un montant de 160 millions de dollars, a été d’abord attribué à «Kalpaturu», une entreprise indienne. Celle-ci était associée initialement à des partenaires privés mauritaniens.
Mais quelque temps après cette première étape, l’adjudicataire indien lâcha ses premiers associés nationaux au profit d’un certain Ould Emasboue, qui n’est autre que le jeune gendre de l’ancien président Mohamed ould Abdel Aziz.
Cet épisode du feuilleton aurait été à l’origine du retrait du financement du Fonds saoudien destiné à la réalisation du projet. Après le désistement saoudien, un autre financement a été mobilisé rapidement auprès d’une banque indienne, selon des sources concordantes.
L’ex-sénateur a montré aussi des documents qui expliquent l’enrichissement extraordinaire de l’ancien directeur général de la Somelec, qui serait impliqué dans l’affaire Warsila, expliquant qu’il ne serait qu’un prête-nom à l’ancien président Mohamed ould Abdelaziz.
Pour rappel, Mohamed ould Ghadda, était le principal animateur de la fronde des anciens sénateurs contre un projet de révision constitutionnelle visant la suppression de la chambre haute du parlement mauritanien en 2017. Celui-ci sera adopté au terme d’un référendum controversé et largement boycotté, organisé le 5 août 2017…
Ould Ghadda continua le combat en initiant une commission d’enquête sur l’attribution de plusieurs marchés publics, jusqu’au moment de son arrestation et son emprisonnement quelques jours après après qu’il révélé le numéro, la valeur et l’adresse exacte d’une villa sise à Paris et achetée par Ould Abdel Aziz au profit de sa fille avec l’argent public mauritanien.
Pour l’ancien sénateur, cette sortie n’est que la première d’une série dans laquelle il va mettre à nu, avec des preuves à l’appui, ce qu’il a qualifié d’opérations de corruption à grande échelle qui s’étaient déroulées durant la décennie 2000-2019, celle de l’ancien président Mohamed ould Abdelaziz.
En posant ce nouvel acte, l’ancien élu relance ainsi «la guerre» contre les crimes économiques de Mohamed ould Abdel Aziz et affiche ainsi sa détermination à mener son «combat citoyen» jusqu’au bout…
Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
– Le procès en destitution de Donald Trump en six questions

RFI– Après les prestations de serment de la semaine dernière, c’est ce mardi 21 janvier que s’ouvrent les débats du procès en destitution de Donald Trump au Sénat. Seuls deux présidents avant lui – Bill Clinton et Andrew Johnson – ont fait face à une telle procédure. Ils ont été acquittés.
Quels sont les chefs d’accusation retenus contre Donald Trump ?
Donald Trump fait face à deux chefs d’accusation. Le président sera d’abord jugé pour abus de pouvoir dans l’affaire ukrainienne. Au cœur de l’accusation : un coup de téléphone, révélé par un lanceur d’alerte, entre le président américain et son homologue ukrainien Volodymyr Zelenskiy.
Donald Trump est accusé d’avoir fait pression sur ce dernier pour que Kiev enquête sur le fils de Joe Biden, son potentiel adversaire démocrate à la présidentielle, en mettant notamment dans la balance une aide militaire cruciale des États-Unis à l’Ukraine.
En outre, les démocrates reprochent au président d’avoir ensuite bloqué la transmission de documents et de témoignages lors de leur enquête à la Chambre des représentants. C’est l’autre chef d’accusation : entrave au travail du Congrès.
Dans un dossier de 111 pages, les démocrates invitent le Sénat à condamner et à destituer Donald Trump en raison de « preuves accablantes ». Pour l’accusation, il a mis en danger la sécurité nationale.
Quelle est la ligne de défense de Donald Trump ?
Pour les avocats de Donald Trump, qui ont publié pour la première fois ce week-end une réponse aux accusations, la procédure est « constitutionnellement irrecevable ». Ils avancent que la procédure est « une perversion dangereuse » de la Constitution ; elle attaque « le droit des Américains à choisir librement leur président ».
C’est l’argument principal martelé par Donald Trump dans ses tweets depuis déjà plusieurs mois. La défense nie aussi les faits qui sont reprochés au milliardaire. Elle souligne notamment que l’aide militaire a bien été débloquée.
En omettant toutefois de préciser qu’entre-temps, le scandale avait éclaté… Les avocats de Donald Trump ont appelé lundi le Sénat américain à l’acquitter « immédiatement ».
Qui sont les protagonistes de ce procès ?
♦ Les 100 sénateurs sont les jurés de ce procès, présidé par le patron de la Cour suprême, John Roberts.
♦ L’équipe d’accusation est constituée de sept procureurs désignés par la Chambre des représentants, qui a mené l’enquête et inculpé le président. Ils sont emmenés par le démocrate Adam Schiff, bête noire de Donald Trump.
♦ La défense est menée par l’avocat de la Maison Blanche, Pat Cipollone. Il est notamment épaulé par deux avocats célèbres : le très médiatique constitutionnaliste Alan Dershowitz, qui a défendu plusieurs célébrités réputées « indéfendables » comme O. J Simpson, et Kenneth Starr, qui avait été au cœur de l’affaire Lewinsky et du procès en destitution de l’ex-président Bill Clinton.
Comment va se dérouler le procès ?
Première étape ce mardi : fixer les règles. Les sénateurs vont décider du temps alloué aux présentations de l’accusation et de la défense, déterminer la durée des questions posées ensuite par les sénateurs.
Ils devront aussi se prononcer sur un point essentiel : y aura-t-il ou non des témoins cités à comparaître ? Les démocrates souhaitent interroger de proches conseillers du président, ce que Donald Trump leur avait refusé lors de l’enquête menée par la Chambre des représentants, rappelle Corentin Sellin, spécialiste des États-Unis.
Le professeur agrégé d’histoire Corentin Sellin ce lundi matin dans l’émission «Appel sur l’actualité» 20/01/2020 – par RFI
S’il n’y a pas de témoins, poursuit Corentin Sellin, le procès devrait être très court et être bouclé en deux semaines. Si des personnes sont appelées à témoigner, le processus pourrait durer environ un mois. Pour Bill Clinton, le procès avait duré cinq semaines, et trois mois pour Andrew Johnson au XIXe siècle.
Donald Trump a lui-même prédit la semaine dernière que tout serait « très vite » bouclé. Le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, semble sur la même longueur d’onde. Un procès court permettrait au président de célébrer son acquittement lors de son discours annuel sur l’État de l’Union prévu le 4 février.
Donald Trump peut-il être destitué ?
Pour le vote des règles qui encadreront ce procès, comme pour le vote final, le rapport de force au Sénat est défavorable aux démocrates. La majorité des deux tiers, soit 67 sénateurs, est indispensable pour destituer un président. Les démocrates n’ont que 47 élus au Sénat : il leur faudrait donc convaincre 20 sénateurs républicains de retourner leur veste. Hypothèse très peu probable.
Pourquoi les démocrates lancent-ils une procédure perdue d’avance ?
En pleine campagne pour la présidentielle, les démocrates cherchent à mobiliser leur électorat et présenter Donald Trump sous un mauvais jour. C’est d’ailleurs ce que leur reproche la défense du président. Elle les accuse de vouloir interférer dans l’élection du 3 novembre. À qui profitera la procédure ? Pour l’instant, la cote de popularité du président reste stable.
RFI





