Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Ainsi est et pense le président SAMBA THIAM; un guerrier qui n’abandonne jamais mais hélas incompris !

Ainsi est et pense le président SAMBA THIAM; un guerrier qui n’abandonne jamais mais hélas incompris !

Tu es là, tu es sur le trottoir à attendre tranquillement un taxi, et c’est Monsieur Samba Thiam qui s’arrête devant toi.

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Amenez-moi, dans un pays, où, il n’y a pas d’adeptes de Taya.

Amenez-moi, dans un pays, où, il n’y a pas d’adeptes de Taya.
Où, on n’entend pas les vociférations de Baya.
Où, on ne voit plus les traîtres de leur ami.
Le rendant simplement grand ennemi.
Parce-qu’il n’est plus au pouvoir.
Attention, toi, qui est là haut sur le perchoir.
Il se peut que, cela soit, un jour, ton tour d’être trahi.
Parce-que ces gens, seul compte le miroir.
Toute frêle, mais déterminée, d’un regard courroucé,
Elle regarda cette suprématie là haut perchée.
Comme si elle ne tomberait jamais de ce perchoir.
Étonnée d’être empêchée de parler français.
Dans cet édifice, jadis, construit par les soins des français.
Mais, l’honorable députée ne fut aucunement perturbée.
Même, avec toute la hargne du généranticime Taya et Baya.
Aucune force ne pouvait émouvoir K. C. Dada.
La force et ténacité des femmes Kadiata, Nana et Coumba.
Donnèrent à l’hémicycle ses couleurs des beaux jours.
Pour enjoliver la dure réalité et les difficultés en cours.
Derrière vous, se trouvent toutes les masses conscientisées.
Personne ne sera plus trompée, ni fanatisée.
Car, le peuple sera pour toujours debout et mobilisé.
Et, leurs droits seront arrachés et surtout préservés.

Saidou Abdoulaye Ba.
Sucre et sel à l’hémicycle.
Nouakchott le 1ier février 2020

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Le Français banni à l’assemblée nationale

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Une décision du président de l’assemblée nationale interdit désormais aux députés mauritaniens, de s’exprimer en français au cours des séances plénières de l’institution, les seules langues autorisées étant l’Arabe, le Hassania (qui en est un dérivé), le Peul, le Soninké et le Wolof.
Ainsi, vendredi, le président Cheikh ould Baya, c’est son nom, a refusé la parole à Coumba Dada Kane, députée de la coalition SAWAB/RAG, qui voulait s’exprimer dans la langue de Molière, estimant « qu’un discours en français à l’assemblée nationale de Mauritanie n’a pas de sens ». Cette mesure suscite une vive colère de la part de plusieurs personnalités négro-africaines issues de la mouvance de l’opposition.

Ainsi, Samba Thiam, leader des Forces Progressistes pour le Changement (FPC), fustige « le caractère léger, dilatoire et malsain, d’une mesure dont l’ambition inavouée est de perpétuer le même système qui opprime, depuis des décennies, les négro-africains de Mauritanie. Une décision prise sans études, ni transition. Le français éjecté de l’hémicycle, remplacé par l’Arabe, le Peul, le Soninké et le Wolof, qui seraient traduits à sens unique…. Ces langues vers l’arabe et inversement, au mépris de la connexion et de l’identité culturelle commune des populations négro-africaines, comme pour briser tous liens entre elles ».

Pour sa part, le Pr Lô Gourmo Abdoul, vice-président de l’Union des Forces de Progrès (UFP-opposition), perçoit à travers la mesure « une volonté délibérée d’effacer les négro-africains du paysage politique et des autres activités de la vie du pays.
Cela est cohérent avec le vieux projet chauvin, d’uniformisation ethnolinguiste du pays », par l’imposition d’une langue.
La langue officielle de la Mauritanie est l’Arabe, selon la constitution. Celle-ci érige le Peul, le Soninké et le Wolof (non enseignés dans le système éducatif) au rang de langues nationales.
Ignorée par la loi fondamentale, le français, langue des élites maures et négro-africaines, est fortement présent dans le système éducatif, plusieurs secteurs de l’administration, dans la politique et l’économie servant ainsi de langue d’ouverture.

le calame

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FLAMNET-RETRO: Français out , langues nationales welcome dans l’hémicycle ?

altNous republions le texte du Président Samba Thiam des FPC qui stigmatisait l´approche dilatoire du président de l’ assemblée nationale sur laquestion…c´est une arnaque, une vaste superchérie, une mesure sans aucune base légale qui ne s´inscrit pas dans une vision d´ensemble cohérente…
Un président se lève et décide ceci ou cela par humeur qui affecte la cohesion nationale.

Bonne lecture et la lutte continue!

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Français out , langues nationales welcome dans l’hémicycle ?

L’information relayée par rapide-info qui fait dire au président de l’Assemblée que, désormais, les langues nationales seraient les seules en usage dans l’hémicycle, reste à confirmer . Et si elle s’averait exacte que faudrait -il en penser ?

D’abord se réjouir que l’on se propose d’ accorder, enfin , dans le futur , plus d’attention et de valeur aux langues pulaar , sooninke et wolof . Ensuite faire remarquer que les choses sérieuses demandent souvent un temps de réflexion , mais aussi de transition .Toutes les réformes qui avaient été conçues et appliquées , sans transition, dans la précipitation, ont échoué .

Enfin faire remarquer que si l’initiative s’appliquait, elle répondrait au double souci d’équité et de justice sociale pour consacrer ,dans les faits , la reconnaissance de notre diversité culturelle .

Mais ajouter , que par-dessus tout , nous devons rester vigilant pour ne pas tomber dans le piège de la ‘’ghéttoisation’’ à l’assemblée, et pour se faire, exiger du gouvernement qu’un socle, solide , soit posé , qui passe par leur officialisation à traduire à plusieurs niveaux :

-au niveau de l’école où elles seront enseignées et introduites dans les examens et concours, pour corriger l’inégalité structurelle du système éducatif actuel .

-au niveau de l’administration, toute l’administration, où elles auront cours dans les rapports avec les administrés… Avec comme- support naturel- la mise en place d’une véritable la décentralisation .

‘’Affirmer la personnalité authentique de la Mauritanie , renforcer son unité à travers l’officialisation des langues nationales fut, par le passé, une option du CMSN . Mais quelle fut l’évolution de cette noble tentative ?

Sans détermination sérieuse , sans volonté politique réelle qui embrase tous les aspects de la question , on ne pourra rien construire de durable…Or la façon cavalière dont cette initiative-si elle existe- a été prise à pied levé , laisse penser qu’elle manque non seulement de réalisme , mais surtout ne repose, de surcroît, sur rien de véritablement pensé avec le sérieux requis…Alors c’est soit un piège grossier tendu, soit une idée aventureuse, fantaisiste émise, juste pour amuser la galerie , comme on sait si bien le faire chez nous !

Mais bon , wait and see!

Samba Thiam

21 decembre 2019

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Mesure de l’Assemblée nationale , quels soubassements ? Par Samba Thiam

Des journaux ont relayé hier l’information selon laquelle , désormais , on ne parlera plus Français à l’assemblée , mais les langues nationales , et exclusivement elles ! On comprend maintenant que la rumeur qui avait circulé à ce propos il y a quelque temps avait été distillée en guise de ballon d’essai, de sondage de l’opinion. Curieusement ,soit dit en passant-, on n’a pas encore entendu la fameuse Association des francophiles de Mauritanie sur le sujet . Silence radio !

Je ne reviendrai pas sur tout ce que j’avais écrit à ce propos , quand cette rumeur avait couru…Je ne saurais , en revanche , ne pas souligner le caractère léger, dilatoire et malsain de la mesure , son ambition, cachée, qui est de perpétuer le même Système qui opprime, depuis des décénnies, les Negro-Africains de Mauritanie .

Au ballon d’essai, constatant que seuls Gourmo et moi-même, hélas, avions réagi , devant un peuple et des cadres comme petrifies, ‘’ils’’ sont passé à l’acte …Cette pratique n’est pas nouvelle.

En effet, l’on se souvient il n’y a guere longtemps ,un ministre de la justice s’était levé un jour pour imposer l’arabisation totale du secteur, comme ça, par humeur , sans aucune base légale, pour rompre avec le statu-quo ante qui prévalait . Puis avait suivi un recteur qui , lui aussi, un jour décida , à pied levé, que l’enseignement de l’histoire et du Droit à l’Université , jusques-là dispensé en Français , se ferait désormais en arabe ; poussant les Enseignants négro-africains au chômage technique; les Profs arabo-berbères, eux ,se recycleront facilement puisque celui qui parle hassanya est assimilé naturellement comme parlant arabe ! Au recteur succédera un chef d’Etat major ( Ghazouani?)qui , lui aussi , décrèta que l’Armée nationale parlera désormais arabe , dans son fonctionnement et dans son recrutement …

Ce qui vient de se produire hier à l’assemblée n’est donc pas nouveau , et s’inscrit dans une pratique devenue courante. Le Président de cette auguste assemblée suivant la trace de ceux qui l’avaient précédé acte de la même façon , en décidant à son tour , sans étude ni transition ,nécessaires, sans compétences, requises, que le Français serait éjecté de l’hemicycle , remplacé par l’arabe , le pulaar , le sooninke , le wolof qui seraient traduits à sens unique … ces langues vers l’arabe et inversement , au mépris de la connection et de l’identité culturelle commune des populations négro-africaines, comme pour briser tout lien entre elles … Si le Soninke ne reçoit pas le message du Peul ou du Wolof ou inversement , tant pis ! Ce n’est pas le plus important, qui est ailleurs …’’ que tous perçoivent ou saisissent seulement le message exprimé en arabe ‘’ …

La diversité linguistique est le pivot de toute diversité’’ , nous rappelle Amin Maalouf , malheureusement la nôtre est souvent déclinée tout juste comme un slogan!

Si , en soi, nous devons soutenir la valorisation de nos langues et cultures nationales-tout le monde y souscrit-, cela ne doit pas être fait dans la précipitation, sans étude , sans transition, à la va-vite , sans compétences formées,  mais surtout sans l’inserer dans une vision globale d’une politique culturelle claire et définie! Pour que cette mesure fût perçue comme crédible , de bonne foi et donc soutenue , il eût fallu qu’elle soit précédée d’une déclaration officialisant les langues wolof pulaar et sooninke d’une part , et par l’annonce de la réhabilitation de l’Institut des langues et l’enseignement de ces dernières ,d’autre part . Sinon, nous sommes dans la diversion, la mystification , devant un piège à nigaud, cachant une volonté de ‘’ghettoiser’’ la communauté négro-africaine . Demain vous entendrez les memes tenter de ramener en surface le débat , dépassé, du choix des caractères…

Les cadres et intellectuels de tous bords observent ces provocations sans rien dire…Les Profs de fac s’étaient terrés dans le silence, muets …ceux des lettres attendent leur tour, comme tous ceux-là formés dans la langue de Molière qui , pour beaucoup, trouvent refuge dans les institutions internationales sur place ou dans le gardiennage; refuges précaires , hélas , car ils n’échapperont pas au rouleau compresseur, puisque demain les mêmes se lèveront un beau jour pour décréter ‘’le Français ‘’out’’ de Mauritanie’’ … et les institutions internationales seront sommées de s’y conformer dans leur recrutement de personnels; par respect d’une souveraineté interne . Non, les tenants du Système n’ont pas renoncé à leur projet hégémonique, funeste de domination et d’assimilation des populations négro-africaines . Ils veulent copier leurs frères de race du maghreb , où les Noirs maghrebins ,autochtones et nombreux (80 milions Egypte inclus), dominés et assimilés rasent les murs, invisibles dans la superstructure, contraints et réduits aux basses besognes ( culture des palmiers ou des oliviers, forgerons et creuseurs de diguettes , blanchisseurs etc)  honteux d’être noirs , rivalisant d’ardeur à s’assimiler …Voilà ce qui nous attend …

Allons-nous accepter de subir ce que nous refusons? That is the question?

Samba Thiam

 

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