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Mauritanie : vers la fin de l’exil de l’opposition négro-mauritanienne, les FLAM
NOUAKCHOTT, 30 juin (Xinhua) — Les Forces de Libération africaine de Mauritanie (FLAM, opposition négro-mauritanienne), s’apprêtent à revenir en Mauritanie, après 29 ans de lutte en exil, pour devenir un parti politique, a annoncé samedi à Nouakchott le responsable de la jeunesse de ce mouvement négro-mauritanien. Wane Mamadou Mamoudou, qui s’exprimait au cours d’un point de presse, a révélé que “les membres du mouvement en exil vont rentrer sous peu au terroir pour se battre de l’intérieur, dans le cadre d’un parti politique que les FLAM vont bientôt mettre en place”. “Après une étude approfondie de la situation politique et sociale du pays et suite au congrès de 2012, le mouvement a décidé de rentrer au pays pour se battre de l’intérieur, dans un cadre légal”, a ajouté Wane Mamadou.Faisant remarquer que “toutes les conditions ne sont pas réunies”, il a noté “tout de même certaines avancées, notamment, le retour d’une grande partie des déportés et le premier pas franchi par l’ex-président Sidi Ould Cheikh Abdallahi en rencontrant le président des FLAM, M. Samba Thiam”. Il a expliqué que son mouvement reste sensible à “la volonté politique affichée par Mohamed Ould Abdel Aziz de solder ce douloureux dossier (du passif humanitaire concernant les négro- africains)”.“Par rapport au combat du mouvement, rien n’a changé, sauf que désormais, les FLAM inscrivent leur action dans l’unité et la légalité”, a-t-il souligné. Créées en mars, 1983, les FLAM “se battent pour une Mauritanie égalitaire dans laquelle les citoyens jouissent des mêmes
droits. Nous oeuvrons pour l’éradication de l’esclavage”, a indiqué M. Wane. “Les FLAM ne sont pas hostiles à la communauté maure (arabes mauritaniens) comme l’a entretenu, pendant longtemps la propagande du pouvoir de Ould Taya (1984-2005) pour diviser notre pays”, a-t- il conclu.
droits. Nous oeuvrons pour l’éradication de l’esclavage”, a indiqué M. Wane. “Les FLAM ne sont pas hostiles à la communauté maure (arabes mauritaniens) comme l’a entretenu, pendant longtemps la propagande du pouvoir de Ould Taya (1984-2005) pour diviser notre pays”, a-t- il conclu.
Opposition négro-mauritanienne : Vers un redéploiement intérieur des Flam
Il n´ y a pas en Mauritanie un parti particulièrement racial, tribal ou régional, mais les bêtises de l’histoire politique de la Mauritanie, notamment dans les années 80 et 90 avaient causé des crimes incontestablement discriminatoires, contraignant une certaine élite de la communauté négro-mauritanienne victime à s’exiler pour éviter d’être atteinte par les purges.Plus de trois décennies après, le pays qui tente difficilement de se relever de ce bourbier racial, s’apprêterait à accueillir ses fils expatriés du mouvement des Flam, lesquels optimistes de l’existence actuelle d’un contexte propice pour la poursuite intérieure de leur combat, compte se réorganiser et redéployer au pays.L’AJD-MR et le MPR sont deux partis politiques mauritaniens à part entière, reflétant dans leur composition et leur lutte les aspirations de la Mauritanie unie et indivisible. Toutefois, ces formations sont perçues parfois, surtout le parti d’Ibrahima Moctar Sarr, d’axer leur programme de société sur l’objectif premier de la dignité retrouvée des négromauritaniens. Une fin partagée par TPMN mais qui est demeurée des années durant la revendication des Flam dans leur lutte depuis l’exil pour la résolution des problèmes dont celui des réfugiés au Sénégal et au Mali, mais également du passif humanitaire dont le règlement souffre encore de grandes lacunes, malgré quelques « chimiothérapiques » spontanées qui n’arrivent pas encore à satisfaire les attentes placées par les victimes dans cet épineux dossier. Dans une conférence de presse organisée récemment, le responsable de la jeunesse de ce mouvement négro-mauritanien, en l’occurrence Wane Mamadou Mamoudou, a évoqué la future réorganisation depuis l’intérieur du pays des Flam, notamment la création d’un parti politique au sein duquel poursuivront leur lutte les membres du mouvement en exil, dont le retour au bercail serait imminent. Cette
décision de réorientation du pole de la lutte des Flam, demeurée longtemps à l’exil, aurait été prise sur la base d’une lecture de la conjoncture politique nationale qui prévaut sous l’actuel pouvoir et qui pourrait garantir selon les congrès de 2012 du mouvement, les conditions d’une lutte politique depuis l’intérieur. « Le mouvement a décidé de rentrer au pays pour se battre de l’intérieur, dans un cadre légal”, a ajouté Wane Mamadou, soulignant que “toutes les conditions ne sont pas réunies”, il a noté “tout de même certaines avancées, notamment, le retour d’une grande partie des déportés et le premier pas franchi par l’ex-président Sidi Ould Cheikh Abdallahi en rencontrant le président des FLAM, M. Samba Thiam“. Il a expliqué par ailleurs que son mouvement reste sensible à “la volonté politique affichée par Mohamed Ould Abdel Aziz de solder ce douloureux dossier (du passif humanitaire concernant les négro- africains)”. “Par rapport au combat du mouvement, rien n’a changé, sauf que désormais, les FLAM inscrivent leur action dans l’unité et la légalité”, a-t-il souligné. Créées en mars, 1983, les FLAM “se battent pour une Mauritanie égalitaire dans laquelle les citoyens jouissent des mêmes droits. Nous oeuvrons pour l’éradication de l’esclavage”, a indiqué M. Wane. “Les FLAM ne sont pas hostiles à la communauté maure (arabes mauritaniens) comme l’a entretenu, pendant longtemps la propagande du pouvoir de Ould Taya (1984-2005) pour diviser notre pays”, a-t- il conclu.
décision de réorientation du pole de la lutte des Flam, demeurée longtemps à l’exil, aurait été prise sur la base d’une lecture de la conjoncture politique nationale qui prévaut sous l’actuel pouvoir et qui pourrait garantir selon les congrès de 2012 du mouvement, les conditions d’une lutte politique depuis l’intérieur. « Le mouvement a décidé de rentrer au pays pour se battre de l’intérieur, dans un cadre légal”, a ajouté Wane Mamadou, soulignant que “toutes les conditions ne sont pas réunies”, il a noté “tout de même certaines avancées, notamment, le retour d’une grande partie des déportés et le premier pas franchi par l’ex-président Sidi Ould Cheikh Abdallahi en rencontrant le président des FLAM, M. Samba Thiam“. Il a expliqué par ailleurs que son mouvement reste sensible à “la volonté politique affichée par Mohamed Ould Abdel Aziz de solder ce douloureux dossier (du passif humanitaire concernant les négro- africains)”. “Par rapport au combat du mouvement, rien n’a changé, sauf que désormais, les FLAM inscrivent leur action dans l’unité et la légalité”, a-t-il souligné. Créées en mars, 1983, les FLAM “se battent pour une Mauritanie égalitaire dans laquelle les citoyens jouissent des mêmes droits. Nous oeuvrons pour l’éradication de l’esclavage”, a indiqué M. Wane. “Les FLAM ne sont pas hostiles à la communauté maure (arabes mauritaniens) comme l’a entretenu, pendant longtemps la propagande du pouvoir de Ould Taya (1984-2005) pour diviser notre pays”, a-t- il conclu.LE RÉNOVATEUR.
Mauritanie : le pari de la légalité pour les FLAM
Après prés de trois décennies d’exil, les Forces de libération africaines de Mauritanie ( FLAM) vont bientôt rentrer au pays pour créer leur propre parti politique. C’est son responsable de la jeunesse et des droits de l’homme qui en a fait l’annonce cette semaine à Nouakchott à l’issue d’une conférence de presse. C’est une des avancées du dernier congrès du mouvement à Paris, a précisé Wane Mamadou Mamoudou. Les analystes politiques considèrent ces changements de stratégie d’un des mouvements négro mauritanien de lutte armée crée en 1983 comme un test de crédibilité et de légitimité.De la lutte armée depuis 1983, date de la création des FLAM, il ne restera plus que des souvenirs bons ou mauvais dans les mois à venir. Les combattants négro mauritaniens ont décidé de tourner la page de la violence pour rentrer au pays et de participer pleinement au combat des idées avec notamment la création d’un parti politique. C’est ce qui ressort de la conférence de presse cette semaine à Nouakchott du responsable des jeunes et des droits de l’homme du mouvement. Wane Mamadou est bien conscient du nouvel enjeu de cette décision capitale et de la réalité sur le terrain politique en Mauritanie d’autant plus que toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour que le nouveau courant soit d’abord accepté par la classe politique avant de se frayer un chemin dans la cour des grands partis politiques. Cette évolution de stratégie bien que tardive est très significative pour la simple raison que cette solution fut longtemps un tabou aux yeux des dirigeants « Flamistes». Décidé depuis le dernier congrès de Paris ce retour au bercail marque qu’on le veuille ou non le début d’une étape nouvelle dans le processus de la reconnaissance par le pouvoir en place du combat pour une Mauritanie nouvelle dans laquelle tous les citoyens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. En effet c’est de l’intérieur et non de l’étranger que les FLAM peuvent impulser les revendications légitimes des citoyens et faire progresser les débats d’idées sur les questions nationales qui fâchent aujourd’hui à commencer par le règlement du passif humanitaire qui n’a pas jusqu’ici mobilisé concrètement les autorités de Nouakchott se contentant du statu quo c’est à dire le retour des déportés et après ?
Et puis sur la crédibilité l’avènement d’un parti pourrait modifier le regard de la communauté maure sur ces militants négro mauritaniens qualifiés d’extrémistes et vice versa malgré un lourd contentieux qui tient au fait que les FLAM ont connu pendant des années la pire des répressions du régime raciste de Ould Taya avec en toile de fond des pires emprisonnements et tortures, des exécutions sommaires de militaires et militants et des déportations.
Et contrairement aux idées reçues, ces défenseurs des droits de l’homme ne sont pas hostiles aux maures mais à l’ostracisme de la classe dirigeante du pays. Dans le combat pour sa légitimation, ce nouveau parti représente un chapitre de plus. Dans cette perspective les dirigeants du mouvement envisageraient de ne pas exclure le jeu des alliances avec d’autres partis mauritaniens. Cette démarche évitera l’isolement mais surtout pourrait changer la donne politique avec éventuellement les partis traditionnels existants de l’opposition ou de la coalition de la majorité actuelle. Vu sous cet angle les observateurs retiennent deux motifs d’espoir et une mise en garde. Le premier c’est que plus rien ne se passera en Mauritanie sans l’avis du nouveau parti. Le second c’est la démocratie le grand vainqueur et au de-là la liberté d’expression. Mais il va falloir batailler dur pour rendre ce projet visible et irréversible au grand bénéfice de tous les mauritaniens. Enfin un bémol, une fois sur place les Flamistes devront éviter de réveiller les vieux démons de la division de la communauté négro mauritanienne entre les anciens militants et militants actuels entre les vieux et les jeunes entre les hommes et les femmes.
Ce sont des plaies qui ont longtemps gangrené la communauté halpulaaren qui porte encore les stigmates du féodalisme, de rivalités intra régionales, de rancunes politiques etc… . En définitive les jeux sont ouverts. Le nouveau parti a sa place dans le paysage politique mauritanien comme les autres mais il peut disparaître aussi comme il est apparu. C’est le pari de la légalité.
Kane Cherif dit Baba Kane- Journaliste.
FLAM : « La lutte continue » de l’intérieur
En 2005, dans la foulée du renversement du régime de Maaouya Oud Sid’Ahmed Taya, il s’est posé aux FLAM (forces de libération africaines de Mauritanie), la question du retour au pays pour y continuer le combat. Le mouvement politique en exil s’est scindé. Une partie de ses responsables, dit FLAM rénovation est revenue en Mauritanie, l’autre est restée en exil. Entre ceux qui avaient choisi de revenir et les autres, il y avait eu des échanges « musclés ». Les FLAM rénovation ont finalement rejoint l’AJD pour former AJDMR. Six ans après la première vague de retour, les FLAM ont décidé de « se redéployer en Mauritanie » pour y continuer la lutte. Signe de cette volonté de mener le combat en Mauritanie : l’annonce du retour des FLAM a été faite de Nouakchott. La nouvelle de l’installation très prochaine des FLAM a été donnée samedi, au cours d’une conférence de presse, par Wane Mamadou Sada, chargé de la jeunesse et des droits de l’homme au sein du mouvement. Il a indiqué que les membres des FLAM en exil vont incessamment revenir en Mauritanie pour fonder un parti politique. Wane, cité par Le Calame, a, en ces termes, donné les raisons du retour au pays des FLAM : « Après une étude approfondie de la situation politique et sociale du pays et suite au congrès de 2012, le mouvement a décidé de rentrer au pays pour se battre dans de l’intérieur, dans un cadre légal. « évidement, nous ne sommes pas dupes, toutes les conditions ne sommes pas réunies, mais nous apprécions tout de même certaines avancées, notamment, le retour d’un grande partie des déportés et le premier pas franchi par l’ex président Sidi Ould Cheikh Abdallahi en rencontrant le président des FLAM, M Samba Thiam au USA mais aussi la volonté politique affichée par Mohamed Ould Abdel Aziz de solder ce douloureux dossier . C’est vous dire que le combat continue avec tous acteurs politiques qui partagent notre vision.»
Le retour de tous les negro-mauritaniens déporté dans les années 89-90, notamment ceux encore au Mali, la justice et la vérité par rapport au passif humanitaire…les revendications des FLAM n’ont pas changé. La nouveauté, c’est seulement le redéploiement de la lutte de l’extérieur vers l’intérieur. « Les FLAM ne sont pas hostiles à la communauté maure comme l’a entretenu, pendant longtemps la propagande du pouvoir de Ould Taya pour diviser notre pays» a dit Wane pendant la conférence. Une fois en Mauritanie, les FLAM s’attelleront à montrer qu’ils ne sont pas « le diable.»
Khalilou Diagana- LE QUOTIDIEN DE NOUAKCHOTT.
Le retour des «FLAM» : Premiers pas sur un sujet tabou
Autant le départ des « FLAM », vers l’exil, s’était effectué dans le silence et la clandestinité, autant leur retour au pays semble se faire à coup d’annonces, par voie de presse. Normal. Hier, « ils » quittaient, à contre-cœur, leurs familles, leurs terres, leurs fonctions, leur pays. Ils « abandonnaient » ainsi ce qu’ils avaient de plus cher, à la recherche de la sécurité, de la liberté, d’un mieux être et des solutions d’avenir, pour leur communauté. Ils reviennent, probablement enrichis de ce que l’expérience de la vie à l’étranger, peut apporter, de bien et de mal, suivant sous quel statut elle s’est faite : réfugiés politiques, réfugiés tolérés, ou simples clandestins. Ils reviennent dans un pays, où, pour l’essentiel, la situation qui les a fait partir, dans ses germes, rien n’a radicalement changé. Outre le fait qu’au moment de leur départ, il fallait tout faire pour se soustraire à la surveillance des polices, politique et militaire, alors qu’aujourd’hui l’entrée est libre, pour l’ensemble des citoyens, à la condition, toutefois, qu’ils puissent apporter la preuve de leur citoyenneté.
Certes, pour les familles, les parents et les amis le retour est toujours un moment heureux. Mais passée l’euphorie des grandes retrouvailles, que vont pouvoir faire ces grands militants, aguerris, par tant d’années de luttes, pour changer la situation économique et politique qui constitue le quotidien de leur communauté ethnique ? Vont-ils s’approprier le bilan des leurs, restés dans l’ »enfer du pays », qui se sont imposés et qui ont imposé une nouvelle vision de leur communauté parmi celles de la Mauritanie ? Vont-ils tenter d’importer, avec eux, leur mode de vie et de lutte fabriqués à l’étranger, sous des démocraties occidentales, où les ghettos ont des statuts bien particuliers ? Sur quelles forces politiques et sociales vont-ils s’appuyer, pour poursuivre la lutte sur un terrain qui leur est désormais relativement étranger ? Grossiront-ils les rangs des organisations Pulaars existantes, ou inscriront-ils leurs luttes dans le cadre, plus général, des organisations politiques nationales et multiculturelles existantes ? Comment pourront-ils choisir leur camp politique
entre une AJD-TPMN indexée, une COD austère et menacée, ou une Majorité fissurée et mal en point ?
entre une AJD-TPMN indexée, une COD austère et menacée, ou une Majorité fissurée et mal en point ?
Regarderont-ils plutôt du côté du pouvoir, en agitant les retombées du « passif humanitaire », en épaulant les revendications des « auteurs-compositeur » du dernier meeting anti-Ely Ould Mohamed Val ? Laissons-les arriver d’abord. Organisons-leur l’accueil que méritent ceux qui font le choix du retour au bercail et nous verrons quelles réponses ils apporteront à nos questions de “demeurés” au …pays.
Soueylem Val
Noor Info





