Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: Les FPC et la Presse

Le président du RD reçoit le vice président des FLAM

altLe président du Renouveau Démocratique, Moustapha Ould Abeiderrahamane a reçu, chez lui, ce dimanche matin, le vice président des  Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM),  Ibrahima Mifo  Sow qui séjourne en Mauritanie depuis quelque temps. Cette rencontre a permis aux deux  responsables d’échanger sur   certaines  préoccupations du pays. Ibrahima Mifo Sow a informé son hôte de la décision des FLAM de rentrer au pays pour mener  leur combat politique à l’intérieur  à travers un la création d’un parti politique. M Sow, après avoir fait remarquer  que la Mauritanie  a perdu, avec l’exil forcé de jeunes négro mauritaniens, en 1986, beaucoup de ses cadres, a évoqué brièvement l’ambition de son mouvement  de contribuer à la mise en place d’un Etat de droit où toutes les composantes du pays disposent les mêmes droits, les mêmes chances, ce qui passe, estime-t-il, par un dialogue franc et sincère entre l’ensemble des acteurs politiques  et la société civile. M Sow a exprimé la disposition de son mouvement à  contribuer activement  à la réussite de cette entreprise. Le vice président des FLAM a enfin remercié le président du RD pour  avoir bien voulu le recevoir et  échanger avec lui.

Parlant du passif humanitaire, le président Sow a dit que les FLAM émettent des réserves sur la manière avec laquelle le dossier a été géré. « Nous estimons qu’on ne peut bâtir un pays sur l’impunité, sur l’injustice, il faut envisager une solution judiciaire pour permettre  aux victimes connaître d’abord  leurs bourreaux, leurs motivations et éventuellement de pardonner.»

Pour sa part, Moustapha Ould Abdeiderahmane s’est réjoui de rencontrer  une personnalité des FLAM  et aussi surtout de leur intention de revenir  mener leur combat à l’intérieur du pays même si toutes les conditions ne sont pas totalement réunies pour un véritable débat démocratique. Le président du RD a fait remarquer au visiteur  que c’est entre les mauritaniens que tous les problèmes du pays trouveront une solution. Moustapha Ould Abdeiderrahmane a exprimé la disposition de son parti  à discuter avec les FLAM avant de brosser brièvement la situation politique du pays, le souci  constant du RD  d’œuvrer à l’édification d’un État  de droit, égalitaire et juste,  à la consolidation de l’unité nationale. Il a expliqué les raisons du départ de son parti de la majorité présidentielle, de la création de l’alliance patriotique (AP) avec  le MPR et ADIL, du soutien qu’ils apportent à l’initiative de sortie de crise du président de l’Assemblée Nationale, Messaoud Ould Boulkheir en vue de permettre l’organisation d’élections inclusives  et transparentes.

L’AP, qui se positionne au centre, rejette toute forme d’extrémisme, explique Ould Abdeiderrahmane. Le président du RD  dit espérer  que la scène politique marquée jusqu’ici par des tiraillements entre le pouvoir et la COD pourrait rapidement évoluer vers un consensus avec la réaction « favorable » de la coordination de la majorité présidentielle qui  vient de remettre sa réponse à l’initiative du président de l’Assemblée Nationale.

Signalons que cette rencontre entre dans le cadre des contacts tout azimut que le vice-président  des FLAM entreprend depuis son arrivée en Mauritanie, il y a près d’une semaine. Cette visite au pays constitue une étape dans la préparation des conditions pour le retour  imminent des FLAM au bercail.

LE CALAME.INFO

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Loupe du ‘Le Rénovateur’ : Pour une relecture lucide des manifestes contre l’oppression et l’esclavage

altSi pendant des années la bombe provoquée par la publication du Manifeste du négro-mauritanien opprimé a radicalisé les positions tant du côté des Flam que du côté des milieux arabes hostiles à toute volonté de régler la question nationale en tenant compte des revendications politiques contenues dans un document qui a été considéré comme un tract lancé au nez du pouvoir par un groupe subversif accusé de porter atteinte à la sécurité de l’Etat.

Il fallait user de l’arme de la répression pour remettre ces « éléments agités à leur place » en leur réservant un traitement digne d’ennemis de l’unité nationale. Ould Taya aurait agi autrement par le dialogue et la lecture lucide de ce document, les gaffes commises seraient moindres .

Probablement la tentative du coup d’Etat de 1987 n’aurait pas eu lieu. Les arrestations suivies de tortures les plus atroces que les sbires de Taya ont infligé contre le mouvement nationaliste négro-africain ont avivé les tensions et libéré les démons de la violence au grand dam de la cohabitation intelligente ente les communautés ayant toujours appris à vivre en paix.

Les mauvaises interprétations et les lectures sataniques que certains ont sciemment faites du Manifeste ont fait monter les enchères livrant en pâture une communauté à la vindicte populaire. En rédigeant ce qui est qualifié par le pouvoir de l’époque de pamphlet, les auteurs de ce Manifeste qui doivent se faire aujourd’hui le devoir de lever certaines zones d’ombre sur ce projet notamment sa publication cinq ans après l’arrivé de Taya au pouvoir mais aussi sur la responsabilité qu’ils devaient assumer suite à cette décision gravissime en temps –là. Pourquoi aussi la quasi-totalité des cadres ont quitté le pays après leurs libérations de Oualata puis du Fort d’Aioun.

Les figures de cette conscience noire particulièrement les intellectuels devraient approfondir leurs réflexions à travers des œuvres en guise de contribution au débat nationale après tant d’années d’exil. Plus que de simples polémiques qui ont eu raison sur la cohésion de ce mouvement à l’étranger.

Des questionnements sont aussi nécessaires pour demander à la classe politique dans sa diversité mais aussi aux pouvoirs politiques, si l’approche consistant à publier un document justifie tout ce déferlement de violence dirigé contre des innocents jusque dans les villages les plus reculés du pays qui ont subi les pires moments de terreur de l’histoire lesquels qui se sont poursuivis jusqu’ au départ de Taya animé par un instinct vengeresse . Pourquoi surtout aujourd’hui encore l’histoire continue de donner raison à ce Manifeste quelque soit les démentis que l’on veut opposer aux thèses qu’il véhicule ?

Les statistiques présentés à l’époque sur la représentativité éthique dans les administrations ont-elles évolué ou au contraire régressé ? Le débat sur la cohabitation a –t-il été réglé ? Le statut des langues nationales, les réformes de l’éducation ont –ils été débattu comme il faut ? L’esclavage qui a été aussi posé dans le Manifeste du négro –mauritanien opprimé et qui une pierre dans la chaussure du pouvoir mérite d’être approfondi et dépolitisé. Ce sera l’objet du prochain article où la publication du Manifeste du Haratin relance le débat sur la lutte contre ce phénomène…

Cheikh Tidiane Dia- Le Rénovateur quotidien

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Mauritanie, les FLAM ne s’enflamment pas a NKTT.

altL’avenir des FLAM dépend du règlement de la question nationale. Son projet sociétal et social s’inspire du Manifeste de 86 et la rencontre avec le président mauritanien s’inscrit dans le cadre d’une campagne d’information tous azimuts. Ce sont là les grandes lignes développées par le vice-président du mouvement pour sa première sortie médiatique cette semaine à Nouakchott.

Un baptême de l’air de Ibrahima Sow presque réussi malgré quelques anicroches avec la presse nationale.

Pour le vice-président du mouvement négro mauritanien (FLAM) chaque jour qui passe est une victoire depuis qu’il est rentré au bercail. Comme prévu la première sortie médiatique est une rude épreuve. Ibrahima Sow avait beaucoup de choses à dire aux journalistes qui ne l’ont pas ménagé. Le numéro deux s’en est sorti en mettant plein feu sur le long processus du redéploiement du mouvement à Nouakchott qui ne sera effectif que dans quatre mois au moins. Une façon d’assurer les militants et les observateurs qui s’interrogent sur les moyens de ce retour et la place surtout des FLAM sur la scène politique .Pour l’instant les dirigeants ne s’enflamment pas dans un pays où ils sont toujours mal aimés et où le doute subsiste toujours au sein de la classe dirigeante. L’avenir du mouvement en dépend mais beaucoup plus du règlement de la question nationale sur la cohabitation des différentes composantes de la Mauritanie. En attendant c’est la prudence pourvu que les cadres rentrent le plus rapidement. Anticipant ce calendrier Ibrahima Sow est revenu sur les priorités de l’heure une campagne de sensibilisation tous azimuts. La rencontre avec Ould Aziz et Sarr Ibrahima de l’AJD-MR et Bâ Mamadou Alassane du PLEJ s’inscrit dans ce cadre. Il s’agit de premières consultations qui marquent la volonté du mouvement à rassembler malgré les différences car une nouvelle épreuve attend les militants au tournant avec certainement la création d’un parti. De toute façon rien ne presse. Les FLAM n’entendent pas s’identifier aux partis traditionnels existants très électoralistes et populistes. Le projet sociétal et social mis en avant s’inspire du Manifeste de l’opprimé de 86 qui est d’actualité aujourd’hui dans un pays où existent toujours la discrimination envers les Noirs et la résurgence de l’esclavage où l’avenir est incertain pour ces communautés linguistiques. Hier comme aujourd’hui et demain la solution réside dans le dialogue national. C’est le sens de l’histoire qui s’est presque arrêtée en avril 1989 avec près de 120000 noirs déportés au Sénégal et au Mali. Et des soldats et milliers de paysans et éleveurs tués. Pour les combattants de la liberté ces crimes commis sous le régime de Ould Taya ne doivent pas rester impunis. Le dirigeant flamiste a bon espoir que le devoir de justice n’exclut pas le pardon. Enfin très maladroitement le numéro deux est sorti de sa timide carapace pour donner l’ impression d’un donneur de leçons aux journalistes qui n’hésitaient pas à lui poser des questions qui fâchent sur l’identité du mouvement et son rapprochement avec le régime de Ould Aziz. L’exercice a été difficile mais instructif .Espérons que le prochain congrès se tienne même à Nouakchott.

Bakala Kane

Source: Kassatatya

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Ibrahima Mifo Sow, vice président des Forces Africaines de Mauritanie (FLAM) : ’’L’unité nationale doit être garantie par le partage équitable du pouvoir entre nos différentes composantes nationales’’

altDans le cadre des préparatifs du retour de ce mouvement en exil depuis les années de braise pour les négro-mauritaniens (86-92), qui ont poussé au départ beaucoup d’étudiants et cadres de cette couche et contraint à la déportation des milliers de familles au Sénégal et au Mali, le vice-président des FLAM, M. Ibra Mifo Sow séjourne en Mauritanie où il a rencontré le président de la République, d’autres acteurs politiques de la place et la presse. Au sortir justement de sa rencontre avec la presse en présence de Wane Mamadou, secrétaire national chargé de la jeunesse et des droits humains, M Sow s’est prêté aux questions du Calame.

 Le Calame : Annoncé depuis  quelques mois, le redéploiement des FLAM en Mauritanie  tarde à se concrétiser. C’est un problème de logistique ou  une question de stratégie ?

 Ibrahima Mifo Sow : La mise en œuvre du processus de retour de notre organisation en Mauritanie se poursuit selon le plan que nous avons, nous-mêmes, déterminé. Comme annoncé dans la déclaration distribuée à l’occasion de la conférence de presse que j’ai animée hier, nous entamons désormais l’ultime phase de nos préparatifs.

Par ailleurs, nous sommes rassurés de savoir que notre peuple est prêt à recevoir nos leaders et, je puis vous affirmer qu’il leur accordera un accueil triomphal.

-Lors de sa première conférence de presse, les FLAM avaient laissé entrevoir la création d’un parti politique. Où en êtes-vous ? Les nombreux  contacts que vous entreprenez maintenant entrent-ils dans cette perspective ?

-Notre organisation va certainement connaitre de profondes mutations qui  lui permettront d’encadrer les attentes et les aspirations de nos populations à la liberté et à l’égalité. Notre prochain congrès, qui se tiendra sur le sol national, déterminera en dernier ressort le cadre d’action qui conviendra à nos ambitions nationales. En attendant, nous allons continuer notre programme de contact, d´échange et de redynamisation de nos structures internes.

-Pour les FLAM, le pouvoir et l’opposition  portent  la même  responsabilité dans la crise politique que vit la Mauritanie. Les FLAM seraient-elles centristes ?

 

-Comme je le disais hier à la conférence de presse, plusieurs acteurs politiques ne sont préoccupés que par un agenda électoraliste. Nous, nous n’avons pas encore ce souci. Notre préoccupation prioritaire c’est la réalisation d’une unité vraie de ce pays. Cela passe nécessairement par la libération effective des esclaves et la reconnaissance de la diversité nationale à traduire dans les faits. Cette unité doit être garantie par le partage équitable du pouvoir entre nos différentes composantes nationales. Pour tout dire, notre priorité c’est la résolution de la question nationale. Ces préoccupations majeures ne sont pour le moment pas au centre ni  de la plate-forme du pouvoir ni de celle de l´opposition classique.

Nous sommes sans nul doute une opposition, une opposition de gauche, progressiste et démocratique.

-Le pouvoir a décidé de  la  clôture du  dossier dit passif humanitaire. Avez-vous  constaté chez le président de la République que vous venez de rencontrer la volonté d’aller au-delà  de ce que vous appelez des avancées significatives dans le règlement ?

 

-Il est très tôt de le dire mais il ne nous a pas paru inflexible!

-Pourrait-il par exemple demander au Parlement de procéder  à l’abrogation de la loi d’amnistie de 1993  afin de permettre aux victimes de poursuivre et  éventuellement  de pardonner  leurs bourreaux ?

-Nous ne sommes pas dans les secrets du palais !  Ce qui nous importait, c’était de lui exprimer notre position qui repose sur  trois étapes pour le règlement définitif de ce dossier à savoir, trouver l´équilibre entre les exigences de réparations, le refus de l´impunité et la nécessité du pardon.

Propos recueillis par DL

Source: LE CALAME du 06 mai 2013

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Retour des Flams : « La lutte continue » sous quelles formes ?

altDepuis quelques jours le retour des flam est à l’ordre du jour en Mauritanie. Ce n’est plus une simple causerie politique de salon mais un message officiel que le vice-président de ce mouvement a déjà déchargé auprès du chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz.

L’envoyé spécial de l’organisation Monsieur Ibrahima Mifo Sow a élargi cette nouvelle aux différents partis politiques, à la société civile. Hier, le haut responsable des flam a présidé une conférence de presse pour répondre aux nombreuses questions que se posent bien de mauritaniens.

Si après deux longues décennies d’exil et de lutte, les Flam décident de revenir au pays, c’est que bien de choses se sont passées tant en Mauritanie qu’à l’étranger.

Selon les premières déclarations que le vice-président a fournies au sujet de ce retour, il s’agit d’une décision souverainement prise par l’organisation suite à l’évaluation de la situation politique en Mauritanie et sur la nouvelle stratégie adoptée par l’organisation lors de son congrès tenu en 2012 en France au cours duquel les Flam ont jugé que le combat doit se poursuivre en Mauritanie de manière plus légale sur le terrain national .

C’est pour se rapprocher mauritaniens et se laver de mille et une campagne d’intoxication ayant entaché le mouvement et recentrer le combat autour de questions de l’heure que le transfert en Mauritanie de cette organisation se fait une nécessité absolue, commentent les ténors de ce mouvement. Les responsables des Flam se sont donc engagés sans réserve et sans conditions à revenir « armes » et bagages.

Ce n’est ni pour négocier des postes, ni se mettre au service du pouvoir que ce retour est motivé soutiennent les combattants des forces de libération africaines de Mauritanie. Les seules conditions posées concernent la sécurité des responsables des Flam ainsi que la levée de toute entrave à l’exercice de leurs activités. Des exigences adressées directement au président Aziz lors d’une audience qu’il a accordée aux responsables de l’organisation en exil.

En revenant au pays un travail important attend ces cadres exilés que les générations d’après les événements ne connaissent pas. La charge idéologique associée à ce mouvement a suscité une certaine défiance dans les milieux arabes du pays. Pour les auteurs des exactions et déportations, le retour de ce front de lutte ne laisse pas indifférent.

Pour un mouvement qui a battu le record de la clandestinité et dont la célébrité a traversé tous les continents, le défi est de taille. Il faut réinventer de nouvelles méthodes de lutte, se forger un discours plus pédagogique et investir le champ politique avec la force des idées et la volonté de s’inscrire dans une dynamique plus fédératrice de l’ensemble des composantes du pays en dépit des adversités , des résistances et des négations.

Les Flam traînent des divergences qui ont fragilisé le mouvement mais elles disposent d’une expérience et d’un capital idéologique énorme. Son projet politique pour une Mauritanie unitaire à travers « Le Manifeste du négro-mauritanien opprimé » qui lui a valu tant de souffrance constitue un socle qui pourrait être mieux exploité maintenant que le contexte a évolué. (A suivre…)

Les Flam rencontrent l’AJD et le Plej

Dans le cadre de leurs rencontres avec les acteurs politiques, les militants de la société civile et des Mauritaniens en général, le camarade Ibrahima Mifo Sow Vice-président des FLAM accompagné du camarade Mamadou Wane Secrétaire national chargé de la jeunesse et des droits humains ont été reçu vendredi dernier, dans un premier temps par le président Ibrahima Moktar et le Secrétaire général du parti AJD/MR Mody Cissé au siège de cette formation, puis dans un second temps par le leader du PLEJ Mr Ba Mamadou Alassane à son domicile.

Saluant la disponibilité de ces responsables politiques ainsi que leur ouverture d´esprit, les Flam ont indiqué que les entretiens avec les responsables de ces partis ont porté sur le redéploiement de l’organisation ainsi que sur la volonté de ce mouvement de travailler avec toute la classe politique nationale soucieuse du règlement de la question nationale et sociale.

Amadou Diaara- LE RÉNOVATEUR

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